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2 ) Le « Jésus de Maria Valtorta » ne serait en fait qu'un gourou ? Réfutation de l'article de dom Guillaume Chevallier ( version 2024 )



communautesaintmartin.org/…MV-III-ASPECTS-PSYCHOLOGIQUES-DES-PERSONNAGES-.pdf

Maria Valtorta et don Guillaume Chevallier : toujours rien de nouveau ?

Qui est le mentor de dom Guillaume Chevallier ?

Voir aussi la réponse de F.M.Debroise à ces articles,

celle du docteur psychiatre D.Gloppe

et celle du collectif Marie de Nazareth: Réponse à Don Guillaume Chevallier : il n’y a aucune erreur doctrinale dans les écrits de Maria Valtorta

Le « Jésus » de Valtorta révèle de nombreux traits d’une personnalité narcissique. Il suscite des relations à l’intérieur du groupe des disciples qui dégagent des aspects « toxiques », comme dit la psychologie.

---> C'est donc bien à un gourou que DGC assimile "le Jésus de Maria Valtorta" comme il l'appelle, en en dressant ce soi-disant portrait-robot qui provoquerait la plus vive protestation de n'importe quel lecteur honnête de l'EMV, tant cela n'a strictement rien à voir avec la réalité. Vu le complet dénie de l'auteur, nous sommes ici en devoir de lui infliger sa première petite "leçon pour les nuls", et elles seront extrêmement nombreuses au cours de ce travail de réfutation, étant donné le niveau de son travail :

1 ) Petite leçon pour les nuls : qu’est-ce qu’un gourou ?

---> C'est fondamentalement quelqu'un de faux, qui vous fait croire à sa perfection personnelle pour mieux vous séduire et vous imposer par ruse ses exigences, qui deviennent forcément tôt ou tard pécuniaires et/ou moins avouables. Il stupéfie ses adeptes par un écran de fumée qui dissimule sa personnalité perverse, narcissique et manipulatrice, lui permettant de profiter de leurs faiblesses pour ses seuls intérêts personnels.

Or dans l'EMV, Jésus se révèle tout au contraire :

---> pauvre de tout ce qui n'est pas Dieu, redonnant systématiquement aux pauvres les ruisseaux d'or qui Lui passe par les mains, et se contentant pour Lui-même de très peu de chose, voire de... rien, dans un ascétisme que seuls quelques très grands saints ont pu imiter dans l'histoire de l’Église.

---> uniquement assoiffé de l'intimité de son Père, et de faire connaître aux hommes son Amour pour eux, étant complètement détaché des mondanités, sans pour autant fuir le monde dont le salut est manifestement son seul but ici-bas,

---> l’Ami des indigents, des petits, des blessés, des malades, qui ont sa préférence et dont Il ne cesse de prendre soin comme un Père de ses enfants, sans jamais se lasser,

---> parfait dans sa conduite morale, dans ses rapports avec les femmes, les hommes et les enfants,

---> sublime, divin dans ses Paroles dont la Sagesse ne peut être comparée qu'à celle de la Bible dont Il est l'auteur,

---> dans un soucis constant de ses disciples, de leur bien-être moral, matériel, mais surtout de leur avancement spirituel, comme aucun père abbé en ce monde, ni aucun maître des novices n'a jamais eu soucis des âmes consacrées qui lui furent confiées

---> leur donnant le pur miel de son enseignement en sachant toujours comment s'adresser à chacun selon sa personnalité et ses besoins propres,

---> patient et miséricordieux envers les pécheurs pour les relever inlassablement de leurs chutes et les mener à la vertu,

---> intraitable pour le péché, et envers ceux qui l'acceptent avec un coeur dur ou hypocrite, incorruptible face à leur propositions sournoises,

---> ardent Apôtre du Dieu Amour, assoiffé de l'amour des hommes, ne leur faisant que du bien, et acceptant en retour leur ingratitude absolue sans se rebeller, mais en acceptant la Volonté de son Père qu'Il sauve ainsi le monde par son Martyr.

"Où sont les citations de l'œuvre qui accréditent votre témoignage ?", va-t-on sûrement me demander : elle sont à chacune des pages de l'œuvre, qui en sont autant de preuves !

---> Pour donner ici rien qu'un petit aperçu de qui est Jésus tel que Maria Valtorta le connaît par ses visions,
lisons une description qu'elle fait de Lui avec la délicate précision qui est sa marque propre :

EMV 243 - À Cana chez Suzanne. L’allure, le comportement et la voix de Jésus :

(...) (...)

Dans la maison de Cana, c'est la fête pour la venue de Jésus et une fête peu inférieure à celle qu'il y eut pour les noces miraculeuses. Il manque les musiciens, il n'y a pas d'invités, la maison n'est pas enguirlandée de fleurs et de verts rameaux, il n'y a pas de tables pour des hôtes nombreux, ni le majordome près des crédences et des jarres remplies de vin. Mais tout est dépassé par l'amour que maintenant on donne dans sa juste forme et sa juste mesure, c'est-à-dire non pas à l'hôte, peut-être un peu parent mais qui n'est jamais qu'un homme, mais à l'Hôte Maître dont on connaît et reconnaît la vraie Nature et dont on révère la Parole comme une chose divine. Aussi les cœurs de Cana aiment avec tout eux-mêmes le Grand Ami qui s'est présenté avec son habit de lin à l'entrée du jardin, au milieu de la verdure du sol et de la rougeur du crépuscule, embellissant toutes choses par sa présence, communiquant sa paix non seulement aux âmes auxquelles il adresse son salut, mais jusqu'aux choses.

Où que se tournent ses yeux bleus, il semble s’étendre un voile de paix solennelle et pourtant joyeuse. La pureté et la paix s'écoulent de ses pupilles, comme la science de sa bouche et l'amour de son cœur.

Pour qui lira ces pages, ce que je dis paraîtra peut-être impossible. Et pourtant le même lieu qui, avant l'arrivée de Jésus était un endroit ordinaire, ou bien un endroit où un mouvement affairé exclue la paix qu'on suppose étrangère à l'agitation du travail, ce lieu dès qu'il se présente, s'ennoblit, et le travail lui-même prend un je ne sais quoi d'ordonné qui n'exclut pas la présence d'une pensée surnaturelle qui se fonde avec le travail manuel. Je ne sais si je m'explique bien.

Jésus n'est jamais renfrogné, pas même aux heures de plus grand ennui pour quelque événement qui Lui arrive, mais il est toujours majestueusement digne et il communique cette dignité surnaturelle au cadre où il se meut. Jésus n'est jamais d'une gaieté étourdissante, ni pleurnicheur, avec une figure déformée par le rire, ni un hypocondriaque, même aux moments de plus grande joie ou de plus grand découragement.

Son sourire est inimitable. Aucun peintre ne pourra jamais le reproduire. Il semble que ce soit une lumière qui émane de son cœur, une lumière radieuse aux heures de plus grande joie pour une âme qui se rachète ou une autre qui s'approche de la Perfection; un sourire je dirais couleur de rose quand il approuve les actions spontanées de ses amis ou de ses disciples et il se réjouit de leur voisinage; un sourire azuré, toujours pour rester dans les couleurs, angélique quand il se penche sur des enfants pour les écouter, les instruire, les bénir; un sourire tempéré par la pitié quand il regarde quelque misère de la chair ou de l'esprit; enfin un sourire divin quand il parle du Père ou de sa Mère, ou qu'il regarde et écoute cette Mère très pure.

Je ne puis dire l'avoir vu hypocondriaque même aux heures de plus grand déchirement. Dans les tortures de la trahison, dans les angoisses de la sueur de sang, dans les affres de la Passion. Si la tristesse submerge l'éclat très doux de son sourire, cela ne suffit pas pour effacer cette paix qui semble un diadème de gemmes paradisiaques qui resplendit sur son front sans rides et éclaire de sa lumière toute sa divine personne.

Et ainsi je ne puis dire l'avoir jamais vu s'abandonner à une gaieté excessive. Pas étranger à un franc éclat de rire, si les circonstances le demandent, il reprend tout de suite après sa sérénité pleine de dignité. Mais quand il rit, il rajeunit prodigieusement au point de prendre le visage d'un jeune de vingt ans et il semble que le monde rajeunisse par l'effet de son beau rire franc, sonore, nuancé.

Je ne peux pas dire non plus Lui avoir vu faire les choses avec hâte. Qu'il parle ou qu'il se meuve, il le fait toujours paisiblement sans être jamais lent ou nonchalant. C'est peut-être parce que, grand comme il l'est, il peut faire de grands pas sans pour cela se mettre à courir pour faire beaucoup de chemin, et parce qu'également il peut atteindre avec facilité les objets éloignés sans avoir besoin de se lever pour les atteindre. Il est certain que jusque dans ses gestes il a l'air majestueux d'un grand seigneur.

