« Le résultat permet de découvrir une Fraternité très différente de la caricature souvent présentée par ses détracteurs. On n’y trouve ni discours agressifs ni règlements de comptes. Il n’y a pas non plus de volonté polémique. Ce que le documentaire montre, ce sont des jeunes soucieux de répondre à une vocation, des prêtres qui parlent avec naturel des sacrements et une communauté dont la raison d’être reste la formation sacerdotale et le service des âmes. »
Le cardinal Edouard Gagnon avait inspecté le Séminaire d'Ecône en 1987 au cours . Dans son rapport officiel au pape Jean-Paul II, il écrit : « Parmi les meilleurs programmes d'études en philosophie et en théologie que j'ai jamais vus... et rappelez-vous : je été recteur de séminaire pendant des années.» Le cardinal poursuit : « Le système qu'ils ont mérite d'être reproduit dans tous les séminaires du monde. Il est exemplaire. » Dans une entrevue, il dit encore : « J’ai trouvé surprenante l’opinion du cardinal sur Mgr Lefebvre, l’homme lui-même. “Il ne fait pas confiance au Vatican. Et qui peut le lui reprocher ? Le feriez-vous ? Pendant des années, il a essayé de traiter avec Villot et Garrone. Et pendant des années, ils n’ont fait que bloquer ses efforts pour parler et raisonner directement avec le Saint-Père. Vous vous méfieriez également du Vatican.” » Et il achève de citer le cardinal Gagnon : « Non, même si je ne peux pas approuver ce qu’il a fait [consacrer quatre évêques au lieu d’un], je peux comprendre pourquoi il l’a fait. Ils lui permettent de consacrer un évêque. Un seul évêque. Il [Lefebvre] meurt. Puis, son unique évêque meurt aussi. Le Vatican envoie alors à la FSSPX un remplaçant moderniste – et, comme ça [claquement de doigts], c’est fini ! »