La neuvaine Ă Notre Dame du Mont Carmel vient de s'achever. En hommage Ă notre amie Sandrine Bironneau
Lorsque les fidĂšles tĂ©moignent aux dĂ©funts lâaffection dâun cĆur qui se souvient et qui prie, leur action est sĂ»rement profitable Ă ceux qui mĂ©ritĂšrent, de leur vivant, que de tels suffrages leur soient appliquĂ©s aprĂšs cette vie.
Saint Augustin
Joie pour moi d'avoir connu ces lieux, d'avoir marché sur cette terre! J'ai une pensée toute particuliÚre pour mes amis qui vivent en Terre Sainte. J'espÚre y retourner.
LE MESSAGE DU SCAPULAIRE ET SA SIGNIFICATION dans les commentaires
On me demande souvent si je porte le scapulaire en tissu du Mont-Carmel. Eh bien oui! Il est bien là , béni, autour de mon cou!
La substance de ce message, saint Simon Stock l'a bien saisie. Il s'agit de sauver les Ăąmes de l'enfer en les unissant Ă son Ordre dont la Vierge est la Reine. Elle les aidera Ă aller au Ciel.
Le Pape Pie XII, dans la lettre "Neminem profecto" du 11 février 1950, écrivait à ce sujet :
« II ne s'agit pas d'une chose de peu d'importance, mais bien d'acquĂ©rir la vie Ă©ternelle en vertu de cette promesse de la Bienheureuse Vierge que la tradition rapporte ; il s'agit donc d'une affaire de toutes la plus importante et de la maniĂšre de la conduire Ă terme en toute sĂ©curitĂ©. Le Scapulaire comme vĂȘtement de la Vierge, câest le signe et le gage de la protection de la MĂšre de Dieu ».
Le 6 aoĂ»t 1950, le mĂȘme Pape ajoutait :
« Combien d'Ăąmes, en des circonstances humainement dĂ©sespĂ©rĂ©es, ont dĂ» leur suprĂȘme conversion et leur salut Ă©ternel au Scapulaire dont ils Ă©taient revĂȘtus ! Combien aussi, dans les dangers du corps et de l'Ăąme, ont senti, grĂące Ă lui, la protection maternelle de Marie ! »
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à saint Simon Stock, qui propagea la dévotion de Notre-Dame du Mont Carmel et composa pour elle un bel hymne, le Flos Carmeli (Fleur du Carmel), la Vierge assura que ceux qui s'éteindraient en portant le scapulaire seraient libérés des douleurs du purgatoire.
Voici le texte en français.
Fleur du Carmel,
vigne épanouie,
splendeur du ciel,
toi seule es Vierge MĂšre.
MĂšre douce
et imperturbable,
Ă tes enfants
sois favorable, étoile de la mer.
Souche de Jessé,
que la fleur produit,
accorde nous
de rester avec toi pour toujours.
Lys cultivé
parmi les grandes épines,
préserve également
les esprits fragiles et donne aide.
Armure solide
des combattants,
la guerre fait rage :
place en défense le scapulaire.
Dans l'incertitude
donne-nous conseil,
dans le malheur
du ciel, impĂštre consolation.
MĂšre et Notre Dame
de ton Carmel
de cette joie
qui te ravit et rassasie les cĆurs.
à clé et porte
du Paradis,
Laisse-nous parvenir
OĂč de gloire tu es couronnĂ©e.