Et la voix ? Voilà : cela fait presque deux ans que je l'entends parler et pourtant parfois je perds le fil de ce qu'il me dit, tellement je me plonge dans l'étude de sa voix:’ Et le bon Jésus, patiemment, répète ce qu'il a dit en me regardant avec son sourire de bon Maître, pour éviter que dans les dictées il ne s'ensuive des coupures dues à la béatitude que j'éprouve en écoutant sa voix, en la goûtant, en étudiant son timbre et sa beauté. Mais, après deux ans, je ne saurais pas dire avec précision à quel endroit du registre des voix le classer. J'exclus absolument la voix de basse, comme j'exclus celle de ténor léger. Mais je ne sais toujours pas s'il a une puissante voix de ténor ou celle d'un parfait baryton avec une très grande étendue de son registre vocal. Je dirais que c'est cela parce que sa voix prend parfois des intonations de bronze, presque ouatées tant elles sont profondes, spécialement quand il parle en tête à tête avec un pécheur pour le ramener à la Grâce, ou quand il indique aux foules les déviations des hommes.

Mais ensuite, quand il s'agit d'analyser et de mettre à l'index les choses défendues, et de dévoiler les hypocrisies, le bronze se fait plus clair, et il devient tranchant comme un coup de foudre quand il impose la Vérité et sa volonté, jusqu'à arriver à résonner comme une plaque d'or frappée par un marteau de cristal quand elle s'élève pour chanter un hymne à la Miséricorde ou pour magnifier les œuvres de Dieu;

Ou bien encore elle prend un timbre affectueux pour parler à la Mère et de la Mère. Alors elle est vraiment imprégnée d'amour, cette voix, d'un amour respectueux de fils et d'un amour de Dieu qui loue la plus parfaite de ses œuvres. Et ce ton, bien que moins appuyé, il s'en sert pour parler aux préférés, aux convertis, ou aux enfants. Et il ne fatigue jamais, pas même dans les plus longs discours parce que cette voix revêt la pensée et la parole en en exprimant la puissance ou la douceur selon le besoin.

Et moi, je reste parfois la plume à la main à écouter et puis je m'aperçois que le développement de la pensée est trop avancé et qu'il est impossible de ressaisir... et je reste là jusqu'à ce que le bon Jésus répète, comme il fait quand on m'interrompt ! pour m'apprendre à supporter patiemment les choses ou les personnes ennuyeuses dont je vous laisse à penser combien elles sont "ennuyeuses" quand elles m'enlèvent la joie parfaite d'écouter Jésus.

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Conclusion :

---> Jésus dans l'EMV n'a strictement aucune des caractéristiques d'un gourou, c'est une pure invention de l'auteur qui pratique la stratégie de l'homme de paille. Sa seule stratégie va être de diffamer et caricaturer systématiquement la Perfection, afin de la faire passer pour une dérive sectaire qu’elle n’est pas. Il reproduit ainsi d'une certaine manière ce que fut le faux procès du Christ, qui le condamna à mort.

2 ) D'où vient que DGC accuse "le Jésus de Maria Valtorta" de narcissisme ?

---> Soyons clair : cela ne peut pas venir de l’œuvre, puisqu’il ne s’y trouve aucun narcissisme chez Jésus, rien qui puisse justifier une telle accusation. Aucune loupe binoculaire, ni aucun microscope n'est capable d'en déceler chez Lui la plus légère trace. Qu'Il y soit décrit comme beau, le plus beau des enfants des hommes, et que cela fasse l'objet de nombreux passages dans l'oeuvre n'implique pas chez Lui le moindre défaut moral, car Il se révèle au contraire comme étant la Perfection même, à tous les niveaux : divin, humain, spirituel, moral et physique. Il est tout l'opposé du narcisse, dont la beauté se flétrit par le retour égoïste sur lui-même.

---> Mais ce que l'auteur se garde bien d’avouer, c'est que la réponse à notre question ne se trouve pas dans l'oeuvre qu'il incrimine, mais au plus profond de sa propre conscience gravement perturbée par la perversion narcissique de don Jean-François Guérin, le fondateur de la communauté saint Martin à laquelle il appartient, et qui se rendit coupable d'actes déviants à l'encontre de certains de ses séminaristes ( et qui sait : de DGC lui-même ? Au quel cas, il mériterait toute notre compassion, sans pour autant que cela puisse excuser son entreprise de diffamation ).

---> Et depuis lors, il semble impossible à l'auteur de considérer par exemple que "le Jésus de l'EMV" puisse contempler un petit enfant, trouvant dans cette pure vision d'amour un réel réconfort pour son Âme Immaculée si lasse du péché du monde, sans y déceler à tort une perversion narcissique, ou quelque autre déviation morale, soi-disant imaginée et attribuée par Maria Valtorta au "Jésus de son oeuvre".

---> Il faut en conclure qu'à moins peut-être d'entreprendre lui-même une thérapie, il lui sera désormais impossible de lire sereinement même les quatre Evangiles, sans plaquer ses propres blessures sur les événements parfaitement innocents qui s'y trouvent. Car y condamner notre Seigneur comme il le fait dans l'EMV est d’une très grande facilité, il suffit pour ce faire de tout y déformer :

---> Ainsi, nous pourrions facilement prétendre déceler dans l’Evangile de l'Enfance les soi-disant signes avant-coureurs d'une personnalité particulièrement perturbée chez Jésus : puisque dès l'âge de 12 ans, il aurait trompé la vigilance de ses parents pour jouer au sage devant les docteurs du Temple, avec ses beaux discours enchaînant les esprits !
Et malheureusement, au lieu de corriger immédiatement comme il se doit le petit enfant-gourou, ses parents démissionnaires l'auraient même laissé leur répondre crânement, sans exiger de lui une seule excuse ! Et comment après cela, s'attendre à de bons résultats ?

---> Sûrement pour ramener encore plus l'attention à Lui seul, étant devenu adulte et pathologiquement narcissique et manipulateur, Jésus en serait venu à sortir des sentences névrotiques d'auto-valorisation, du style : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sans passer par Moi." ( Jean 14,6 ) ; " Je suis roi. Moi, si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité entend ma voix. " ( Jean 18,37 )

---> Même le pire des gourous narcissiques n'avait encore jamais osé pousser le bouchon aussi loin ! Mais encore une fois : après avoir reçu une telle non-éducation de ses parents, pourquoi s’en étonner ?

Conclusion :
---> Voilà comment on pourrait honteusement caricaturer les Evangiles eux-mêmes.
Mais à la différence de DGC, nous en restons heureusement au stade de l'auto-dérision : les faits parlent d’eux-mêmes, et ceux qui ont le cœur simple comprennent que tout vient de ce que le Christ était réellement Dieu, et avait l’autorité lui venant de son Père, dans l'Onction de l'Esprit-Saint reposant sur Lui.

DGC :
Son enseignement prolixe et autoritaire enchaîne les esprits.

--->
L'absurdité d'une telle critique est évidente, lorsqu'on lit dans l'Evangile :
« Et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. » ( Mc 1,21 ),
et :
"Il les enseignait longuement" ( Mc 6,34 ).

---> Si donc un enseignement prolixe et autoritaire aurait nécessairement pour effet "d'enchaîner les esprits", alors il faudrait tout de suite en conclure que c'était bien l'effet des prises de parole du Christ, telles qu'elles nous ont été décrites par saint Marc !

---> Car il serait assez difficile de montrer une grande autorité par ses discours, tout en ne parlant que seulement deux ou trois minutes d'affilé à chaque fois, pas plus. Que Jésus se soit montré prolixe dans ses enseignements est donc on ne peut plus conforme aux Evangiles, et il suffit d'ailleurs de lire saint Jean chap.14-17 pour en être certain.

---> Et il est vrai qu'aux yeux de ceux qui n'ont pas d'autorité, faute de personnalité ou de formation valable, celui qui en a peut facilement paraître envahissant : tel était bien Jésus aux yeux des pharisiens, qui cherchaient pour cela à s'en débarrasser ( Luc 22,2 ).

---> Lorsque la haine ou la jalousie à son égard fait secrètement désirer que quelqu'un ne soit pas écouté, le fait qu'il le soit tout de même - comme c'est le cas avec l'EMV, puisqu'elle est de plus en plus connue, au grand dam de certain - conduit tout naturellement à juger de façon péremptoire que cet homme "enchaîne les esprits" : mais qui donc, en réalité, cherche ici à enchaîner les esprits par ses fausses analyses psychologiques ?

