Marie Bee Thevenet
16 Juillet, NOTRE-DAME du MONT-CARMEL et le Saint Scapulaire 💛

La neuvaine Ă  Notre Dame du Mont Carmel vient de s'achever. En hommage Ă  notre amie Sandrine Bironneau ✝ qui nous a quittĂ©s l'an passĂ©, Ă  l'Ăąge de 45 ans. "Sandrine a vĂ©cu dans un dĂ©sir ardent de Dieu, un dĂ©sir qui n'a jamais faibli, mĂȘme dans la souffrance." Qu'elle repose en paix auprĂšs de notre Seigneur JĂ©sus-Christ et de la TrĂšs Sainte Vierge Marie.
Lorsque les fidĂšles tĂ©moignent aux dĂ©funts l’affection d’un cƓur qui se souvient et qui prie, leur action est sĂ»rement profitable Ă  ceux qui mĂ©ritĂšrent, de leur vivant, que de tels suffrages leur soient appliquĂ©s aprĂšs cette vie.
Saint Augustin 🙏

Joie pour moi d'avoir connu ces lieux, d'avoir marchĂ© sur cette terre! J'ai une pensĂ©e toute particuliĂšre pour mes amis qui vivent en Terre Sainte. J'espĂšre y retourner. 💛

LE MESSAGE DU SCAPULAIRE ET SA SIGNIFICATION dans les commentaires đŸ€Ž
On me demande souvent si je porte le scapulaire en tissu du Mont-Carmel. Eh bien oui! Il est bien là, béni, autour de mon cou!
La substance de ce message, saint Simon Stock l'a bien saisie. Il s'agit de sauver les Ăąmes de l'enfer en les unissant Ă  son Ordre dont la Vierge est la Reine. Elle les aidera Ă  aller au Ciel.
Le Pape Pie XII, dans la lettre "Neminem profecto" du 11 février 1950, écrivait à ce sujet :
« II ne s'agit pas d'une chose de peu d'importance, mais bien d'acquĂ©rir la vie Ă©ternelle en vertu de cette promesse de la Bienheureuse Vierge que la tradition rapporte ; il s'agit donc d'une affaire de toutes la plus importante et de la maniĂšre de la conduire Ă  terme en toute sĂ©curitĂ©. Le Scapulaire comme vĂȘtement de la Vierge, c’est le signe et le gage de la protection de la MĂšre de Dieu ».
Le 6 aoĂ»t 1950, le mĂȘme Pape ajoutait :
« Combien d'Ăąmes, en des circonstances humainement dĂ©sespĂ©rĂ©es, ont dĂ» leur suprĂȘme conversion et leur salut Ă©ternel au Scapulaire dont ils Ă©taient revĂȘtus ! Combien aussi, dans les dangers du corps et de l'Ăąme, ont senti, grĂące Ă  lui, la protection maternelle de Marie ! »
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À saint Simon Stock, qui propagea la dĂ©votion de Notre-Dame du Mont Carmel et composa pour elle un bel hymne, le Flos Carmeli (Fleur du Carmel), la Vierge assura que ceux qui s'Ă©teindraient en portant le scapulaire seraient libĂ©rĂ©s des douleurs du purgatoire. đŸ€Ž

Voici le texte en français.

Fleur du Carmel,
vigne épanouie,
splendeur du ciel,
toi seule es Vierge MĂšre.

MĂšre douce
et imperturbable,
Ă  tes enfants
sois favorable, étoile de la mer.

Souche de Jessé,
que la fleur produit,
accorde nous
de rester avec toi pour toujours.

Lys cultivé
parmi les grandes épines,
préserve également
les esprits fragiles et donne aide.

Armure solide
des combattants,
la guerre fait rage :
place en défense le scapulaire.

Dans l'incertitude
donne-nous conseil,
dans le malheur
du ciel, impĂštre consolation.

MĂšre et Notre Dame
de ton Carmel
de cette joie
qui te ravit et rassasie les cƓurs.

Ô clĂ© et porte
du Paradis,
Laisse-nous parvenir
OĂč de gloire tu es couronnĂ©e.

Amen
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PriĂšre de Dom GuĂ©ranger đŸ€Ž

