Les autorités postconciliaires éprouvent une difficulté structurelle à tolérer une Tradition qui, par sa simple permanence, met en cause la légitimité doctrinale des réformes qu’elles promeuvent.
Je ne dis pas que toute personne appartenant aux structures actuelles rejette consciemment la Tradition. Je constate plutôt qu’il existe une incompatibilité profonde entre la logique des réformes postconciliaires et la logique de la Tradition telle qu’elle a été transmise pendant des siècles. Tant que cette contradiction n’est pas résolue, la coexistence demeure précaire : la Tradition conserve nécessairement une force critique à l’égard du système doctrinal et liturgique né du concile.