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Maria Valtorta en résumé : La petite Marie avec Anne et Joachim, la Sagesse du Fils est déjà sur ses lèvres ( début ).

La petite Marie, encore enfant, apporte à sa mère Anne un bouquet de fleurs des champs qu'elle accompagne de profondes méditations spirituelles.

EMV 7 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-011.htm

Chaque fleur devient pour elle le symbole d'une vérité divine, révélant une sagesse étonnante qui émerveille sa mère.

Anne lui raconte ensuite les prophéties annonçant le Messie, et Marie, brûlant déjà d'amour pour Dieu, exprime son ardent désir de hâter sa venue.

Elle décide alors de se consacrer à Dieu dans la virginité, persuadée que c'est le plus bel hommage qu'elle puisse offrir au futur Sauveur et à sa Mère.

Étonnée de penser que le Messie vient sauver les pécheurs, elle se demande comment elle pourra être sauvée si elle ne pèche pas.

Joachim lui répond avec une image pleine de douceur :

comme un oisillon sauvé avant de tomber dans un puits, Dieu l'a aimée en la préservant du péché plutôt qu'en l'en retirant.

Marie accueille cette réponse avec une immense gratitude et renouvelle son désir de vivre entièrement pour Dieu, dans l'attente du Messie, tout en se préparant à son entrée prochaine au Temple.

EMV 7 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-011.htm

– Je vois encore Anne. Et depuis hier soir, je la vois ainsi. Elle est assise à la sortie d'une tonnelle qui fait de l'ombre, elle est appliquée à un travail de couture. Elle est toute vêtue de couleur gris sable. Son vêtement est très simple et dégagé peut-être à cause de la grande chaleur qu'il devait faire.

Au bout de la tonnelle on aperçoit des faucheurs qui coupent le foin. Mais, ce ne doit pas être, pourtant pas le foin de la première coupe car le raisin est en train de prendre une couleur d'or, et un gros pommier montre, à travers un feuillage sombre, ses fruits qui sont en train de prendre une coloration claire comme une cire jaune et rouge. Et puis le champ au blé n'est plus que chaumes où ondulent légèrement les flammes des coquelicots et où se dressent, rigides et immobiles, les bleuets rayés comme une étoile et azurés comme le ciel d'Orient.

De la tonnelle ombragée arrive une
Marie toute petite, mais déjà vive et assurée. Sa démarche ne connaît pas d'hésitation et ses sandalettes blanches ne trébuchent pas au milieu des pierres. Elle commence déjà d'avoir sa douce démarche légèrement ondulante de colombe. Elle est toute blanche, comme une petite colombe, dans un petit vêtement de lin qui lui descend jusqu'aux chevilles, ample, et ajusté au cou par un cordonnet bleu ciel, avec des petites manches courtes qui laissent voir ses avant-bras roses et grassouillets. Avec ses cheveux soyeux de couleur claire comme le miel, pas trop frisés mais ondulant légèrement et qui se terminent en boucles, ses yeux de ciel, son doux visage, un peu rose et souriant, on dirait un petit ange, Et même la brise qui entre par les larges manches et gonfle aux épaules son vêtement de lin contribue à lui donner l'aspect d'un petit ange aux ailes à demi ouvertes pour le vol.

Elle a aux mains des coquelicots et des bleuets et d'autres fleurettes qui poussent au milieu des blés, mais dont je ne connais pas le nom. Elle marche et, quand elle est tout près de sa mère, elle pique une courte course. Elle pousse un cri joyeux et, comme une petite tourterelle, arrête son vol aux genoux maternels qui s'écartent un peu pour la recevoir. A ce moment la mère a mis de côté son travail, pour que l'enfant ne se pique pas et elle a tendu les bras pour l'embrasser. (...)
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