Si les choses étaient telles que les décrit l'auteur :

---> d'où viendrait alors que dans l'oeuvre, les apôtres puissent donner si souvent leur propre opinion, prendre des résolutions, questionner à Jésus, suivre son avis ou non, voire même Le conseiller, infléchir ses décisions ? Pourquoi y a-t-il constamment un dialogue paisible, normal et bienfaisant entre le Christ et ses disciple, dans l’EMV, si en fait, ces derniers étaient rendus incapables de réfléchir, sous l'emprise de leur « gourou » ?

---> d'où vient-il également que ce soient très souvent les questions des apôtres ou des gens qui l’entourent qui suscitent les enseignements du Seigneur, si pourtant, à cause de Lui, personne ne peut plus penser quoi que ce soit, ni s’interroger librement ? En voilà une contradiction !

---> d'où viendrait-il également alors le foisonnement de commentaires des lecteurs de Maria Valtorta sur de nombreux passages de l'œuvre, comment pourraient-ils prendre celle-ci comme levier - qu'ils soient prêtres ou simples laïcs - pour annoncer le Christ au monde déboussolé, ou s'appuyer sur les saintes Ecritures et la foi catholique traditionnelle pour réfuter intelligemment certain prêtre caricaturiste illusionniste voulant détruire l’EMV ? Ce serait assez difficile, s’ils étaient privés de tout jugement critique, et il serait très facile à DGC de me réfuter : or la tâche va se révéler pour lui absolument impossible.

Conclusion :

---> On cherche donc ce fameux "enchaînement des esprits", mais bizarrement sans jamais le trouver,
sauf peut-être chez les adversaires de cette œuvre, enchaînés à leur critiques sans fondement.

---> Mais peut-être que pour DGC, l'enseignement du Christ aurait dû être comparable - spécialement en brièveté et en platitude - à celui d'un prêtre quelconque lors de ses sermons ?

---> Et certainement que, par crainte de voir ses paroissiens s'endormir sur leur chaise le dimanche,
DGC commence lui-même toujours le sien par un : "Je serai bref" ? Et effectivement, quand on n'a pas grand chose à dire de bien intéressant faute d'amour pour les gens, voilà encore la meilleure résolution à prendre. Tel n'était pas le cas du Christ. Et s'Il savait se montrer très naturellement prolixe, on constate dans de nombreux autres passages de l'EMV qu'Il savait tout aussi bien être bref, selon les circonstances.

---> Mais pour en juger, encore faudrait-il avoir lu l'oeuvre et en parler objectivement, non pas à la manière de l'auteur suivant sa propre imagination pour critiquer dans le vide, en dépit des faits.

DGC :
Pris isolément, les arguments suivants ne seraient peut-être pas convaincants ; mais ensemble, ils décrivent bien l’atmosphère de l’Œuvre tout entière.

---> Ce qui veut dire en réalité :
" Je me rends bien compte de la vanité de mes arguments caricaturaux, mais je mise cependant sur leur effet de masse pour réussir à tromper le monde".

---> Qu'il soit pris isolément ou parmi une multitude d'autres, un mensonge ne peut en aucune manière décrire la réalité : voilà bien décrit ici en une seule phrase l'atmosphère des trois articles de DGC, tout entiers.

---> Et en fait de décrire l’EMV, les arguments de DGC ne sont en réalité qu’un prétexte à découvrir cette œuvre, qui est aux antipodes de ce qu’il va astucieusement essayer de nous faire croire. Ce qui est à ses yeux si dangereusement hérétique est en réalité une pure merveille, un chef d’œuvre du ciel, pleinement conforme à Jésus-Christ notre Seigneur et à son Evangile : nous allons le découvrir ensemble, pas à pas, en réfutant ces trois articles bourrés d'illusions.

DGC :
. La personnalité de « Jésus » est en effet envahissante.

---> C'est bien en effet le propre de la Lumière de se montrer quelque peu « envahissante » pour les ténèbres, là où elle resplendit et chasse l'obscurité.

---> Le Christ ne fut-Il pas connu par ses miracles et ses Paroles de tous les points de la Judée et de la Galilée, et que de tous les environs, on accourait vers Lui ? ( Luc 5,15-17 ; Is 9,1 ; Mat 4, 14-25 ). C’était plutôt à caractère « envahissant » pour les pauvres pharisiens ainsi délaissés par le peuple. Tellement envahissant qu’ils durent se résoudre, « la mort dans l’âme », à se débarrasser physiquement du Seigneur, comme aujourd’hui certains voudraient le faire de l’EMV.

---> Mais en réalité, Jésus est décrit par Maria Valtorta tellement « envahissant », qu'étant rejeté, Il s'en allait sans insister ; tellement « envahissant », que sa seule réponse au cruel manque d'amour qu'Il rencontrait régulièrement pour prix de ses bienfaits était de ne pas condamner, d’aimer, de prier en silence, ou encore… de pleurer. Sans jamais s'imposer.

---> Curieux « envahisseur » que voilà !

---> Enfin, la « personnalité envahissante » de Dieu Lui-même n'est-elle pas décrite tout au long de la Bible ?

« Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : hors moi, pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’orient à l’occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre :
je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur. C’est moi, le Seigneur, qui fais tout cela.
»
( Isaïe 45,5 )

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération. » ( Exode 20,2 )

« Cieux, écoutez ; terre, prête l’oreille, car le Seigneur a parlé. »
« Oui, pour le Seigneur de l’univers, il y aura un jour contre tout orgueil et toute prétention, contre tout ce qui s’élève et sera abaissé, contre tous les cèdres du Liban, prétentieux et altiers, contre tous les chênes du Bashane, contre toute haute montagne, et toute colline élevée, contre toutes les tours arrogantes, et tout rempart fortifié, contre tout vaisseau de Tarsis, et tout navire de grand prix. L’arrogance des humains sera humiliée ; la prétention des hommes sera abaissée. Seul le Seigneur sera exalté en ce jour-là. »
( Isaïe 1 )

---> Or il faut bien se mettre d’accord une bonne fois pour toutes : Jésus et le Dieu de l’Ancien Testament sont une seule et même Personne. Après, peut-être que DGC croit au contraire qu’il existe plusieurs « dieux », un dieu très envahissant de l’Ancien Testament, et un Jésus si effacé qu’on ne le remarquerait qu’à peine ? Quant à nous, nous ne versons pas dans ce genre d’hérésie burlesque.

DGC :
Ses explications systématiques et démesurément longues ne laissent pas de place à la réflexion ou à la liberté.

---> Argument risible s'il en est !

---> De même alors, les explications « systématiques et démesurément longues » de saint Augustin sur les psaumes,
de saint Jean Chrysostome sur les Evangiles, ne seraient censées pour DGC laisser aucune place à la réflexion ou à la liberté. Il est donc ici dans une simple confusion des genres : ce n’est pas parce que les Evangiles sont par nature succincts, résumés, que seul ce genre littéraire laisse la place à la libre réflexion du lecteur ! Que DGC n’aille pas prétendre n’avoir jamais lu durant toute sa vie que le Nouveau Testament, car tous les autres écrits spirituels plus longs et détaillés l’auraient privé du libre exercice de son jugement critique : c’est tout bonnement puéril et grotesque.

---> DGC devrait être très soulagé de n’avoir pas eu le malheur de devenir un proche disciple du Christ lors de sa Venue sur la terre, car autrement, il aurait été dans le devoir d'écouter ses sermons "démesurément longs" ( !!! ), ce qui l'aurait très certainement empêché de penser par lui-même et ainsi d'être libre…

---> Un peu absurde, lorsqu'on sait que c'est justement la Parole du Christ qui rend libres ceux qui la gardent ! ( Jean 8, 31-32 )

DGC :
Lorsqu’il raconte une parabole, celle-ci peut occuper jusqu’à six pages là où le Jésus de l’Evangile exprime les choses en quelques phrases.

---> Les Evangiles sont compendieux : et donc également le récit des paraboles, qui en rapporte bien l'essence, mais sans constituer un rapport complet de tous les mots prononcés par le Christ. Rappelons à ceux qui cherchent vainement dans l'oeuvre des anachronismes afin de la discréditer, que l'enregistreur vocal n'existait pas encore à cette époque ! Quoi donc de plus normal que les paraboles du Christ relatées par Maria Valtorta soient bien plus développées - et aussi bien plus nombreuses - que dans les Evangiles canoniques !

DGC :
Il se crée finalement une dépendance des disciples (et des lecteurs) au discours constamment explicatif du Maître.

---> En véritable illusionniste, l'auteur voudrait donc nous faire oublier l’existence des œuvres tellement prolixes des pères de l’Eglise, comme celle de saint Augustin dont les commentaires sur les psaumes occupent pas moins de deux volumes de 1500 pages chacun ! Ce qui fait une moyenne de vingt pages par psaume, tout de même.

---> Et que dire du merveilleux saint Jean Chrysostome qui "ensorcelle les esprits", tel le charmeur expert en charmes, tant ses œuvres savent induire une dépendance si salvifique pour ceux qui s'y abreuvent ?

