Article 19 : La Bulle de Paul IV, argument massue des sedevacantistes ? Partie 2
Article 19 : La Bulle de Paul IV, argument massue des sedevacantistes ?
La bulle Cum ex apostolatus officio de Paul IV est l'argument majeur utilisé par les sedevacantistes qui professent que nous n'avons plus de pape depuis Vatican II.
Résumé de l'article 18 :
« Une fois le nouveau pape reconnu et approuvé par l'Église Universelle, receptus & probatus (acte du haut-clergé de l’église de Rome récapitulé dans le Sacré-Collège cardinalice), il n’est plus permis au catholique, qu’il soit simple laïc, prêtre, évêque ou archevêque, de douter de la légitimité du nouvel élu au Siège de Pierre, sous peine d’excommunication ipso-facto.
Quand on est catholique et qu’on veut le demeurer, il faut penser avec l’Église. L’hétérodoxe « libre-examen » n’est pas plus permis au simple catholique pour les actes doctrinaux du Magistère que pour la légitimité pontificale. Or, l’Église ne permet pas de douter de la légitimité des papes post Vatican, puisqu’ils ont tous bénéficié de cet acte de reconnaissance …Plus
@Catholique et Français
Je sais que je ne vous convaincrais pas, mais je vous fais une confidence qui servira, je l’espère, à édifier un certain catholicisme.
Je suis un converti. J’ai découvert le catholicisme à l’âge de 32 ans.
A ce jour j’ai donc plus vécu hors de l’Eglise que dans l’Église. Je suis par ailleurs le seul converti depuis des générations d’une grande famille qui a une mauvaise image des catholiques traditionnels et qui ne veut pas entendre parler de « ces donneurs de leçons ». Ils font erreur, évidemment, le catholicisme traditionnel, ce n’est pas cela.
Dans ma quête de Dieu, je n’ai pas eu la chance de rencontrer les bons catholiques. J’ai rencontré de bons musulmans, de bons bouddhistes, de bons juifs, de bons communistes, de bons athées… qui feraient (et feront à l’heure de Dieu) de très bons chrétiens - et … des catholiques « tradis » qui ne m’ont pas donné envie de croire en Jésus Christ, les mêmes qui ont « vacciné » toute ma famille contre le catholicisme traditionaliste depuis 5 générations.
15 ans de perdu pour moi, à cause d’une mauvaise image du catholicisme : d’un catholicisme du jugement, dur, inflexible, sans charité. Les propros conciliaires manquent certes de rigueur, de doctrine, de sens du sacré, mais ceux que j’avais rencontrés avant ma conversion étaient toutefois bons et avenants, ils ne m’ont pas jugé. Et je ne l’ai pas oublié quand j’ai lu pour la première fois l’Evangile d’un Dieu puissant mais bon et doux (pas du tout belliqueux comme les pharisiens, les scribes et les docteurs de la loi qui l’ont crucifié).
Peut-être ne vous en rendez-vous pas compte, mais les derniers échanges avec le « fada de service », le manifestent bien malheureusement : il y a une certaine catégorie de personnes qui montrent une image du catholicisme repoussante. On ne peut pas être d’accord avec la violence verbale (et pardon si je l’ai fait ponctuellement) et l’intransigeance moralisante typiques des « élus ». Les « fada » se comportent-t-ils dans la vraie vie comme sur internet? Je pense que non. Parce qu’ils vivent dans leur secte et tout le monde est courtois envers sa tribu. Mais envers ses ennemis, c’est autre chose. Aimer et respecter ses ennemis (ou considérés comme tels) est un précepte évangélique que j’ai du mal à mettre en œuvre moi aussi, je l’avoue. Mais pas au point d’être odieux et d’en faire une seconde nature, si ce n’est la première.
C’est ce genre de catholiques qui m’avaient déjà « passé à la Question » quand ils voulaient me convaincre qu’il fallait que je me convertisse.
