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cristiada.cristeros

Je récuse entièrement l’accusation de sophisme et de schisme sentimental de Steack haché.
Mon raisonnement ne consiste pas à identifier une créature pécheresse à l’Église indéfectible ; il consiste au contraire à distinguer soigneusement la personne du pape de l’autorité qu’il prétend exercer.
L’Église est indéfectible parce qu’elle est une institution divine. Le pape, lui, est un homme. Mais précisément, lorsqu’un homme devient pape, il n’est pas une autorité privée : il est censé être le gardien de la foi apostolique. La question n’est donc pas de savoir si un pape peut pécher, être imprudent ou gouverner médiocrement ; la question est de savoir si l’autorité suprême de l’Église peut publiquement enseigner, promouvoir ou protéger des doctrines contraires à la Tradition reçue.
Je ne « dépose » personne en raison de mes goûts personnels. Ce n’est pas un sentiment qui me conduit à conclure ; c’est un principe dogmatique préalable : l’Église ne peut pas faire défection dans la foi. Ce principe est enseigné par Vatican I lorsqu’il affirme que le Siège de Pierre demeure exempt d’erreur dans la foi qu’il doit garder et transmettre. Je pars donc de l’indéfectibilité de l’Église, non de mon jugement psychologique sur tel ou tel pontife.
Mon contradicteur Steack haché inverse en réalité l’ordre du raisonnement.
Il suppose d’abord que les autorités postconciliaires sont certainement papes, puis il interprète leurs enseignements à la lumière de cette supposition. Moi, je pars d’une certitude doctrinale antérieure — l’indéfectibilité de l’Église et la permanence de la foi apostolique — et j’examine ensuite les faits. Si des enseignements nouveaux semblent contredire l’enseignement constant antérieur, il faut résoudre la contradiction ; on ne peut pas simplement l’ignorer en invoquant l’autorité.
On me reproche encore de confondre le magistère du pape avec l’Église.
C’est faux. Je dis seulement qu’il est impossible d’opposer durablement le magistère authentique de l’Église à la foi antérieure de l’Église. L’Église enseignante d’aujourd’hui ne peut pas contredire l’Église enseignante d’hier, car le sujet est le même. Si une contradiction réelle apparaît, l’une des deux propositions ne peut pas provenir du magistère authentique.
N'est-ce pas ainsi que Mgr Lefebvre raisonnait ?
L’objection selon laquelle je serais schismatique ne tient pas davantage. Le schisme consiste à refuser la soumission au pontife romain légitime. Or toute la question est précisément de savoir si les personnes désignées comme papes le sont réellement. Contester un titre n’est pas, en soi, refuser l’autorité légitime ; de même qu’un catholique n’est pas schismatique parce qu’il conteste la légitimité d’un antipape dans une période de crise.
Enfin, dire que « l’Église véritable ne pourrait enseigner ou favoriser une doctrine contraire à la foi reçue des apôtres » n’est pas une invention sédévacantiste ; c’est l’expression même de l’indéfectibilité catholique. Si l’on nie ce principe, alors il devient possible que l’Église universelle se trompe officiellement dans la foi, ce qui détruit le fondement même de la certitude catholique.
En résumé, ma position ne repose ni sur un dégoût personnel ni sur une émotion religieuse. Elle repose sur ce syllogisme :
- l’Église du Christ est indéfectible dans la foi ;
- une autorité qui enseignerait publiquement une doctrine contraire à la foi apostolique ne pourrait pas être l’autorité authentique de cette Église ;
- or les doctrines postconciliaires en question paraissent contraires à la foi antérieure ;
- donc la légitimité de ceux qui les imposent doit être examinée sérieusement.
On peut contester la seconde ou la troisième prémisse, mais il est inexact de réduire cette argumentation à un simple « sentiment ».

steack

Le sedevac ci dessous montre un fois encore que son schisme n'est tenable que par l'amalgame sophiste constituant à identifier le Magistère d'une simple créature pécheresse et mortelle, le pape à celui d'une institution divine indéfectible, l'Église.
Son schisme n'est fondé que sur un sentiment. Il dépose parce que les actions des papes lui déplaisent. Il écrit donc
"Pour le sédévacantiste que je suis, cela est le signe que la hiérarchie actuelle ne peut pas être l'autorité authentique de l'Église fondée par le Christ, car l'Église véritable ne pourrait enseigner ou favoriser une doctrine contraire à la foi reçue des apôtres."