« Reine du Carmel, agrĂ©ez les vƓux de l’Église de la terre qui aujourd’hui vous dĂ©die ses chants. Quand le monde gĂ©missait dans l’angoisse d’une attente sans fin, vous Ă©tiez dĂ©jĂ  son espoir. Bien impuissant encore Ă  pĂ©nĂ©trer vos grandeurs, il aimait pourtant, sous ce rĂšgne des figures, Ă  vous parer des plus nobles symboles ; la reconnaissance anticipĂ©e aidait en lui l’admiration Ă  vous former comme une aurĂ©ole surhumaine de toutes les notions de beautĂ©, de force et de grĂące que lui suggĂ©rait la vue des sites les plus enchanteurs, des plaines en fleurs, des cimes boisĂ©es, des vallĂ©es fertiles, de ce Carmel principalement dont le nom signifie "plantation du Seigneur". Sur son sommet, nos pĂšres, qui savaient que la Sagesse a son trĂŽne dans la nue (Eccl. XXIV,7), hĂątĂšrent de leurs dĂ©sirs ardents l’arrivĂ©e du signe sauveur (ibid. XLIII,24) ; c’est lĂ  qu’à leurs priĂšres fut enfin donnĂ© ce que l’Écriture nomme la "science parfaite", ce qu’elle dĂ©signe comme "la connaissance des grandes routes des nuĂ©es" (Job XXXVII,16). Et quand Celui qui fait son char (Ps CIII,3) et son palais (III Reg VIII,12) de l’obscuritĂ© de la nue, se fut dans un avenir moins Ă©loignĂ© manifestĂ© par elle Ă  l’Ɠil exercĂ© du pĂšre des ProphĂštes, on vit les plus saints personnages de l’humanitĂ© se rĂ©unir en troupe d’élite dans les solitudes de la montagne bĂ©nie, comme autrefois IsraĂ«l au dĂ©sert, pour observer les moindres mouvements de la nuĂ©e mystĂ©rieuse (Num IX,15-23), recevoir d’elle leur unique direction dans les sentiers de cette vie, leur seule lumiĂšre dans la longue nuit de l’attente (Ps CIV,39).

Ô Marie, qui dĂšs lors prĂ©sidiez ainsi aux veilles des armĂ©es du Seigneur, qui jamais ne leur fĂźtes un seul jour dĂ©faut (Ex XIII,22) : depuis qu’en toute vĂ©ritĂ© Dieu est par vous descendu (Ibid XXXIV,5), ce n’est plus seulement le pays de JudĂ©e, mais toute la terre, que vous couvrez comme une nuĂ©e rĂ©pandant l’abondance et les bĂ©nĂ©dictions (Eccl XXIV,6). Vos antiques clients, les fils des ProphĂštes, en firent l’heureuse expĂ©rience, lorsque, la terre des promesses devenue infidĂšle, ils durent songer un jour Ă  transplanter sous d’autres cieux leurs coutumes et leurs traditions ; ils constatĂšrent alors que jusqu’en notre extrĂȘme Occident la nuĂ©e du Carmel avait versĂ© sa rosĂ©e fĂ©condante, que partout aussi sa protection leur restait acquise. Cette fĂȘte, ĂŽ MĂšre divine, est l’authentique monument de leur reconnaissance, accrue encore par les bienfaits nouveaux dont votre munificence accompagna cet autre exode des derniers restes d’IsraĂ«l. Et nous les fils de la vieille Europe, c’est Ă  bon droit que nous faisons Ă©cho Ă  l’expression de leur pieuse allĂ©gresse ; car depuis que leurs tentes se sont posĂ©es autour des collines oĂč sur Pierre est bĂątie la nouvelle Sion, la nuĂ©e s’est Ă©panchĂ©e de toutes parts en pluies plus que jamais prĂ©cieuses (Ezech XXXIV,26), refoulant Ă  l’abĂźme les flammes Ă©ternelles, Ă©teignant les feux du sĂ©jour de l’expiation.

En mĂȘme temps donc que nous joignons pour vous notre reconnaissance Ă  la leur, daignez, MĂšre de la divine grĂące, acquitter envers eux la dette de notre gratitude. ProtĂ©gez-les toujours. Gardez-les dans nos temps malheureux oĂč les sĂ©vices du Sarrasin sont dĂ©passĂ©s, en rĂ©sultats de mort, par l’hypocrisie calculĂ©e des modernes persĂ©cuteurs. Que non seulement la vieille tige garde la vie dans ses racines profondes, mais que ses vĂ©nĂ©rables rameaux saluent sans cesse l’accession de nouvelles branches portant comme leurs aĂźnĂ©es, ĂŽ Marie, les fleurs et les fruits qui vous plaisent. Maintenez au cƓur des fils l’esprit de retraite et de divine contemplation qui fut celui de leurs pĂšres Ă  l’ombre de la nue ; faites que leurs sƓurs aussi restent fidĂšles aux traditions de tant de nobles devanciĂšres, sous tous les cieux oĂč l’Esprit les a multipliĂ©es pour en mĂȘme temps conjurer l’orage et attirer les bĂ©nĂ©dictions qui descendent de la nuĂ©e mystĂ©rieuse. Puissent les austĂšres parfums de la sainte montagne continuer d’assainir autour d’elle l’air que tant de miasmes corrompent ; puisse le Carmel offrir toujours Ă  l’Époux le type des beautĂ©s qu’il aime Ă  trouver en sa bien-aimĂ©e ! »

R.P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), L'année liturgique - Le Temps aprÚs la PentecÎte Tome IV (Notre-Dame du Mont-Carmel), Tours, Alfred Mame et Fils, 1917 (11e édition).
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L'Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel đŸ€Ž

A. — Le mont Carmel. B. — Origine de l'Ordre. G — La Vierge figurĂ©e au prophĂšte Elie. D. — IntimitĂ© entre Marie et les enfants du Carmel.