Je connais énormément de gens qui ont fait cette expérience négative avec un catholicisme traditionnel intransigeant. Un catholicisme de pharisien. Alors que Jésus est tout le contraire de cela envers les autres non juifs : les pauvres, les boiteux les samaritains les païens les prostituées, les romains... C’est à cause de ce genre de catholiques que notre belle religion est souvent perçue comme un repoussoir et que le monde lui préfère le Bouddhisme, le New-Age ou le veganisme ou de ne pas avoir d’autre religion que celle sociale de l’humanisme et de l’amitié humaine. Réfléchissez y. Nous avons une responsabilité dans l’image que nous donnons de Jésus Christ. Un catholicisme parfait doctrinalement (ce qui en plus n’est pas le cas,) mais qui manque d’humanisme, c’est-à-dire de charité envers les autres, est-il le catholicisme ?
A mettre en relation avec cet article
Arthur ne sait pas ce qu'est un document ex cathedra
Pour une autre lecture voir mon article intitulé "Bulle de Paul IV , vraiment abrogée ?"
A mettre en relation avec cet article
Arthur ne sait pas ce qu'est un document ex cathedra
Honorius ne peut pas être traité d'hérétique au sens où nous l'entendons aujourd'hui, c'est à dire avec pleine connaissance et advertance d'une hérésie qu'il aurait lui-même enseigné.
Honorius n'a jamais fait cela, il a été seulement négligeant , contrairement à d'autres hérésiarques formels qui ont professé de formelles hérésies. On ne peut pas le ranger dans la même catégorie que ces derniers.
"Cela n’est pas parce qu’il était hérétique au sens où nous l’entendons aujourd’hui qu’Honorius fut condamné, mais seulement parce que, selon les termes employés par le concile, il avait « sanctionné les enseignements impies de Sergius » au lieu de les condamner, faisant ainsi preuve de négligence à l’égard de la sainte vérité".
Dictionnaire de Théologie Catholique, tome 7.1, colonne 93 sq.
@jean-yves macron
"C'est pourquoi nous confessons une volonté unique de notre Seigneur Jésus-Christ, parce que assurément notre nature, et non notre faute, a été assumée par la divinité ; en effet, ce qui a été créé avant le péché, et non ce qui a été vicié après la transgression."
Unde et unam voluntatem fatemur Domini nostri Iesu Christi, quia profecto a divinitate assumpta est nostra natura, non culpa; illa profecto, quae ante peccatum creata est, non quae post praevaricationem vitiata.
Lettre d'Honorius à Serge
Et vous osez écrire que c'est une "négligence ?"
@steack
Vous bluffez.
C'est votre méthode : vous effleurez des sujets que vous ne maitrisez pas en les présentant comme si vous les maitrisiez.
Voici ce qu'enregistre l'Histoire de l'Eglise concernant Honorius. Si le résumé fait dans l'article suivant vous donne des boutons, allez directement aux sources et osez les contredire;
Honorius Ier et le monothélisme
Voici les sources des auteurs que vous osez - à votre grande honte, contredire.
Emile Amann, article du Dictionnaire de Théologie Catholique, tome 7.1, colonne 93 sq.
Venance Grumel, Recherches sur l’histoire du monothélisme, 1930 (Recherches sur l'histoire du monothélisme (suite) - Persée)
Marcellinus Molkenbuhr, Dissertation critique, PL 80, colonne 991 sq.
Article de Ressources Catholiques : L’Infaillibilité du Pape proclamée en 681 ?
Traduction de la lettre Dominus qui dixit extraite du Denzinger : catho.org/9.php?d=bwb
Jacques-Paul Migne, Patrologie latine (accessible ici : 40- Imagines\ - Operum Omnium Conspectus seu 'Index of available Writings')
Jacques-Paul Migne, Patrologie grecque (accessible ici : 40- Imagines\ - Operum Omnium Conspectus seu 'Index of available Writings')
Jean Dominique Mansi, Sacrorum conilium nova et amplissima collectio (accessible ici : Mansi : Sacrorum conciliorum, nova et amplissima collectio)
@jean-yves macron a écrit "Vous bluffez."