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Je récuse entièrement l’accusation de sophisme et de schisme sentimental de Steack haché.
Mon raisonnement ne consiste pas à identifier une créature pécheresse à l’Église indéfectible ; il consiste au contraire à distinguer soigneusement la personne du pape de l’autorité qu’il prétend exercer.
L’Église est indéfectible parce qu’elle est une institution divine. Le pape, lui, est un homme. Mais précisément, lorsqu’un homme devient pape, il n’est pas une autorité privée : il est censé être le gardien de la foi apostolique. La question n’est donc pas de savoir si un pape peut pécher, être imprudent ou gouverner médiocrement ; la question est de savoir si l’autorité suprême de l’Église peut publiquement enseigner, promouvoir ou protéger des doctrines contraires à la Tradition reçue.
Je ne « dépose » personne en raison de mes goûts personnels. Ce n’est pas un sentiment qui me conduit à conclure ; c’est un principe dogmatique préalable : l’Église ne peut pas faire défection dans la foi. Ce principe est enseigné par Vatican I lorsqu’il affirme que le Siège de Pierre demeure exempt d’erreur dans la foi qu’il doit garder et transmettre. Je pars donc de l’indéfectibilité de l’Église, non de mon jugement psychologique sur tel ou tel pontife.
Mon contradicteur Steack haché inverse en réalité l’ordre du raisonnement.
Il suppose d’abord que les autorités postconciliaires sont certainement papes, puis il interprète leurs enseignements à la lumière de cette supposition. Moi, je pars d’une certitude doctrinale antérieure — l’indéfectibilité de l’Église et la permanence de la foi apostolique — et j’examine ensuite les faits. Si des enseignements nouveaux semblent contredire l’enseignement constant antérieur, il faut résoudre la contradiction ; on ne peut pas simplement l’ignorer en invoquant l’autorité.
On me reproche encore de confondre le magistère du pape avec l’Église.
C’est faux. Je dis seulement qu’il est impossible d’opposer durablement le magistère authentique de l’Église à la foi antérieure de l’Église. L’Église enseignante d’aujourd’hui ne peut pas contredire l’Église enseignante d’hier, car le sujet est le même. Si une contradiction réelle apparaît, l’une des deux propositions ne peut pas provenir du magistère authentique.
N'est-ce pas ainsi que Mgr Lefebvre raisonnait ?
L’objection selon laquelle je serais schismatique ne tient pas davantage. Le schisme consiste à refuser la soumission au pontife romain légitime. Or toute la question est précisément de savoir si les personnes désignées comme papes le sont réellement. Contester un titre n’est pas, en soi, refuser l’autorité légitime ; de même qu’un catholique n’est pas schismatique parce qu’il conteste la légitimité d’un antipape dans une période de crise.
Enfin, dire que « l’Église véritable ne pourrait enseigner ou favoriser une doctrine contraire à la foi reçue des apôtres » n’est pas une invention sédévacantiste ; c’est l’expression même de l’indéfectibilité catholique. Si l’on nie ce principe, alors il devient possible que l’Église universelle se trompe officiellement dans la foi, ce qui détruit le fondement même de la certitude catholique.
En résumé, ma position ne repose ni sur un dégoût personnel ni sur une émotion religieuse. Elle repose sur ce syllogisme :
- l’Église du Christ est indéfectible dans la foi ;
- une autorité qui enseignerait publiquement une doctrine contraire à la foi apostolique ne pourrait pas être l’autorité authentique de cette Église ;
- or les doctrines postconciliaires en question paraissent contraires à la foi antérieure ;
- donc la légitimité de ceux qui les imposent doit être examinée sérieusement.
On peut contester la seconde ou la troisième prémisse, mais il est inexact de réduire cette argumentation à un simple « sentiment ».

cristiada.cristeros

Pour le sédévacantiste que je suis, ce phénomène n'est pas simplement une évolution sociologique des fidèles : il est le fruit logique d'une rupture doctrinale introduite après Vatican II.
En mettant l'accent sur le dialogue interreligieux, la liberté religieuse et une approche plus positive des autres religions, l'Église conciliaire a abandonné l'affirmation traditionnelle Extra Ecclesiam nulla salus ("hors de l'Église point de salut") et favorisé une vision pluraliste où toutes les religions seraient des chemins équivalents vers Dieu.
Ainsi, le relativisme observé chez de nombreux catholiques modernes est la conséquence d'une transformation profonde de l'identité catholique : une Église qui ne se présente plus comme l'unique arche du salut mais comme une institution parmi d'autres dans un paysage religieux pluraliste.
Pour le sédévacantiste que je suis, cela est le signe que la hiérarchie actuelle ne peut pas être l'autorité authentique de l'Église fondée par le Christ, car l'Église véritable ne pourrait enseigner ou favoriser une doctrine contraire à la foi reçue des apôtres.