Saint Augustin (In Epistulam Joannis ad Parthos) « Les hérétiques et les schismatiques s'appellent des brebis ; ils se font des églises et des peuples... Mais ils n'ont pas la charité. Pourquoi ? Parce qu'ils ont divisé l'unité. [...] Ils disent : "C’est nous qui sommes les justes". Ils s’enflent d’orgueil et se séparent. Ils prétendent que la paille l'emporte sur le bon grain dans l'Église catholique, et sous prétexte de fuir les méchants, ils se sont séparés des bons. Mais qu’ils écoutent l'Apôtre : "Supportez-vous les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix". Toi, parce que tu ne veux pas supporter ton frère, tu te sépares de lui ? Tu es plus coupable par ta division que lui ne l'est par sa faute. Ton orgueil te fait croire que tu es pur, mais cette prétendue pureté qui brise l'unité est une souillure bien plus grave que celle que tu prétends fuir. »
Nous pouvons lire habituellement sous la plume des Lefebvristes et des sédévacantistes que Vatican2 et son magistère postérieur enseignent qu'il n'est plus nécessaire d'appartenir à l'Église catholique pour être sauvé. Les plus extrêmes parlent d'hérésie directe contre le dogme "hors de l'Église pas de salut". Voyons cela de manière factuelle hors de toute interprétation personnelle ou de procès d'intention. Hors de l'Église pas de salut 1)Avant Vatican II nous pouvions lire sous la plume du magistère ceci: Concile de Florence (1442) : « [L'Église] croit fermement, professe et prêche qu'aucun de ceux qui vivent hors de l'Église catholique [...] ne peuvent avoir part à la vie éternelle. » Pie IX (Singulari Quadam, 1854) : « Il faut tenir de foi que, hors de l'Église apostolique romaine, personne ne peut être sauvé ; elle est l'unique arche de salut. » Dans la lettre du Saint-Office à l'Archevêque de Boston (1949) Pie XII, clarifie la position de l'Église. Il réaffirme …Plus
Nous pouvons lire habituellement sous la plume des Lefebvristes et des sédévacantistes que Vatican2 et son magistère postérieur enseignent qu'il n'est plus nécessaire d'appartenir à l'Église catholique pour être sauvé. Les plus extrêmes parlent d'hérésie directe contre le dogme "hors de l'Église pas de salut". Voyons cela de manière factuelle hors de toute interprétation personnelle ou de procès d'intention. Hors de l'Église pas de salut 1)Avant Vatican II nous pouvions lire sous la plume du magistère ceci: Concile de Florence (1442) : « [L'Église] croit fermement, professe et prêche qu'aucun de ceux qui vivent hors de l'Église catholique [...] ne peuvent avoir part à la vie éternelle. » Pie IX (Singulari Quadam, 1854) : « Il faut tenir de foi que, hors de l'Église apostolique romaine, personne ne peut être sauvé ; elle est l'unique arche de salut. » Dans la lettre du Saint-Office à l'Archevêque de Boston (1949) Pie XII, clarifie la position de l'Église. Il réaffirme …Plus
"Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, etcroyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur. Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volontéreconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là,en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent …Plus
" Nous refusons et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s'est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le Concile dans toutes les réformes qui en sont issues." Mgr Lefebvre. Déclaration du 21 novembre 1974 (considérée comme le texte fondateur de son opposition officielle). "Si Jean-Paul II a retenu notre attention, c’est précisément parce que nous pensons pouvoir trouver en lui un commentateur autorisé de Vatican II. S’il fut si moderniste en ses propos, c’est donc parce que l’enseignement du concile Vatican II était lui-même profondément moderniste." Abbé de la Rocque. Dans son article sur JP2. Porte latine. Ces deux citations sont claires, Vatican2 est un concile moderniste selon la FSSPX. Voyons donc ce que vaut cette accusation. Le Modernisme qu'est-ce que c'est? Le modernisme, tel que défini par saint Pie X dans l'encyclique Pascendi Dominici Gregis (1907), n'est pas une simple erreur isolée, …Plus