Je bluffe sur quoi ? Je me contente de citer Honorius et vous m'opposer des "méthodes" imaginaires.
Vous n êtes pas sérieux. D'ailleurs vous vous dérobez des que l'on commence à vous pousser dans vos retranchements conciliaires absurdes.
@jean-yves macron
Et puisque vous osez prétendre dans votre liste que Mansi soutiendrait que'Honorius n'aurait pas été condamné pour hérésie, je vous invite à le lire. Et moi je vous donne la reference
Le 9 août 681, à la fin de la XVIème session du 3eme concile de Constantinople, furent réitérés les anathèmes contre tous les hérétiques et les fauteurs d’hérésie, y compris Honorius : « Sergio haeretico anathema, Cyro haeretico anathema, Honorio haeretico anathema, Pyrro, haeretico anathema » (Mansi, XI, col. 622)
Votre méthode n'est pas"imaginaire", elles est tout ce qu'il y a de plus avérée : c'est
1) de manipuler un texte en le tronquant,
2) de ne pas prendre connaissance des arguments qui vous sont opposés,
3) l'inversion accusatoire de votre propre péché de dérobade et de retranchement.
Vous balancez une accusation hors contexte en la faisant commencer par : "c'est pourquoi", ce qui supposait un exposé préalable et que vous supprimez d'emblée.
Vous justifiez votre "trouvaille" avec 4 lignes que vous appelez "référence", quand je fourni pour ma part une démonstration en 4 chapitres provenant de 9 références d'auteurs représentant des études complètes - et non tronquées - avec analyse minutieuse des lettres d'Honorius.
Vous les avez ignorées.
Enfin, pour combler la mesure, vous accusez l'autre de vos propres péchés
Je reposte ici de nouveau l'étude sérieuse complète et référencée que vous avez refusé de lire. Voyons voir si vous y répondrez cette fois... :
Honorius Ier et le monothélisme
Et puisque vous semblez ne pas vouloir lire une étude objective sur la base des originaux des lettres d'Honorius scannées, je livre un court extrait de cette étude qui dans son entier défait l'objection que vous "balancez" comme vil sanglier, sans saucun discernement (les sous-lignés sont de moi) :
Mais comme mon extrait est aussi hors de son contexte (ce qu'il faut toujours éviter de faire), il faut le lire réinséré dans la démonstration en quatre parties que je fournie, donc lire l'étude en entier. Ce qui gêne souvent les paresseux et les "très petits docteurs de la loi" (Léon Bloy).
"Il n’y avait point en [Jésus-Christ] cette autre loi des membres, ou bien une volonté différente [de celle de la divinité] ou [qui lui fût] opposée. »
Nous comprenons par cette dernière phrase ce que le pape entend par « volonté » : non pas à proprement parler la faculté d’un esprit à se porter vers telle ou telle chose, comme on comprend ce terme traditionnellement, mais la tendance, au sein même de cette faculté humaine, à vouloir tantôt le bien, tantôt le mal (dans ce dernier cas, c’est ce qu’Honorius appelle la « loi des membres »).
Or de ce point de vue, il se trouve en effet qu’en Jésus-Christ, étant préservée du péché (« La divinité a pris notre nature, mais non point le péché qui est en elle, […] telle qu’elle était au sortir des mains du créateur, avant le péché ») jamais la volonté de la nature humaine ne s’est tournée vers le mal, jamais n’a-t-elle subi la « loi des membres. » En sorte que, parfaitement soumise à la volonté divine du Verbe, et étant en dernière instance mise en mouvement par lui, la volonté humaine apparaît ne faire qu’un avec la volonté divine d’un point de vue moral.
Aussi pouvons-nous conclure, avec Venance Grumel, à l’unicité morale des volontés de Jésus-Christ, toujours portées au seul bien, et en tout soumises à la volonté du Père.
