Martin Janelle

@Lux Æterna
Ce n'est pas d'où va venir «leur» pape mais le pape. Les «sédévacantistes» sont des catholiques qui parlent de l'Église catholique universelle et rien d'autre.
Quant aux gens de la FSSPX leur position est plombée, déjà, rien que par le fait que Mgr Lefebvre est mort excommunié par l'Église conciliaire et alors qu'il aura lui-même reconnu que les Paul VI ou Jean-Paul II étaient condamnés par les Pie XII et autres papes d'avant. Dans la foulée de 1988, Mgr Lefebvre en personne s'est révélé le «sédévacantiste» qu'il ne pouvait plus qu'être. Tout cela avant François. Imaginez seulement s'il avait pu voir ce dernier officier à Rome.
Pour votre questionnement : je vous répondrais qu'il n'a pas vraiment lieu d'être. C'est comme si vous voudriez maîtriser l'avenir et n'étiez désormais plus que branché sur un aspect institutionnel et bien humain des choses.
Vous n'être pas dans le présent avec votre questionnement mais dans un futur hypothétique.
La réalité actuelle c'est que les autorités de Vatican II consacrent des vérités qui sont des contre-vérités à l'égard de la foi catholique. C'est tout ce qu'il faut savoir, et se trouve largement suffisant pour rejeter les papes de Vatican II. C'est tout. Et demain ne nous appartient pas. Comme catholique, vous ne devriez pas consentir à reconnaître l'hérésie comme une vérité de foi ni marcher de concert avec les hérétiques les reconnaissant comme des frères, au motif que vous peineriez à voir ce qui va se passer demain ou dans dix ans !

Lux Æterna

Vous niez la constitution divine de l'Eglise . Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Martin Janelle

Nier la constitution divine de l'Église est d'admettre que les papes pourraient être faillibles dans leurs actes (canonisations, disciplines, conciles, etc.) et enseignements officiels touchant la foi et les moeurs.
C'est ce que font des traditionnalistes qui disent reconnaître des modernistes comme papes, se réservant le droit de nier les enseignements magistériels de ces derniers et leurs actes d'Église comme refuser leur nouvelle liturgie par exemple.

Lux Æterna

Manifestement vous mélangez un peu tout et vous ne savez pas distinguer entre ce qui est de foi divine, ce qui n'est qu'un consensus de théologiens, les enseignements publics en tant que docteur privé, la discipline qui peut être entachée de libéralisme etc. Fondamentalement vous confondez le pape avec Jésus-Christ (et avec l'Église) et vous niez son libre arbitre. L'Eglise catholique n'est pas une secte et le pape son gourou, véritable oracle vivant. Le Fondamentalisme mal éclairé est le fléau de notre époque, les sédévacantistes et les fondamentalistes conciliaires en sont les parfaits exemples. Sachez-le, vous êtes en dehors de l'Église, et il vous est impossible de prouver et de déclarer incontinent qu'il n'y a plus de pape. Tout ceci n'est qu'une vaste illusion subjective et diabolique, porté à 99% par de simples fidèles et souvent des néo-convertis. Le 1% de clercs sont des vagus en roue libre. Cela suffit pour ruiner l' hérésie sédévacantiste.

Martin Janelle

Accuser l'Église catholique d'être une secte et faire du Pape un gourou est l'accusation banale des ennemis de la foi. Personne ici ou ailleurs n'a à prouver que le siège serait vide à Rome. Il suffit juste de réaliser que les papes de Vatican II soutiennent des hérésies; qu'ils contredisent le magistère antérieur de l'Église. Ratzinger l'a dit explicitement. Vatican II serait une sorte de contre-syllabus. Et cependant que le cardinal Suenens parlait de Vatican II comme d'un 1789 dans l'Église. La formule était bien trouvée.

Martin Janelle

Le résumé par Mgr Roy est excellent. Ne pas reconnaître la validité de Vatican II impose de ne pas reconnaître les autorités ou les papes qui l'imposent ou le soutiennent.