Vatican II contre le Modernisme : Citations de rupture -Sur l'origine de la foi (contre l'Immanence) : Le modernisme dit que la foi vient de l'intérieur de l'homme. Vatican II répond : « Par la Révélation divine, Dieu a voulu se manifester Lui-même et manifester les décrets éternels de sa volonté. » (Dei Verbum, 6). La foi est une réponse à une parole extérieure. -Sur la capacité de la raison (contre l'Agnosticisme) : Le modernisme dit que la raison ne peut atteindre Dieu. Vatican II répond : « La sainte Église tient et enseigne que Dieu [...] peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées. » (Dei Verbum, 6). -Sur l'immuabilité de la vérité (contre l'Évolutionnisme) : Le modernisme prétend que le sens des dogmes change selon les époques. Vatican II réaffirme l'intégrité du dépôt : « La charge d'interpréter authentiquement la Parole de Dieu [...] a été confiée au seul Magistère vivant de l'Église [...] lequel …Plus
Merci à @Silvānus Pūblius de m'avoir par les discussions que j'ai eu avec lui incité à regarder objectivement cette accusation de modernisme que j'utilisais avec malveillance. Il avait raison et j'avais tort.
RÉPONSES À DES QUESTIONS CONCERNANT CERTAINS ASPECTS DE LA DOCTRINE SUR L’ÉGLISE QUESTION 1: Première question : Le Concile Œcuménique Vatican II a-t-il changé la doctrine antérieure sur l’Église ? Réponse. Le Concile n’a pas voulu changer et n’a de fait pas changé la doctrine en question, mais a bien plutôt entendu la développer, la formuler de manière plus adéquate et en approfondir l’intelligence. Jean XXIII l’avait très clairement affirmé au début du Concile: JEAN XXIII, Discours (11 octobre 1962) : " Le Concile [...] veut transmettre dans son intégrité, sans l’affaiblir ni l’altérer, la doctrine catholique. [...] Ce qui est nécessaire aujourd’hui, c’est l’adhésion de tous, dans un amour renouvelé, dans la paix et la sérénité, à toute la doctrine chrétienne. [...] Il faut que, répondant au vif désir de tous ceux qui sont sincèrement attachés à tout ce qui est chrétien, catholique et apostolique, cette doctrine soit plus largement et hautement connue, que les …Plus
Le futur Benoît XVI adressait aux évêques du Chili le 13 juillet 1988 un discours après les sacres illicites effectués par Mgr Lefebvre (fondateur de la Fraternité Saint-Pie X). Voici un extrait qui confirme l'article ci-dessus : « Il faut d'abord affirmer que Vatican II s'appuie sur la même autorité que Vatican I et que le Concile de Trente : c'est-à-dire le Pape et le collège des évêques en communion avec lui. Quant aux contenus, il faut rappeler que Vatican II s'inscrit dans la stricte continuité des deux conciles précédents et reprend, mot pour mot, leur doctrine sur les points les plus décisifs. [...] On ne peut pas être fidèle à Vatican II sans être fidèle à Vatican I et au Concile de Trente, et inversement. » Voilà pourquoi le pape François pourra affirmer sur l'autorité du Concile (30 janvier 2021) : « Le Concile est le magistère de l'Église. Soit tu es avec l'Église et par conséquent tu suis le Concile, soit si tu ne suis pas le Concile ou que tu l'interprètes …Plus
Messe saint Pie V Le passage le plus célèbre de la bulle "Quo Primum" (1570) de Saint Pie V affirme-t-il un rite liturgique éternel ? Voici le passage en question: « Nous concédons à perpétuité, par les présentes, que pour chanter ou lire la messe dans quelque église que ce soit, on pourra suivre ce Missel, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune peine, sentence ou censure, et qu'on pourra valablement l'utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité. » « Si quelqu’un osait y porter la main, qu’il sache qu’il encourra l’indignation de Dieu Tout-Puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. » L'interprétation de la mouvance "Traditionaliste". Ce camp considère que Paul VI a outrepassé ses droits en remplaçant ce rite par un nouveau. Le sens de "à perpétuité" : Pour les traditionalistes, ce terme est perçu comme absolu. Selon le traditionalisme Saint Pie V n'a pas seulement promulgué une liturgie, il a "canonisé" un rite qui existait déjà …Plus
