Notre Seigneur bénit ou maudit, selon qu'on est ou non dans la Vérité et le véritable Amour - À Maria Valtorta, les cahiers de 1944, 4 janvier.
" (...) Ceux que Dieu embrasse ne sont pas ces hommes envahis par l’erreur qui ont la réputation d’être des mages et des devins. Ce ne sont pas non plus ceux qui tentent, par des manifestations d’histrions, de simuler la présence de Dieu en eux pour fasciner les naïfs sans foi véritable. Ce ne sont pas ceux qui tirent profit de leur satanisme. Ceux-là sont maudits, et puissent-ils l’être toujours plus !
Ceux que Dieu embrasse sont ceux qui mènent la vie chaste, humble et aimante d’un serviteur de Dieu. Ceux qui ont fui les applaudissements et ont horreur d’être connus. Ceux qui, perdus dans ce gouffre de lumière qu’est Dieu, le cœur nourri de foi et l’esprit de charité, se tiennent comme des bouches mystiques devant mon Moi, et absorbent de moi la vérité et la connaissance. Sans forcer le mystère, sans en faire commerce, sans se montrer autoritaires, ils accueillent ce que je leur donne avec simplicité, amour et honnêteté.
Ce ne sont pas des profanateurs, ils ne se permettraient jamais de susciter en aucune manière l’atmosphère favorable à créer le climat que, (au contraire de moi qui n’ai besoin ni de climat ni d’atmosphère), le satanisme de ces derniers réclame pour recevoir l’émanation du Malin.
Ceux-ci sont en effet des simulateurs de Dieu et de ses saints, pires que des simulateurs, des caricaturistes de Dieu et de ses saints - dont ils donnent une représentation sacrilège. Ce sont les fils, les sujets, les ministres de Satan, ses attrape-nigaud. Il n’y a pas une seule parole de vérité dans leur bouche, pas la moindre lumière dans leur cœur. Le Mensonge les entraîne, eux et ceux qui croient en eux, au plus profond de l’abîme qu’ils recherchent. Il ne peut en être autrement, car le Malin lui-même ne peut connaître parfaitement la pensée de Dieu; et même ce qu’il en connaît, il ne le dit pas, puisqu’il est toujours le Serpent qui chante des chansons mensongères pour apporter la ruine là où sa jalousie voit qu’il peut y avoir encore une demeure pour le Seigneur.
Comment pouvez-vous croire à ces fantômes, fumée de la bouche de Satan, qui se montrent à vous pour simuler ce que Dieu seul peut vous envoyer pour vous guider spirituellement ? Et ne pensez-vous pas que, s’il est vrai que Dieu peut accueillir votre désir de le sentir être un Père aimant — plus que la majorité des hommes ne le désire —, il est également vrai que personne, je dis bien personne, pas même un saint, peut s’imposer à Dieu et lui dire: " Viens. Je te l’ordonne. "?
Je viens quand, où et comme je veux, à l’heure et dans les circonstances que je veux. Je vous parle comme je le veux. Entre, d’une part, la simplicité véritable qui est mon signe et l’humilité simple qui est le signe de mes serviteurs, et d’autre part la chorégraphie mensongère et l’orgueil avide des autres faux possesseurs de la vérité, il y a une encore plus grande différence qu’entre le soleil et une nuit sans étoiles, un plus vaste abîme que celui qui existe entre les rivages des océans dont vous ne pouvez mesurer la profondeur à certains endroits. De ce côté-ci se trouve Dieu et sa vérité. De l’autre, Satan et son erreur. De ce côté, ma main s’étend pour bénir les humbles fleurs qui accueillent ma lumière en me bénissant et en s’en jugeant indignes. De l’autre, ma main s’étend pour maudire, car ce sont les fleurs venimeuses d’étangs putrides entourées de serpents au venin éternellement mortel.
Pour ton compte, je dis: "Voilà ma parole. Accueille-la pour ta paix."
Les trois croix sont le signe des trois victimes de cette cité. L’une porte déjà le fruit mûr qu’il faut cueillir sur l’arbre saint pour être placé dans la Cité de Dieu. La paix est venue pour elle et, comme le Christ après son martyre, elle est descendue de la croix pour être semence de vie bienheureuse. Salue ton âme sœur.
Les deux autres croix sont celles de deux autres victimes. L’une est la tienne. Elle s’élève encore vers le ciel parce que ta mission doit durer encore un peu. Le mont est nu et sa triple couronne, triste. Mais vois comme elle est proche du Ciel, et tout le ciel qui l’entoure. Vois comme le monde est lointain. Vous êtes déjà entre l’autel et le ciel, mes chères victimes, et les anges se tiennent tout autour de vous pour recueillir votre esprit quand vous consommerez votre ultime souffrance.
Cette vision ne cessera de s’approcher de toi, car je brûle de te faire vivre ma Passion. Mais ne crains rien. Telle une branche délicate qui se courbe, la croix te déposera après l’épreuve, tout comme elle a déposé ta sœur, et le ciel s'ouvrira à toi.
Va en paix".
6 janvier
" (...) Il est vain d’espérer que Dieu puisse être là où les péchés dépassent les limites que ma miséricorde admet. Et si elle les admet, c’est que je me rappelle avoir été homme et avoir subi les assauts de l’Ennemi, et les avoir vaincus parce que je ne faisais qu’un avec la volonté du Père, qui ne veut pas que l’homme se perde mais qu’il remporte la victoire pour être sauvé. Dieu ne se trouve pas là où, au nom de quelque autorité arrogante, l’on se permet abus et injustices. Dieu ne se trouve pas là où il n’y a pas d’amour pour lui, et il n’y a pas d’amour là où l’on mène une vie de péchés, sans charité envers son prochain.