Amen
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PriÚre de Dom Guéranger
« Reine du Carmel, agrĂ©ez les vĆux de lâĂglise de la terre qui aujourdâhui vous dĂ©die ses chants. Quand le monde gĂ©missait dans lâangoisse dâune attente sans fin, vous Ă©tiez dĂ©jĂ son espoir. Bien impuissant encore Ă pĂ©nĂ©trer vos grandeurs, il aimait pourtant, sous ce rĂšgne des figures, Ă vous parer des plus nobles symboles ; la reconnaissance anticipĂ©e aidait en lui lâadmiration Ă vous former comme une aurĂ©ole surhumaine de toutes les notions de beautĂ©, de force et de grĂące que lui suggĂ©rait la vue des sites les plus enchanteurs, des plaines en fleurs, des cimes boisĂ©es, des vallĂ©es fertiles, de ce Carmel principalement dont le nom signifie "plantation du Seigneur". Sur son sommet, nos pĂšres, qui savaient que la Sagesse a son trĂŽne dans la nue (Eccl. XXIV,7), hĂątĂšrent de leurs dĂ©sirs ardents lâarrivĂ©e du signe sauveur (ibid. XLIII,24) ; câest lĂ quâĂ leurs priĂšres fut enfin donnĂ© ce que lâĂcriture nomme la "science parfaite", ce quâelle dĂ©signe comme "la connaissance des grandes routes des nuĂ©es" (Job XXXVII,16). Et quand Celui qui fait son char (Ps CIII,3) et son palais (III Reg VIII,12) de lâobscuritĂ© de la nue, se fut dans un avenir moins Ă©loignĂ© manifestĂ© par elle Ă lâĆil exercĂ© du pĂšre des ProphĂštes, on vit les plus saints personnages de lâhumanitĂ© se rĂ©unir en troupe dâĂ©lite dans les solitudes de la montagne bĂ©nie, comme autrefois IsraĂ«l au dĂ©sert, pour observer les moindres mouvements de la nuĂ©e mystĂ©rieuse (Num IX,15-23), recevoir dâelle leur unique direction dans les sentiers de cette vie, leur seule lumiĂšre dans la longue nuit de lâattente (Ps CIV,39).
Ă Marie, qui dĂšs lors prĂ©sidiez ainsi aux veilles des armĂ©es du Seigneur, qui jamais ne leur fĂźtes un seul jour dĂ©faut (Ex XIII,22) : depuis quâen toute vĂ©ritĂ© Dieu est par vous descendu (Ibid XXXIV,5), ce nâest plus seulement le pays de JudĂ©e, mais toute la terre, que vous couvrez comme une nuĂ©e rĂ©pandant lâabondance et les bĂ©nĂ©dictions (Eccl XXIV,6). Vos antiques clients, les fils des ProphĂštes, en firent lâheureuse expĂ©rience, lorsque, la terre des promesses devenue infidĂšle, ils durent songer un jour Ă transplanter sous dâautres cieux leurs coutumes et leurs traditions ; ils constatĂšrent alors que jusquâen notre extrĂȘme Occident la nuĂ©e du Carmel avait versĂ© sa rosĂ©e fĂ©condante, que partout aussi sa protection leur restait acquise. Cette fĂȘte, ĂŽ MĂšre divine, est lâauthentique monument de leur reconnaissance, accrue encore par les bienfaits nouveaux dont votre munificence accompagna cet autre exode des derniers restes dâIsraĂ«l. Et nous les fils de la vieille Europe, câest Ă bon droit que nous faisons Ă©cho Ă lâexpression de leur pieuse allĂ©gresse ; car depuis que leurs tentes se sont posĂ©es autour des collines oĂč sur Pierre est bĂątie la nouvelle Sion, la nuĂ©e sâest Ă©panchĂ©e de toutes parts en pluies plus que jamais prĂ©cieuses (Ezech XXXIV,26), refoulant Ă lâabĂźme les flammes Ă©ternelles, Ă©teignant les feux du sĂ©jour de lâexpiation.