Si Vatican II est erroné, alors la promesse du Christ a échoué. Le Christ a promis : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). Si l'Église enseignante (le Pape et tous les évêques) s'est trompée universellement en promulguant et en imposant par autorité un concile erroné à l'Eglise universelle, alors les « portes de l'enfer » ont prévalu. L'Église ne serait plus le « pilier et le soutien de la vérité ». Si Vatican II est erroné, alors le Catéchisme de l'Église Catholique est un recueil d'erreurs Promulgué par Jean-Paul II en 1992 comme « norme sûre pour l'enseignement de la foi », le CEC cite Vatican II comme base doctrinale majeure. Si le Concile est erroné, alors l'instrument officiel utilisé pour catéchiser les fidèles du monde entier depuis des décennies est corrompu. L'Église enseignante enseignerait donc l'erreur de manière universelle avec autorité. Si Vatican II est erroné, alors l'Église est devenue une source de péché L'Église …Plus
L'Église enseignante regroupe la hiérarchie (Pape et Évêques) détentrice du triple pouvoir nécessaire à sa mission de salut : -Le pouvoir d'enseignement (Munus docendi) : Il s'exerce sous deux formes. Le pouvoir ordinaire, manifestation quotidienne de l'enseignement du Pape et des Évêques (encycliques, prédications), qui requiert une adhésion religieuse de la part des fidèles ; et le pouvoir extraordinaire, utilisé lors de définitions dogmatiques infaillibles. -Le pouvoir de gouvernement (Munus regendi) : Pouvoir de juridiction permettant de légiférer, de diriger et de juger l'organisation de l'Église par le droit canonique. -Le pouvoir de sanctification (Munus sanctificandi) : Pouvoir d'ordre dévolu à l'administration des sacrements et à la médiation de la grâce divine par la liturgie. Cette structure voulue par Dieu garantit la transmission fidèle de la foi et la cohésion disciplinaire et liturgique de l'institution, et nous donne ainsi la certitude de ne pas errer dans …Plus
Discerner le vrai repentir, selon deux apophtegmes « Un frère habitant au désert des solitudes, par l’instigation du diable, tombait souvent dans le péché de luxure. Mais il ne cessait de se faire violence pour ne pas abandonner son habit, et, durant son modeste office de prière, il priait Dieu avec des gémissements en disant : “Seigneur, que je le veuille ou que je ne le veuille pas, sauve-moi, parce que moi, cendres que je suis, j’aime le péché, mais toi, empêche-moi, toi qui es un Dieu tout-puissant. En effet, que tu aies pitié des justes n’a rien d’extraordinaire, et que tu sauves ceux qui sont purs n’a rien d’admirable, car ils sont dignes de ta miséricorde. Mais en moi, Seigneur, fais éclater tes miséricordes, et montre ton amour de l’homme, car à toi est abandonné le pauvre”. Voilà donc ce qu’il disait tout le temps, qu’il fût tombé ou non. Or, une fois, alors qu’il était tombé, ayant succombé à son vice le plus invétéré, il se leva sur-le-champ et commença son …Plus
Critiquer les pasteurs ou servir l'Eglise? Pour répondre à cette question dont la reponse est pourtant évidente, il faut commencer par poser un regard surnaturel sur l'Eglise. Elle est humaine et il y a donc fatalement du mal, mais elle est aussi divine et elle a donc quelque chose de merveilleux. Sainte Hildegarde de Bingen, proclamée Docteur de l'Église en 2012 par Benoît XVI, offre une vision "organique" et cosmique de l'Église. Elle ne la voit pas comme une institution simplementterrestre, mais comme une entité vivante, pleine de la présence vivifiante du Christ et en perpétuel renouvellement intérieur. Cette approche est utile pour nous qui n'arrivons pratiquement plus en nous élever à une vue surnaturelle de l'Église. Pour Hildegarde, l'Église est la force qui donne naissance au Christ dans chaque âme. Elle nous la présente souvent comme une figure féminine immense dont le ventre est rempli de la lumière de l'Esprit-Saint. « Cette image de femme est bien l'Église, elle …Plus
