À Paris, les occupants de l’église Sainte-Rita expulsés
Les militants qui occupaient depuis plusieurs mois l’église Sainte-Rita, dans le XVe arrondissement de Paris, pour empêcher sa démolition, ont été expulsés de force par la police, mercredi 3 août matin.
Propriété d’une association basée en Belgique, elle devrait être prochainement détruite et cédée à un promoteur immobilier français, qui devrait construire à son emplacement un parking et des logements.
Une trentaine de personnes opposées à la démolition de Sainte-Rita, l’église parisienne des animaux, ont été évacuées mercredi 3 août de l'édifice religieux.
Le feuilleton aura duré près d’un an et demi. Mercredi 3 août, tôt dans la matinée, la police a expulsé de force les occupants de l’église Sainte-Rita, dans le XVe arrondissement de Paris, qui empêchaient depuis des mois la destruction de l’édifice.
Sainte-Rita n’est pas, à l’origine, une église catholique et n’était plus consacrée. Construit au début du XIXe siècle, cet édifice de style néogothique était desservi depuis le début des …Plus
"Il y a un mois, devant le Conseil d’État, les représentants du ministère de l’Intérieur avaient tenté d’éviter l’expulsion des fidèles de l’église Sainte-Rita, dans le XVe arrondissement de Paris, qui protestaient contre sa prochaine destruction (voir notre article sur l’évacuation violente de l’église par la police).
Pour le ministère de l’Intérieur, il n’y avait aucune urgence à évacuer, pas même à statuer. De plus, il avait fait savoir que la procédure du référé était inappropriée, la présence des fidèles ne constituant pas une atteinte grave à l’exercice d’une liberté fondamentale. Enfin, le ministère considérait que les risques de troubles à l’ordre public auraient été plus importants en cas d’évacuation, alors que les policiers ont déjà fort à faire avec le plan Vigipirate.
Malgré tous ces arguments judiciaires et son insistance, le ministère de l’Intérieur n’a pas été entendu, le juge des référés du Conseil d’État ne voulant rien savoir. Mais qui est ce juge si déterminé ? Il s’agit de Laurent Olléon, diplômé d’HEC, homme ambitieux, qui n’est autre que le mari de Fleur Pellerin, l’ancienne ministre de la Culture ! Encarté au PS depuis l’âge de 17 ans, proche de François Hollande, il est actuellement directeur de cabinet de Marylise Lebranchu, à la Décentralisation, rapporte le journal Minute.
Sans aucun doute, cette décision étonnement rapide (moins d’un mois s’est écoulé entre la décision du Conseil et l’expulsion) traduit une réelle motivation idéologique. Les maires de province qui attendent des mois, des années, avant l’évacuation d’un camp de gitans apprécieront le contraste."
www.lebreviairedespatriotes.fr/…/laurent-olleon-…