---> Question : Notre Seigneur devrait donc s'être révélé moins Sage, moins Docteur que ne le furent saint Augustin et saint Jean Chrisostome, ses propres élèves ? Le Maître devrait-Il être inférieur aux disciples ?

---> Et certes, si Satan déploie ses filets pour ensorceler ses proies en les rendant captives du mensonge, grâce à tant de publications inutiles et tendancieuses,
combien il est bon que Dieu le contrecarre à l'aide de ses saints docteurs, en nous rendant saintement dépendants de leur sagesse qui est la Sienne, ket de nous garder ainsi du mal !

---> Si c'est donc une joie, une consolation, une occasion de réflexion profonde, de conversion et de prière que d'entendre ainsi Jésus nous enseigner dans l’EMV, ce n'est certainement pas une dépendance malsaine.

---> Qui a lu Maria Valtorta peut très bien d'ailleurs, s'il le souhaite - et sans en souffrir - , cesser d'y revenir pendant des années, comme en a témoigné l'abbé Guy Pagès : et de même celui qui a lu saint Augustin.

Conclusion :

---> Voilà donc bien encore un "non-argument" donc le DGC est familier, mais qui lui sert à faire dévier notre attention vers la caricature qu’il invente pour nous illusionner.

DGC :
Celui-ci en outre les prévient contre d’éventuelles autres sources de savoir, jetant l’opprobre sur toute réflexion ou science critique.

---> Affirmation totalement aberrante !

---> Jésus dans l'EMV, fait au contraire de très nombreuses références à la science et aux exemples tirés de la sagesse de son temps, preuve s’il en est qu’il ne nous interdit pas du tout les autres sources de savoir !

---> Ainsi, Jésus se réfère à Socrate, Virgile, Galien ( celui qui Le précédait ), aux connaissances médicales venant d’Hypocrate, à la science des artisans etc, etc…

---> On ne peut pas faire plus éclectique que son discours. DGC fait simplement un contre-sens absolu, ce qui est rendu évident par la citation qu'il fait ensuite pour appuyer son discours :

DGC :
[Jésus dit :] « J’ai préféré prendre des gens qui sont vierges en matière de doctrines et de connaissances, car je pénétrerai plus facilement en eux avec ma doctrine. (…) Même ceux qui représentent parmi vous les savants et les riches, vous vous êtes tous écartés dans une religion qui, dénaturée par trop de raisons, n’a de religion que le nom. (…) Les huit dixièmes d’entre vous ne sont que des idolâtres qui ont embrouillé dans les nuages de mille petites religions humaines la vraie, la sainte, éternelle Loi du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. » (II, 56, 304)7 .

---> Or loin de condamner le savoir, Jésus ne fait ici qu'appliquer le principe : "A vin nouveau, outre neuve" ( Marc 2,22 ), et justifier le fait qu'Il n'ait pas choisi pour apôtres des gens déjà très instruits du Temple, mais de simples pêcheurs et autres gens du commun pour la plupart, car Il voulait simplement être leur seul Professeur et les former de A à Z, sans autre influence.

---> Le Christ apparaissant à sainte Marguerite-Marie Alacoque nous le confirme également par cette belle métaphore, déclarant à sa jeune disciple : "Je veux faire de ton cœur une toile blanche sur laquelle je pourrai tracer tout ce que je voudrai." ( Autobiographie ). Il est facile de comprendre la bien plus grande facilité pour un artiste de réaliser son oeuvre sur une toile blanche, plutôt que sur une toile déjà utilisée.

---> Mais on a déjà vu précédemment que DGC ne connaissait pas grand-chose au discours de la mystique chrétienne authentique : ses accusations n'ont donc rien qui soit capable de nous étonner.

DGC :
A l’égard des déviants, le ton et les attitudes se font menaçants.

---> Si DGC n'a jamais ouvert le livre de l'Apocalypse - ou même la Bible, Isaïe par exemple - , ce serait une belle expérience pour lui de le faire. Et peut-être ainsi pourrait-il cesser de croire que Jésus est distinct du Dieu de l’Ancien Testament, Lui qui sait se montrer si majestueux et terrible quand l’occasion l’exige.

---> Jésus ne parle pas précisément aux sept Églises en leur passant de la pommade dans le dos. Il ne tolère pas non plus les perfides marchands dans le Temple de son Père, mais leur fait sentir tout le poids de sa colère.

---> L'article de DGC manque des connaissances bibliques les plus élémentaires sur le Christ, et s'égare dans une analyse toute humaine sans queue ni tête, vouée à l'échec.

DGC :
« Présentement les 90% d’entre vous sont semblables à Eve, empoisonnés par le souffle et la parole de Satan. » (I, 26, 112)

---> Où donc ici est la menace ?

---> Est-ce que peut-être, Eve ne fut pas sauvée par Dieu, alors qu'elle fut toute empoisonnée après sa chute par le souffle de Satan ?
Est-ce qu'aujourd'hui, une foule de nos contemporains même "croyants" ne sont pas dans le même état de chute qu'Adam et Eve, infectés qu'ils sont par le laïcisme socialiste, le communisme, la franc-maçonnerie, l'immoralité, l'indifférentisme religieux, sans parler du spiritisme, du New Age et j'en passe ?

---> Ceci est une constatation, non une menace, et Jésus peut la faire avec exactitude, car Il est Dieu.
D'autre part, Il est le Médecin des âmes : très curieuse chose que de penser qu'un médecin vous menace, lorsqu'il vous dit simplement que vous êtes très malade !

DGC :
« L’heure de la sévérité arrive. Je ne m’arrête pas, rien ne m’arrête. » (…)

---> Saint Jean Baptiste avait-il donc tort, lui-aussi, l'annoncer l'arrivée de cette heure de la sévérité ? " Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu" ( Mat 3,10 ),
ce qui fait écho à la Parole même du Christ :
"Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent." ( Jn 15,6 )

---> Est-ce que peut-être saint Pierre n'annonce-t-il pas, dans sa seconde épître, que les derniers temps seront semblables au déluge pour les impies ?
" (...) leur condamnation est en cours depuis longtemps, et leur perdition n’est pas en sommeil. Car Dieu n’a pas épargné les anges qui avaient péché, mais il les a livrés, enchaînés, aux ténèbres infernales, où ils sont gardés pour le jugement. Il n’a pas non plus épargné le monde des origines, mais, quand il a fait venir le déluge sur le monde des impies, il a protégé huit personnes, dont Noé qui proclamait la justice. Il a condamné aussi les villes de Sodome et Gomorrhe à la catastrophe en les réduisant en cendres ;
il en a fait un exemple pour montrer aux impies ce qui les attend." ( 2 Pierre 2, 3-5 )

---> Et n'est-ce pas un des grands propos de l'Evangile que d'annoncer le temps tellement profitable de la Miséricorde Divine, avant que n'arrive celui de la Justice ?
"Hâte-toi de t’accorder avec ton adversaire pendant que tu es encore en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou." ( Mat 5,25-26 ) ;

"Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes." ( Mat 6,15 ) etc...

DGC :
Jésus semble un archange punisseur. Je dirais qu’il flamboie contre le mur noir de fumée tant ses yeux resplendissent… Il semble que resplendisse jusqu’à sa voix, qui a les tons aigus du bronze et de l’argent quand on les frappe violemment. » (V, 1, 14)

---> Oui, et pourquoi ? Le mieux serait peut-être d'en lire nous-mêmes la raison dans l’œuvre, au lieu de se fier aveuglément à un illusionniste, inaugurant ici sa technique de décontextualisation de micro-citations.

---> Car à ce petit jeu, on pourrait aussi citer ainsi l'Evangile pour en dénaturer le sens :
- Et Judas alla se pendre. ( Mat 27,5 )
- Jésus dit : "Va, et toi aussi, fais de même." ( Luc 10,37 )

---> Astucieux, non ?

--->
Lisons donc le texte intégrale.

---> Contexte : Jésus entame à présent la dernière année de sa Vie publique, ayant subi pendant deux années entières le rejet et le mépris constant des pharisiens. Il s'adresse ici à ses apôtres.

EMV 313.10 - Préparatifs pour le départ de Nazareth après la visite de Simon d’Alphée, et de sa famille. Dans cette troisième année, Jésus sera le Juste.

(...) (...)

( Jésus ) "Eux, les puissants d'Israël qui se disent "sanctificateurs" et se vantent de l'être, m'empêchent, voudraient m'empêcher, de sauver et de jouir de ceux que j'ai sauvés.

J'ai maintenant depuis des mois et des mois un Lévi publicain pour ami et à mon service, et le monde voit si Matthieu est scandale ou émulation, mais l'accusation ne tombe pas. Et elle ne tombera pas pour Marie de Lazare et tant, tant d'autres que je sauverai.