"Si l'on disait à un damné : "Tu ne brûleras pas, mais tu ne verras jamais la face de Dieu", il ressentirait une horreur plus grande que celle du feu. Car la séparation d'avec Celui qui est le souverain Bien est le plus grand des maux. " Saint Augustin. Commentaire de l'Évangile de Jean A bien y réfléchir l'horreur absolue de l'Enfer éternel n'est pas tant, pour le chrétien, liée aux souffrances que notre corps ressuscité devra endurer pour l'Eternité qu'à la séparation complète et irrémédiable d'avec Celui qui est tout pour lui. C'est ce vide insupportable d'une âme qui réalise, trop tard, qu'elle a rejeté la seule véritable Richesse capable de la rendre heureuse et de la combler. Cette considération est un appel pressant à ne pas gaspiller notre temps et à choisir, dès maintenant et pour chaque instant, la Vie avec Celui qui nous a tout donné. Saint Jean Chrysostome a décrit dans un un de ses commentaires de l'Evangile cette horreur de la privation de Dieu: « Beaucoup …Plus
« Je vois clairement que la chose dont l’Église a le plus besoin aujourd’hui, c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, la proximité, la promiscuité. » — Pape François « L'Église comme hôpital de campagne » est l'une des métaphores les plus célèbres du Pape François. Elle exprime une vision de la communauté chrétienne non pas comme une forteresse fermée ou un tribunal, mais comme un lieu de guérison, de proximité et de miséricorde, où s'exprime pleinement la Bonté et la miséricorde du Christ: « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades » (Matthieu 9, 12). Dans la pensée du pape François l'Église commence par accueillir les hommes souffrants ou mourant spirituellement. Cette approche est-elle nouvelle ? Approche des Pères de l'Église Pour les Pères l'Église n'est pas une école de pensée ou de moralisme froid mais une clinique des âmes. Dès les premiers siècles, les Chrétiens ont perçu …Plus
« l’Église fondée sur le rocher ne sera ébranlée par aucune tempête, ne sera renversée par aucun mauvais temps. » Saint Jérôme En se fondant sur le Précis de théologie dogmatique Bartmann (L'Eglise. Point 147. Page 200-201) mettons en vis à vis certaines affirmations de mgr Lefebvre et voyons quelles questions cela appelle. 1)"L’Église a reçu de son divin fondateur la promesse d’une durée indestructible jusqu’à la fin du monde. C’est pourquoi, dans ce sens, elle est perpétuelle." "Cette Église conciliaire n'est plus l'Église catholique. S’écartant de l’Église catholique, elle s’écarte de la foi catholique, de la messe catholique, des sacrements catholiques. C'est pourquoi, nous ne pouvons pas nous rallier à cette Église conciliaire." (Déclaration de Mgr Lefebvre, juin 1976, publiée dans "Itinéraires" n° 205) 2)"En affirmant cette perpétuité de l’Église, on n’exprime, en soi et à proprement parler, que son existence continuelle. Elle ne périra jamais, son existence ne …Plus
Numéro 4 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium traitant de l'Esprit Saint : " L’œuvre que le Père a confiée au Fils à accomplir sur la terre une fois achevée, l’Esprit Saint fut envoyé au jour de la Pentecôte pour sanctifier l’Église en permanence" Saint Augustin : « Ce que notre esprit, je veux dire notre âme, est à nos membres, le Saint-Esprit l'est aux membres du Christ, au Corps du Christ qui est l'Église. [...]Le Saint-Esprit n'abandonne jamais le Corps qu'il anime. » (Sermon 267, 4) Saint Ambroise: « Là où est Pierre, là est l’Église ; là où est l’Église, là n’est pas la mort, mais la vie éternelle. »
Le pape Paul VI ne manqua pas de représenter mgr Lefebvre sur la question de l'indéfectibilité de l'Église : « Vous dites que vous n’êtes pas responsable de la formation d’un schisme. Hélas ! l’argumentation que vous développez pour le prouver tend à établir que c’est l’Église qui se sépare de vous, et non vous de l’Église. Car, à vous entendre, c’est l’Église qui aurait erré, qui aurait rompu avec sa Tradition. [...] Vous ne voulez pas reconnaître que l’Église est indéfectible, c’est-à-dire qu’elle bénéficie de l’assistance du Saint-Esprit jusqu’à la fin des temps, et cela, en dépit de la faiblesse des hommes qui la composent. » (Pape Paul VI, lettre à Monseigneur Marcel Lefebvre, 11 octobre 1976.)