En conséquence ce que nie Honorius, cela n’est pas dans la nature humaine du Christ l’existence de la faculté appelée volonté (comme le suggère le "très petit docteur de la loi"), mais c’est l’existence d’une tendance au sein de la volonté humaine du Christ qui le porterait à s’éloigner de la volonté divine, ou bien qui s’opposerait à celle-ci, comme cela se produit chez nous autres humains lorsque la concupiscence nous pousse à pécher".
Bien que dans le fond de sa pensée il se trouvât être orthodoxe, Honorius fut malgré tout condamné par le troisième concile de Constantinople comme hérétique, en même temps que Serge de Constantinople, Cyrus d’Alexandrie, Pyrrhus, et d’autres.
On doit néanmoins rappeler ici le motif de sa condamnation, lequel nous est donné par le pape Léon II dans sa lettre aux évêques d’Espagne leur annonçant la fin du concile : « Ceux qui ont combattu contre la pureté de la tradition apostolique ont été frappés d’une éternelle condamnation, c’est à savoir Théodore de Pharan, Cyrus d’Alexandrie, les Constantinopolitains Sergius, Pyrrhus, Paul et Pierre, avec Honorius, qui n’a point, comme il convenait à l’autorité apostolique, éteint la flamme commençante du dogme hérétique, mais l’a entretenue par sa négligence. »
C'est le Pape Léon II qui a parlé de "négligence" (et non pas jean-yves macron, bouffon).
@jean-yves macron a écrit "
Votre méthode n'est pas"imaginaire", elles est tout ce qu'il y a de plus avérée : c'est
1) de manipuler un texte en le tronquant,
2) de ne pas prendre connaissance des arguments qui vous sont opposés,"
1) Mensonges Désormais !. J'ai cité la phrase d'Honorius qui a mérité sa condamnation en latin en français et en entier. Par ailleurs vous aviez le texte entier en latin en PJ.
Manifestement cette phrase bouleverse vos convictions de papolatre. D'abord vous m'avez accusé de "bluffer". Je vous ai demandé pourquoi. Vous vous êtes tu à votre triste habitude d'anguille moderniste. A court d'arguments vous imaginez que je tronque. Mais alors il fallait citer la partie prétendument tronquée. Ce que vous ne faites pas parce que vos accusations sont d'évidence celles de la malhonnêteté. Des effets de manche d'avocat véreux.
Quelle est donc cette partie prétendument tronquée qui ferait dire l'inverse de la profession de foi monothélete d'Honorius ?
2) Vous ne m'avez opposé aucun argument à part une liste de références dont deux d'entre elles signifiaient exactement l'inverse de ce que vous prétendiez soutenir Si il y a dans cette liste un seul argument valable, exposez le vous même.
Les élucubrations des papolatres que vous recopiez désormais servilement qui pretendent savoir la volonté d'Honorius d'exprimer l'inverse de ce qu'il a écrit sont des foutaises.
Honorius a écrit UNAM VOLUNTATEM à Serge et ne voulait pas écrire autre chose.
A moins que Léon Bloy ait eu une apparition d'Honorius reconnue par l'Eglise et soutenant qu'il ne savait pas faire la différence entre 1 er 2' tous ces arguments ne valent pas un pet de lapin devant la clarté du texte et la condamnation par 3 conciles dogmatiques.
Quant à la lettre de Saint Léon II condamnant Honorius elle va suivre.
Vous avez cité la phase d'Honorius hors contexte, c'est à dire en tronquant. Léon II a parlé de négligence et non de profession d'hérésie, je vous l'ai déjà dit. Vous êtes plus sévère que le pape. Lui sait ce qu'il a condamné chez Honorius, vous vous allez trop loin. Vous perdez votre sang froid et êtes acculé à m'insulter. Pas bon signe.
"Honorius voulait mettre en évidence le fait que dans le Christ, le seul vouloir divin conduisait la nature humaine".
"Il n'y était en aucun cas fait mention d'une unique volonté au sens numérique (unam voluntatrem) du terme. Par opposition avec l'unité au sens moral".