Maintenant, c'est assez ! Je m'en vais sur ma route toujours plus âpre et baignée de pleurs... Je m'en vais... Mais aucune de mes larmes ne tombera inutilement. Elles crient à mon Père... Et puis criera une humeur bien plus puissante. Moi, je m'en vais. Qui m'aime me suive et se virilise, car // l'heure de la sévérité arrive. Je ne m'arrête pas. Rien ne m'arrête. //

Eux aussi ne s'arrêteront pas... Mais malheur à eux ! Malheur à eux ! Malheur à ceux pour qui l'Amour devient Justice !... Le signe du Nouveau Temps sera d'une Justice sévère pour tous ceux qui sont obstinés dans leur péché contre les paroles du Seigneur et contre l'action du Verbe du Seigneur !..."

– // Jésus semble un archange punisseur. Je dirais qu'il flamboie contre le mur noir de fumée tant ses yeux resplendissent... Il semble que resplendisse jusqu'à sa voix, qui a les tons aigus du bronze et de l'argent quand on les frappe violemment. //


Les huit apôtres sont pâles et comme recroquevillés par la crainte. Jésus les regarde avec pitié et amour. Il dit :

"Je ne le dis pas pour vous, mes amis. Elles ne sont pas pour vous ces menaces. Vous êtes mes apôtres, et c'est Moi qui vous ai choisis."

Sa voix est devenue douce et profonde. Il termine :

"Allons dans l'autre pièce. Faisons sentir aux deux persécutés ( Syntica et Jean d'Endor ) - et je vous rappelle qu'eux croient partir pour me préparer les voies à Antioche - que nous les aimons plus que nous-mêmes. Venez..."(...)

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---> Le juste avertissement de Jésus à l'égard les inconvertibles n'est en rien une menace cruelle et injuste : elle est le rappel de l'Evangile, du fait qu'on ne peut pas se moquer indéfiniment de Dieu et de son Christ sans en être puni.

---> Et c'est ce que rappellera saint Paul dans son épître aux Hébreux ( 10, 29-31 )

" Qu’en pensez-vous ? Ne sera-t-elle pas encore plus grave, la peine que méritera celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, tenu pour profane le sang de l’Alliance par lequel il a été sanctifié, et outragé l’Esprit qui donne la grâce ?

Car nous connaissons celui qui a dit : C’est à moi de faire justice, c’est moi qui rendrai à chacun ce qui lui revient ; et encore : Le Seigneur jugera son peuple.

Il est redoutable de tomber entre les mains du Dieu vivant ! "
( c’est-à-dire : à la merci de sa vengeance, ndt )

---> Il est donc on ne peut plus normal que Jésus se montre effrayant en évoquant le sort qu'en tant que Dieu, Il réserve aux cruels et aux pervertis.

---> Fin de la partie pour l'auteur.

DGC :
La vengeance au nom de Dieu est garantie avec solennité.
« Dieu, pour son honneur, sait aussi dire “ Cela suffit ”, à ceux qui, à cause de sa bonté, se croient permis d’abuser de sa longanimité et de l’éprouver. On ne se moque pas de Dieu. C’est une parole ancienne et sage. » (X, 38, 299-300)


---> Mais selon DGC, non ?

---> Et alors, si saint Pierre et saint Paul annoncent cette vengeance comme certaine, ce serait qu'ils se seraient trompés ?!

---> Que dit saint Pierre à ce sujet ?

« (…) En prétendant cela, ils oublient que, jadis, il y avait des cieux, ainsi qu’une terre sortie de l’eau et constituée au milieu de l’eau grâce à la parole de Dieu.
Par ces mêmes éléments, le monde d’alors périt dans les eaux du déluge.
Mais les cieux et la terre de maintenant, la même parole les réserve et les garde pour le feu, en vue du jour où les hommes impies seront jugés et périront
. »
( 2e épitre de saint Pierre 3,5 )

---> Saint Pierre a dû se tromper, puisque DGC le dément !

---> C'est curieux... Il me semblait que saint Jean-Baptiste en parlait, lui-aussi :
"Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. » ( Matthieu 3,10 )

---> Cela commence à faire beaucoup de prophètes qui se seraient tous trompés, contredits par le grand prophète de la fin des temps : DGC ! Heureusement que le ridicule ne tue pas...

---> Et on peut continuer :
« Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. » ( Matthieu 11,24 )

---> Il est bien connu que Dieu est un perpétuel "papa gâteau" qui ne sait jamais dire "cela suffit" à quiconque. Jamais par exemple Il n'aurait dit une pareille chose à Pharaon, le précipitant au fond de la Mer Rouge avec toute son armée pour mettre fin à son endurcissement criminel ! Sinon la Bible en parlerait. Ah... peut-être bien finalement en Exode 14, 21-27 !

DGC :
Même les dons de sa miséricorde peuvent être conditionnés ou avoir la signification d’une punition : « Va, tu auras ou n’auras pas le pardon selon la façon dont tu vivras dans le temps qui te reste. » (VII, 151, 47)

---> Tout comme dans l'Evangile ! "Et c'est ainsi que Dieu vous traitera si vous ne pardonnez pas du fond du coeur." ( Mat 18,35 )

---> Ce passage commence par la parabole de Jésus sur la distribution de l’eau ( EMV 7,160),
illustrant à la perfection toute la perfidie de ceux qui prétendent priver les humbles croyants des eaux vives distribuées par Dieu - comme par exemple en les privant de l’EMV - et ceci en parfaite désobéissance aux ordres divins. C’est particulièrement édifiant que ce soit DGC qui nous cite lui-même ce passage.

---> Suit la confession douloureuse d’un homme ayant été béni puis maudit par Jésus dans ses récoltes, pour avoir maltraité gravement deux pauvres orphelins. La situation de ce malfaiteur serait en tout point comparable à celle du mauvais riche, mais il s'en démarque cependant par le douloureux remord de conscience qu’il éprouve, après avoir entendu la parabole le poussant au repentir et à demander pardon à Jésus.

---> Celui-ci, tel le Dieu Juge qui défend la veuve et l’orphelin, se montre premièrement très sévère avec lui : car s’il demande aujourd’hui pardon, qui dit que cela n’est pas seulement dicté par son intérêt de retrouver de bonnes récoltes, grâce à la bénédiction de Jésus, pour ensuite rester mauvais dans son cœur ?

---> C’est pourquoi, Jésus le met en garde : il ne trompera pas Dieu qui le sonde et le connaît, et il ne sera pardonné éternellement que si sa conduite n’est plus désormais celle du mauvais riche. Dieu est très sévère pour ceux qui s'en prennent aux orphelins et aux veuves.

---> Mais pour finir, Jésus accepte de le bénir, et promet que par sa conduite bonne, il peut devenir son ami, sans subir sa sévérité.

---> Pour une faute grave, l'absolution n'est en effet pas toujours immédiate.

(...) (...)
Jésus lui met la main sur la tête et lui dit : "J'ai dit. Mais que cette caresse te persuade que si je suis sévère, je ne te hais pas. Mon amour sévère c'est pour te sauver, pour te traiter en ami malheureux, non parce que tu es pauvre, mais parce que tu as été mauvais. Souviens-toi que je t'ai aimé, que j'ai eu compassion de ton esprit, et que ce souvenir te rende désireux de m'avoir pour ami, qui ne soit plus sévère. "
"Quand, Seigneur ? Où te trouverai-je, si tu dis que tu t'en vas ? "
"Dans mon Royaume. "
(...)

---> Bref : comme toujours, DGC cherchait ici à nous berner par des arguments fallacieux.

DGC :
[A deux ex-lépreux, devenus tels suite à un crime, puis pardonnés et guéris sur l’intercession de Manaën ( Non : d'Abel, le jeune garçon injustement accusé et sauvé de la peine de mort par Jésus, erreur ! ndt ) « Jésus » dit :] « Je vous laisse la vie car la vie est une souffrance surtout pour qui a des souvenirs comme les vôtres. » (VII, 171, 103)

--->
Ce passage, décrivant la discussion de Jésus avec deux lépreux qu'Il va guérir, ne peut être vraiment compris si l'on ignore ce qui arriva au jeune Abel de Bethléem : j'en cite intégralement la première partie dans le volet 14 de ma réfutation, intitulé : "Certains gestes sont-ils vraiment ambigus dans l'EMV ?", répondant aux calomnies de l'auteur.

---> Mais puisque DGC met la charrue avant les boeufs, ainsi soit-il : car il est également possible de commencer comme il le fait par la fin de l'histoire.

---> Par contre, ce à quoi il ne s'attendait surement pas, c'est au tour que nous allons lui jouer maintenant : car l'absurdité de sa calomnie va être révélée au grand jour par la simple lecture du passage, que voici dans son intégralité, d'une beauté inoubliable.

