NOTRE CERVEAU BANALISE LES ATROCITÉS. MAIS QUE NOUS ARRIVE-T-IL
over-blog.comNotre cerveau banalise les atrocités. Mais que nous arrive-t-il ?
Il fut un temps où le simple fait qu'un prisonnier ait été violé provoquait une véritable révolte. Aujourd'hui, ces faits divers sont quotidiens. Nous sommes moins choqués. Voilà ce qui nous arrive.
Par BettBeat Media
Traduction MCT
Quand les atrocités cessent d'être des crises et deviennent la norme
Aujourd'hui, j'ai lu sur le mur de quelqu'un un message expliquant comment une atrocité, lorsqu'elle perdure, cesse d'être une crise et devient la norme. Elle devient le climat. Elle devient le bruit de fond de notre époque. Elle devient ce que l'on fait défiler sans s'arrêter, absorbé par ce que l'algorithme a décidé que nous devrions ressentir aujourd'hui. Ce passage de la crise à la norme n'est pas dû à un manque d'attention ; c'est l'aboutissement d'un travail politique spécifique : l'évacuation progressive du contenu moral d'un phénomène par la seule force de l'endurance. L'atrocité survit à notre capacité d'horreur. C'est la stratégie. Cela a toujours été la stratégie …