Lux Æterna

Si le concile Vatican était un concile dogmatique traditionnel, oui. Seulement ce n'est pas le cas. La prémisse étant fausse tout est faux par la suite. Seules l'exagération et la caricature de Vatican II, permet encore aux sédévacantistes de survivre. Sur l'ignorance de leurs fidèles malheureusement.

Cet argument selon lequel les papes conciliaires auraient renoncé à leur infaillibilité parce que ce concile serait un concile d’un nouveau genre, uniquement pastoral ne tient pas. Il n’y a pas eu de dogme solennel proclamé mais il y a bien eu un enseignement dogmatique puisqu’il y a deux « constitutions dogmatiques ». Du reste, au Concile Vatican I, en plus du dogme de l’infaillibilité il y a eu une constitution dogmatique Dei Filius qui enseignait la foi. Or une constitution dogmatique a toujours été reconnue comme infaillible.
Ce n’est donc pas parce que des dogmes ne sont pas proclamés qu’il n’y pas d’enseignement de la foi. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de dogme proclamé que pour autant un concile œcuménique pourrait contenir des erreurs et des hérésies. Or c’est pourtant le cas avec Vatican II. Les conclusions que vous tirez en affirmant que Vatican II serait un concile d’un nouveau genre non infaillible et optionnel sont fausses et opposées à la doctrine de l’Eglise. Paul VI lui-même vous contredit puisqu’il affirme dans ce même texte qu’il a « voulu a munir ses enseignements de l’autorité du Magistère ordinaire suprême de l’Eglise ». Or le Magistère ordinaire ne peut contenir aucune erreur, il est infaillible.
Voici le texte complet de Paul VI :
« Rappelons-nous la déclaration conciliaire du 6 mars 1964, répétée le 16 novembre 1964 : étant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer d’une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du Magistère ordinaire suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du Concile concernant la nature et les buts de chaque document. »
Audience générale du 12 Janvier 1966 • 12 …
Le sens de « pastoral » a d’ailleurs été précisé par le Concile Vatican II lui-même. Or il y est bien dit que « l’intention doctrinale » est présente dans ce concile :
« La Constitution pastorale « L’Église dans le monde de ce temps », si elle comprend deux parties, constitue cependant un tout. On l’appelle Constitution « pastorale » parce que, s’appuyant sur des principes doctrinaux, elle entend exprimer les rapports de l’Église et du monde, de l’Église et des hommes d’aujourd’hui. Aussi l’intention pastorale n’est pas absente de la première partie, ni l’intention doctrinale de la seconde. »
Constitution pastorale - Gaudium et Spes
Pastoral ne signifie donc aucunement que ce concile soit optionnel ou faillible.
Et dans une lettre à Mgr Lefebvre, Paul VI lui-même rejeté expressément cette distinction entre concile pastoral et dogmatique et demande la soumission à ce Magistère ! :
« Vous ne pouvez pas non plus invoquer la distinction entre dogmatique et pastoral pour accepter certains textes de ce Concile et en refuser d’autres. Certes, tout ce qui est dit dans un Concile ne demande pas un assentiment de même nature : seul ce qui est affirmé comme objet de foi ou vérité annexe à la foi, par des actes « définitifs », requiert un assentiment de foi. Mais le reste fait aussi partie du Magistère solennel de l’Eglise auquel tout fidèle doit un accueil confiant et une mise en application sincère »
Lettre de Paul VI à Mgr Lefebvre du 11 octobre …
Dans cette même lettre Paul VI a rappelé le caractère obligatoire du concile Vatican II et a demandé à Mgr Lefebvre d’ y adhérer sans restriction et de s’y soumettre :
« III. Concrètement, qu’est-ce que nous vous demandons ?
Le minimum que doit souscrire tout évêque catholique
a) D’abord et surtout, une Déclaration qui remette les choses au point, pour nous-même et aussi pour le peuple de Dieu qui a droit à la clarté et ne peut plus supporter sans dommage de telles équivoques.
Cette Déclaration devra donc affirmer que vous adhérez franchement au Concile oecuménique Vatican II et à tous ses textes – sensu obvio – qui ont été adoptés par les Pères du Concile, approuvés et promulgués par notre autorité. Car une telle adhésion a toujours été la règle, dans l’Eglise, depuis les origines, en ce qui concerne les Conciles oecuméniques. »
Le cardinal Seper dans une lettre du 28 janvier 1978 a rappelé également à Mgr Lefebvre la nécessité d’adhérer à la liberté religieuse telle que proclamée à Vatican, II en confirmant qu’elle faisait désormais partie du Magistère :
« L’affirmation de ce droit à la liberté religieuse est dans la ligne des documents pontificaux antérieurs (cf. D.H., 2, note 2) qui, face aux excès de l’étatisme et aux totalitarismes modernes ont affirmé les droits de la personne humaine. Par la Déclaration conciliaire, ce point de doctrine entre clairement dans l’enseignement du Magistère et, bien qu’il ne soit pas l’objet d’une définition, il réclame docilité et assentiment (cf. Const. Dogm. Lumen Gentium, 25).
Il n’est donc pas licite aux fidèles catholiques de le rejeter comme erroné, mais ils doivent l’accepter selon le sens et la portée exacte que lui a donné le Concile »
Lettre du cardinal Seper à Mgr Lefebvre du 28 …
Il est bien dit que c’est un enseignement obligatoire or si c’est enseignement obligatoire de l’Eglise ça ne peut pas être erroné ou nocif. Il y au minimum une sûreté doctrinale. En adhérant à Vatican II les fidèles ne devraient pas être conduits à l’erreur.
Tous ces textes montrent abondamment que Paul VI n’avait aucunement l’intention de diminuer l’autorité du concile Vatican II.
L’Eglise étant infaillible en termes de doctrine sur la foi et la morale, s’il y a des points de doctrine dans ce concile, il aurait dû être préservé de l’erreur ce qui n’est manifestement pas le cas puisqu’il enseigne notamment l’hérésie religieuse, qui est une hérésie déjà condamnée par le Magistère de l’Eglise (Quanta Cura Pie IX notamment)
Pour approfondir, voyez les explications très détaillées de l’abbé Dutertre en 21/00 de cette vidéo
youtube.com/watch?v=GQ5iuStinTQ

