Chapitre VI De la prétention à une succession apostolique parallèle et de l’impossibilité d’une nouvelle Église catholique
Chapitre VI
De la prétention à une succession apostolique parallèle et de l’impossibilité d’une nouvelle Église catholique
La question de la succession apostolique constitue le point décisif permettant de discerner la légitimité d’une communauté qui se réclame du catholicisme. Depuis les origines de l’Église, la foi catholique enseigne que le ministère reçu des Apôtres ne peut être transmis selon une simple affirmation personnelle ou selon une conviction intérieure d’avoir reçu une mission particulière. Il appartient à l’ordre sacramentel et visible institué par le Christ.
Les Apôtres eux-mêmes n’ont pas agi indépendamment les uns des autres. Ils ont transmis leur charge à des successeurs, établissant des évêques capables de conserver le dépôt de la foi et de gouverner les communautés chrétiennes. Cette succession n’était pas seulement une transmission d’enseignement, mais une véritable continuité de ministère, enracinée dans l’imposition des mains et dans la communion de l’Église.
Dès …Plus
Chapitre III De la crise de l’Église, des épreuves permises par Dieu et de l’erreur consistant à en conclure une nouvelle fondation ecclésiale
Chapitre III
De la crise de l’Église, des épreuves permises par Dieu et de l’erreur consistant à en conclure une nouvelle fondation ecclésiale
L’un des arguments principaux employés par la prétendue « Église de la Nouvelle-France » consiste à présenter les crises traversées par l’Église au cours des dernières décennies comme le signe que l’Église catholique visible aurait perdu sa mission divine et qu’une restauration nouvelle aurait été nécessaire. Selon cette manière de raisonner, les difficultés doctrinales, liturgiques, disciplinaires ou morales qui ont marqué l’histoire récente démontreraient que l’institution visible aurait cessé d’être l’Église véritable, laissant place à une nouvelle œuvre providentielle destinée à conserver la foi authentique.
Une telle conclusion n’appartient cependant pas à la pensée catholique. L’Église reconnaît pleinement que son histoire comporte des périodes de grande souffrance et de profondes épreuves. Elle ne nie pas les fautes commises par certains …Plus
Les transformations des Evêques francophones font suite à la mouvance des années 70.Après la falsification du "Gloria" par la traduction:"aux hommes qu'il aime" au lieu "aux hommes de bonnes volonté" plus conforme à la révélation biblique.Par le remplacement des pièces essentielles du canon eucharistique comme la réponse:"pour la Goire de Dieu et le salut du monde" qui était parfaite,remplacée par un discours imbuvable et restrictif du Salut qui n'est plus pour le monde mais pour l'Eglise!
TRAITÉ DE RÉFUTATION DES PRÉTENTIONS DE LA PRÉTENDUE « ÉGLISE DE LA NOUVELLE-FRANCE »
TRAITÉ DE RÉFUTATION DES PRÉTENTIONS DE LA PRÉTENDUE « ÉGLISE DE LA NOUVELLE-FRANCE »
Avant-propos
Il existe dans l’histoire de l’Église des périodes où les troubles, les scandales, les divisions ou les grandes difficultés semblent donner naissance à des mouvements qui prétendent offrir une restauration plus parfaite de la foi chrétienne. Ces mouvements apparaissent souvent animés d’un désir sincère de défendre la vérité, de conserver la Tradition ou de rappeler aux hommes la nécessité d’une conversion profonde. Toutefois, la sincérité d’une intention ne suffit pas à établir la vérité d’une mission religieuse. Dans l’ordre surnaturel, l’homme ne peut se donner à lui-même une autorité que Dieu a confiée à une institution visible.
La prétendue « Église de la Nouvelle-France » s’inscrit dans cette catégorie de mouvements qui affirment qu’une situation extraordinaire dans l’histoire de l’Église aurait nécessité une intervention extraordinaire de Dieu, par laquelle une nouvelle autorité …Plus
Cela sert à quoi de me notifier, si à chaque fois vous effacez ma réplique. Vous lancez des accusations tout en me refusant le droit à une réplique. Cela ne fait pas très sérieux.
De la fausse union a Dieu
De la fausse union a Dieu.
Il convient de se garder d'une illusion spirituelle particulièrement dangereuse.
Certains chrétiens s'imaginent qu'il leur suffit de goûter les douceurs de l'oraison, de contempler les réalités divines ou même de recevoir certaines consolations spirituelles pour croire être parvenus à une parfaite union avec Dieu.