Contexte : Abel et Jésus sont à la recherche de trois lépreux, anciens bourreaux d'Abel, pour les guérir.

EMV 476.6 - Leçon sur la manière de soigner les âmes, et pardon accordé aux deux pécheurs devenus lépreux.
( En rouge entre les // : la citation de DGC )

(...) (...)
"Arrêtons-nous là, Maître. Là-bas, tu vois, de cette plate-forme rocheuse, les deux descendent avec une corde un panier aux passants, et au-delà de cette plate-forme se trouve leur grotte. Maintenant je les appelle."

Et, s'avançant, il jette un cri, alors que Jésus et Jean restent en arrière, cachés par des arbres touffus.

Quelques instants, et puis un visage... appelons-le visage parce qu'il est au sommet d'un corps, mais cela pourrait aussi s'appeler museau, monstre, cauchemar... se montre au-dessus d'un bouquet de mûries.

"Toi ? Mais tu n'étais pas parti pour les Tabernacles ?"

"J'ai trouvé le Maître, et je suis revenu en arrière. Il est ici !"

Si Abel avait dit : "Jéhovah est suspendu sur votre tête" très probablement aurait été moins soudain et moins respectueux le cri, le geste, l'élan des deux lépreux - car pendant qu'Abel parlait, l'autre aussi s'était amené - en se jetant dehors, sur la plate-forme, en plein soleil, et en se prosternant le visage contre terre, tout en criant :

"Seigneur, nous avons péché. Mais ta miséricorde est plus grande que notre péché !"

Ils le crient sans même s'assurer si Jésus est vraiment là, ou s'il est encore loin, en train de venir vers eux. Leur foi est telle qu'elle leur fait voir, même ce que leurs yeux à cause des plaies des paupières et de la rapidité de leur prosternement, n'ont certainement pas vu.

Jésus avance pendant qu'ils répètent :

"Seigneur, notre péché ne mérite pas le pardon, mais tu es la Miséricorde ! Seigneur Jésus, par ton Nom, sauve-nous. Tu es l'Amour qui peut vaincre la Justice."

"Je suis l'Amour. C'est vrai. Mais au-dessus de Moi, il y a le Père. Et Lui est la Justice" dit avec sévérité Jésus, en s'avançant avec Jean sur le sentier.

Les deux lèvent leurs visages défigurés, et ils le regardent à travers les larmes qui coulent mêlées à la pourriture. Horrible la vue de ces visages ! Vieux ? Jeunes ? Qui est le serviteur ? Qui est Aser ? Impossible de le dire. La maladie les a rendus égaux, en en faisant deux formes horribles et nauséabondes.

Comment doit leur apparaître Jésus, debout au milieu du sentier, avec le soleil qui l'enveloppe de ses rayons et fait resplendir ses blonds cheveux, je ne sais. Je sais qu'ils le regardent et puis se couvrent le visage en gémissant :

"Jéhovah ! La Lumière !"

Mais ensuite, ils crient encore :

"Le Père t'a envoyé pour sauver. Lui t'appelle sa dilection. Lui se complaît en Toi. Lui ne refusera pas que tu nous donnes le pardon."

"Le pardon ou la santé ?"

"Le pardon" crie l'un.

Et l'autre :

"...et puis la santé. Ma mère meurt de chagrin à cause de moi."

"Si Moi je vous pardonne, il reste toujours la justice des hommes, pour toi, surtout. Que vaut alors mon pardon pour rendre ta mère heureuse ?" tente Jésus pour faire dire les paroles qu'il attend pour opérer le miracle.

"Il vaut. Elle est une vraie Israélite. Elle veut pour moi le sein d'Abraham. Et il n'est pas pour moi ce lieu où l'on attend le Ciel, car j'ai trop péché."

"Trop, tu l'as dit."

"Trop !... C'est vrai... Mais Toi... Oh ! ce jour-là, il y avait ta Mère... Où est ta Mère maintenant ? Elle avait pitié de la mère d'Abel. Je l'ai vu. Et si maintenant elle entendait, elle aurait pitié de la mienne. Jésus, Fils de Dieu, pitié au nom de ta Mère !..."

"Et que feriez-vous après ?"

"Après ?"

Ils se regardent effrayés. "Après" c'est la condamnation des hommes, c'est le mépris ou la fuite, l'exil. Devant la perspective de la guérison, ils tremblent comme s'ils perdaient le salut.

Comme l'homme tient à la vie ! Les deux, pris dans le dilemme de guérir et d'être condamnés par la loi humaine, ou de vivre lépreux, préfèrent presque vivre lépreux. Ils le disent, ils l'avouent par ces paroles :

"Le supplice est horrible !"

Il le dit surtout celui que je comprends qu'il est Aser, l'un des deux homicides...

"C'est horrible. Mais, au moins ce n'est que justice. Vous, vous le donniez à cet innocent, toi, pour quelle fin louche, toi, pour une poignée d'argent."

"C'est vrai ! Ô mon Dieu ! Mais lui nous a pardonné. Pardonne Toi aussi. Eh bien, nous mourrons, mais notre âme sera sauvée."

"La femme de Joël fut lapidée comme adultère. Les quatre enfants vivent dans la gêne avec sa mère, car les frères de Joël les ont chassés comme bâtards, pour s'emparer des biens de leur frère. Vous le savez ?"

"Abel nous l’a dit..."

"Et qui remédie à leur malheur ?"

La voix de Jésus est un tonnerre, c'est vraiment la voix du Dieu Juge, et elle est effrayante. Seul, dans le soleil, debout et raide, c'est vraiment une figure d'épouvante. Les deux le regardent effrayés. Bien que le soleil doive exacerber leurs plaies, ils ne bougent pas, comme ne bouge pas Jésus qui en est tout enveloppé. Les éléments perdent leur puissance dans ces heures des âmes...

Aser dit après un moment :

"Si Abel veut m'aimer tout à fait, qu'il aille trouver ma mère et qu'il lui dise que Dieu m'a pardonné et..."

"Moi, je ne t'ai pas pardonné encore."

"Mais tu vas le faire parce que tu vois mon cœur... Et il lui dira que tout ce qui m'appartient aille aux enfants de Joël, de par ma volonté. Que je meure ou que je vive, je renonce à la richesse qui m'a rendu vicieux."

Jésus sourit. Il se transfigure en son sourire qui le fait passer d'un visage sévère à un visage plein de pitié, et c'est d'une voix toute changée qu'il dit :

"Je vois votre cœur. Levez-vous, et élevez votre esprit vers Dieu pour le bénir. Séparés comme vous l'êtes du monde, vous pouvez vous en aller, sans que le monde s'enquière de vous. Et le monde vous attend pour vous donner la possibilité de souffrir et d'expier."

"Tu nous sauves, Seigneur ?! Tu nous pardonnes ?! Tu nous guéris ?!"

"// Oui. Je vous laisse la vie car la vie est une souffrance surtout pour qui a des souvenirs comme les vôtres. // Mais maintenant vous ne pouvez sortir d'ici. Abel doit venir avec Moi, il doit aller comme tous les hébreux à Jérusalem. Attendez son retour : il coïncidera avec votre guérison. Il s'occupera de vous amener au prêtre et de prévenir ta mère. Je dirai à Abel ce qu'il doit faire et comment il doit le faire. Pouvez-vous croire à mes paroles, même si je m'en vais sans vous guérir ?"

"Oui, Seigneur. Cependant, répète-nous que tu pardonnes à notre esprit. Cela, oui. Ensuite, tout viendra quand tu voudras."

"Je vous pardonne. Renaissez avec un esprit nouveau et ayez la volonté de ne plus pécher. Souvenez-vous qu'en plus de vous abstenir du péché, vous devez accomplir des actes de justice destinés à annuler complètement votre dette aux yeux de Dieu, et que par conséquent votre pénitence doit être continue parce que grande, bien grande, est votre dette ! Les tiennes en particulier concernent tous les commandements du Seigneur. Penses-y et tu verras qu'il n'en faut exclure aucun. Tu as oublié Dieu, tu as fait de tes sens ton idole, tu as fait des jours de fête des délires d'oisiveté, tu as offensé et déshonoré ta mère, tu as contribué au meurtre et à la volonté du meurtre, tu as volé l'existence et as voulu voler un fils à sa mère, et tu as privé quatre enfants de père et de mère, tu as été luxurieux, tu as fait de faux témoignages, tu as désiré impudiquement la femme qui était fidèle à son époux défunt, tu as désiré ce qui appartenait à Abel, au point de vouloir supprimer Abel pour t'emparer de ses biens."

Aser gémit à chaque affirmation :

"C'est vrai, c'est vrai !"

"Comme tu vois, Dieu aurait pu te réduire en cendres sans recourir aux châtiments des hommes. Il t'a épargné pour que Moi, je puisse en sauver un de plus. Mais l’œil de Dieu te surveille et son Intelligence se souvient. Allez".