Lux Æterna

D'où va venir leur pape et par quel moyen selon "mgr" Roy et les sédévacantistes en général ?

Lux Æterna

"Je pense que s’il n’y a pas de clergé à Rome et que si vous n’avez plus d’évêques diocésains et qu’il n’y a pas de cardinaux, le principe s’appliquerait toujours. Après eux, logiquement, ceux qui seraient légitimes pour procéder à cette élection sont les évêques catholiques qui, de fait s’occupent des fidèles, donc ce sont nos évêques.(NDLR: les évêques sédévacantistes)" "abbe" Gabriel -Lavery.
Merci de nous confirmer que les sédévacantistes croient que seuls leurs quelques évêques sont l'Église enseignante et qu'ils vont sauver l'Église universelle de leur propre autorité. On notera cependant que tout cela reste des beaux discours pour enfumer les pauvres fidèles sédévacantistes qui ne connaissent pas grand chose. En effet cela fait 60 ans que l'Église est morte pour eux et toujours pas de "vrai pape", ni de conclave sédévacantiste. La raison en est simple : les "évêques sédévacantistes " et leurs "prêtres " savent que leur ecclesiologie est fausse et non conforme àla théologie dogmatique catholique, comme ils savent qu'un conclave sauvage révélerait au monde catholique et aux fidèles qui les financent qu'il ne s'agit que d'une secte parmi d'autres. Hors ils ne peuvent plus revenir en arrière et perdre la face.