Au sujet de la lettre à Sergius, nous avons conservé le dialogue entre Maxime et Pyrrhus":
"- Quelle est, de cette lettre, l'interprète le plus digne de foi : ou bien celui qui l'a composée au nom d'honorius et qui illumine aujourd'hui encore tout l'Occident de sa piété et de sa vertu, ou bien ceux qui, à Constantinople, en parlent d'après leur désir ?
- Évidemment, dit Pyrrhus, celui qui a composé la lettre.
- Eh bien, reprend Maxime, cet homme écrivant à l'empereur Constantin au nom du Pape Jean déclare ceci :
"nous parlions d'une seule volonté dans le seigneur, non point d'une volonté unique pour la divinité et l'humanité, mais d'une volonté unique de l'humanité".
(Ces citations historiques indiscutables sont tirées de l'article sus mensionné, il suffit de le lire (pour ceux qui ont un cerveau et qui ne s'obsèdent pas de révisionnisme)
« Votre méthode n'est pas"imaginaire", elles est tout ce qu'il y a de plus avérée : c'est
1) de manipuler un texte en le tronquant,
2) de ne pas prendre connaissance des arguments qui vous sont opposés,
3) l'inversion accusatoire de votre propre péché de dérobade et de retranchement. »
@jean-yves macron, je n'aurais su mieux résumer les faits. Merci.
@Hélène33 "Pas besoin d'être amis pour constater un fait qui est évident pour tout le monde."
@jean-yves macron
Vous parlez du fait indiscutable historiquement que 3 conciles dogmatiques successifs et un saint pape ont tous condamné Honorius d'avoir confessé la foi monothélite en ces termes
C'est pourquoi nous confessons une volonté unique de notre Seigneur Jésus-Christ, parce que assurément notre nature, et non notre faute, a été assumée par la divinité ; en effet, ce qui a été créé avant le péché, et non ce qui a été vicié après la transgression."
Unde et unam voluntatem fatemur Domini nostri Iesu Christi, quia profecto a divinitate assumpta est nostra natura, non culpa; illa profecto, quae ante peccatum creata est, non quae post praevaricationem vitiata.
Pas du tout, j'écris du fait qu'on constate que vous n'êtes là que pour semer l'embrouille et déformer nos propos ainsi que les références qu'on vous présente, par une grande charité pour votre âme égarée et avec une patience digne des martyrs!
Vous n'avez pas nié que vous ne croyez pas à la Révélation divine (Bible et Tradition) et en particulier ce passage, qui vous ferme la bouche (plus précisément le clavier) une fois pour toute.
« Mais J'ai prié pour toi, ô Pierre, afin que ta foi ne défaille point. » (S. Luc XXII, 32).
- Pour toi, car Je te destine à être la tête et le chef des Apôtres et de Mon Église, afin que ta foi ne défaille pas en croyant que Je suis le CHRIST et le Sauveur du monde. Observez que le CHRIST dans cette prière demanda et obtint deux privilèges particuliers pour Pierre, avant les autres Apôtres : le premier privilège personnel était qu'il ne défaillirait jamais dans sa foi en Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, car Notre-Seigneur se souvint du criblage au verset précédent, c'est-à-dire de la tentation de Son propre arrêt, quand les autres Apôtres s'enfuirent de Lui comme la paille, perdirent leur Foi, se dispersèrent et s'échappèrent de tous les côtés. Or, Pierre [il n'était pas encore élu Pape], même s'il dénia le CHRIST du bout des lèvres et perdit son amour pour le Sauveur, cependant il garda sa Foi. Ainsi commentent saint Chrysostome ("Hom. XXXVIII sur s. Matth."), saint Augustin ("De corrept. et grat. chap. VIII"), Théophylacte et les autres... Le deuxième privilège certain que Pierre avait en commun avec tous ses Successeurs était que lui et tous les autres Évêques de Rome (car Pierre, selon la volonté du CHRIST, fonda et confirma l'Église Catholique à Rome) ne devraient jamais défaillir ouvertement dans cette Foi, au point d'enseigner à l'Église des hérésies ou une erreur quelconque contre la Foi. Ainsi enseignent le Pape S. Léon le Grand (Serm. XXII in natali SS. Apostolorum Petri et Pauli), s. Cyprien à Cornélius (Lib. I, ep. 3), les Papes saint Lucius Ier, saint Félix Ier, saint Agathon, saint Nicolas Ier, saint Léon IX, Innocent III, saint Bernard et autres que saint Bellarmin cite et suit (Lib. I de Pontif. Roman.). (Mossman, The great Commentary of Cornelius à Lapide, 1908, vol. 4, pp. 482-483 ; éd. latine, vol. 8, p. 846).