Et il se tourne pour revenir dans le bois près d’Abel et de Jean qui s'étaient mis à l'abri sous les arbres de la pente.

Et les deux, encore défigurés, souriants peut-être - mais qui peut dire quand sourit un lépreux ? - avec la voix particulière des lépreux, stridente, métallique, discontinue, avec de brusques changements de ton, pendant que Lui descend la montagne par le sentier effrayant, entonnent le psaume 114°...

"Ils sont heureux !" dit Jean.

"Moi aussi" dit Abel.

"Je croyais que tu allais les guérir tout de suite" dit encore Jean.

"Moi aussi, comme tu fais toujours."

"C'étaient de grands pécheurs. Cette attente est juste pour qui a tant péché. Maintenant écoute, Ananias..."

"Je m'appelle Abel, Seigneur" dit le jeune homme étonné et il regarde Jésus comme pour se demander: "Pourquoi se trompe-t-il ?"

Jésus sourit :

"Pour Moi, tu es Ananias, car vraiment tu sembles né de la bonté du Seigneur. Sois-le de plus en plus et écoute. Au retour des Tabernacles, tu iras dans ta ville pour dire à la mère d'Aser de faire ce que veut son fils, et le plus rapidement possible, en donnant pour réparer tout sauf un dixième. Et cela par pitié pour la vieille mère qui avec toi quittera Bethléem de Galilée et ira à Ptolémaïs rejoindre son fils qui, avec toi, la rejoindra avec son compagnon. Toi, après avoir installé la femme chez une disciple de la ville, tu iras prendre ce qu'il faut pour la purification des lépreux et tu ne les quitteras pas avant que tout soit fait. Que le prêtre ne soit pas de ceux qui connaissent le passé, mais quelqu'un d'autres endroits."

"Et ensuite ?"

"Ensuite, tu reviens chez toi ou bien tu te réunis aux disciples. Et eux, une fois guéris, prendront le chemin de l'expiation. Moi, je dis l'indispensable et je laisse ensuite l'homme libre d'agir..."

Et ils descendent, descendent, infatigables malgré les difficultés du chemin et la chaleur du soleil... Infatigables, mais silencieux pendant un long moment.

Puis Abel rompt le silence pour dire :

"Seigneur, puis-je te demander une grâce ?"

"Laquelle ?"

"De me laisser aller dans ma ville. Je regrette de te quitter. Mais cette mère..."

"Va, mais ne t'attarde pas. Tu auras à peine le temps de rejoindre Jérusalem."

"Merci, Seigneur ! Je n'irai trouver qu'elle, la pauvre vieille, qui a honte de tout, depuis qu'Aser a péché. Mais elle va encore sourire. Que dois-je lui dire, en ton nom ?"

"Que ses larmes et ses prières ont obtenu grâce et que Dieu l'engage à espérer de plus en plus et la bénit. Mais avant de nous quitter, faisons la pause pendant une heure, pas plus. Ce n'est pas le moment de s'arrêter. Et puis tu iras de ton côté, Jean et Moi du nôtre, et par des raccourcis. Et toi, Jean, tu iras en avant, chez ma Mère. Tu lui porteras ce sac avec les vêtements de lin et tu viendras avec ceux de laine. Tu iras lui dire que je veux la voir et que je l'attends dans le bois de Mathatias, celui de l'épouse. Tu le connais. Ne parle qu'avec elle et reviens vite."

"Je sais où est le bois. Et Toi ? Seul ? Tu restes seul ?"

"Je reste avec mon Père. Ne crains pas" dit Jésus en levant la main et en la mettant sur la tête du disciple préféré, assis sur l'herbe à coté de Lui.
Et lui sourit en disant : "Mais nous devrons y être au soir..."

"Maître, quand je dois te faire plaisir, je ne sens pas la fatigue, tu le sais. Et aller chez la Mère !... C'est comme si les anges me portaient. Et puis, ce n'est pas très loin."

"Ce n'est jamais loin ce que l'on fait avec joie… Mais tu passeras la nuit à Nazareth."

"Et Toi ?"

"Et Moi... Je resterai avec mon Père, après avoir été avec ma Mère un peu. Et puis je me mettrai en route à l'aube, pour prendre la route du Thabor sans entrer à Nazareth. Tu sais que je dois être à Jezréel à l'aurore d'après-demain."

"Tu seras très fatigué, Maître. Tu l'es déjà."

"Nous aurons le temps de nous reposer pendant l'hiver. Ne crains pas, et n'espère pas pouvoir, en toute paix comme ici, évangéliser toujours. Nous connaîtrons beaucoup d'arrêts..."

Jésus baisse la tête, pensif, en grignotant son pain, pour tenir compagnie aux deux qui, jeunes et heureux d'être avec le Maître, mangent de bon appétit, plutôt que par désir de manger. C'est au point qu'il oublie de le faire et s'absorbe dans un de ses silences que les deux respectent en se taisant, en reposant à l'ombre de la montagne, les pieds nus pour chercher la fraîcheur sur l'herbe qui a poussé aux pieds des troncs puissants, et ils somnoleraient même, mais Jésus lève la tête et dit :

"Allons. Au carrefour, nous nous quitterons."

Et après avoir lacé de nouveau leurs sandales, ils se mettent en route. L'ombre du bois et le vent qui vient du nord les aident à supporter la lourdeur de l'heure encore chaude, bien qu'elle ne soit plus torride comme dans les mois de plein été.
(...)

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Bilan :

---> Les deux assassins, s'ils guérissent, seront de toute façon confrontés à la justice des hommes, qui les haïront et les rejetterons : c'est avec une infinie miséricorde que Jésus les en prévient.

---> Jésus sourit. Il se transfigure en son sourire qui le fait passer d'un visage sévère à un visage plein de pitié, et c'est d'une voix toute changée qu'il dit : "Je vois votre cœur. Levez-vous, et élevez votre esprit vers Dieu pour le bénir. Séparés comme vous l'êtes du monde, vous pouvez vous en aller, sans que le monde s'enquière de vous. Et le monde vous attend pour vous donner la possibilité de souffrir et d'expier."
"Tu nous sauves, Seigneur ?! Tu nous pardonnes ?! Tu nous guéris ?!"
"Oui. Je vous laisse la vie car la vie est une souffrance surtout pour qui a des souvenirs comme les vôtres. Mais maintenant vous ne pouvez sortir d'ici. Abel doit venir avec Moi, il doit aller comme tous les hébreux à Jérusalem. Attendez son retour : il coïncidera avec votre guérison. Il s'occupera de vous amener au prêtre et de prévenir ta mère. Je dirai à Abel ce qu'il doit faire et comment il doit le faire. Pouvez-vous croire à mes paroles, même si je m'en vais sans vous guérir ?" (...)
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---> Quel rapport y a-t-il entre cet élan de pitié qui transfigure Jésus, et ce qu'osait dire DGC : "A l’égard des déviants, le ton et les attitudes se font menaçants." ??

---> Strictement aucun.

---> Mais il n'est pas surhumain de comprendre que, pour deux semblables hommes si coupables, même guéris et pardonnés par Jésus, le souvenir de leur abominable faute ayant entraîné tant de morts innocentes et de multiples détresse humaines puisse transformer leur vie en une longue souffrance expiatoire.


---> Car la souffrance est bien le seul et unique moyen pour expier ses péchés, que ce soit en ce monde, ou au purgatoire : mais Jésus, sachant qu'il est infiniment préférable pour eux d'expier en ce monde, c'est une miséricorde inouïe de sa part que de leur permettre de souffrir saintement en cette vie, comme d'ailleurs le fit sainte Marie Magdeleine à la sainte Baume, dans le sud de la France.

---> Dans l’EMV, se manifeste le Christ tel qu'il est en vérité : non pas gêné, timide et maladroit comme dans certaines représentations mal inspirées que le monde se fait de Lui, mais pleinement Dieu, miséricordieux et juste, comme lorsqu'Il se fait un fouet pour chasser les marchands usuriers du Temple.

---> Il est vraiment Dieu, toujours cohérent avec Lui-même. Il le manifeste tout au long de l'œuvre, sans oublier d'être en tout premier le Messie doux et humble de cœur, Miséricordieux, Celui qui aime, qui sourit, console, encourage, guérit, récompense, bien avant de sévir dans son juste courroux, et toujours prêt ensuite à revenir sur la dureté de la peine.

---> C'est vraiment le "Dieu de Miséricorde et de Pitié, lent à la colère, plein d'Amour et de Vérité" révélé aux prophètes, dans toute sa Divine réalité.

---> Et cela, il fallait vraiment être DGC pour ne pas le voir.

