Laurier

LES HÉRÉSIES DE L’ABBÉ XAVIER ROLLAND (ex-GROSSIN)

Dans une vidéo publique de plus d’une heure de fin juillet 2024, intitulée : « La Bulle de Paul IV, fondement de notre combat de la Foi » (sic) ! l’Abbé Xavier Rolland (ex-Grossin) dès le début, plante le décor en annonçant péremptoirement : « Dans l’absence totale de Vicaire du Christ, dans l’absence totale de Pasteurs légitimes… nous n’avons pas d’autre bouée de sauvetage dans le naufrage de Vatican II que cette Bulle absolument fondamentale » !!

Il y revient sur la fin : « Ça fait 60 ans qu’on a des usurpateurs sur le Trône de Pierre et donc ça fait longtemps qu’il n’y a plus de cardinaux du tout sur terre… » (à 55 mn)

Une telle affirmation revient à nier un dogme, et s’il y a opiniâtreté, celui qui persiste devient hérétique (canon 1325 §2) ! Car, la Foi catholique exprimée dans le Credo et notamment ici dans l’Église, UNE, sainte, catholique et APOSTOLIQUE, nous oblige à croire de Foi divine et catholique en la subsistance bien réelle, encore en vie, sans interruption, de pasteurs légitimes (pape légitime et/ou évêques établis par lui ayant juridiction ordinaire, d’institution divine rappelle le canon 108 §3) physiquement existants. « Il [le Christ] voulut qu’il y eut en son Église des Pasteurs et des Docteurs jusqu’à la consommation des siècles » (Pie IX, Constitution dogmatique Pastor Æternus 1870 : “ita in Ecclesia sua Pastores et Doctores usque ad consummationem sæculi, esse voluit.” )

C’est donc une volonté divine (et rien ne peut aller contre : Esther XIII, 9-11) que la juridiction ordinaire ne cesse pas puisque sans celle-ci il ne peut y avoir de « Pasteurs et Docteurs » légitimes.[1] C’est une certitude de Foi, puisqu’en leur absence, l’Église serait interrompue, invisible, donc morte (relire à ce sujet la note ci-dessous[2]). Cela fait donc partie des exigences de la Foi. Comme l’enseigne le cardinal Cajetan dans une phrase déjà citée mais qui résume très bien notre sujet : « impossible que l’Église soit laissée sans pape et sans électeurs de pape [3] » (électeurs qui ne peuvent qu’être de l’Église enseignante, ayant juridiction ordinaire par communication d’un vrai pape, en dernier recours le clergé de Rome.[4])

Le catéchisme du concile de Trente résume aussi très bien la question dans un paragraphe qu’on ne saurait éluder : « Voilà pourquoi les Pères du Concile de Nicée, pour faire comprendre à tous quelle était l’Église catholique, ajoutèrent au symbole, par une inspiration divine, le mot Apostolique. Et en effet, le Saint-Esprit qui gouverne l’Église, ne la gouverne que par des ministres apostoliques (c’est-à-dire par les successeurs légitimes des Apôtres). Cet esprit fut d’abord donné aux Apôtres, mais ensuite, grâce à l’infinie Bonté de Dieu, il demeura toujours dans l’Église. Et comme elle est la seule qui soit gouvernée par le Saint-Esprit, elle est aussi la seule qui soit infaillible dans la Foi et dans la règle des mœurs. Au contraire toutes les autres qui usurpent le nom d’Églises sont sous la conduite de l’esprit du démon, et tombent nécessairement dans les plus funestes erreurs de doctrine et de morale. » (Explication du Credo, Apostolique.)