Ils estiment alors n'avoir plus d'autre devoir que de conserver cette paix intérieure, sans chercher à faire rayonner le règne de Jésus-Christ autour d'eux.
Une telle disposition demande un sérieux discernement.
Car l'union véritable avec Dieu ne saurait produire une charité stérile.
Plus une âme est embrasée de l'amour divin, plus elle désire que Dieu soit connu, aimé et servi par tous les hommes.
Si cet amour demeure volontairement renfermé en lui-même, sans porter aucun fruit dans l'apostolat, dans le témoignage de la vérité ou dans le souci du bien commun chrétien, il y a lieu de craindre que l'âme ne se fasse illusion sur son propre état.
Les …Plus
Que la divine volonté soit la reine de l'âme et que la volonté humaine lui soit soumise! Cela est les plus important! free.fr/Catholique/Lachance.pdf
De la chrétienté ordonnée au Christ (Partie 2)
De la chrétienté ordonnée au Christ : l'accomplissement des promesses de l'Ancienne Alliance (2e partie)
La royauté universelle du Christ ne constitue pas une idée apparue après la Résurrection.
Dès l'Ancien Testament, Dieu révèle progressivement que le Messie ne régnera pas seulement sur les cœurs, mais qu'il recevra l'obéissance des nations.
Le Nouveau Testament présente Jésus comme l'accomplissement de cette attente.
Le deuxième psaume occupe une place centrale dans cette révélation.
« Pourquoi les nations se sont-elles agitées, et les peuples ont-ils médité des choses vaines ? Les rois de la terre se sont levés, les princes se sont ligués ensemble contre le Seigneur et contre son Christ. »
Puis Dieu déclare au Messie :
« Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage et les extrémités de la terre pour possession. »
(Psaumes 2, 1-8, Septante)
Le psaume ne parle pas uniquement de la conversion d'individus.
Les nations elles-mêmes appartiennent au Christ.
La conclusion est …Plus
De la chrétienté ordonnée au Christ (Partie 1)
De la chrétienté ordonnée au Christ : son fondement biblique, sa nécessité et ses fruits (1e partie)
Introduction
Le mot « chrétienté » est devenu, dans le langage contemporain, un terme souvent chargé d'une connotation négative.
Il évoque, pour beaucoup, des guerres de religion, des abus de pouvoir, des formes de contrainte ou encore la confusion entre la foi chrétienne et une simple identité culturelle.
La chrétienté est alors réduite à une civilisation passée ou à une tradition parmi d'autres.
Cette compréhension demeure cependant incomplète.
Il faut distinguer la chrétienté défigurée par les péchés des hommes de la chrétienté authentique, c'est-à-dire d'une société qui reconnaît humblement la souveraineté du Christ et cherche à conformer sa vie publique à son Évangile.
La chrétienté n'est pas une fin en elle-même.
Elle est un ordre social orienté vers Dieu, destiné à favoriser le bien commun, la pratique des vertus et le salut des âmes.
Elle ne remplace jamais la grâce ni la conversion …Plus
La véritable liberté, la catholicité.
De la connaissance de soi, de l'obéissance à l'Église et de la véritable liberté
Toute la vie chrétienne repose sur une vérité première : l'homme, depuis la chute originelle, porte en lui les blessures du péché.
Si sa nature n'est point détruite, elle est néanmoins affaiblie, obscurcie dans son intelligence et inclinée vers le mal dans sa volonté.
Aussi la connaissance de cette corruption n'est-elle point un exercice de découragement, mais le fondement même de la sagesse.
Celui qui ignore sa misère ne peut connaître la nécessité de la grâce ; celui qui se croit suffisamment éclairé par ses seules lumières ne sent plus le besoin d'être instruit par Dieu.
Le premier effet de l'oubli de cette vérité est l'orgueil.
L'homme cesse de se défier de lui-même ; il accorde une confiance excessive à son propre jugement et finit par ériger son opinion en règle de vérité.
Or l'expérience enseigne combien le mal sait emprunter les apparences du bien.
Sous les dehors de la justice, de la générosité ou …Plus
Traité du faux bien ou du mal sous les apparences du bien dans la liberté religieuse.
Traité du faux bien ou du mal sous les apparences du bien dans la liberté religieuse.
