L’art de sacrer sans rien changer
Ou comment retrouver 1988 sans reconnaître qu’on s’en était éloigné
Il fallait résoudre un problème assez embarrassant.
Pendant des années, on a expliqué qu'il ne fallait surtout pas rester bloqué en 1988. Les circonstances avaient changé. Rome avait changé. Le climat avait changé. Les interlocuteurs avaient changé. Il fallait distinguer, dialoguer, patienter, saisir les ouvertures, considérer les signes favorables et ne surtout pas tomber dans cette maladie terrible : la méfiance.
Puis arrive 2026.
Après quatorze années de subtilités, on constate que Vatican II est toujours Vatican II, que la nouvelle messe est toujours la nouvelle messe, que l'œcuménisme prospère fort bien et que les divergences doctrinales sont finalement assez graves pour rendre une régularisation canonique impraticable.
C'est une découverte considérable.
Quelques esprits mal intentionnés font alors remarquer :
« Mais… n'était-ce pas précisément ce que certains disaient en 2012 ? » …Plus