Ne mentez pas en prétendant : "J’aime Dieu mais je ne peux aimer mon prochain, parce qu’il m’a fait ceci ou cela." Non. Vous n’aimez pas.
Si vous vous étiez nourris de charité jusqu’à en faire votre chair et votre sang, vous ne pourriez distinguer et séparer, et vous passeriez sans rupture d’un amour sublime pour Dieu à un saint amour de votre prochain. Si la charité était vive en vous, elle recouvrirait comme un manteau divin les misères de vos frères et elle vous ferait voir en eux de petites copies de Dieu dont, tout comme vous, ils sont les enfants. Si vous faisiez de la charité votre vie, vous seriez tout heureux d’aimer ceux qui ne vous aiment pas, conscients que c’est ainsi que vous atteindrez l’amour parfait; en effet, ce dernier n’agit pas dans l’espoir d’obtenir une récompense de la part de ceux qui le reçoivent, mais en croyant avec une foi absolue que le Dieu bon note vos affections et les change en richesses éternelles que vous trouverez à votre entrée dans le Royaume.
Qu’est-ce que j’ai fait et qu’est-ce que je fais encore pour vous? Est-ce que j’aime seulement ceux qui m’aiment? Non, j’aime aussi ceux qui m’offensent, d’un amour douloureux. Je vous ai aimés avant même que vous n’existiez, et bien que je connaisse les offenses que vous alliez me faire. Si j’ai une prédilection céleste pour ceux qui m’aiment puisqu’ils consolent mon cœur, j’ai, pour vous qui me faites souffrir une surabondance de miséricorde. Comme d’une source inépuisable, je déverse sur vous une vague d’amour afin de vous appeler à moi, de vous sauver pour moi, de vous donner cette joie que vous ne pouvez trouver qu’en moi seul, dans l’espoir de pénétrer en vous, d’attendrir votre dureté et de vous rendre bons, vous qui êtes les enfants qui m’ont tant coûté mais qui ne veulent pas croire en moi.
Ne refusez pas la main qui se tend à vous, cette main qui a connu la douleur d’être transpercée mais qui souffre bien plus d’être repoussée. La plaie de ma main transpercée m’aurait paru bien douce si j’avais su qu’elle vous apporterait le salut. De même, mes blessures infinies m’auraient semblé des caresses, les épines des baisers, la croix une embrassade, si ma pensée qui voit tout avait su que mon sacrifice entraînerait la rédemption de tout le genre humain. Mais maintenant ma main tombe de fatigue sous le poids de tant de miséricorde que je ne peux déverser.
Les prières des saints m’offrent l’or et l’holocauste des victimes, l’encens; mais la myrrhe, la myrrhe si amère, c’est vous qui me la donnez en ne m’aimant pas, par votre manque d’amour, vous me faites goûter une seconde fois au calice de Gethsémani et à l’éponge du Calvaire. Ils sont très précieux, l’or et l’encens déposés à mes pieds qui ont marché volontairement à la mort pour vous. Mais il y en a peu, peu, trop peu par rapport aux tas de myrrhe dont la Terre est recouverte et du haut desquels Satan rit et se gausse de moi, qu’il croit vaincu par l’inutilité du sacrifice.
Cependant je ne suis pas vaincu. Les vaincus seront toujours et seulement les serviteurs de Satan. Moi et ceux que j’ai sauvés, nous serons éternellement victorieux et, de notre gloire paisible, éclatante et éternelle, nous verrons disparaître dans la mort éternelle ceux qui auront été abattus par le saint et terrible Nom qui est le mien.
Mes enfants qui m’aimez encore, n’ayez pas peur. Je suis le Sauveur. Et vous qui, sans me haïr, ne savez pas aimer, secouez-vous et venez à moi. Je vous appelle à rejoindre mon signe. Venez. Croyez. Purifiez-vous, enflammez-vous, espérez. Terrassez vos ennemis spirituels et matériels par l’épée de l’amour."
8 janvier
(...) Pouvez-vous imaginer que, sur votre ordre, Dieu et ses ministres vont venir à vous ? Non. Seule une vie chaste et pieuse, seule une vie couronnée des trois flambeaux de la foi, de l’espérance et de la charité, seule une vie défendue par les autres vertus pratiquées contre Satan, contre le monde et contre la chair, seule une vie vécue selon ma Loi et mon enseignement tel qu’il se trouve dans les quatre évangiles, le même depuis vingt siècles — et il le restera tant que la terre et l’homme dureront —, seule une vie "chrétienne ", c'est-à-dire semblable à celle du Christ, faite de respect, d’obéissance, de fidélité au Père, de générosité constante, obtiennent à votre esprit cette purification, cette sensibilité qui vous permettent de recevoir Dieu et ses ministres d’une manière si sensible qu’elle vous donne la joie de la vision et la joie de la parole simplement inspirée ou réellement prononcée.
Je l’ai dit : "On ne peut servir à la fois Dieu et Satan". Non. Là où l’un se trouve, l’autre ne s’y trouve pas. Votre vie est un signe de Dieu et votre vie est un signe de Satan.
Quand vous êtes capables de réflexion — en admettant que vous ayez encore un coin de votre âme libre de la possession qui tue —, examinez-vous, examinez vos œuvres, les inspirations que vous recevez. Si vous voyez qu’elles sont honnêtes — même sur le seul plan humain —, dites : "Il est possible que la puissance de Dieu s’y trouve." Si en revanche, elles sont contraires à la morale humaine et aux antipodes de la morale surnaturelle, dites: "Dieu ne peut pas être là, c’est son Ennemi. (...) "
maria-valtorta.org/Quaderni/440104.htm