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Ouf ! Les fondateurs du scandale néoconservateur n'étaient "pas de vrais pervers "...

La journaliste française Céline Hoyeau a écrit un livre sur des personnages comme le père Marie-Dominique Philippe (Communauté de Saint-Jean), son frère le père Thomas Philippe et Jean Vanier (L'Arche), André-Marie van der Borght, dit Ephraïm (Communauté des Béatitudes), et le père défroqué Thierry de Roucy (Foyer du cœur).

Ils ont été des héros pendant le pontificat ambivalent de Jean-Paul II, mais ont ensuite été accusés d'abus. Hoyeau faisait elle-même partie de la "génération Jean-Paul II" et a participé aux retraites de ces communautés. Elle travaille aujourd'hui pour le quotidien anticatholique La Croix.

Ces fondateurs seraient des "manipulateurs" et des "personnalités à deux visages" mais pas de véritables pervers prenant plaisir à exploiter les autres, a-t-elle déclaré à cruxnow.com (12 avril).

Ils étaient charismatiques, enthousiastes, émotionnels, captivants par leur affectivité, de grands prédicateurs, avaient une aura et des "intuitions lumineuses", présentaient un idéal spirituel élevé qui répondait aux attentes de leur public qui les considérait "comme des saints".

Ainsi, ils suscitaient des vocations et apparaissaient comme des " hommes de la Providence " performants, capables de " sauver l'Église " et de réévangéliser la société alors que la paroisse moyenne s'effondrait.

Cependant, ils ont également montré une faille narcissique et, selon Hoyeau, ont utilisé les autres à leurs fins de manière intellectuelle, spirituelle, financière et sexuelle, mais "sans en avoir nécessairement conscience." Certains d'entre eux justifiaient leurs agressions sur des femmes adultes par un mysticisme déviant qui allait de pair avec leur émotivité et leur sentimentalisme.

Pour Hoyeau, le contexte de l'Église [Novus Ordo] a permis les abus car ces fondateurs n'ont pas rencontré de contrepoids à l'extérieur ou à l'intérieur de leur communauté. Dans sa capacité limitée à détecter les vrais problèmes, elle voit un "contexte de crise, de grandes attentes de renouveau pour les catholiques, et d'absence de contrôle".

En réalité, une culture du baiser et de l'accolade, qui ouvrait la porte aux abus, était promue en public comme le signe d'une "nouvelle Église" qui se moquait des "lois", de l'"étroitesse d'esprit" et du "scrupule" de l'Église "d'avant le Concile."

Image: Jean Vanier, Marie-Dominique Philippe, Thomas Philippe © NAME, CC BY-SA, #newsKpdvdqppno
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Elie M.

C'est assez bien vu. L'allusion au mysticisme concerne les trois personnages en photo, abusés par les fausses révélations d'une mystique brugeoise que l'oncle des frères Philippe a bien connue (le P. Thomas Dehau op). Il faut le souligner.

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AveMaria44

Mauvaise théologie, mauvaise ascèse......

Elie M.

C'est assez bien vu. L'allusion au mysticisme concerne les trois personnages en photo, abusés par les fausses révélations d'une mystique brugeoise que l'oncle des frères Philippe a bien connue (le P. Thomas Dehau op). Il faut le souligner.