Le catéchisme de Rodez l’enseigne pareillement : « Mais, remarquons-le bien, les apôtres étaient hommes et ils devaient mourir comme les autres hommes, et cependant Jésus-Christ leur recommande de baptiser et d’instruire jusqu’à la consommation des siècles, et il leur promet pareillement d’être avec eux jusqu’à la consommation des siècles (Matth. XXVIII, 20). Ces paroles ne regardent donc pas seulement les apôtres, mais encore leurs successeurs ; il y aura toujours un corps de pasteurs et de docteurs, qui tient la place des apôtres et que Jésus-Christ animera de son esprit [peu importe le nombre] ; il y aura donc, jusqu’à la consommation des siècles, une Église qui croira et enseignera tout ce que Jésus-Christ a commandé de croire et d’enseigner ; et, si cette Église cessait d’être un instant, au même instant le firmament s’écroulerait, et ce serait la fin du monde.[5] »

Saint Pie X, dans son Catéchisme de la doctrine chrétienne, 1912, qui fait autorité (s’agissant d’un catéchisme romain « obligatoire ») donne une définition encore plus condensée :

« 111. Pourquoi dites-vous que l’Église est apostolique ? L’Église est apostolique parce qu’elle est fondée sur les Apôtres et sur leur prédication, et gouvernée par leurs successeurs, les Pasteurs légitimes qui, sans interruption et sans altération, continuent de transmettre et la doctrine et le pouvoir (il potere [la juridiction]). — 112. Les Pasteurs légitimes de l’Église sont le Pape ou Souverain Pontife, et les Évêques en union avec lui. — 113. Le Pape est le successeur de saint Pierre sur le siège de Rome et dans sa primauté, c’est-à-dire dans l’apostolat et l’épiscopat universels. Il est ainsi le chef visible de toute l’Église (appelée pour ce motif Catholique Romaine) et le Vicaire de Jésus-Christ, qui en est le chef invisible. »

Précisons ici que « le cardinalat ne fait point partie de la hiérarchie de droit divin » (D. T. C., tome 2, col. 1722) et c’est d’ailleurs pour cette raison que des théologiens ont envisagé leur éventuelle possible disparition totale, mais jamais celle des évêques légitimes successeurs des Apôtres (corps épiscopal), puisque d’institution divine (can. 108 §3 et 329 §1, Trid. Sess. XXIII canon vi) et qui ne peut donc s’interrompre totalement : note d’Apostolicité.[6]

Conclusion de ces extraits :
On s’éloigne du catéchisme quand on dit qu’il n’y a plus de ministres apostoliques, soit les Évêques légitimes, que toute l’Église enseignante a apostasié à Vatican II, et que nous n’aurions plus aujourd’hui ni pape, ni cardinaux, ni évêques légitimes ! Que la juridiction ordinaire aurait cessé. Car si l’Esprit-Saint demeure toujours dans l’Église, il n’y demeure que par les ministres apostoliques légitimes (dont la juridiction a été communiquée par un pape légitime, nécessairement).[7] Les prêtres ne font partie que de l’Église enseignée, rappelons-le ! « Les peuples sans prêtres sont des peuples sans religion ; mais, en dehors des évêques, que sont les prêtres, sinon des astres errants ? Si notre voix trop peu écoutée mérite cependant de l’être et l’est encore quelquefois, c’est qu’elle fait écho à la voix de l’évêque, laquelle s’harmonise avec celle du Pape. Supprimez l’Épiscopat [légitime], et le peuple chrétien n’est plus qu’un troupeau sans pasteur.[8] »

« Le pape seul, en sa qualité de successeur de saint Pierre, a autorité sur tout l’univers [juridiction universelle, canon 218]. “Les autres évêques, écrit saint Bernard au pape Eugène, ont des troupeaux particuliers ; mais tous sont confiés au pape ; il est le pasteur universel et des troupeaux et des pasteurs... L’autorité des autres est renfermée dans des limites ; la sienne s’étend sur ceux mêmes qui tiennent les autres dans leur dépendance.” Jésus-Christ, comme l’a solennellement défini le concile de Florence, lui a donné pleine puissance de paître, de régir et de gouverner toute l’Église.[9] »

Donc : si aujourd’hui selon l’appréciation des sédévacantistes, nous n’aurions plus de pape, plus de cardinaux électeurs, plus d’évêques ayant juridiction : eh bien l’Église caput ! La succession apostolique serait clairement rompue ! Dans ce cas de figure, comme le souligne le D. T. C. : « l’Église indéfectible aurait péri » (cf. Addenda sur l’Apostolicité), ce qui revient à… perdre la Foi !

