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Maria Valtorta en résumé - Le cantique de Marie. Elle rappelait ce que son âme avait vu en Dieu.

Cet épisode est l'un des plus riches de Maria Valtorta sur l'enfance spirituelle de la Vierge. Il présente Marie à douze ans, vivant au Temple de Jérusalem, entièrement tournée vers Dieu, peu avant les événements qui conduiront à l'Annonciation.

EMV 10 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-016.htm

Résumé

Marie, âgée d'à peine douze ans, coud dans une petite chambre du Temple tout en chantant un cantique où elle exprime son amour pour Dieu et son ardent désir de voir venir le Messie. Après son chant, elle s'agenouille pour prier. Son visage, rayonnant d'une lumière intérieure, manifeste l'intimité profonde qui l'unit à Dieu.

La vieille Anne de Phanuel entre alors et s'émerveille de l'état de recueillement de la jeune fille. Un dialogue s'engage.

Marie confie qu'elle sent Dieu présent au plus intime de son cœur, plus réellement encore que dans le Saint des Saints du Temple. Avec une humilité profonde, elle décrit cette communion intérieure comme un « baiser réciproque » entre Dieu et son âme.

Elle révèle ensuite sa résolution de demeurer vierge, malgré la loi d'Israël qui destine toute jeune fille au mariage. Elle affirme que cette vocation lui vient directement de Dieu et qu'elle Lui obéira avec une confiance absolue.

Éclairée intérieurement, Marie annonce que le temps de la venue du Messie est désormais très proche. En méditant la prophétie de Daniel, elle comprend que les semaines prophétiques touchent à leur accomplissement.

Dans un élan bouleversant d'humilité, elle déclare qu'elle donnerait tout pour devenir la plus humble servante de la future Mère du Messie : elle accepterait les tâches les plus modestes, mendierait s'il le fallait, simplement pour voir le Christ, entendre sa voix ou recevoir de Lui un morceau de pain.

Anne lui fait remarquer qu'elle serait digne d'être elle-même la Mère du Christ. Marie repousse aussitôt cette idée avec une profonde humilité. Elle se considère comme « misère et poussière » et affirme que seule la pureté peut préparer dignement la venue du Sauveur.

Enfin, méditant sur les prophéties d'Isaïe, elle entrevoit déjà les souffrances rédemptrices du Christ. Elle évoque son Sang versé pour sauver les hommes et termine dans une émotion si intense qu'elle fond en larmes en pensant à la Passion future.

Touchée jusqu'au fond de l'âme, Anne de Phanuel ne la réprimande pas. Au contraire, elle comprend la grandeur spirituelle de son élève, l'attire contre son cœur et l'embrasse avec une immense vénération.

L'épisode s'achève sur cette étreinte pleine de tendresse entre la vieille maîtresse et la très jeune Marie.

Idée centrale

Cet épisode met en lumière la sainteté exceptionnelle de Marie avant même l'Annonciation.

Maria Valtorta la présente comme une enfant déjà entièrement habitée par Dieu : vierge par vocation, consumée d'amour pour le Seigneur, humble au point de vouloir n'être que la servante de la future Mère du Messie, tout en pressentant déjà le mystère de la Rédemption et les souffrances du Christ.

C'est une méditation sur la pureté, l'humilité, la contemplation et l'union intime de Marie avec Dieu.

EMV 10 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-016.htm

C'est seulement hier soir, vendredi, que mon âme a été éclairée pour la vision. Je n'ai vu autre chose qu’une Une toute jeune Marie, une Marie de douze ans au plus. son petit visage n'a plus la rondeur qui caractérise l'enfance, mais déjà on devine les traits de la femme dans l'ovale qui se dessine. Les cheveux aussi ne tombent plus épars sur la nuque avec leurs boucles légères; mais ils sont rassemblés en deux lourdes tresses d'un or très pâle - ils paraissent mêlés d'argent tellement ils sont clairs - sur les épaules, et descendent jusqu'aux hanches. Le visage est plus réfléchi, plus mûr, bien que ce soit toujours le visage d'une enfant, d'une belle et pure enfant. Elle est toute vêtue de blanc.

Elle coud dans une toute petite pièce, petite et toute blanche. De la fenêtre ouverte on découvre l'édifice imposant et central du Temple et puis toute la descente des escaliers des petites cours, des portiques et, au-delà de la muraille d'enceinte, la cité avec ses rues, ses maisons, ses jardins et au fond le sommet bosselé du Mont des Oliviers.

Elle coud et chante à mi-voix, Je ne sais si c'est un chant sacré. (...)
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Pourquoi la Vierge Marie est-elle allée habiter dans le Temple de Jérusalem ? Pourquoi la Vierge Marie est-elle allée habiter …