apvs

Je connais effectivement une pauvre vieille dame que les remises en cause de la sainteté authentique de Marthe Robin a beaucoup secouée, voire traumatisée, alors qu'elle la prie beaucoup, en espérant être guérie de sa cécité récente. Loin de moi de me moquer de ses humbles prières, au contraire ! Puissent-elles être exaucées par Notre Seigneur, à qui il vaut mieux avoir recours plutôt qu'à ses saints. Notre Seigneur avait-Il du mépris pour les corps des individus qu'Il guérissait ? Pour les joies innocentes des noces alors qu'Il suppléa au manque de vin ? À l'évidence non. Ni saint Paul d'ailleurs, qui ne manquait pas de recommander à tel disciple un peu trop zélé pour l'ascese de prendre un peu de vin pour sa santé.
Mais le fait que des malades se confient ardemment en l'intercession de Marthe pour être guéris ne doit pas nous entraîner dans je ne sais quelle comode compromission avec la vérité. Et malheureusement, à la lecture du livre du postulateur B.Perrous, je suis effaré de voir avec quelle habileté il manoeuvre pour :
- avouer somme toute la vérité des faits ( peut-être de guerre lasse ? Peut-être cherche-t-il ainsi à se mettre en paix avec sa conscience ? ), de sorte qu'un lecteur intelligent qui ne doutait pas de Marthe ne peut lire son apparent "plaidoyer" sans revenir complètement sur sa bonne opinion de départ !
- et en pirouettant sur tout cela en prétendant que finalement, cela ne pose de problème qu'aux fâcheux - et qui donc voudrait l'être ? - Arrivant ainsi à culpabiliser ceux qui veulent simplement savoir la vérité, il prétend comme vous que "il faut bien excuser un peu la brave femme ! Autrement.... Où donc serait la miséricorde, je vous le demande ? "
Un bon avocat peut facilement vous faire prendre parti pour un monstre, et trouver chez la victime de la culpabilité. C'est exactement ce que fait Perrous dans son ouvrage, salissant comme vous le travail impeccable de de Meester dont " le bruit des médisances téméraires, mesquines, diffamatoires et/ou orgueilleuses " enténèbrerait finalement toute l'affaire.
Exactement de la même manière : ce n'est certainement pas en relevant deci delà quelques éléments de la vie de Jean-Paul II qui pourraient faire penser à de la sainteté
( - soit dit en passant : rien d'extraordinaire qu'un ancien sportif comme lui couchasse volontiers par terre, qui peut ignorer les vertus de cet exercice pour la santé du dos ? Les japonais couchent par terre pour la plupart, pour leur plus grand bien, les légionnaires aussi, ils se douchent à l'eau froide ce qui est très bon pour la santé, il suffit de connaître les ouvrages du dr Kneipp pour s'en persuader, bref - )
que l'on peut tout d'un coup faire diversion pour oublier les fruits mauvais de son pontificat.
Un saint, par son ascèse, veut obtenir des forces pour défendre les vertus catholiques, les traditions de l'Eglise, et pas pour rassembler toutes les religions en une même société de "croyants" égaux, et sûrement pas pour persécuter ceux qui, contre vents et marées, veulent continuer à célébrer le vrai culte au Dieu Trinité, en fidélité à la Tradition. Aucune pseudo "théologie du corps", visant soit disant à corriger des erreurs du passé ( elles ont bon dos ! ) et ne faisant que remplacer la signature de saint Paul par la sienne, ne peut justifier pareille dérive.
On ne reconnaît l'arbre qu'à ses fruits. Bons ou mauvais. Un point c'est tout.
Ainsi donc : la sainte Eglise traversera cette crise et y survivra, car le Christ la sauvera de la mort, elle et son vicaire. Mais il est évident qu'actuellement éclipsée, elle ne pourra que déclarer, dans son triste état de léthargie, apparemment bienheureuse celle qui fut la cheville ouvrière de l'ombre de Vatican II, vue que c'est ce qui s'est passé pour JPII et Paul VI et tant d'autres, plus par routine qu'autre chose. Il fallait bien des "saints de Vatican II", authentiques ou non, afin de continuer à le légitimer.
L'Eglise conciliaire, lasse de Dieu et de la sainteté, est tout bonnement en train de "passer à autre chose". Bonne nuit, Emmanuel.

apvs

Vous lui avez entre autres reproché de n’avoir pas mis en pratique ce que saint Paul appelle la mise en esclavage du corps.
Non, Emmanuel, vous auriez bien voulu que je le fasse, pour pouvoir me prendre à défaut dans mes propos, sournois que vous êtes :))
Comment voulez-vous après cela que je prenne au sérieux votre jugement
Votre nuit a du être bonne, Emmanuel alias Jean-Charles alias... : je dirais plutôt : elle a du être profonde.
Mais attendez, me voici à mon tour pour éclairer votre lanterne qui vacille. En effet, le sens de mon propos était très clair, sauf pour vous cela va sans dire.
Jean-Paul II isole ce qu'il appelle "la théologie du corps", sans rien faire d'autre d'ailleurs que citer saint Paul. Notre saint, lui, parle bien sûr du corps, mais tout relativement à l'âme qui est au cœur de sa pédagogie du salut : car le Seigneur est venu sauver d'abord L'ÂME, et non d'abord le corps terrestre qui doit mourir avant de participer à la Résurrection SI l'âme est sauvée.
De sorte ( et c'est ce que je vous avais dit, Emmanuel alias, mais que vous feignez de ne pas comprendre, et que vous déformez par un sophisme de type : "en fait, vous n'avez pas dit telle chose sensée, mais telle autre insensée ")
qu'il n'y a pas lieu de se mettre à l'école d'une théologie réduite à celle du corps, comme le propose Jean-Paul II, mais bien à l'école du Christ parlant par la bouche de saint Paul, et qui parle DU SALUT DE L'ÂME, qui naturellement a besoin du corps, un avec elle, mais sans dépendre de lui qui est poussière, et qui y retournera.
Et comme je vous l'avais dit précédemment avant que vous ne sombriez dans la profondeur des limbes, JPII a donné une orientation corporelle ( volontairement ou non ) à la "théologie" de beaucoup de nos contemporains, qui aujourd'hui, conçoivent l'union à Dieu comme une oeuvre plus corporelle ( baiser, toutes formes de sexualité même contre nature, remariage, violation du célibat ) qu'avant tout spirituelle. C'est malheureusement le propos de ce post de fr.news.
Vue que vous n'aviez pas compris la première fois, je gage que vous ne comprendrez pas non plus maintenant. C'est pourquoi je vous souhaite une bonne nuit, Emmanuel alias Jean-Charles.