En mĂȘme temps donc que nous joignons pour vous notre reconnaissance Ă la leur, daignez, MĂšre de la divine grĂące, acquitter envers eux la dette de notre gratitude. ProtĂ©gez-les toujours. Gardez-les dans nos temps malheureux oĂč les sĂ©vices du Sarrasin sont dĂ©passĂ©s, en rĂ©sultats de mort, par lâhypocrisie calculĂ©e des modernes persĂ©cuteurs. Que non seulement la vieille tige garde la vie dans ses racines profondes, mais que ses vĂ©nĂ©rables rameaux saluent sans cesse lâaccession de nouvelles branches portant comme leurs aĂźnĂ©es, ĂŽ Marie, les fleurs et les fruits qui vous plaisent. Maintenez au cĆur des fils lâesprit de retraite et de divine contemplation qui fut celui de leurs pĂšres Ă lâombre de la nue ; faites que leurs sĆurs aussi restent fidĂšles aux traditions de tant de nobles devanciĂšres, sous tous les cieux oĂč lâEsprit les a multipliĂ©es pour en mĂȘme temps conjurer lâorage et attirer les bĂ©nĂ©dictions qui descendent de la nuĂ©e mystĂ©rieuse. Puissent les austĂšres parfums de la sainte montagne continuer dâassainir autour dâelle lâair que tant de miasmes corrompent ; puisse le Carmel offrir toujours Ă lâĂpoux le type des beautĂ©s quâil aime Ă trouver en sa bien-aimĂ©e ! »
R.P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), L'année liturgique - Le Temps aprÚs la PentecÎte Tome IV (Notre-Dame du Mont-Carmel), Tours, Alfred Mame et Fils, 1917 (11e édition).
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L'Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel
A. â Le mont Carmel. B. â Origine de l'Ordre. G â La Vierge figurĂ©e au prophĂšte Elie. D. â IntimitĂ© entre Marie et les enfants du Carmel.
A. â Ceux qui voyagent en Terre sainte ne manquent pas d'arrĂȘter leurs regards sur une longue chaĂźne de montagnes au pied desquelles coule le torrent de Cisson. A l'Orient, percent les monts de Nazareth, d'Hermon et du Thabor ; Ă l'Occident, la mer baigne la base de quelques sommets cĂ©lĂšbres qui se terminent par un promontoire pittoresque et majestueux: c'est le mont Carmel. Les vĂ©nĂ©rables et antiques traditions de l'Ordre rappellent que vers la fin de son sĂ©jour ici-bas, le prophĂšte Elie y fixa sa demeure dans une grotte qui lui servait Ă la fois de retraite et d'oratoire. Du temps mĂȘme des ApĂŽtres les ermites du mont Carmel auraient transformĂ© en sanctuaire cet oratoire dĂ©jĂ dĂ©diĂ© avant le christianisme Ă la Vierge qui devait enfanter. Les disciples d'Elie auraient donc Ă©tĂ© les tout premiers Ă rendre Ă la MĂšre de Dieu un culte public en lui Ă©levant un temple sur ce mont, Ă l'endroit oĂč l'homme de Dieu avait vu s'Ă©lever la nuĂ©e miraculeuse. On comprendra alors la prĂ©dilection de Marie pour les religieux et les moniales du Carmel, prĂ©dilection qu'elle manifesta d'ailleurs plus tard d'une façon extraordinaire en revĂȘtant ses enfants d'un habit cĂ©leste, le Scapulaire, qui, pieusement portĂ©, les prĂ©serve des feux de l'enfer.
B. â Or, Ă quelques pas au-dessus de ce sanctuaire, on voit, taillĂ©e dans le roc, la grotte d'ElisĂ©e, disciple d'Elie, et tout prĂšs une. caverne dite celle des "fils des prophĂštes" dans laquelle Elie recevait ces fils des prophĂštes et les principaux du peuple qui venaient ĆĄe livrer, sous sa direction, Ă la contemplation et Ă l'Ă©tude des Ecritures saintes. C'est lĂ que se serait formĂ©e une association d'hommes vouĂ©s Ă la priĂšre, Ă l'Ă©tude et Ă la pĂ©nitence, et qu'aurait pris naissance cet ordre monastique dont le nom lui viendrait de la montagne qui lui a servi de berceau. "....D'aprĂšs LiĂ©vin, une tradition trĂšs ancienne et fort respectable, tradition reconnue par les Souverains Pontifes, nous montre soit sur le Carmel, soit dans les lieux voisins, une