apvs

Maria Valtorta en résumé : le cantique de Marie. Elle rappelait ce que son âme avait vu en Dieu (suite …

Ce passage de Maria Valtorta développe une idée centrale : la grâce rétablit l'homme dans sa vocation première de communion avec Dieu, et la Vierge Marie en est l'accomplissement parfait.
EMV 10 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-017.htm

En voici un résumé :
Marie, préservée du péché originel, vivait dans une intimité exceptionnelle avec Dieu. Son intelligence, n'étant pas obscurcie par la faute, conservait comme un écho du Ciel : elle pouvait « se souvenir de Dieu », c'est-à-dire retrouver, sous l'action divine, quelque chose de ce que son esprit avait contemplé au moment de sa création.
L'être humain a été créé à l'image de Dieu. Parmi les reflets de cette ressemblance figure la capacité spirituelle de recevoir, lorsque Dieu le veut, une connaissance qui dépasse les seules facultés naturelles : comprendre certaines vérités, entrevoir l'avenir ou se rappeler des réalités divines. Ces dons ne viennent jamais de l'homme lui-même, mais de Dieu.
Toute véritable connaissance …Plus

1328
apvs

Qu'est-ce que Dieu veut vraiment ?
Certains passages de cette lettre laissent une impression de déséquilibre.
Le premier concerne le traditionalisme.
Si ce père de famille ( sans doute j.y.macron ) a effectivement vécu un milieu où dominait un moralisme angoissé, alors les paroles du moine peuvent être très justes pour lui. Mais elles ne décrivent pas nécessairement tout le traditionalisme. Il existe des communautés attachées à la liturgie traditionnelle qui mettent réellement l'accent sur la grâce, la vie intérieure et l'amour de Dieu. Inversement, on rencontre aussi du légalisme dans des milieux très éloignés du traditionalisme. Le risque est donc de transformer une expérience particulière en jugement général.
Deuxième nuance :
lorsqu'il écrit que le Christ « ne cherche pas des performances morales », cela est vrai si l'on entend que Dieu ne nous aime pas en fonction de nos performances. En revanche, le Christ appelle bien à une véritable conversion morale : « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements » (Jean 14,15). Les œuvres ne méritent pas l'amour de Dieu, mais elles sont le fruit normal de cet amour accueilli. Le Concile de Trente insiste précisément sur cette articulation entre grâce première et coopération libre de l'homme.
Troisième nuance :
l'opposition entre « exercices spirituels » et « relation avec Dieu » est caricaturale. Les exercices spirituels (prière, jeûne, confession, liturgie, lectio divina, chapelet...) ne sont pas des moyens d'acheter Dieu ; ils sont les moyens ordinaires par lesquels nous nous ouvrons à son action. Ce sont des remèdes et des chemins de croissance, non une monnaie d'échange.
En lisant ce texte, on peut penser aussi à l'œuvre de Maria Valtorta.
Dans L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, Jésus revient constamment sur cette idée que Dieu désire avant tout l'amour du cœur. Mais il ne déprécie jamais la fidélité concrète aux commandements ; il montre au contraire qu'elle devient presque spontanée lorsque l'âme aime véritablement Dieu. Chez Maria Valtorta, l'obéissance naît de l'amour, et l'amour s'exprime par l'obéissance : les deux ne s'opposent jamais.
En définitive, ce texte pourrait facilement être pris pour une condamnation globale du traditionalisme, et comme une opposition entre grâce et effort.
Une formulation plus équilibrée serait peut-être :

« Dieu ne nous demande pas d'être parfaits pour nous aimer ; Il nous aime afin de nous rendre saints. La grâce précède toujours nos efforts, mais cette grâce, lorsqu'elle est accueillie, transforme réellement notre manière de vivre. Les commandements, la liturgie et les exercices spirituels ne sont pas le prix de son amour ; ils en sont les fruits et les moyens de grandir dans cette communion. »
Cette synthèse paraît mieux refléter à la fois l'Écriture, la tradition spirituelle catholique et l'enseignement constant de l'Église.