A. — Ceux qui voyagent en Terre sainte ne manquent pas d'arrĂȘter leurs regards sur une longue chaĂźne de montagnes au pied desquelles coule le torrent de Cisson. A l'Orient, percent les monts de Nazareth, d'Hermon et du Thabor ; Ă  l'Occident, la mer baigne la base de quelques sommets cĂ©lĂšbres qui se terminent par un promontoire pittoresque et majestueux: c'est le mont Carmel. Les vĂ©nĂ©rables et antiques traditions de l'Ordre rappellent que vers la fin de son sĂ©jour ici-bas, le prophĂšte Elie y fixa sa demeure dans une grotte qui lui servait Ă  la fois de retraite et d'oratoire. Du temps mĂȘme des ApĂŽtres les ermites du mont Carmel auraient transformĂ© en sanctuaire cet oratoire dĂ©jĂ  dĂ©diĂ© avant le christianisme Ă  la Vierge qui devait enfanter. Les disciples d'Elie auraient donc Ă©tĂ© les tout premiers Ă  rendre Ă  la MĂšre de Dieu un culte public en lui Ă©levant un temple sur ce mont, Ă  l'endroit oĂč l'homme de Dieu avait vu s'Ă©lever la nuĂ©e miraculeuse. On comprendra alors la prĂ©dilection de Marie pour les religieux et les moniales du Carmel, prĂ©dilection qu'elle manifesta d'ailleurs plus tard d'une façon extraordinaire en revĂȘtant ses enfants d'un habit cĂ©leste, le Scapulaire, qui, pieusement portĂ©, les prĂ©serve des feux de l'enfer.

B. — Or, Ă  quelques pas au-dessus de ce sanctuaire, on voit, taillĂ©e dans le roc, la grotte d'ElisĂ©e, disciple d'Elie, et tout prĂšs une. caverne dite celle des "fils des prophĂštes" dans laquelle Elie recevait ces fils des prophĂštes et les principaux du peuple qui venaient ĆĄe livrer, sous sa direction, Ă  la contemplation et Ă  l'Ă©tude des Ecritures saintes. C'est lĂ  que se serait formĂ©e une association d'hommes vouĂ©s Ă  la priĂšre, Ă  l'Ă©tude et Ă  la pĂ©nitence, et qu'aurait pris naissance cet ordre monastique dont le nom lui viendrait de la montagne qui lui a servi de berceau. "....D'aprĂšs LiĂ©vin, une tradition trĂšs ancienne et fort respectable, tradition reconnue par les Souverains Pontifes, nous montre soit sur le Carmel, soit dans les lieux voisins, une succession non interrompue de solitaires, disciples des saints prophĂštes Elie et ElisĂ©e." "S. JĂ©rĂŽme dĂ©clare dans une Ă©pĂźtre Ă  S. Paulin que si l'on veut chercher la source de l'Ă©tat monastique dans l'Écriture, on verra qu'Elie en est le conducteur et le chef." "S. Pierre Damien affirme qu'Elie a fondĂ© la vie Ă©rĂ©mĂ©tique dans l'Ancien Testament." "Dans l'EcclĂ©siastique, l'Esprit-Saint nous apprend qu'Elie eut des prophĂštes pour successeurs." "S. JĂ©rĂŽme enseigne dans sa lettre Ă  Rustique que ces prophĂštes Ă©taient des moines et qu'ils vivaient de farine d'orge et d'herbes des champs." "D'aprĂšs Joseph d'Antioche qui Ă©crivait vers l'an 130 de Notre-Seigneur, les pieux AnachorĂštes du Carmel descendaient de leur montagne pour aller propager la foi en JĂ©sus-Christ, dans la Samarie et la GalilĂ©e." "Jean, patriarche de JĂ©rusalem, qui vivait au IVe siĂšcle, affirme que depuis le prophĂšte Elie jusqu'Ă  son temps le Carmel avait Ă©tĂ© habitĂ© par des moines et que ceux-lĂ  qui l'avaient quittĂ© pour aller s'Ă©tablir ailleurs demeuraient les enfants d'Elie." Cette montagne ne fut pas stĂ©rile; presque chaque siĂšcle produisit ses fruits de saintetĂ©. Or, au VIll e siĂšcle, les CĂ©nobites du Carmel ne trouvant plus la Samarie et la GalilĂ©e assez vastes pour leur zĂšle allĂšrent prĂȘcher la foi jusqu'Ă  Florence. En 1291, les Sarrasins massacrĂšrent les religieux pendant qu'ils chantaient le Salve Regina et incendiĂšrent leur couvent. A partir de ce moment la montagne du Carmel fut abandonnĂ©e par les enfants d'Elie pendant plus de trois siĂšcles. Ce ne fut qu'en 1631 que le P. Prosper du S.-Esprit, espagnol, aidĂ© par le P. Hilaire, du Couvent des PĂšres de la Terre sainte Ă  Nazareth, et par le consul de France Ă  Alep, obtint la permission d'y rĂ©tablir une rĂ©sidence. Deux ans plus tard, Urbain VIII par sa bulle "Circumspecta" mit la CongrĂ©gation italienne des Carmes DĂ©chaussĂ©s en possession du Mont-Carmel. Ainsi la semence dĂ©posĂ©e dans la grotte d'Elie germa, se dĂ©veloppa merveilleusement, produisit des fruits admirables de pĂ©nitence et de vertu hĂ©roĂŻque. La saintetĂ© de ses ermites attira les rois, les prophĂštes, les veuves et les malades qui tour Ă  tour visitĂšrent le mont Carmel, comme il est racontĂ© au livre des Rois. Les peuples l'ont Ă  l'envi entourĂ© de respect et de vĂ©nĂ©ration; ce n'est pas sans raison puisque le Seigneur manifesta souvent en ce lieu sa puissance ou sa colĂšre. C'est lĂ , par exemple, que la Sunamite vint solliciter d'ElisĂ©e la rĂ©surrection de son fils, qu'Elie fit descendre du ciel un feu qui confondit les prĂȘtres de Baal. C'est encore sur cette mĂȘme montagne qu'Elie obtint par sa priĂšre la cessation d'une sĂ©cheresse affreuse qui dĂ©solait le royaume d'IsraĂ«l.