@steack (je reposte mon commentaire précisé quant à vos 3 questions)
Je vous ai déjà répondu, non pas comme vous l'exigiez de manière univoque, mais en voulant vous faire réfléchir.
Vous ne remarquez pas que je n'affirme rien par moi-même, mais que je cite seulement et textuellement le pape Pie XI.
Vous n'avez toujours pas compris le droit négatif dont parle là Pie XI en substance et que le droit auquel il fait allusion est un droit à la non coercition, ce que définira plus tard DH en 1965.
· Concernant votre question 1 :
Non ce droit négatif à n’être pas empêché, - mais non pas à professer une fausse religion - ne vaut pas pour ceux qui adorent Satan, parce ce que Satan n’est pas la divinité suprême.
« Le rapporteur de la rédaction de DH a précisé que la L.R. ne concerne que l’adoration de la divinité suprême (Numen supremum) que n’est objectivement pas Satan. Les services de police sont conscients que le satanisme fait toujours des dégâts en fait d’ordre public juste", donc le satanisme sort des limites de DH.
· Concernant votre question 2 :
je vous ai aussi déjà répondu : concernant le droit négatif à la LR, il vaut en privé comme en public. Vous n’avez pas le droit civil d’empêcher un adepte d'une fausse religion de croire et de pratiquer son faux culte. Pie XI ne l’a pas précisé en toutes lettres, mais la pratique d’une croyance peut difficilement ne pas avoir certains aspects publics (cf. « dans les formes correspondantes »). Naturellement, comme tout droit humain, quel qu’il soit, il y a des limites (plus facilement franchies dans le domaine public, bien sûr, que dans le domaine privé).
Un droit négatif concerne l’agir des autres (par exemple, on n’a pas le droit de vous empêcher de faire des choses moralement répréhensibles lorsque vous êtes chez vous. L’abus du droit de propriété ou le non usage de la propriété n’enlève pas le droit de propriété, c’est la loi).
Ce droit à n’être pas empêché n’est en aucun cas un droit moral affirmatif. Ce droit affirmatif ne concerne que la pratique de la seule vraie religion, celle catholique.
Dans le cas du droit négatif des fausses religions à n’être pas empêché de pratiquer leur faux culte, ce droit est limité par le droit des autres et par le respect de l'ordre de social juste si son expression est publique (on ne peut que s’en désoler dans les régimes démocratiques anti-chrétiens qui sont les nôtres aujourd’hui).
· Pour votre question 3:
Le droit divin est le droit de Dieu de fonder une Église et de se donner des chefs sur la terre, c'est à dire de les élire Lui-même par l'intermédiaire des hommes. L'élection achevée des papes est définie par le terme non pas d'élection, mais de reconnaissance (ecclésiale universelle). C’est de l’ordre du fait dogmatique qui n’a pas besoin d’être formellement défini, mais considéré comme vrai, au nom de la Révélation divine ou de la Tradition.
« La foi de l’Église dépend de la validité de l’occupation du siège de Pierre, non pas à tout instant, mais dès qu’une question dogmatique se pose. Par exemple, comment savez-vous que Pie XII était pape ? Si vous n’en est pas sûr, alors vous n’êtes pas sûr que le dogme de l’Assomption de Notre-Dame est un dogme de foi. Et en examinant cette bulle pour la vérifier, vous tombez dans l’hérésie, car on ne vérifie pas une définition ex cathedra.
