Pierre Henri

Espagne : 70 % des étrangers considérés comme des « mineurs non accompagnés » après un examen médical sont en réalité des adultes
Des analyses osseuses menées dans toute l’Europe ont révélé que les migrants mentent en masse sur leur âge, et ce uniquement pour bénéficier des avantages spécifiques accordés aux « mineurs », qui sont par ailleurs à l’abri de l’expulsion.
La ville espagnole de Madrid vient de confirmer de manière flagrante les soupçons qui pesaient depuis longtemps sur les migrants étrangers non accompagnés se déclarant mineurs. Lorsque ce groupe est soumis à un examen médical rigoureux visant à vérifier son âge, 70 % d’entre eux s’avèrent être des adultes de plus de 18 ans.

Il ne s’agit pas là d’une poignée d’incidents isolés, mais d’un phénomène systémique devenu la norme dans la capitale espagnole. Ces conclusions, détaillées dans des données officielles et rapportées par le média espagnol El Debate, mettent en évidence une « farce » croissante dans le traitement des demandes de statut de mineur non accompagné à travers le pays.
En 2024, les autorités de la région de Madrid ont ouvert 848 procédures de détermination de l’âge pour des personnes se présentant comme des mineurs étrangers non accompagnés — une forte augmentation par rapport aux 482 procédures de l’année précédente. Plus de la moitié de ces dossiers ont été classés sans suite car les demandeurs ont abandonné la procédure avant d’avoir passé l’examen médical déterminant, à savoir une radiographie du poignet permettant d’évaluer l’âge osseux.
Sur les 378 personnes ayant subi cet examen, seules 112 ont été confirmées comme mineures, tandis que 266 ont été considérées comme adultes — soit environ 70 %.
Le nombre de fraudes détectées a triplé par rapport à l’année précédente. Depuis 2018, Madrid a pris en charge plus de 11 000 mineurs étrangers non accompagnés dans son système de protection. Rien qu’en 2024, 2 442 nouveaux jeunes sont entrés dans le système. Le gouvernement régional a déjà déposé 29 plaintes auprès de la police après que ses propres contrôles ont révélé la présence d’adultes placés à tort dans des structures de protection des mineurs.
Au niveau national, le Parquet général de l’État a fait état de 7 562 procédures préliminaires de détermination de l’âge en 2024. Parmi celles-ci, 2 457 ont conclu que les personnes concernées étaient majeures, tandis que de nombreuses autres ont soit abandonné la procédure, soit bénéficié du doute.
Des avantages concrets pour les fraudeurs
Comme Remix News l’a déjà signalé, se présenter comme mineur confère des avantages considérables en vertu des réglementations espagnoles et européennes, notamment le placement dans des centres de protection spécialisés offrant un logement, une éducation, des soins de santé et des garanties juridiques.
L’expulsion est également beaucoup plus difficile à mettre en œuvre ; et, dans de nombreux cas, les demandeurs bénéficient de voies d’accès au regroupement familial ou à des titres de séjour qui ne sont pas accessibles aux adultes. De nombreux demandeurs disparaissent des centres dès que la vérification de l’âge commence, évitant ainsi la confirmation de leur véritable âge.
Des fraudes similaires observées dans toute l’Europe
Cette révélation madrilène est loin d’être un cas isolé. Remix News a largement couvert des cas similaires de fraude à l’âge commis par des migrants revendiquant le statut de mineur non accompagné dans toute l’Europe, impliquant souvent les mêmes nationalités, notamment des Algériens, des Marocains, des Tunisiens et des Afghans.
La France affiche certains des chiffres les plus frappants. Dans le département de la Marne, des analyses osseuses réalisées sur 240 personnes se présentant comme des mineurs non accompagnés ont révélé que 80 % d’entre elles (192 personnes) étaient en réalité des adultes.