apvs

Vous transformez en négatif ce qui n’est pas en soi négatif mais plutôt positif dans la vie de Jean-Paul II.
Négatif, Emmanuel, négatif : je me contente de ne pas prendre pour un bilan positif, ce qui en fait n'est qu'un élément apparemment positif, mais qui n'engage à rien ( vu qu'un Arius a bien pu aussi être qualifié d'ascete, mais en se révélant être le contraire d'un saint. ) Bref, je me contente de ne pas prendre des vessies pour des lanternes, ce qui s'appelle être réaliste, chose dont vous tentez assez bassement de me culpabiliser.

apvs

La béatification de Marthe Robin est effectivement en bonne voie, et il n'y a rien d'extraordinaire à cela : faut-il rappeler que Jean-Paul II, Paul VI viennent d'être - par quel égarement incompréhensible ? - élevés eux-aussi à la gloire des autels, malgré tous les périls dans lesquels ils ont plongé la sainte Église du Christ ? François lui-aussi sera sans doute canonisé pour avoir appeler à recevoir le vaccin inhumain anticovid.
Pour Marthe, le fait qu'elle recevait un très grand nombre de personnes chez elle montre bien qu'elle approuvait les mensonges que l'on disait sur elle, et qui lui valait une réputation usurpée de sainteté. Le postulateur de sa cause s'est récemment fait connaître pour ses attouchements graves sur des femmes, à l'image du père Finet. Défendre un mensonge n'est jamais très bon, en effet.
Que Jean-Paul II disciplinait son corps d'une manière héroïque est une extrapolation des plus discutables : le fait pour un pape, de se faire creuser une piscine personnelle, peut se justifier pour lutter contre une maladie qui nécessite de faire du sport. Cela ne représente pourtant en rien une quelconque prouesse ascétique. Jean-Paul II n'est pas non plus connu pour s'être dispensé d'abondants contacts avec les membres du sexe faible, ni pour avoir gardé sa virginité - ce qui d'ailleurs rend pour beaucoup plus "acceptable" une figure comme François, qui a carrément vécu avec une femme, et dont le jugement en est considérablement affaibli, car tous les hommes ne sont pas des saint Augustin.
S'émerveiller de la création, et en particulier du corps, qui est la parfaite métaphore de l'Eglise, le Corps du Christ, est propre à saint Paul : de sorte qu'il n'y a nul besoin de le citer, mais tout simplement de le lire, sans rien y ajouter, pour en retirer tout le profit nécessaire pour le salut. Mais le salut, EST L'AFFAIRE DE L'ÂME, et non "de ce corps de mort". Pourquoi "de mort" ? Car hérité de l'ancien Adam, dont nous portons tous l'image. Et c'est en passant par la mort du Christ, en acceptant de mourir à l'appétit naturel instinctif des sens, que nous pouvons participer à sa Gloire.
Autrement dit : si l'âme n'est pas sanctifiée, alors le corps ne sert à rien, et nous entraîne vers notre anéantissement de créature terrestre et limitée.
C'est donc L'ÂME avant tout que le Christ est venu sauver. On ne peut parler de "la théologie du corps" sans parler avant tout, comme saint Paul, de "la théologie de l'âme".
Isoler la théologie du corps, comme a souhaité le faire Jean-Paul II, a ouvert la voie à toutes les dérives actuelles, portant par exemple le baiser aux nues, et aussi toutes formes de sexualité ( y compris contre nature ) comme porteuses d'éléments positifs !
Rien de tout cela dans saint Paul : il est, lui, parfaitement fidèle au message de la Croix du Christ, c'est un vrai saint, son enseignement est sûr, c'est celui du Christ.