Il s'agit d'une lettre majeure du cardinal Castrillon Hoyos à Mgr Fellay du 5 avril 2002. On peut y déceler la différence entre l'esprit de douceur et d'humble soumission catholique et l'esprit révolté et méprisant voire paranoïaque de la FSSPX. J'ai malheureusement été moi-même imbus de cet esprit de fils denaturé. Que Dieu et mes frères que j'ai souvent meprisés me pardonnent d'avoir été si orgueilleux. La lettre (longue mais particulièrement riche et instructive) Cher Frère dans le Seigneur, Depuis que nos contacts fraternels ont commencés, pour trouver ensemble le chemin vers la pleine communion, je crois que nous avons fait l’expérience de la sollicitude du Seigneur miséricordieux : vraiment Il ne nous a pas ménagé Son aide et Son soutien, pour mettre ensemble toute la grandeur de ce qui nous unit, et tâcher de dépasser ce qui nous divise encore. J’ai lu en son temps avec attention, dans la prière et non sans souffrance, votre lettre du 22 juin dernier. J’ai également …Plus
Léon XIII "Satis Cognitum" (29 juin 1896). « Si quelqu’un ne veut pas être hérétique, qu’il ne cherche pas à plaire à celui-ci ou à celui-là... mais qu’il se hâte avant toutes choses d’être en communion avec le Siège Romain. »
La FSSPX prétend que les fidèles catholiques, pour garder la foi, doivent juger et trier les enseignements du magistère ordinaire des papes depuis Jean 23. Il y a deux problèmes dans cette affirmation qui vient de la même source: le libre examen magistèriel. Selon la FSSPX il faut trier par soi-même le magistère pour ne pas perdre la foi que l'on juge par soi-même en danger. Puisque la FSSPX se prévaut d'être fidèle à la théologie traditionnelle, voyons ce que cette dernière enseigne sur le libre-examen magistèriel. Nous nous fonderons sur les manuels théologiques les plus autorisés. Le libre examen de l'enseignement du pape est-il catholique? Le "libre examen" est considéré comme le péché originel du protestantisme. Transposer ce libre examen dans l'Église catholique pour juger l'enseignement quotidien du Pape est défini non seulement comme une erreur, mais comme une rupture avec la constitution divine de l'Église. 1)La condamnation du principe de "Libre Examen" magistèriel. …Plus
La note du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, sur les titres théologiques de Marie a déclenché les passions. Certains ont crié qu'il s'agissait d'une "attaque" contre la Sainte Vierge, d'autre de "haine". Certains prêtres ont même appelé à des réparations, comme si la DDF, avait blasphèmé. Ces réactions outrancières révèlent quelque chose de plus fondamental et qui semble justifier cette intervention de la DDF: on se trompe trop souvent sur la gloire de la Sainte Vierge. Bien que séparés par les siècles, les saints que je vais invoquer pour confirmer mon propos s'accordent tous sur un point : la Sainte Vierge Marie ne se définit pas par l'éclat de ses titres, mais par son exceptionnelle humilité de Servante du Seigneur. Marie : Le refus des honneurs et la gloire de l'humilité Dans la tradition spirituelle de l'Église, les titres de Marie approuvés par l'Église sont légitimes, mais les saints nous révèlent une vérité plus profonde, et même contraire à nos désirs "…Plus