Mgr Donald J. Sanborn souligne d’ailleurs le gravissime problème :

« Le problème théologique criant auquel font face les sédévacantistes est de pouvoir expliquer l’apostolicité de l’Église – qui est un dogme – tout en affirmant que Bergoglio et ses évêques n’ont pas la juridiction pour enseigner, gouverner et sanctifier l’Église et sont donc un faux pape et de faux évêques.
« Tandis que la vacance du siège de Rome ou d’un siège de diocèse ne porte pas atteinte à l’apostolicité, puisque ces vacances ont lieu de tout temps, il est cependant nécessaire à l’apostolicité de l’Église qu’il y ait un moyen légal pour élire un pape et nommer des évêques. En d’autres termes, il doit y avoir des personnes qui ont un droit légitime de voter et de nommer. Si cela disparaît, l’Église catholique disparaît. On serait alors obligé de nier l’indéfectibilité de l’Église, ce qui est hérétique. Bien évidemment, la réponse à cette question est de suprême importance.[10] »

« L’apostolicité est opposée à l’interruption de succession. » (Théologie dogmatique du R. P. Perrone, tome V 1877, p. 354.)

« Toute Église, dans laquelle il y a absence des quatre notes ou seulement d’une des quatre notes, ne peut être la vraie Église. » (Abbé Auguste Boulenger, Manuel d’Apologétique, n°352).

Le pape Pie IX l’a rappelé dans une lettre adressée à tous les évêques d’Angleterre : « La véritable Église de Jésus-Christ, en vertu de l’autorité divine, est constituée et se fait discerner [auctoritate divina constituitur et dignoscitur] au moyen de quatre notes que nous proclamons dans le Symbole ; et chacune de ces notes est tellement enchaînée avec les trois autres, qu’elle ne saurait en être disjointe. » (Lettre du 16 septembre 1864, signée du Préfet du Saint-Office, le card. Patrizi.)

QUANT à LA BULLE DE PAUL IV, le pauvre Abbé Xavier Rolland (ex-Grossin) qui n’est guère instruit sur la question, prend des vessies pour des lanternes, et sa seule « bouée de sauvetage » (selon son propre aveu) comporte de gros trous qui ne le sauveront pas mais le mèneront, s’il ne se ressaisit pas à temps, au naufrage total et absolu !

Elle n’est plus en vigueur (“non amplius viget” écrit le canoniste Coronata en 1928 : aucun canoniste ne prétend le contraire)… et n’est donc d’aucun recours dans la crise actuelle !

Quant à la Bulle de Paul IV, l’affaire est pliée depuis longtemps, et c’est sombrer dans le "ridicule" (le mot est de l'éminent cardinal Hergenröther) que de la considérer comme une définition doctrinale (“inabrogeable”) et encore en vigueur : Lisez ces textes :

Fichier PDF BULLE DE PAUL IV non doctrinale mais disciplinaire et abrogée.pdf

(Textes très explicites du cardinal Hergenröther et Mgr Fessler…)

La BULLE DE PAUL IV Cum Ex Apostolatus est non dog…

De Droit Divin la fameuse BULLE DE PAUL IV Cum Ex Apostolatus ? : ?

