« C'est un ouvrage qui tombe à point nommé pour ce long week-end de Pentecôte qui verra, cette année encore, des armées de pèlerins s'élancer sur les routes poudreuses de la Beauce, attirés par l'appel de Chartres. Rendez-vous devenu incontournable pour une jeunesse éprise de sacré et de transcendance qui grossit au fil des ans, ralliant - et cela tient un peu du mystère - des néophytes à ces enfants gâtés de la catholicité qui ont tout reçu de leurs parents. Pourtant, qui, parmi eux, mesure à sa juste valeur l'héritage transmis dont ils profiteront au cours de ces trois jours en assistant à la liturgie traditionnelle ? Connaissent-ils encore les noms de ceux qui se sont battus pour conserver contre monts et marées, à l'heure des grands bouleversements modernistes des années 60, ce que les plus hautes instances tenaient tant à éradiquer ? Michel de Saint Pierre, écrivain catholique et journaliste engagé, est de ceux-là. Thierry Bouclier lui consacre une très riche et …Plus
« Dans son livre “La cause du Christ. L’Évangile contre « l’identité chrétienne »” , le père Benoist de Sinety met en garde contre une instrumentalisation politique du christianisme et multiplie actuellement les interventions médiatiques sur ce thème. S’il existe en effet un danger à réduire le christianisme à une identité civilisationnelle, et si un christianisme sans vie spirituelle réelle peut devenir un « christianisme sans Christ », l’Évangile n’est pas davantage une simple vue de l’esprit adaptée aux sensibilités contemporaines, toujours éphémères et contingentes. »
« C'est un ouvrage qui tombe à point nommé pour ce long week-end de Pentecôte qui verra, cette année encore, des armées de pèlerins s'élancer sur les routes poudreuses de la Beauce, attirés par l'appel de Chartres. Rendez-vous devenu incontournable pour une jeunesse éprise de sacré et de transcendance qui grossit au fil des ans, ralliant - et cela tient un peu du mystère - des néophytes à ces enfants gâtés de la catholicité qui ont tout reçu de leurs parents. Pourtant, qui, parmi eux, mesure à sa juste valeur l'héritage transmis dont ils profiteront au cours de ces trois jours en assistant à la liturgie traditionnelle ? Connaissent-ils encore les noms de ceux qui se sont battus pour conserver contre monts et marées, à l'heure des grands bouleversements modernistes des années 60, ce que les plus hautes instances tenaient tant à éradiquer ? Michel de Saint Pierre, écrivain catholique et journaliste engagé, est de ceux-là. Thierry Bouclier lui consacre une très riche et …Plus
Le 15 mai 1891, le pape Léon XIII publie l’encyclique Rerum novarum, un texte appelé à devenir l’un des plus influents de l’histoire contemporaine de l’Église catholique. En effet, à la fin du XIXᵉ siècle, l’Europe, désormais profondément industrialisée, est traversée par de graves tensions sociales : les usines se multiplient, les campagnes se vident, tandis que des millions d’ouvriers travaillent dans des conditions éprouvantes sous l’autorité de patrons souvent davantage préoccupés par l’accumulation des richesses que par le bien-être de leurs employés. Face à cette transformation brutale du monde économique, mais aussi à une déchristianisation progressive des sociétés européennes, l’Église cherche sa place entre le capitalisme libéral et la montée des idées socialistes. Un monde bouleversé par la révolution industrielle Lorsque l’encyclique paraît en 1891, l’Europe connaît depuis plusieurs décennies une industrialisation rapide. Les machines transforment les …
« Dans son livre “La cause du Christ. L’Évangile contre « l’identité chrétienne »” , le père Benoist de Sinety met en garde contre une instrumentalisation politique du christianisme et multiplie actuellement les interventions médiatiques sur ce thème. S’il existe en effet un danger à réduire le christianisme à une identité civilisationnelle, et si un christianisme sans vie spirituelle réelle peut devenir un « christianisme sans Christ », l’Évangile n’est pas davantage une simple vue de l’esprit adaptée aux sensibilités contemporaines, toujours éphémères et contingentes. »
Depuis longtemps marginalisés dans les grands récits de la Révolution française, les événements de Vendée de 1793-1794 sont aujourd’hui au cœur d’un débat historiographique et mémoriel majeur. Alors que l’historiographie dominante a souvent réduit ces faits à de simples « opérations militaires » ou à des excès ponctuels liés à la guerre civile, l’historien Reynald Secher en reconsidère ici la réalité, l’ampleur et la nature. Au-delà des combats armés, la répression révolutionnaire s’est traduite par des violences systématiques contre les populations civiles : les noyades de Nantes, organisées par Carrier, en constituent l’un des exemples les plus glaçants, tout comme les colonnes infernales chargées de ravager villages et campagnes. La vidéo évoque également certains projets inconnus du grand public, notamment des tentatives d’utilisation de gaz, attribuées à Fourcroy, destinés à exterminer les Vendéens à grande échelle — signe d’une volonté d’anéantissement …Plus
République et islam : Liaisons dangereuses ? Une de mes conférences, donnée à l'association sainte Geneviève, dont la vidéo et le texte écrit sont ici : République et Islam : liaisons dangereuses ?