C. — Le prophĂšte, au sommet du Carmel, se prosternant jusqu'Ă  terre se mit en priĂšre et dit Ă  son serviteur: "Monte, regarde du cĂŽtĂ© de la mer. Le serviteur monta et ayant regardĂ© il dit: il n'y a rien. Elie reprit : retourne sept fois. A la septiĂšme fois, il dit: voici un petit nuage comme une trace de pied d'homme.... Et tout le ciel fut soudain obscurci ; il y eut des nuĂ©es et du vent et il tomba une pluie abondante. Et en mĂȘme temps, la main du Seigneur fut sur Elie." Ce prodige a attirĂ© l'attention des exĂ©gĂštes les mieux avertis. Cette lĂ©gĂšre nuĂ©e qui parut s'Ă©lever de la mer Ă  la priĂšre d'Elie recelait quelque chose de mystĂ©rieux et selon toute apparence en dehors des lois naturelles. La forme de la nuĂ©e, la pluie bienfaisante, la main de JĂ©hovah sur Elie ont leur symbole. Aussi convient-il de voir en cette nuĂ©e la figure de la Vierge qui devait concevoir de l'Esprit-Saint et donner naissance au Juste.
Celui-ci allait inonder la terre de ses bĂ©nĂ©dictions cĂ©lestes et l'arracher Ă  sa longue stĂ©rilitĂ©. Il est mĂȘme raisonnable de penser, selon une pieuse croyance, qu'Elie et ses disciples, Ă©clairĂ©s intĂ©rieurement, commencĂšrent alors de soupirer aprĂšs la venue de cette Vierge, future mĂšre du Sauveur et que Marie pour rĂ©compenser les descendants spirituels du ProphĂšte se serait souvent, au cours de sa vie, entretenue avec les ermites du Carmel.

D. — Quoi qu'il en soit de toutes ces vĂ©nĂ©rables lĂ©gendes, l'Ordre du Carmel est consacrĂ© Ă  la Vierge et ses religieux, depuis l'Ăšre chrĂ©tienne, ont la dĂ©votion Ă  la MĂšre de Dieu. On ne craint pas mĂȘme d'affirmer que, grĂące Ă  une protection tout exceptionnelle de Marie, les ermites du Carmel, surnaturellement Ă©clairĂ©s sur la venue du Messie adhĂ©rĂšrent pleinement Ă  l'enseignement du prĂ©curseur S. Jean-Baptiste. Tout porte mĂȘme Ă  croire que cette vĂ©nĂ©rable institution du Carmel passa quasi intacte de la loi mosaĂŻque Ă  la religion chrĂ©tienne. L'Eglise, en accordant aux religieux et moniales de cet Ordre le privilĂšge de cĂ©lĂ©brer chaque annĂ©e la fĂȘte du prophĂšte Elie (messe et prĂ©face propres), comme leur fondateur semble admettre une gĂ©nĂ©ration non interrompue d'enfants spirituels depuis Elie jusqu'Ă  nous.

