VERITY France
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Les administrations publiques versent environ 370 milliards d’euros par an en rémunérations de leurs salariés. Rien que les dépenses de personnel de l’État dépassent 156 milliards. Les associations reçoivent, elles, plus de 53 milliards de financements publics. Au total, les dépenses publiques dépassent 1 700 milliards d’euros, soit plus de 57 % du PIB. Réformer vraiment, ce n’est donc pas seulement toucher des statuts. C’est menacer des flux de plusieurs centaines de milliards d’euros qui irriguent des millions de salaires, des collectivités, des hôpitaux, des associations et des réseaux locaux.
Le coût politique est immédiat : grèves, contestation, perte de voix. Le gain, lui, est lent, diffus, et peu payant électoralement. Depuis quarante ans, les majorités ont changé. La structure, elle, a tenu. Non pas seulement par idéologie, mais parce qu’une réforme de fond ferait perdre trop vite trop d’électeurs et trop de relais. Protéger ces 370 milliards de masse salariale publique et ces 53 milliards versés aux associations, c’est aussi protéger une base électorale.
C’est pour cela que l’État se corrige à la marge, rarement à la racine.