Ainsi et surtout que le livret exhaustif sur la question :
« La Bulle de Paul IV dans la crise actuelle » (2022, 74 pages)

Bulle de Paul IV

Et sur l’Apostolicité, note essentielle de la véritable Église catholique, qu’il lise attentivement ce texte doctrinal dûment référencé :

La véritable ÉGLISE est nécessairement APOSTOLIQUE…

Pour conclure et résumer, force est de constater que l’Abbé Xavier Rolland (ex-Grossin) :

1°/ Se constitue une « petite Église sedevacantiste » acéphale dépourvue de la note essentielle d’Apostolicité qui est au Credo et n’est donc plus dans le cadre de l’Église visible divinement constituée par le Christ avec ses quatre notes essentielles qui ne peuvent en aucun cas s’interrompre (c’est dogmatique !) ;

2°/ Nie l’indéfectibilité de l’Église en déclarant que depuis la mort de PIE XII, toute la hiérarchie pourtant alors légitime a fait défection, en s’unissant d’abord à de faux papes à l’unanimité absolue (1958 puis 1963) puis en enseignant à l’unanimité morale des hérésies formelles en concile œcuménique (1965), ce qui est aussi un blasphème nous enseigne le pape PIE IX : pour ceux qui, déjà à l’époque, imaginaient que toute la hiérarchie avait fait défection et n’existait donc plus : « …donnant un démenti au Saint-Esprit dont le Christ avait promis à l’Église l’assistance éternelle, par une audace incroyable, ils soutiennent que le Pontife romain, aussi bien que tous les évêques ensemble, les prêtres associés à eux dans l’unité de foi et de communion, sont tombés dans l’hérésie en acquiesçant aux définitions du concile œcuménique du Vatican et en les professant. C’est pourquoi ils nient aussi l’indéfectibilité de l’Église, disant avec blasphème qu’elle a péri dans l’univers entier, et que par conséquent son Chef visible et les évêques ont fait défection. De là ils infèrent pour eux la nécessité de restaurer un épiscopat légitime en la personne de leur pseudo-évêque… » (Encyclique Etsi Multa luctuosa, 1873, condamnant les Vieux-catholiques.)

3°/ Nie un fait dogmatique qui oblige de Foi (car lié à l’infaillibilité de l’Église) en niant la légitimité des papes JEAN XXIII et PAUL VI (les considérant comme « usurpateurs ») alors qu’ils ont été reconnus tels par toute la hiérarchie de l’époque sans aucune exception (1958 puis juin 1963, Acceptation pacifique de l’Église Universelle) alors pleinement légitime puisque constituée par un vrai Pape (essentiellement Pie XII) ; ce qui constitue un « péché mortel contre la Foi » (note théologique) ; (Cf. Sixte CARTECHINI S. J., De valore notarum theologicarum et de criteriis ad eas dignoscendas [Sur la valeur des notes théologiques et les critères pour les discerner], Rome 1951). Comment un tel Pape (Paul VI) pourrait finalement ne pas être pape alors qu’il a bénéficié du critère indiscutable de légitimité (et AVANT les problèmes de Vatican II fin 1965 et la nouvelle Messe fin 1969) ?
« C’est un dogme de foi que tout pontife dûment élu et reconnu par l’Église universelle est un successeur de Pierre. » (Encyclopédie catholique, New-York 1909, tome V, p. 92, Dogmatic Facts.) Dogmatic Facts Et nier un fait dogmatique est un « péché mortel contre la Foi »… Theological Notes
Cf. : Sixte CARTECHINI s. j., De valore notarum theologicarum et de criteriis ad eas dignoscendas [Sur la valeur des notes théologiques et les critères pour les discerner], Rome 1951.
De valore notarum theologicarum et de criteriis ad eas dignoscendas : Cartechini, Sextus, S.J. : Free Download, Borrow, and Streaming : Internet Archive
« Que l’Église soit infaillible dans un fait dogmatique (ex. : la légitimité de tel pape) est au moins théologiquement certain. » (p. 54, trad. du latin ; ouvrage de la plus grande importance et autorité, rédigé à l’usage des auditeurs des congrégations romaines.)