Il est une vérité que l'expérience de tous les siècles, aussi bien que l'enseignement constant de l'Église, met dans une pleine lumière : le mal ne se présente presque jamais sous son véritable visage.
S'il se montrait tel qu'il est, il inspirerait naturellement l'horreur.
Aussi le démon, père du mensonge, revêt-il ordinairement l'erreur des dehors du bien, afin de séduire plus sûrement les intelligences et les cœurs.
C'est pourquoi l'Écriture nous avertit que Satan se transforme en ange de lumière.
Dès lors, le discernement chrétien ne consiste pas seulement à distinguer le bien du mal, mais encore le bien véritable du bien apparent.
Toute hérésie, toute révolution doctrinale, toute corruption des mœurs a procédé selon cette loi.
Jamais l'erreur n'a demandé aux hommes de renoncer ouvertement à la vérité ; elle leur a proposé une vérité incomplète, exagérée ou détachée de l'ordre voulu par Dieu.
Elle …Plus
Les 24h de la passion de Jésus (version vouvoyée) deuxième heure
Deuxième Heure
De 18 heures à 19 heures
Jésus se sépare de sa Très Sainte Mère et se dirige vers le Cénacle
(Prière de préparation)
Mon adorable Jésus, tandis qu’avec vous j’ai pris part à vos douleurs et à celles de votre Mère affligée, je vous vois vous décider à partir pour aller là où la Volonté du Père vous appelle.
L’amour entre le Fils et la Mère est si grand qu’il vous rend inséparables. C’est pourquoi vous demeurez dans le Cœur de votre Maman, et la Reine et douce Mère se dépose dans le vôtre ; autrement, il vous aurait été impossible de vous séparer.
Mais ensuite, en vous bénissant mutuellement, vous Lui donnez votre dernier baiser pour la fortifier dans les douleurs amères qu’elle va devoir supporter. Vous Lui donnez votre dernier adieu, puis vous partez.
Cependant, la pâleur de votre Visage, vos lèvres tremblantes, votre voix étouffée comme si vous vouliez éclater en sanglots en Lui disant adieu, ah ! tout me révèle combien vous L’aimez et combien vous souffrez en la quittant ! …Plus
L’orgueil Spirituel
Traité de l'orgueil spirituel
Ou de la présomption des âmes qui s'estiment meilleures que leurs frères
L'orgueil est la racine de tous les péchés.
C'est par lui que Lucifer voulut s'élever jusqu'au trône de Dieu ; c'est par lui que nos premiers parents désirèrent être « comme des dieux » ; c'est encore par lui que l'homme déchu ne cesse de préférer sa propre volonté à celle de son Créateur.
Mais parmi toutes les formes de l'orgueil, il en est une qui mérite une attention toute particulière, parce qu'elle est la plus difficile à découvrir et la plus périlleuse pour les âmes généreuses : c'est l'orgueil spirituel.
L'orgueil vulgaire s'attache aux richesses, aux dignités, aux talents ou à la puissance. L'orgueil spirituel, plus raffiné et plus dangereux, se nourrit des dons mêmes de Dieu.
L'âme ne recherche plus seulement l'estime des hommes pour ses qualités naturelles ; elle désire être tenue pour sainte, éclairée, fervente, irréprochable. Ainsi, les choses les plus saintes deviennent …Plus
Théologie cosmologique
Si l'on considère certaines vérités de la théologie catholique sous un aspect symbolique et cosmologique, il est permis de voir dans l'ordre admirable de la création des figures des réalités surnaturelles.
Le soleil, source de lumière et de vie pour notre monde, peut être regardé comme une image du Christ, Soleil de justice, de qui procèdent toute grâce, toute vérité et toute sainteté.
La terre, qui accomplit fidèlement sa course autour du soleil, peut figurer l'âme chrétienne fidèle, et plus particulièrement l'âme disciple bien-aimée.
Comme l'astre terrestre demeure dans l'orbite qui lui a été assignée, ainsi l'âme doit-elle demeurer dans l'ordre de Dieu, gravitant sans cesse autour de son divin Maître.
Tout au long des années de son pèlerinage ici-bas, elle s'efforce d'acquérir de nouvelles vertus, de mortifier ses pensées, ses affections et ses actions, et de réparer par la pénitence les fautes dont elle reconnaît chaque jour la misère.