Voici d'ailleurs ce que raconte la lĂ©gende du BrĂ©viaire, en la fĂȘte de Notre-Dame du Mont-Carmel: "C'Ă©tait au jour de la PentecĂŽte; les ApĂŽtres, divinement inspirĂ©s, parlaient toutes sortes de langues et par l'invocation du nom trĂšs auguste de JĂ©sus, faisaient beaucoup de miracles. On rapporte qu'un grand nombre d'hommes, fidĂšles imitateurs des saints prophĂštes Elie et ElisĂ©e, s'Ă©taient rendus Ă  l'appel de Jean-Baptiste et que ces disciples du PrĂ©curseur, aprĂšs avoir examinĂ© et reconnu la vĂ©ritĂ© de l'Evangile sur l'avĂšnement du Christ, avaient aussi embrassĂ© la foi chrĂ©tienne. Epris d'une piĂ©tĂ© toute particuliĂšre envers Marie, avec laquelle ils avaient pu frĂ©quemment s'entretenir dans une sainte familiaritĂ©, ils lui rendirent dĂšs lors un culte spĂ©cial; et les premiers de tous sur cette sainte montagne du Carmel, Ă  l'endroit mĂȘme oĂč le prophĂšte Elie avait vu autrefois poindre la nuĂ©e, image de la Vierge, ils Ă©levĂšrent un sanctuaire Ă  la mĂšre de Dieu. Ils se rĂ©unissaient plusieurs fois le jour en ce nouveau sanctuaire et honoraient par des rites pieux, des hymnes et des priĂšres la bienheureuse Vierge Marie comme la protectrice fondĂ©e de leur Ordre. Aussi les appela-t-on partout dĂšs lors : FrĂšres de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel. Les Souverains Pontifes confirmĂšrent ce titre et de plus accordĂšrent des indulgences particuliĂšres Ă  ceux qui favoriseraient l'Ordre ou ses FrĂšres".
Chanoine J. T. Samria, pĂšre et bienfaiteur insigne de cet Ordre au Canada. ✝

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Marie Bee Thevenet

En Terre Sainte chrĂ©tienne, nous nous arrĂȘterons au Mont Carmel pour une vue spectaculaire sur la baie de HaĂŻfa. Le mont Carmel est une chaĂźne de montagnes cĂŽtiĂšre dans le nord d'IsraĂ«l qui s'Ă©tend de la mer MĂ©diterranĂ©e vers le sud-est. Un certain nombre de villes sont situĂ©es dans cette rĂ©gion, notamment la ville de HaĂŻfa, la troisiĂšme plus grande ville d'IsraĂ«l, situĂ©e sur le versant nord. La haute montagne de calcaire de 1500 pieds a empĂȘchĂ© les armĂ©es et les marchands se rendant dans la vallĂ©e de Jezreel . 💛

Marie Bee Thevenet

La rĂ©ception du Scapulaire doit obligatoirement ĂȘtre « imposĂ© » (autour du cou), par un prĂȘtre, en utilisant la formule prĂ©vue Ă  cet effet. Le Scapulaire du Mont-Carmel est composĂ© de deux morceaux de laine brune tissĂ©e de forme rectangulaire, reliĂ©s entre eux par deux cordons de maniĂšre Ă  pouvoir ĂȘtre portĂ©s autour du cou.
L'image de la Sainte Vierge attachée au Scapulaire n'est pas nécessaire.
Le Scapulaire doit ĂȘtre portĂ© de maniĂšre continuelle (donc aussi pendant la nuit) et peut ĂȘtre dissimulĂ© sous les vĂȘtements. Il est bĂ©nit une fois pour toutes lors de l’imposition..
Lorsqu’un Scapulaire est sali ou usĂ©, on peut donc le remplacer sans aucune nouvelle cĂ©rĂ©monie de bĂ©nĂ©diction ou d’imposition. Le Scapulaire usĂ© doit ĂȘtre brĂ»lĂ© ou jetĂ© enveloppĂ©, de maniĂšre Ă  ne pas risquer d'ĂȘtre profanĂ©.
Le port du Scapulaire n'oblige pas sous peine de pĂ©chĂ©. On peut donc, aprĂšs l'avoir reçu, cesser de le porter sans commettre aucune faute morale ; mais on ne bĂ©nĂ©ficie plus alors des promesses. Celui qui reprendrait le Scapulaire aprĂšs l'avoir abandonnĂ© quelque temps, mĂȘme plusieurs annĂ©es, n'a pas besoin de se le faire Ă  nouveau imposer.
La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock 💛