4°/ Enfin et pour finir encourt l’indignation du Dieu Tout-Puissant en refusant de suivre et d’accepter la Constitution de S. PIE X (1904) puis du pape Pie XII sur l’élection du Pontife Romain (1945) ainsi que le droit canon 1917 qui légifère que : « Can. 160. L’élection du Souverain Pontife est régie UNIQUEMENT par la Constitution ‘Vacante Sede Apostolica’, promulguée le 25 Décembre 1904 par Pie X. »
Ces deux Constitutions déclarant : « C’est pourquoi, après mûr examen, avec une pleine connaissance et dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, Nous avons résolu de publier et de promulguer cette constitution, qui est la même que celle de Pie X, de sainte mémoire, mais remaniée sur bien des points, “pour qu’elle soit utilisée SEULE — Nous employons les termes de ce même prédécesseur — par le Sacré Collège des cardinaux, durant la vacance du Siège romain de Pierre et dans l’élection du Pontife romain”, et en conséquence d’abroger la constitution Vacante Sede Apostolica, telle qu’elle avait été édictée par Pie X, Notre prédécesseur. » (introduction)
« Nonobstant, dans la mesure où ce serait nécessaire, les constitutions et ordonnances apostoliques promulguées par les pontifes romains, Nos prédécesseurs ; Nous déclarons, comme ci-dessus, abrogés tous et chacun de ces documents apostoliques. Nonobstant également toutes autres choses contraires même dignes de mention et dérogation individuelles et très spéciales. Nul n’aura le droit d’enfreindre ou de contrecarrer par une audace téméraire cette constitution portant Nos ordonnances, abrogations, décisions, censures, admonitions, interdictions, préceptes, volontés. Si quelqu’un osait le tenter, il encourra, qu’il le sache, l’indignation du Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. » (dernier §) [preuve d’ailleurs qu’un document peut être abrogé sans qu’il soit nommément désigné !]

En voulant mordicus remettre en vigueur une Bulle de 1559 clairement abrogée comme on le lit expressément ci-dessus, l’Abbé Xavier Rolland (ex-Grossin) encourt « qu’il le sache, l’indignation du Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. »

Tout cela commence à faire beaucoup pour un prêtre qui prétend mener le « bon combat de la Foi » ! (laquelle ?, on peut se le demander !)

L. M., 1er août 2024, Saint-Pierre-aux-Liens.

[Texte téléchargeable sur Fichier PDF - Hébergeur de documents PDF ]
Fichier PDF Abbé Grossin-Rolland, LES HÉRÉSIES 2024.pdf

Pour une information plus développée, lire (nouveauté 2024) :

« La visibilité de l’Église à la fin des temps, à la lumière de l’enseignement de l’Église, “la Femme au désert” (Apoc. XII) » par Laurent Morlier. 168 pages, 2024, 16;50 € (que vous pouvez télécharger provisoirement sur le site fichier-pdf.fr ).
Fichier PDF APOCALYPSE XII La Femme au désert.pdf

Quelques citations de grands théologiens reproduites par Mgr Sanborn dans son ouvrage de 2001 ! :

« Il est donc évident que dans l’Église la vraie succession Apostolique, et précisément ni materialiter ni formaliter, ne pourra jamais faire défaut. Si en effet l’Église doit toujours avoir formellement l’apostolicité de la foi et de la communion elle doit aussi toujours avoir formellement l’apostolicité de la succession. De même, comme l’Église doit toujours être formellement une, de la même façon elle doit être dotée formellement de la succession apostolique sans laquelle, comme nous l’avons vu, elle ne serait pas une et unique. En outre, le Christ a promis que les successeurs des Apôtres existeraient jusqu’à la fin du monde, ce qui démontre que la succession matérielle ne peut faire défaut. Puisqu’Il a aussi ajouté qu’Il accorderait son assistance à perpétuité à ses successeurs comme aux Apôtres, on conclut que même formellement la succession apostolique ne peut être ébranlée dans la vraie Église. » (Raphaël CERCIÀ, S.J., Tractatus de Ecclesia Vera Christi, Neapoli Typis Caietani Migliaccio 1852.)