Depuis longtemps marginalisés dans les grands récits de la Révolution française, les événements de Vendée de 1793-1794 sont aujourd’hui au cœur d’un débat historiographique et mémoriel majeur. Alors que l’historiographie dominante a souvent réduit ces faits à de simples « opérations militaires » ou à des excès ponctuels liés à la guerre civile, l’historien Reynald Secher en reconsidère ici la réalité, l’ampleur et la nature. Au-delà des combats armés, la répression révolutionnaire s’est traduite par des violences systématiques contre les populations civiles : les noyades de Nantes, organisées par Carrier, en constituent l’un des exemples les plus glaçants, tout comme les colonnes infernales chargées de ravager villages et campagnes. La vidéo évoque également certains projets inconnus du grand public, notamment des tentatives d’utilisation de gaz, attribuées à Fourcroy, destinés à exterminer les Vendéens à grande échelle — signe d’une volonté d’anéantissement …Plus
Le 15 mai 1891, le pape Léon XIII publie l’encyclique Rerum novarum, un texte appelé à devenir l’un des plus influents de l’histoire contemporaine de l’Église catholique. En effet, à la fin du XIXᵉ siècle, l’Europe, désormais profondément industrialisée, est traversée par de graves tensions sociales : les usines se multiplient, les campagnes se vident, tandis que des millions d’ouvriers travaillent dans des conditions éprouvantes sous l’autorité de patrons souvent davantage préoccupés par l’accumulation des richesses que par le bien-être de leurs employés. Face à cette transformation brutale du monde économique, mais aussi à une déchristianisation progressive des sociétés européennes, l’Église cherche sa place entre le capitalisme libéral et la montée des idées socialistes. Un monde bouleversé par la révolution industrielle Lorsque l’encyclique paraît en 1891, l’Europe connaît depuis plusieurs décennies une industrialisation rapide. Les machines transforment les …
Oui Dieu a créé tous les êtres avec des natures propres, c’est à dire des lois propres qui leur permettent de réaliser leur fin propre. Oui l’homme est doué d’une raison, qui d’une part le rend capable de connaître les lois et la fin de sa nature, et qui d’autre part le laisse libre d’y conformer sa vie − autrement dit de participer ou non à la loi éternelle. Oui la connaissance est bonne, car elle participe de la compréhension du monde tel qu’il a été voulu par Dieu, et il ne saurait y avoir opposition entre foi et raison. La loi éternelle est donc l’étalon des lois humaines et « Toutes les lois, quelles qu’elles soient, dérivent de la loi éternelle dans la mesure même où elles procèdent de la raison droite. »
Le Louvre met en avant le peintre et graveur allemand Martin Schongauer (1445-1491) dans une exposition du 8 avril au 20 juillet 2026. Quelques peintures et gravures qui ont fait sa renommée, mais surtout la superbe Vierge au buisson de roses, conservée à Colmar.
Le Louvre met en avant le peintre et graveur allemand Martin Schongauer (1445-1491) dans une exposition du 8 avril au 20 juillet 2026. Quelques peintures et gravures qui ont fait sa renommée, mais surtout la superbeVierge au buisson de roses, conservée à Colmar. Issu d’une famille d’orfèvres, Martin Schongauer, artiste peintre et graveur allemand du XVᵉ siècle, est à l’honneur au Musée du Louvre. Peu connu aujourd’hui du grand public, il fut en son temps et dans les siècles qui suivirent considéré et copié par les artistes qui s’inspiraient de ses fascinantes gravures. « Albrecht Dürer (1470-1528) le surnommait le beau Martin peut-être à cause de son physique mais plus probablement à cause de ses grandes qualités plastiques », commente Pantxika Béguerie De Paepe, conservatrice honoraire du Musée Unterlinden et une des commissaires de l’exposition. Peu de peintures sont données à voir mais le visiteur pourra contempler de très près la splendide Vierge au buisson de roses…
Oui Dieu a créé tous les êtres avec des natures propres, c’est à dire des lois propres qui leur permettent de réaliser leur fin propre. Oui l’homme est doué d’une raison, qui d’une part le rend capable de connaître les lois et la fin de sa nature, et qui d’autre part le laisse libre d’y conformer sa vie − autrement dit de participer ou non à la loi éternelle. Oui la connaissance est bonne, car elle participe de la compréhension du monde tel qu’il a été voulu par Dieu, et il ne saurait y avoir opposition entre foi et raison. La loi éternelle est donc l’étalon des lois humaines et « Toutes les lois, quelles qu’elles soient, dérivent de la loi éternelle dans la mesure même où elles procèdent de la raison droite. »