succession non interrompue de solitaires, disciples des saints prophĂštes Elie et ElisĂ©e." "S. JĂ©rĂŽme dĂ©clare dans une Ă©pĂźtre Ă S. Paulin que si l'on veut chercher la source de l'Ă©tat monastique dans l'Ăcriture, on verra qu'Elie en est le conducteur et le chef." "S. Pierre Damien affirme qu'Elie a fondĂ© la vie Ă©rĂ©mĂ©tique dans l'Ancien Testament." "Dans l'EcclĂ©siastique, l'Esprit-Saint nous apprend qu'Elie eut des prophĂštes pour successeurs." "S. JĂ©rĂŽme enseigne dans sa lettre Ă Rustique que ces prophĂštes Ă©taient des moines et qu'ils vivaient de farine d'orge et d'herbes des champs." "D'aprĂšs Joseph d'Antioche qui Ă©crivait vers l'an 130 de Notre-Seigneur, les pieux AnachorĂštes du Carmel descendaient de leur montagne pour aller propager la foi en JĂ©sus-Christ, dans la Samarie et la GalilĂ©e." "Jean, patriarche de JĂ©rusalem, qui vivait au IVe siĂšcle, affirme que depuis le prophĂšte Elie jusqu'Ă son temps le Carmel avait Ă©tĂ© habitĂ© par des moines et que ceux-lĂ qui l'avaient quittĂ© pour aller s'Ă©tablir ailleurs demeuraient les enfants d'Elie." Cette montagne ne fut pas stĂ©rile; presque chaque siĂšcle produisit ses fruits de saintetĂ©. Or, au VIll e siĂšcle, les CĂ©nobites du Carmel ne trouvant plus la Samarie et la GalilĂ©e assez vastes pour leur zĂšle allĂšrent prĂȘcher la foi jusqu'Ă Florence. En 1291, les Sarrasins massacrĂšrent les religieux pendant qu'ils chantaient le Salve Regina et incendiĂšrent leur couvent. A partir de ce moment la montagne du Carmel fut abandonnĂ©e par les enfants d'Elie pendant plus de trois siĂšcles. Ce ne fut qu'en 1631 que le P. Prosper du S.-Esprit, espagnol, aidĂ© par le P. Hilaire, du Couvent des PĂšres de la Terre sainte Ă Nazareth, et par le consul de France Ă Alep, obtint la permission d'y rĂ©tablir une rĂ©sidence. Deux ans plus tard, Urbain VIII par sa bulle "Circumspecta" mit la CongrĂ©gation italienne des Carmes DĂ©chaussĂ©s en possession du Mont-Carmel. Ainsi la semence dĂ©posĂ©e dans la grotte d'Elie germa, se dĂ©veloppa merveilleusement, produisit des fruits admirables de pĂ©nitence et de vertu hĂ©roĂŻque. La saintetĂ© de ses ermites attira les rois, les prophĂštes, les veuves et les malades qui tour Ă tour visitĂšrent le mont Carmel, comme il est racontĂ© au livre des Rois. Les peuples l'ont Ă l'envi entourĂ© de respect et de vĂ©nĂ©ration; ce n'est pas sans raison puisque le Seigneur manifesta souvent en ce lieu sa puissance ou sa colĂšre. C'est lĂ , par exemple, que la Sunamite vint solliciter d'ElisĂ©e la rĂ©surrection de son fils, qu'Elie fit descendre du ciel un feu qui confondit les prĂȘtres de Baal. C'est encore sur cette mĂȘme montagne qu'Elie obtint par sa priĂšre la cessation d'une sĂ©cheresse affreuse qui dĂ©solait le royaume d'IsraĂ«l.
C. â Le prophĂšte, au sommet du Carmel, se prosternant jusqu'Ă terre se mit en priĂšre et dit Ă son serviteur: "Monte, regarde du cĂŽtĂ© de la mer. Le serviteur monta et ayant regardĂ© il dit: il n'y a rien. Elie reprit : retourne sept fois. A la septiĂšme fois, il dit: voici un petit nuage comme une trace de pied d'homme.... Et tout le ciel fut soudain obscurci ; il y eut des nuĂ©es et du vent et il tomba une pluie abondante. Et en mĂȘme temps, la main du Seigneur fut sur Elie." Ce prodige a attirĂ© l'attention des exĂ©gĂštes les mieux avertis. Cette lĂ©gĂšre nuĂ©e qui parut s'Ă©lever de la mer Ă la priĂšre d'Elie recelait quelque chose de mystĂ©rieux et selon toute apparence en dehors des lois naturelles. La forme de la nuĂ©e, la pluie bienfaisante, la main de JĂ©hovah sur Elie ont leur symbole. Aussi convient-il de voir en cette nuĂ©e la figure de la Vierge qui devait concevoir de l'Esprit-Saint et donner naissance au Juste.