Le député français Charles de Courson a souligné ce fardeau financier lors d’un discours parlementaire : « 80 % des migrants non accompagnés du département de la Marne, dans le nord-est de la France, qui se sont déclarés comme tels, ne sont pas mineurs ; la prise en charge de ces 160 faux mineurs coûte 5 000 € par mois, soit 60 000 € par an pour chacun d’entre eux. »
Une autre enquête menée en 2019 par le parquet de Paris a porté sur 154 « mineurs » officiellement identifiés et a révélé que 91,6 % d’entre eux (141) étaient en réalité des adultes, comme l’ont confirmé des examens médicaux. Les procureurs ont constaté que des adultes exploitaient systématiquement le régime de protection mis en place pour les mineurs en vertu d’une loi de 1945.
La Belgique a fait état de résultats comparables. Une étude réalisée à partir des données fournies par le ministre de la Justice, Koen Geens, a montré que sur les 4 563 migrants se déclarant mineurs, les autorités mettaient en doute 2 546 de ces déclarations. Des tests d’âge effectués sur un échantillon ont révélé que 73,7 % d’entre eux avaient plus de 18 ans. Le député flamand Tom Van Grieken a déclaré sans détour : « Les demandeurs d’asile coupables de fraude sur leur âge devraient se voir refuser le droit d’asile. »
La Suède a enregistré un taux encore plus élevé : les autorités sanitaires ont constaté que 84 % des « enfants migrants » testés avaient en réalité 18 ans ou plus. En Allemagne, des examens médico-légaux menés à Münster ont montré qu’environ 40 % des « réfugiés mineurs non accompagnés » examinés étaient manifestement des adultes, dont beaucoup partageaient des dates de naissance suspectes, le 1er janvier — un indicateur courant d’identités inventées de toutes pièces.
Remix News a également recensé des incidents spécifiques en Espagne même qui correspondent à ce schéma. Dans une affaire survenue à Madrid et rapportée en octobre 2025, un Marocain accusé d’avoir violé une jeune fille de 14 ans a affirmé avoir 17 ans ; une vérification de son âge a déterminé qu’il avait probablement 23 ans et comptait 14 condamnations antérieures, ce qui a conduit au renvoi de son dossier devant un tribunal pour adultes.
Une mission d’enquête du Parlement européen aux îles Canaries a également constaté qu’environ la moitié des mineurs non accompagnés qui s’y trouvaient étaient en réalité des adultes, mettant en évidence les défaillances dans l’évaluation de l’âge dans un contexte d’afflux massif d’arrivées illégales.
Un problème à l’échelle européenne
Partout en Europe, le système d’incitations reste largement inchangé : le statut de mineur offre une protection et des ressources immédiates, tandis que le statut d’adulte conduit souvent à des procédures d’éloignement plus rapides. Les examens médicaux, tels que la mesure de la densité osseuse, les examens dentaires ou les radiographies du poignet, sont imparfaits mais révèlent systématiquement des taux de fraude élevés lorsqu’ils sont utilisés. Certains pays réagissent en renforçant la rigueur de ces examens, mais les partis de gauche souhaitent souvent interdire purement et simplement ces tests.
Les données de 2024 du parquet de Madrid ajoutent l’Espagne à la liste croissante des juridictions européennes où les statistiques officielles confirment que la catégorie des « mineurs non accompagnés » fait l’objet d’une exploitation massive. Avec plus de 11 000 cas traités rien qu’à Madrid depuis 2018 et des fraudes ayant triplé en un an, l’ampleur du phénomène suggère que le problème n’est pas anecdotique, mais structurel.
Alors que les gouvernements européens sont aux prises avec les pressions migratoires, ces constatations cohérentes provenant de toute l’Europe révèlent une réalité qui ne disparaîtra pas. Sans contrôles d’âge adéquats et rigoureux, ni sanctions significatives en cas de fraude, le système de l’UE continuera à récompenser la tromperie de la part d’une population de migrants en situation irrégulière en forte croissance en Europe.
Source: Traduction de Remix News par Aube Digitale

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Caro35 C

Oh l'Europe a découvert le pot aux roses !!! ça va changer les choses !!!!