À la manière d'une épouse éprise de son Époux …Plus
« Tout à Jésus par Marie »
La doctrine catholique qui proclame la Très Sainte Vierge Reine du Ciel ne procède ni d’une pieuse exagération populaire, ni d’un simple langage poétique destiné à honorer la Mère de Dieu.
Elle découle, selon la tradition constante de l’Église, de vérités dogmatiques profondes : la maternité divine de Marie, sa participation unique à l’œuvre rédemptrice du Christ, son exaltation au-dessus des anges et des saints, enfin sa royauté spirituelle auprès du Roi éternel, Jésus-Christ.
L’Église ancienne, les Pères, les docteurs, la liturgie, les théologiens scolastiques et le magistère romain ont unanimement reconnu à Marie ce titre de Reine.
Bien avant les définitions et les formules modernes, les fidèles invoquaient déjà :
« Regina Cæli », « Regina Angelorum », « Regina Sanctorum omnium ».
Cette royauté mariale appartient donc au dépôt vivant de la tradition catholique.
Il convient d’en exposer les fondements.
La royauté de Marie découle premièrement de la royauté du Christ.
Notre-Seigneur …Plus
Les Mystères Glorieux, d’après les méditations de Saint Bonaventure
Premier mystère glorieux
La Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ
Considérez avec une profonde dévotion comment le très saint corps du Seigneur Jésus repose dans le sépulcre après tant de douleurs et de tourments. Les disciples sont dans la tristesse, la très sainte Vierge demeure dans une attente pleine de foi et de douleur silencieuse.
Durant ce temps, l’âme très sainte du Seigneur descend aux enfers afin de visiter les saints Pères qui attendaient depuis longtemps la rédemption promise. Considérez avec quelle joie Adam, Abraham, David et tous les justes voient enfin leur Rédempteur.
Puis, au temps fixé par la sagesse divine, l’âme glorieuse du Christ revient à Son corps très saint. Aussitôt le Seigneur ressuscite avec une puissance admirable et une gloire ineffable.
Considérez attentivement ce moment très glorieux. Le corps qui avait été flagellé, couronné d’épines et crucifié devient maintenant impassible, lumineux et glorieux. Les plaies demeurent, mais elles brillent désormais …Plus
Les Mystères Douloureux de Notre Seigneur, d’après les méditations de Saint Bonaventure
Premier Mystère Douloureux
L’Agonie de Jésus au jardin des Oliviers
Suivez le Seigneur Jésus après la Cène lorsqu’Il descend avec Ses disciples vers le jardin des Oliviers. Considérez-Le attentivement en toute chose, comme si vous étiez présent. Regardez avec quelle humilité et quelle douceur Il marche avec eux dans la nuit.
Lorsqu’Il arrive au jardin, Il laisse les disciples en un lieu, puis prend avec Lui Pierre, Jacques et Jean. Alors Il commence à s’attrister et à éprouver l’angoisse. Regardez Son visage bouleversé. Lui qui console les anges veut maintenant paraître sans consolation. Son âme est accablée jusqu’à la mort.
Il leur dit :
« Mon âme est triste jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez avec Moi. »
Puis Il s’éloigne un peu d’eux. Considérez-Le avec dévotion lorsqu’Il tombe la face contre terre pour prier Son Père. Voyez-Le prosterné dans la poussière, Lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre.
Écoutez avec révérence Sa très sainte prière :
« Mon Père, s’il est possible …Plus
Qu’il faut passer par Marie
Selon la doctrine constante de la sainte Église catholique, apostolique et romaine, la Très Sainte Vierge Marie occupe, dans l’ordre du salut, une place éminente voulue de toute éternité par Dieu Lui-même. Tous les saints, tous les docteurs, tous les grands serviteurs de Dieu ont reconnu unanimement que l’on ne va jamais plus sûrement à Notre-Seigneur Jésus-Christ qu’en passant par Sa Très Sainte Mère.
Cette vérité ne procède point d’une simple dévotion sentimentale, mais de l’Écriture Sainte, de la Tradition apostolique et de l’enseignement unanime des saints.
Dès les premières pages de la Sainte Écriture, après la chute originelle, Dieu annonce mystérieusement la victoire future de la Femme sur le serpent infernal :
« Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race et sa race ; elle t’écrasera la tête, et tu la blessera au talon » (Genèse III, 15).
Les saints Pères ont toujours reconnu dans cette Femme bénie la Très Sainte Vierge Marie, nouvelle Ève associée au nouvel Adam …Plus