4 autres commentaires de Marie Bee Thevenet
Marie Bee Thevenet

L'ordre de Notre-Dame du Mont Carmel trouve son origine en Terre Sainte, au Mont Carmel. Ce Mont en Palestine est marquĂ© par le souvenir biblique du ProphĂšte Elie, qui s‘y retira. A la fin du XIIĂšme siĂšcle, des ermites latins venus d’occident, les premiers carmes, y construisirent une petite Ă©glise dĂ©diĂ©e Ă  Notre-Dame. En Europe, l'ordre des Carmes eut Ă  endurer de violentes oppositions, et il courut le risque d'ĂȘtre supprimĂ©. Saint Simon Stock, Prieur GĂ©nĂ©ral, supplia sans rĂ©pit Notre-Dame, Patronne de l'Ordre, de le sauver de la disparition et de montrer qu'Elle Ă©tait la MĂšre de l'Ordre. Sa priĂšre fut exaucĂ©e. Le Carmel ne fut pas supprimĂ©; au contraire, Il s'Ă©tendit partout. La Sainte Vierge donna Ă  Saint Simon Stock le Scapulaire de l'Ordre comme signe de sa protection spĂ©ciale. Dans la nuit du 16 Juillet 1251, la Vierge apparut Ă  Saint Simon Stock entourĂ©e d’une multitude d’Anges, Ă  Aylesford en Angleterre.
Le récit de cette vision nous a été transmis par de nombreux documents, dont les plus anciens remontent au XIVe siÚcle. Nous citons le texte donné par les "Fioretti de Notre Dame du Mont-Carmel" :
« Simon, homme de grande tempĂ©rance et de dĂ©votion envers Marie, priait souvent avec humilitĂ© et instance la Vierge, glorieuse MĂšre de Dieu, Patronne de l'Ordre des Carmes, afin qu'elle accordĂąt un privilĂšge Ă  cet Ordre qui se distinguait par son nom, et il lui disait chaque jour, dans ses priĂšres, d'un cƓur tout dĂ©vot : « Fleur du Carmel, Vigne fleurie, Splendeur du Ciel, Vierge fĂ©conde, Unique, Douce MĂšre, mais qui ne connut pas d'homme, aux Carmes accorde tes faveurs, Etoile de la mer ».
Or, un jour, Notre-Dame lui apparut entourée d'une multitude d'anges, tenant à la main un Scapulaire. Elle lui dit : `Voici un signe pour toi et un privilÚge pour tous les Carmes : celui qui mourra dans cet habit sera préservé des flammes éternelles » Et elle lui remit le Scapulaire.
Innocent IV bĂ©nit ce vĂȘtement et y attacha de nombreux privilĂšges, non seulement pour les membres de cet Ordre, mais aussi pour tous ceux qui entreraient dans la ConfrĂ©rie de Notre-Dame du Mont-Carmel. En portant le scapulaire, qui est la rĂ©duction de celui des PĂšres Carmes, ils participent Ă  tous leurs mĂ©rites et peuvent espĂ©rer de la part de la Vierge une prompte dĂ©livrance du purgatoire, s’ils ont Ă©tĂ© fidĂšles Ă  observer l’abstinence, la chastetĂ© selon leur Ă©tat, et les priĂšres prescrites par Jean XXII dans la bulle dite Sabbatine, publiĂ©e le 3 mars 1322.
Aussi la fĂȘte de Notre-Dame du Carmel, spĂ©ciale d’abord aux Ă©glises de cet Ordre, fut-elle Ă©tendue Ă  toute la ChrĂ©tientĂ© par BenoĂźt XIII, en 1726, comme la FĂȘte du Scapulaire.
LE MESSAGE DU SCAPULAIRE ET SA SIGNIFICATION đŸ€Ž
La substance de ce message, saint Simon Stock l'a bien saisie. Il s'agit de sauver les Ăąmes de l'enfer en les unissant Ă  son Ordre dont la Vierge est la Reine. Elle les aidera Ă  aller au Ciel.
Le Pape Pie XII, dans la lettre "Neminem profecto" du 11 février 1950, écrivait à ce sujet :
« II ne s'agit pas d'une chose de peu d'importance, mais bien d'acquĂ©rir la vie Ă©ternelle en vertu de cette promesse de la Bienheureuse Vierge que la tradition rapporte ; il s'agit donc d'une affaire de toutes la plus importante et de la maniĂšre de la conduire Ă  terme en toute sĂ©curitĂ©. Le Scapulaire comme vĂȘtement de la Vierge, c’est le signe et le gage de la protection de la MĂšre de Dieu ».
Le 6 aoĂ»t 1950, le mĂȘme Pape ajoutait :
« Combien d'Ăąmes, en des circonstances humainement dĂ©sespĂ©rĂ©es, ont dĂ» leur suprĂȘme conversion et leur salut Ă©ternel au Scapulaire dont ils Ă©taient revĂȘtus ! Combien aussi, dans les dangers du corps et de l'Ăąme, ont senti, grĂące Ă  lui, la protection maternelle de Marie ! » Sainte, au Mont Carmel. Ce Mont en Palestine est marquĂ© par le souvenir biblique du ProphĂšte Elie, qui s‘y retira. A la fin du XIIĂšme siĂšcle, des ermites latins venus d’occident, les premiers carmes, y construisirent une petite Ă©glise dĂ©diĂ©e Ă  Notre-Dame. En Europe, l'ordre des Carmes eut Ă  endurer de violentes oppositions, et il courut le risque d'ĂȘtre supprimĂ©. Saint Simon Stock, Prieur GĂ©nĂ©ral, supplia sans rĂ©pit Notre-Dame, Patronne de l'Ordre, de le sauver de la disparition et de montrer qu'Elle Ă©tait la MĂšre de l'Ordre. Sa priĂšre fut exaucĂ©e. Le Carmel ne fut pas supprimĂ©; au contraire, Il s'Ă©tendit partout. La Sainte Vierge donna Ă  Saint Simon Stock le Scapulaire de l'Ordre comme signe de sa protection spĂ©ciale. Dans la nuit du 16 Juillet 1251, la Vierge apparut Ă  Saint Simon Stock entourĂ©e d’une multitude d’Anges, Ă  Aylesford en Angleterre.
Le récit de cette vision nous a été transmis par de nombreux documents, dont les plus anciens remontent au XIVe siÚcle. Nous citons le texte donné par les "Fioretti de Notre Dame du Mont-Carmel" :
« Simon, homme de grande tempĂ©rance et de dĂ©votion envers Marie, priait souvent avec humilitĂ© et instance la Vierge, glorieuse MĂšre de Dieu, Patronne de l'Ordre des Carmes, afin qu'elle accordĂąt un privilĂšge Ă  cet Ordre qui se distinguait par son nom, et il lui disait chaque jour, dans ses priĂšres, d'un cƓur tout dĂ©vot : « Fleur du Carmel, Vigne fleurie, Splendeur du Ciel, Vierge fĂ©conde, Unique, Douce MĂšre, mais qui ne connut pas d'homme, aux Carmes accorde tes faveurs, Etoile de la mer ».
Or, un jour, Notre-Dame lui apparut entourée d'une multitude d'anges, tenant à la main un Scapulaire. Elle lui dit : `Voici un signe pour toi et un privilÚge pour tous les Carmes : celui qui mourra dans cet habit sera préservé des flammes éternelles » Et elle lui remit le Scapulaire.
Innocent IV bĂ©nit ce vĂȘtement et y attacha de nombreux privilĂšges, non seulement pour les membres de cet Ordre, mais aussi pour tous ceux qui entreraient dans la ConfrĂ©rie de Notre-Dame du Mont-Carmel. En portant le scapulaire, qui est la rĂ©duction de celui des PĂšres Carmes, ils participent Ă  tous leurs mĂ©rites et peuvent espĂ©rer de la part de la Vierge une prompte dĂ©livrance du purgatoire, s’ils ont Ă©tĂ© fidĂšles Ă  observer l’abstinence, la chastetĂ© selon leur Ă©tat, et les priĂšres prescrites par Jean XXII dans la bulle dite Sabbatine, publiĂ©e le 3 mars 1322.
Aussi la fĂȘte de Notre-Dame du Carmel, spĂ©ciale d’abord aux Ă©glises de cet Ordre, fut-elle Ă©tendue Ă  toute la ChrĂ©tientĂ© par BenoĂźt XIII, en 1726, comme la FĂȘte du Scapulaire.