Je ne me demande pas à quel titre Marie veut qu'on l'aime, cela me semble (excusez-moi, sainte Mère), tellement ridicule ! Et ce n'est pas parce que Jésus, vrai homme, a tellement pris sur terre la dernière place, et parce que personne ne peut donc la lui ravir (dixit l'abbé Huvelin, béni soit-il), que je n'adore pas en lui sa nature humaine dans laquelle il a voulu tellement s'abaisser, puisqu'il est Dieu. C'est comme ça, en Jésus, j'adore aussi l'homme qu'il a endossé, glorifié par le Père, je ne tomberai pas dans le piège de Satan. Oui, Marie est celle qui marche et partage nos peines: Jésus aussi a fait cela. Elle a marché jusqu'au pied de la Croix, elle a prié jusque là; Jésus aussi a fait cela. Alors, au pied de la Croix, avec elle, je prie notre Père céleste : Mon Père, je réclame pour nous, les affligés de leurs péchés, les désolés, ce que, par la divine humanité du Christ en intime communion avec la parfaite sainteté de sa très sainte Mère, Vous avez accordé à …Plus
Pourquoi j'ai été trompé ? L'Abbé Franz Schmidberger (Ancien Supérieur Général de la fsspx), dans une conférence sur l'état de l'Église, disait: « On nous dit que le Pape est assisté. Certes, mais cette assistance est proportionnée à la fidélité. Aujourd'hui, nous voyons que l'Esprit Saint est comme "empêché" d'agir par les présupposés modernistes des chefs de la hiérarchie. » La FSSPX affirme donc que l'assistance du Saint-Esprit n'est plus liée à une promesse de Dieu mais à l'attitude des hommes d'Eglise. Leur position peut se résumer ainsi : Avant Vatican II : L'assistance garantissait que l'Église ne pouvait pas se tromper dans son enseignement quotidien. Selon la FSSPX : L'assistance est devenue "conditionnelle". Si le fidèle juge (selon sa lecture personnelle de la Tradition) que l'acte est nouveau ou étrange, il en conclut que le Saint-Esprit n'a pas assisté cet acte. Cela s'oppose à l'Évangile et à la théologie catholique la plus Traditionnelle qui enseignaient …Plus
Pour justifier sa position extra -ecclésiale avec ses ordinations et ses sacres, la FSSPX à la suite de mgr Lefebvre se justifie par "l'état de nécessité ". Pour savoir ce qu'est "l"état de nécessité" et comment il s'applique légitimement , il faut se plonger dans les textes des grands commentateurs du Code de 1917. Ces auteurs, dont Mgr Lefebvre utilisait les manuels à Écône, et encore ses disciples, définissent la nécessité comme une exception à la loi, mais jamais comme une licence pour renverser la constitution divine de l'Église. Sur la primauté du Pape sur l'exception Le père Felix Cappello, l'un des plus grands canonistes de l'Université Grégorienne sous Pie XI et Pie XII, traite de la force de la loi en cas de nécessité. « La nécessité ne rend pas licite ce qui est de soi illicite par le droit divin ou naturel. Or, l'unité de gouvernement et la soumission au Souverain Pontife relèvent du droit divin. » (Summa Iuris Canonici) Pour Cappello, la nécessité peut …Plus
Est-il prudent de suivre Mgr Lefebvre et sa fraternité ? La FSSPX m'a enseigné qu'il était prudent de suivre les positions de mgr Lefebvre, pourtant si l'on confronte certaines de ses affirmations au Magistère, je suis obligé de conclure que j'ai été très imprudent en faisant confiance à Mgr Lefebvre et à sa fraternité. Cette confrontation avec le magistère met en lumière le paradoxe central : Mgr Lefebvre invoquait la Tradition pour s'opposer au Pape, tandis que la Tradition elle-même enseigne que le Pape est le garant ultime et infaillible de cette même Tradition. Sur l'indéfectibilité de l'Église contre l'accusation d'apostasie Mgr Lefebvre affirmait que Rome avait sombré dans l'erreur et l'apostasie. La théologie dogmatique classique enseigne pourtant que le Siège Apostolique ne peut errer dans la foi de manière à perdre sa nature catholique. -Mgr Lefebvre (1987) : « Cette Rome est tombée dans l'apostasie. On ne peut pas le nier. » -Magistère,Pape Léon XIII, Satis …Plus
