Le nouvel évêque du Brésil nommé par Léon XIV promeut un rite amazonien valorisant les « visions de Dieu » des peuples autochtones.
Le 18 septembre, Léon XIV a nommé Mgr Antônio Fontinele de Melo, âgé de 58 ans, évêque de Rio Branco, au Brésil ; celui-ci était jusqu’à présent évêque d’Humaitá.
Un engagement de longue date au sein des CEB
Mgr Fontinele est surtout connu pour son engagement au sein des Communautés ecclésiales de base (CEB) du Brésil. Celles-ci mettent l’accent sur l’Écriture Sainte, la participation des laïcs, l’organisation communautaire et l’action sociale.
Il a été coordinateur pastoral de Porto Velho (2005-2010), a contribué à l’organisation du rassemblement des communautés ecclésiales de base « Dozinho » en 2008 et a occupé le poste de conseiller de la région Nord-Ouest de la Conférence épiscopale brésilienne pour les communautés ecclésiales de base (2009-2012).
Il a passé quatre ans au sein de leur structure nationale avant de devenir évêque d’Humaitá en 2020.
Au Brésil, ces communautés entretiennent des liens historiques étroits avec la théologie de la libération, l’activisme écologique, l’inculturation et les rituels autochtones.
La CEB possède ses propres rituels
La CEB a adopté une forme ritualisée de spiritualité communautaire connue sous le nom de « mística ».
Les participants forment un cercle autour d’un « autel au sol ». Parmi les objets typiquement présents sur cet « autel », on trouve de la terre, la Bible, des fleurs, des fruits, des plantes, de l’eau, des bougies, des graines, des instruments de musique, des bannières pastorales et des photographies à caractère politique ou religieux.
Au programme de cette cérémonie figurent un « Credo écologique », la « Fertilité de la Terre » et l’utilisation de « la terre, l’eau, le feu et l’air ».
Mgr Fontinele a publié de nombreuses vidéos montrant ce type de rituel sur son compte Instagram personnel (captures d’écran ci-dessous).
Mgr Fontinele prône l’écothéologie
Dans une interview accordée en 2020, il a décrit les CEB comme des moments transformateurs et libérateurs.
Dans une autre interview de 2020, il a déclaré : « La théologie et la biodiversité prennent une forme concrète […] sous la forme d’une écothéologie, qui engendre une spiritualité écologique. »
Il a identifié « l’inculturation de la foi » comme une priorité amazonienne et souhaite une Église « plus ouverte au dialogue et plus inclusive envers les différentes cultures, en particulier celles des peuples autochtones ».
L’« Église davantage inculturée » en Amazonie devrait posséder « une identité qui lui soit propre ».
Poème au rite amazonien
En août 2023, alors qu’il était évêque d’Humaitá, il a publié un plan pastoral appelant à « valoriser les coutumes et la culture des peuples autochtones » et à « prendre en compte le mysticisme amazonien ».
En octobre 2025, Mgr Fontinele – qui a écrit des poèmes toute sa vie – a composé un hymne au « rite amazonien ». Il a déclaré que les paroles devaient mettre en valeur la foi, les rites et la culture amazoniens :
« Il est nécessaire
d’une inculturation liturgique
Pour les peuples autochtones,
Les peuples originaires,
et de développer
un rite amazonien.
Il a ensuite appelé à préserver et à « valoriser les rituels » des peuples autochtones ainsi que – ce qui est le plus frappant – leurs « visions de Dieu ».
Traduction de l'IA