Marie Bee Thevenet

Notre Dame du Mont Carmel remettant le scapulaire à saint Simon Stock 💛

Marie Bee Thevenet

LE MONT CARMEL 💛
Le Carmel est une montagne de la Palestine,
oĂč Marie fut reconnue et honorĂ©e dĂšs la mission du premier grand prophĂšte, Elie, la plus grande figure de l’Ancien Testament, aprĂšs MoĂŻse. En effet ce fut sur le Mont Carmel, qu’Elie aperçut une nuĂ©e mystĂ©rieuse obtenue par la ferveur de ses priĂšres, qui donna une pluie abondante, changeant la stĂ©rilitĂ© des campagnes en une heureuse fĂ©conditĂ©.
Cette nuĂ©e symbolisait la Vierge incomparable « qui ferait pleuvoir le Juste » et redonnerait la fertilitĂ© Ă  cette terre aride, dĂ©solĂ©e par le pĂ©chĂ© qu’est la race humaine. Elie Ă©tablit dĂšs lors sa demeure sur cette montagne avec ÉlisĂ©e, le plus grand de ses fils spirituels. On y menait une vie de priĂšre et de pĂ©nitence dans la solitude. De nombreux ermites se joignirent Ă  eux, Ă  leur rĂšgle, Ă  travers les siĂšcles et le BrĂ©viaire rapporte que ce fut St Jean-Baptiste qui disposa ces hommes qui avaient marchĂ© sur les traces d’Elie, Ă  embrasser la foi de Évangile.
L’Ordre se poursuivit sur le Mont Carmel, aprĂšs la venue de N. S., en modelant l’ascĂ©tisme primitif sur les conseils Ă©vangĂ©liques. Leur nombre s’accrut de telle maniĂšre qu’on dut les regrouper et leur donner une rĂšgle plus prĂ©cise, ce fut le mĂ©rite du patriarche de JĂ©rusalem le Bienheureux Albert. Mais au XIIIĂšme siĂšcle, avec l’invasion des Sarrasins, ils durent Ă©migrer en Occident.
LE SCAPULAIRE 💛
Le bienheureux Simon Stock qui fut en 1245 élu
Prieur Général, eut dans la nuit du 15 au 16 juillet
1251, une apparition de Notre-Dame, entourée
d’une multitude d’anges, tenant dans sa main le
Scapulaire. En l’en revĂȘtant, Elle lui dit : « Mon Fils, reçoit ce vĂȘtement de ton Ordre, c’est le signe du privilĂšge que j’ai obtenu pour toi et tous les enfants du Carmel ; Celui qui meurt revĂȘtu de cet habit, demeurera prĂ©servĂ© du feu Ă©ternel. C’est un signe de salut, de protection contre le danger, une garantie de paix et d’alliance Ă©ternelle ».
Plus tard en 1317, la Vierge Marie apparut au Pape Jean XXII, lui demandant de prendre les Carmes sous sa protection et lui prĂ©cisa : « Moi, leur MĂšre, je descendrai par grĂące auprĂšs d’eux, le samedi aprĂšs leur dĂ©cĂšs, et tous ceux que je trouverai en purgatoire, je les dĂ©livrerai et les amĂšnerai Ă  la Vie Éternelle ».
Le 3 mars 1317, Jean XXII, publia les privilĂšges du Scapulaire de l’Ordre dans la Bulle « Sabbatine » oĂč il Ă©tendit ce privilĂšge Ă  tous ceux qui recevraient le scapulaire par motif de dĂ©votion et s’engageraient Ă  une rĂšgle de vie et de priĂšre.
Trùs vite le scapulaire du Carmel fut l’habit de la
vraie dĂ©votion mariale, sans distinction d’ñge ou de condition jusqu’à nos jours, c’est pourquoi le Pape Pie XII pouvait dire le 16 juillet 1951 : « La dĂ©votion au Scapulaire a fait couler sur le monde un fleuve immense de grĂąces spirituelles et temporelles ».