Le simple fait que quelqu’un n’enseigne pas d’hérésie ne fait pas qu’il est pape : il faut donc un autre critère. Et lequel donc, je vous prie ?
PS : Le pape Jean XXII (celui qui a canonisé saint Thomas d’Aquin le 18 juillet 1323) a enseigné une hérésie dans 3 sermons à la fin de sa vie : a-t-il cessé d’être pape pour autant ? Nul ne le prétend (il a d’ailleurs soumis ces sermons au jugement de l’Église avant de mourir, disant qu’il ne s’agissait que d’hypothèses, et son successeur, Benoît XII, a défini de foi le contraire de ce qu’enseignaient ces sermons) ».
@jean-yves macron Bonsoir ! Je ne sais pas si je fais, selon vous, de graves erreurs de raisonnement.... mais il serait intéressant de votre côté que vous m'expliquiez comment vous pouvez donner le titre de "Monseigneur" au père Guérard des Lauriers qui, non seulement a fait un "grave attentat à l'Unité de l'Eglise", selon Pie XII, en acceptant de se faire sacrer "évêque" en 1981 mais qui, de plus, a persévéré dans son erreur en sacrant.... trois fois de suite, faisant fi de la Lettre apostolique Caritas du Pape Pie VI du 13 avril 1791 : "Une consécration est légitime que si elle est conférée par un mandat apostolique". Monsieur l'abbé Belmont l'explique très bien dans son dernier Bulletin de Mars.
La question est très grave parce que ces illégitimes ont ordonné des..... illégitimes tout contents d'être "non una cum" dans certaines chapelles de la Tradition !!!
Je comprends que @Arthur De la Baure puisse se changer les idées devant un jeu vidéo !!! mais il faut reprendre le combat sérieusement et arrêter de jouer sur les mots, personne n'est mature ou immature quand on cherche la Vérité, qui plus est avec l'enseignement de la Sainte Eglise.
Je ferai juste remarquer, avant d'aller dormir, qu'il n'est pas besoin d'étudier la thèse de Cassiciacum (je ne l'ai pour ma part jamais fait) pour voir que le Siège de Pierre est occupé depuis des décennies....
Bon dimanche de Carême !
@ladoctrine Je ne lui donne aucun titre de Mgr, c'est sous ce titre qu'il est connu.
Par contre quand vous dites que "nous serions orphelin d'Autorité", c'est le langage de la thèse de cassiciacum. Dans ce cas, pourquoi critiquez vous Mgr abbé G. des Lauriers ?
@Pierre Augustin
Ma page n'est pas un défouloir ni un bac à sable. Les commentaires sont ouverts à ceux qui ont lu l'article et qui veulent échanger. Désolé, je vais devoir supprimer vos copier-collers criards, hauts en couleurs et outrés à la Pharisienne.
Il est question de discuter de cette bulle de Paul IV et de son seul §6 qui pose problème, et non pas de la citer in extenso, çà tout le monde sait le faire.
L'article est à charge mais ausis à décharge concernant Paul IV, il reconnait la valeur du pape mais montre très bien que sa bulle n'était pas infaillible (l’infaillibilité couvrant uniquement les domaines de la foi et des mœurs et non pas celui disciplinaire) et que d'autre part Paul IV avait commis de graves injustices envers son cardinalat (injustices réparées par ses successeurs).
Enfin que sa bulle était inapplicable sans faire disparaitre l'Eglise dès le VI ° siècle, ce qui est une insulte aux promesses du Christ sur l’indéfectibilité de son Eglise.
Cette bulle est donc faillible sans l’ombre d’un doute et ne peut en aucun cas se substituer à l’autorité de droit qu’est la traditionnelle Acceptation Pacifique Universelle (APU) des papes élus.