apvs

Arius traitait son corps durement, et se vêtait de haillons : je ne vois pas que cela suffise pour le déclarer saint. Il aurait fallu avant tout la fidélité à la doctrine catholique, l'humble soumission à l'autorité du pape, la charité chrétienne.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus porta cilice et autres instruments de pénitence corporelle, avant de comprendre qu'elle poursuivait par là une forme cachée de vanité.
Pas la peine d'en mettre "plein la vue" au Bon Dieu ou aux hommes pour devenir saint, au contraire. Servir le Christ dans l'humilité est autrement plus difficile et méritoire.

jamacor

Seigneur, donne-nous des prêtres saints

apvs

Pour Hoyeau, le contexte de l'Église [Novus Ordo] a permis les abus car ces fondateurs n'ont pas rencontré de contrepoids à l'extérieur ou à l'intérieur de leur communauté.
Autre chose est de souligner que l'existence de dérives de certains membres de l'Eglise ne datent pas de Vatican II, autre chose de constater que depuis cet événement regrettable, il n'y a plus de boussole sûre pour faire contrepoids à ces dérives.
Il ne faut pas non plus perdre de vue que les personnages déviants dont il est question ici ne sont pas des "accidents ordinaires " dans l'Eglise : ils ont tous été "confirmés en grâce " en quelque sorte par celle que l'on tente actuellement, contre toute évidence, de promouvoir comme LA sainte la plus extraordinaire de notre temps, et point d'appui essentiel pour les réformes du concile VII. Je veux bien sûr parler de Marthe Robin, jamais égalée dans la parodie du mysticisme.
Or comme ne cesse de nous le dire Notre Seigneur : "On reconnaît l'arbre à son fruit" et "on ne cueille pas du raisin sur des ronces", "un arbre bon porte des fruits bons, un arbre mauvais porte des fruits mauvais".
Impossible que des pervers sexuels puissent accomplir du bien au sein de l'Eglise, un point c'est tout.
Si l'on me demande si je préfère suivre Jean-Paul II et sa "théologie du corps" , ou bien saint Paul qui traitait son corps en esclave "de peur d'avoir couru pour rien", sans aucune hésitation je choisis saint Paul, le vrai disciple du Christ mort sur la Croix.

jamacor

Seigneur, donne-nous des prêtres saints

Elie M.

Assez bien vu, sauf la racine spirituelle du problème, qui est ancienne.
Il s'agit de la doctrine des "hommes providentiels" qui a été cultivée au 19e siècle, ou déjà avant.
L'erreur, c'est que chaque homme est providentiel dans la mesure où il répond à ce que Dieu attend de lui, il n'y a pas de "Patriarches" que Dieu enverrait "à chaque génération".
Rester humble n'est jamais facile... et presque impossible au milieu des exaltations des années '60 dans l'Eglise d'Occident.

AveMaria44

La perversité morale suit automatiquement la perversité doctrinale qui est donc la plus grave. Au nom d'une "mystique" dévoyée on sombre dans la chair et le gourou est J-P2 avec sa "théologie" du corps. L'abbé de Nantes avait une notion erronée de la personne, bien que conservateur sous d'autres point de vue........Le plus grave étant de justifier ses vices par une "théologie" appropriée.

AveMaria44

Cher ami, merci pour cette précision. Je parlais de la fausse notion de la personne de l'abbé de Nantes, et je ne pense pas qu'il soit à mettre dans le même sac que les trois autres.

Vexilla Galliae

« Cette ordure » : comme c'est chrétien !

Vexilla Galliae

Malheureusement, la Tradition a également été touchée par ce genre de scandales. L'abbé de Nantes et ses « baisers mystiques » ne valaient guère mieux que les divagations érotico-spirituelles de ces trois-là... Vatican II a mis toute l'Église sens dessus dessous et les fidèles affolés, d'un côté comme de l'autre, se sont souvent réfugiés derrière des personnalités charismatiques... pas toujours chastes, ni orthodoxes...