Marie Bee Thevenet

L'Ordre du Carmel est d'origine aussi ancienne que glorieuse; on croit, non sans raisons sĂ©rieuses, que cet Ordre n'est que la continuation de l'Ă©cole des prophĂštes Ă©tablie au mont Carmel par le prophĂšte Élie. Les disciples de cette Ă©cole furent au premier rang parmi les convertis au christianisme naissant, et le Carmel devint le berceau de la vie monastique depuis JĂ©sus-Christ.
AprÚs la dispersion des ApÎtres, l'an 38, ils bùtirent une chapelle en l'honneur de Marie et se vouÚrent tout spécialement à célébrer Ses louanges. Plus tard, ils eurent beaucoup à souffrir des Sarrasins et des Musulmans, lorsque la France, de concert avec l'Europe entiÚre, entreprit ces magnifiques, mais désastreuses Croisades qui avaient pour but d'arracher les Lieux Saints aux infidÚles.
C'est Ă  l'occasion de ces Ă©preuves subies par l'Ordre du Carmel que les Carmes vinrent en France avec le roi saint Louis. Ils y Ă©tablirent plusieurs maisons et allĂšrent mĂȘme s'implanter en Angleterre, oĂč ils eurent le bonheur de voir saint Simon Stock embrasser leur Institut. Ce grand Saint devint, en 1245, supĂ©rieur gĂ©nĂ©ral des Carmes, et n'oublia rien pour rallumer la dĂ©votion Ă  Marie dans son Ordre.
La fĂȘte de Notre-Dame du Mont-Carmel a pour but de rappeler une grĂące insigne accordĂ©e par Marie Ă  l'Ordre du Carmel et par lui Ă  toute l'Église. Dans la nuit du 16 juillet, Simon Stock demandait, avec une ferveur toute spĂ©ciale, la protection de la Sainte Vierge sur son Institut. Au lever de l'aurore, Marie lui apparut, accompagnĂ©e d'une multitude d'anges, environnĂ©e de lumiĂšre et vĂȘtue de l'habit du Carmel. Son visage Ă©tait souriant; dans Ses mains Elle tenait le scapulaire de l'Ordre. Devant le Saint Elle S'en revĂȘtit Elle-mĂȘme, en disant: "Ceci est un privilĂšge pour toi et pour tous les Carmes. Quiconque mourra en portant cet habit ne souffrira pas le feu Ă©ternel."
Le Saint fit des miracles pour confirmer la réalité de cette vision. Ce fut l'origine de la Confrérie de Notre-Dame du Mont-Carmel, pour les chrétiens qui, ne pouvant embrasser la RÚgle, veulent attirer sur eux les bénédictions promises au scapulaire. Le privilÚge le plus considérable accordé à la confrérie du Mont-Carmel aprÚs celui que Marie fit connaßtre à saint Simon Stock, est celui qui fut révélé au Pape Jean XXII: la délivrance du purgatoire, le samedi aprÚs leur mort, des confrÚres du Mont-Carmel qui auront été fidÚles à l'esprit et aux rÚgles de la Confrérie. Outre ces deux privilÚges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.
(D'aprÚs l'Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.