DGC :
Son despotisme sans appel maintient ses disciples dans une dépendance psychologique surtout affective, comme dans cette scène de direction spirituelle qui relève d’une éducation sentimentale autoritaire et dominatrice.
A Marie-Madeleine qui pleure en pensant à ses péchés passés, Jésus déclare : « Cela me fait plaisir. Plus tu souffriras et mieux cela vaudra. »


---> Quel genre de mauviette sans autorité ni domination faut-il donc être, pour pouvoir chasser sept démons qui tenaient captive l'âme d'une prostituée, et en faire, d'une vomissure qu'elle était, une très sainte disciple qui deviendra égale à un apôtre ?

---> Quel genre de directeur spirituel "papa-guimauve-chocolat" il faut être ensuite pour la forger en son âme, et la conduire au sommet de la perfection, après l'avoir arraché à une telle perdition ?

---> Un tout petit peu de réalisme spirituel conviendrait sans doute ici : le Christ nous montre la voie de la Croix, non celle de la jouissances et du laxisme, et une ex-très grande pécheresse devait, d'une manière ou d'une autre, participer par son expiation à son propre salut, même si elle avait été pardonnée.

---> Est-ce que peut-être le Christ ne fut pas heureux de souffrir pour racheter les pécheurs ? N’est-Il pas - pour DGC également - « le Chemin, la Vérité et la Vie, par qui il faut passer pour aller au Père" ? ( Jean 14,6 )

---> Est-ce que peut-être ses vrais disciples du Christ - les saints - ne furent pas eux-aussi heureux de souffrir pour participer à la Passion de leur Maître, saint Paul en premier, pour leur rachat et celui du monde entier ?

---> Il n'y a qu'à lire l'autobiographie de la très humble Maria Valtorta pour se rendre compte que, comme Marie-Madeleine, elle avait tellement compris la valeur rédemptrice de la souffrance, qu'elle désirait souffrir encore d'avantage pour offrir à Dieu le moyen de convertir les pécheurs et guérir les malades ( alors qu'elle même était déjà en perpétuelle agonie ), confirmant ainsi par avance les enseignements - finalement pas si despotiques que çà - du Christ, qui en ce temps-là ne lui avait encore rien révélé de manière surnaturelle...

DGC ( suite de sa citation ) :
Parce que, ensuite, tu ne souffriras plus de ces peines inutiles (…).

---> Donc, la très sainte pédagogie du Christ visait à ce que Marie-Madeleine soit dégagée ultérieurement de ces souffrances inutiles : et du coup, ça ne colle plus tellement avec l'image d'un gourou sadique, en fait...

---> Fidèle à un courant laxiste moderne et en complète rupture avec la Tradition catholique, DGC semble refuser tout ce qui touche à la souffrance, même expiatoire, par peur panique du jansénisme, alors que le Christ nous a montré à tous le chemin de la Croix, donc celui de la souffrance ! ( si elle est bien comprise ). Notre auteur devrait relire avec profit le chapitre 12 du premier livre de l’Imitation de Jésus-Christ.

---> D’autre part, si le quatrième chœur des anges, après les Séraphins, les Chérubins et les Trônes, est celle des "Dominations", on se demande bien un peu comment leur Créateur pourrait ne pas être Lui-aussi à un moment donné... Le Dominateur !

DGC ( suite de sa citation ) :
J’excuse les faiblesses chez les autres, parce qu’elles ont toujours été des femmes douces et timides, y compris ta sœur. En toi, je ne les supporte pas.

---> « ...parce que toi, tu n'es pas "les autres" : J'ai besoin de te forger une âme d'élite, telle que très peu en auront. Toi entre dix mille, Je t'ai choisi, et Je ne compte pas t'épargner l'effort pour y arriver, si tu y consens. », pourrait-on dire en paraphrase, pour commenter ce passage.

DGC ( suite de sa citation ) :
Je te travaillerai par le feu et sur l’enclume. Car tu es un tempérament qu’il faut travailler ainsi pour ne pas gâter le miracle de ta volonté et de la mienne.

---> Car il est certain que, comme le décrit si bien saint Paul : pour gagner la course, l'athlète ne se prive de rien, « il se la coule douce » et flâne aux affaires du monde sans se faire de soucis. Au moins : si on en croit ses épîtres ! Cependant, il dit un peu légèrement tout le contraire en : 1 Corinthiens 9,25 ...

---> Ah oui : il ne traitera pas non plus durement son corps "de peur d'avoir couru pour rien et d'être disqualifier". Saint Paul n'a jamais comparé le saint disciple du Christ à un athlète, sinon ça finirait par se savoir. Sauf peut-être dans le passage de 1 Cor. précédemment cité... Ah oui, tiens.

DGC ( suite de sa citation ) :
Sache cela, toi et ceux qui, parmi ceux qui sont là ou qui sont absents, pourraient croire que de t’avoir tant aimée, je pourrais devenir faible avec toi. Je te permets de pleurer par repentir et par amour, pas pour autre chose. Tu as compris ? » Jésus est suggestionnant et sévère. Marie de Magdala s’efforce d’avaler ses larmes et ses sanglots et tombe à genoux. Elle baise les pieds de Jésus, et s’efforçant d’affermir sa voix, elle dit : « Oui, mon Seigneur. Je ferai ce que tu veux. » « Lève-toi alors et sois sereine. » (IV, 116, 187)

---> "Et sois sereine" : "et sois dans ma paix, puisque tu consens à correspondre au grand projet que j'ai sur toi : faire de toi une âme d'élite, capable d'évangéliser un jour les terres lointaines, d'enflammer le monde entier par ton exemple si radicalement différent de ton premier genre de vie !", pourrait-on dire pour paraphraser ce passage et le commenter.

---> On remarquera ici comment le Christ sait avec sagesse demander à l'un plus que ce qu'Il demande à d'autres qui ne sont pas capables des mêmes exploits spirituels Quand l’un deviendra grâce à Lui comme un grand Séraphin, d'autres deviendront seulement comme des anges moins élevés, à chacun selon ses capacités.

---> Quelle sublime sagesse du Christ dans la direction des âmes, quel merveilleux exemple Il laisse aux directeurs de conscience !

---> Remarquons encore une fois à quel point Marie-Madeleine sut mettre plus tard en pratique la volonté de son Maître Adoré : puisque toute la dernière partie de sa vie se déroula au fond d'une grotte, la "Sainte Baume" que l'on peut visiter en Provence dans le sud de la France, dans la plus austère des pénitences assez difficile à imaginer , et dans la plus stricte solitude, jusqu'à l'épuisement de ses forces...

---> Maria Valtorta est donc ici authentifiée par la Tradition !

---> Et en effet : comment le Christ aurait-Il pu fonder sa sainte Eglise sur le roc, et traiter malgré tout ses premiers apôtres, colonnes de ce Temple bâti pour traverser tous les temps jusqu'à son Retour, avec une tolérance molle ?
Comment en faire des apôtres du Feu Divin, sans d'abord les faire passer par le feu et par l'eau, avant de leur faire reprendre haleine ? ( psaume 66,12 ) Il serait vraiment absurde de le contester.

---> Après ce flop, DGC va à présent s'atteler à faire croire que les personnages de l'EMV seraient sous emprise sectaire - en plaquant maladroitement sur eux sa propre prétendu expérience d'abusé... "expérience" faisant de lui un bien piètre spécialiste de la chose, comme nous allons le voir ! -
1804
apvs

Qui est Jésus ?
Frédéric Guillaud : “Jésus a tout d’un original, mais rien d’un psychotique, paranoïaque ou schizophrène. Les gens atteints d’un complexe mégalomaniaque de ce genre sont narcissiques, égocentriques, impatients, tyranniques, privés d’empathie. Leurs relations avec autrui sont complètement anormales, infructueuses, dépourvues d’amour et d’attention. Les fous de ce calibre sont incapables d’une réflexion morale profonde et rationnelle. Jésus, à leur différence, hormis cette prétention inouïe d’être le Fils unique de Dieu, ne présente bizarrement aucun trait spécifique du “God complex” décrit par les manuels de psychiatrie : au contraire, alors même qu’il affirme implicitement être Dieu, il agit de la manière la plus humble : il refuse d’être proclamé roi, il refuse toute puissance terrestre, il ne veut pas être servi, mais servir, il lave les pieds de ses disciples, refuse d’être défendu par les armes, enseigne partout l’humilité par son exemple et fait preuve d’une empathie manifeste à l’égard des plus petits et des plus faibles. D’un point de vue étroitement humain, on pourrait dire que son profil psychologique est totalement incohérent : il se dit Dieu mais agit en serviteur. S’il est vrai que Jésus offre un visage surprenant de Dieu, il faut dire aussi qu’il ne fait pas un fou crédible.” (
Frédéric Guillaud, Catholix reloaded, Cerf, 2015)