Celui-ci allait inonder la terre de ses bĂ©nĂ©dictions cĂ©lestes et l'arracher Ă sa longue stĂ©rilitĂ©. Il est mĂȘme raisonnable de penser, selon une pieuse croyance, qu'Elie et ses disciples, Ă©clairĂ©s intĂ©rieurement, commencĂšrent alors de soupirer aprĂšs la venue de cette Vierge, future mĂšre du Sauveur et que Marie pour rĂ©compenser les descendants spirituels du ProphĂšte se serait souvent, au cours de sa vie, entretenue avec les ermites du Carmel.
D. â Quoi qu'il en soit de toutes ces vĂ©nĂ©rables lĂ©gendes, l'Ordre du Carmel est consacrĂ© Ă la Vierge et ses religieux, depuis l'Ăšre chrĂ©tienne, ont la dĂ©votion Ă la MĂšre de Dieu. On ne craint pas mĂȘme d'affirmer que, grĂące Ă une protection tout exceptionnelle de Marie, les ermites du Carmel, surnaturellement Ă©clairĂ©s sur la venue du Messie adhĂ©rĂšrent pleinement Ă l'enseignement du prĂ©curseur S. Jean-Baptiste. Tout porte mĂȘme Ă croire que cette vĂ©nĂ©rable institution du Carmel passa quasi intacte de la loi mosaĂŻque Ă la religion chrĂ©tienne. L'Eglise, en accordant aux religieux et moniales de cet Ordre le privilĂšge de cĂ©lĂ©brer chaque annĂ©e la fĂȘte du prophĂšte Elie (messe et prĂ©face propres), comme leur fondateur semble admettre une gĂ©nĂ©ration non interrompue d'enfants spirituels depuis Elie jusqu'Ă nous.
Voici d'ailleurs ce que raconte la lĂ©gende du BrĂ©viaire, en la fĂȘte de Notre-Dame du Mont-Carmel: "C'Ă©tait au jour de la PentecĂŽte; les ApĂŽtres, divinement inspirĂ©s, parlaient toutes sortes de langues et par l'invocation du nom trĂšs auguste de JĂ©sus, faisaient beaucoup de miracles. On rapporte qu'un grand nombre d'hommes, fidĂšles imitateurs des saints prophĂštes Elie et ElisĂ©e, s'Ă©taient rendus Ă l'appel de Jean-Baptiste et que ces disciples du PrĂ©curseur, aprĂšs avoir examinĂ© et reconnu la vĂ©ritĂ© de l'Evangile sur l'avĂšnement du Christ, avaient aussi embrassĂ© la foi chrĂ©tienne. Epris d'une piĂ©tĂ© toute particuliĂšre envers Marie, avec laquelle ils avaient pu frĂ©quemment s'entretenir dans une sainte familiaritĂ©, ils lui rendirent dĂšs lors un culte spĂ©cial; et les premiers de tous sur cette sainte montagne du Carmel, Ă l'endroit mĂȘme oĂč le prophĂšte Elie avait vu autrefois poindre la nuĂ©e, image de la Vierge, ils Ă©levĂšrent un sanctuaire Ă la mĂšre de Dieu. Ils se rĂ©unissaient plusieurs fois le jour en ce nouveau sanctuaire et honoraient par des rites pieux, des hymnes et des priĂšres la bienheureuse Vierge Marie comme la protectrice fondĂ©e de leur Ordre. Aussi les appela-t-on partout dĂšs lors : FrĂšres de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel. Les Souverains Pontifes confirmĂšrent ce titre et de plus accordĂšrent des indulgences particuliĂšres Ă ceux qui favoriseraient l'Ordre ou ses FrĂšres".
Chanoine J. T. Samria, pĂšre et bienfaiteur insigne de cet Ordre au Canada.