La crise que traverse l'Église catholique en Occident, marquée par une baisse abyssale de la pratique ( qualifiée par JP2 d'apostasie silencieuse) et des scandales institutionnels, peut être vécue non pas comme une fin, mais comme une "nuit obscure" purificatrice qui rend possible une véritable résurrection spirituelle. Certes cette résurrection ne serait pas celle fu grand nombre et une civilisation chrétienne idéalisée qui deviendrait réalité est une chimère. Le cardinal Ratzinger, bien avant de devenir pape, avait prophétisé dès 1969 une Église plus pauvre et plus spirituelle : « De la crise d’aujourd’hui émergera l’Église de demain — une Église qui aura beaucoup perdu. Elle deviendra petite et devra repartir à peu près de ses débuts. [...] Mais après l’épreuve de ces divisions, il sortira de cette Église intériorisée et simplifiée une grande force. » Karl Rahner, théologien jésuite a ecrit dans ce sens que sans une expérience directe de Dieu, la foi ne survivrait …Plus
Un grand homme de Dieu, le Bienheureux Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967), qui fut un grand maître de la vie silencieuse, montre comment l'amertume mondaine, même sous couvert de zèle pour la vérité, devient un poison pour le Corps Mystique du Christ et donc pour notre prochain, qu'il soit proche ou éloigné. En plus de nous rendre aigris et de faire de nous des épouvantails à conversion, cela détruit l'Église selon ce bienheureux Père. « On ne construit pas l’Église par la critique, on ne la construit pas par l’amertume. Celui qui critique, celui qui se plaint, celui qui démolit avec son esprit de jugement, celui-là détruit l’Église dans son âme et dans l’âme des autres. L’amertume est un signe de mort ; elle tarit la source de la grâce. L’Église n’a pas besoin de censeurs, elle a besoin de saints. Et le saint, c’est celui qui, voyant les misères et les trous de l’édifice, ne s’arrête pas à les dénoncer, mais apporte sa propre vie comme une pierre vivante pour …Plus
Peut-on, au regard du pouvoir et des prérogatives donnés par le Christ à son Église, rejeter "la messe Paul VI" ou la considérer comme préjudiciable pour le salut des âmes ? Nous allons voir que non. Dans le cas contraire il nous faudra changer de religion ou d'Église, car la véritable Église du Christ ne peut pas nous tromper ou nous maintenir dans l'incertitude pour ce qui concerne le salut de nos âmes. Ce serait Jésus-Christ lui-même qui nous tromperait. 1-Le Pape possède le pouvoir souverain de réformer ou de promulguer une nouvelle liturgie La théologie catholique s'appuie sur le droit divin de la primauté pétrinienne voulue par le Christ , avec son pouvoir de juridiction et de gouvernement pour prétendre que le pape peut réformer ou promulguer une Liturgie s'il le juge opportun pour l'Église universelle. Le Concile de Trente (Session XXI, Chapitre 2) l'exprimait ainsi : « Le Concile déclare en outre que l'Église a toujours eu, dans la dispensation des sacrements — leur …Plus