Il est triste de voir la facon dont vous essayez de flêtrir le Pape Paul IV ( alors que vous defendez bec et ongles les autorités révolutionnaires conciliaires sous pretexte d'amour de L'Église et de la papauté) et de fonder une grande partie de votre raisonnement sur la personnalité de ce dernier. Il est par ailleurs tres etrange d'opposer la Bulle paul4 a la constitution de l'Église alors que cette constitution apostolique est fondée sur l'impossibilité pour un hérétique ou d'un apostat de faire partie de L'Église catholique et donc d'y avoir une quelconque autorité. De plus il s'agit d'un document ex-cathedra, donc infaillible, donc constitutif de l'Église.
Pour le reste j'ai de nouveau posté un article traitant de cette bulle qui s'oppose au votre.
@Arthur De la Baure
Vous me semblez être une personne assez mature, pourtant, en tout cas apparemment plus que certains ici ?
J'aurais pensé que vous auriez remarqué que l'article très sourcé (même si je n’ai pas pu citer les sources in extenso pour ne pas trop lasser) ne se base que sur des historiens reconnus, comme Pastor, Rohrbacher, De Montor, Levillain, Lucius Lector et j'en passe. Sans parler des citations nombreuses de papes et cardinaux contemporains de Paul IV qui y figurent.
Autrement dit cet article 19 est basé exclusivement sur de l'Histoire de l'Eglise et des conclaves.
Je suppose avec bienveillance que vous n'avez pas lu cet article, car pour prétendre que la bulle est infaillible, alors qu'elle vise – c’est écrit en toute lettres - à remettre à l'ordre du jour des anciennes disciplines ecclésiastiques, ce simple fait prouve dès le départ, qu'elle ne ressort pas de la Foi et des Mœurs, – quelle Lapalissade ! - et qu'elle ne peut donc pas être infaillible.
On pourrait donc fermer tout de suite les commentaires à propos de son infaillibilité. Mais peut-être préférez-vous l'opposition à la vérité historique ? Ou bien ignore-vous ce que signifie « à perpétuité » ?
J'ai donné les éléments nécessaires dans mon article . Je ne m'étendrai pas davantage les lecteurs se ferontleur avis, de toute facon je n'ai pas le temps car je suis immature, il est donc temps pour moi d'aller jouer à un bon jeu video.
@jean-yves macron Pour ma part, je ne reconnais aucun pape de Vatican II et je n'ai jamais étudié cette Bulle, me référant simplement à l'infaillibilité du Magistère Ordinaire.
Si je les reconnaissais comme papes, cela voudrait dire que je reconnais que le Bon Dieu leur a donné Autorité pour conduire son Eglise en les préservant de l'erreur par l'Assistance du Saint Esprit : il me serait donc interdit........ d'être dans la Tradition ! Comme le dit si bien @Arthur De la Baure
Or, pour avoir le Salut, il me faut impérativement les Sacrements de Pénitence et la Sainte Eucharistie que l'on ne trouve pas hors de la Tradition : si je ne veux pas offenser Dieu par une désobéissance effrontée au Vicaire de Son Fils, je n'ai pas d'autre alternative que d'en déduire que Jorge Bergoglio et ses prédécesseurs ne peuvent pas avoir l'Autorité Pontificale que Dieu n'a pas pu donner au départ à Giovanni Montini à cause de son élucubration blasphématoire du 7 décembre 1965 sur la liberté religieuse..... et tous les autres ont malheureusement suivi..... jusques à quand, Seigneur ?
J'ai de nouveau publié pour vous un article concernant la bullede Paul4. Ainsi vous avez a votre disposition deux argumentations opposées, de quoi vous faire un avis et éventuellement vous donner l'envie de creuser par vous-même.
@ladoctrine
Au moins vous, vous etes un sedevac affiché, merci d'être clair. Pour la doctrine sur le MOU, j'ai l’intention de faire un article là-dessus pour démontrer l'erreur de la position lefebvriste.
Vous ne connaissez pas la doctrine de l'APU (Acceptation Pacifique Universelle) ? Qui est pourtant un enseignement tout ce qu'il y a de plus traditionnel et catholique (le sedevac est le véritable catholique, n’est-ce pas ? Il ne devrait donc pas ignorer ce point de doctrine essentiel de sa religion).
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