Par ailleurs, s’il n’y a plus de hiérarchie légitime vivante sur terre, alors l’Église catholique est interrompue dans son fondement hiérarchique d’institution divine (canon 108 §3) donc morte ! C’est ce qu’on lit encore chez Palmieri cité par Mgr Sanborn en 2001 ! :

« C’est pourquoi il est aussi manifeste que la série des successeurs ne doit jamais être interrompue, si en effet à un certain point elle est interrompue, cesse ce ministère avec lequel l’Église doit être gouvernée et cesse le principe de sa vraie unité, l’Église elle-même cesse donc : mais si jamais un jour l’Église cesse, elle ne pourra plus être rétablie. En effet son principe efficient est le ministère des Apôtres qui consiste à enseigner, gouverner et sanctifier, et qui dans cette hypothèse n’existerait plus. Les ministres ne peuvent pas s’engendrer d’eux-mêmes, puisque le ministère doit être Apostolique et pour être Apostolique il doit provenir par transmission de la succession… » (Domenico Palmieri, s. j., Tractatus de Romano Pontifice, Prati Giachetti 1891.)

Et encore : « La première voie [pour constater qu’un évêque est légitime successeur des apôtres] est, que l’on puisse démontrer avec des documents historiques, qu’il est en connexion avec l’un des apôtres au moyen d’une série ininterrompue de prédécesseurs ; il est toutefois nécessaire de démontrer en même temps que personne dans toute la série n’a jamais occupé illégitimement la place de l’immédiat prédécesseur ni n’a jamais perdu sa mission après avoir été légitimement coopté ; en effet, la succession matérielle à elle seule ne prouve rien (n° 120). Donc, quiconque se vante de la succession apostolique mais n’est pas uni au Pontife romain peut certainement avoir le pouvoir de l’ordre, peut occuper par succession matérielle le siège fondé par un apôtre, ou au moins pourrait le faire, mais n’est pas le vrai et formel successeur des apôtres dans la charge pastorale (n° 120). » (Mgr G. Van Noort, Tractatus de Ecclesia Christi. Hilversi in Hollandia, 1932.)

Comment donc les sedevacantistes répondent aujourd’hui à cette gravissime problématique qui touche à la Foi catholique et au fondement de l’Église ?

Gros problème pour tous les sedevacantistes : il n’y a plus aujourd’hui AUCUN évêque vivant ayant été canoniquement établi par Pie XII, ou même par Jean XXIII. Il reste seulement une centaine d’évêques vivants canoniquement établis par le pape Paul VI.... (donc forcément PAPE, sinon c’est la fin de l’Église Apostolique !) Plus du tout de cardinaux non plus, ni de Pie XII, ni de Jean XXIII ni même de Paul VI ! Donc, qui/où sont alors les électeurs légitimes du Pape ?? Je repose donc ma question : Comment, pour les sedevacantistes, justifier aujourd’hui de la note d’Apostolicité et de la succession apostolique formelle ininterrompue ?? Une rupture est dogmatiquement impossible ! Rejeter Bergoglio comme usurpateur et pape illégitime : OUI, mais pour s’accrocher à qui et à quoi ? Plus de juridiction ordinaire nulle part (Pasteurs légitimes) = mort de l’Église (cf. citations ci-dessus).

NOTES :
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[1] « C’est un dogme catholique que pour être pasteur légitime, il faut avoir une mission canonique, et que c’est le Souverain Pontife seul à qui, comme ayant la primauté de juridiction, de droit divin, il appartient de donner l’institution et la confirmation canoniques aux archevêques et évêques. Il suit que tout prélat qui prendrait sa mission d’ailleurs ne pourrait être qu’intrus (Trid., sess. XXIII, can. 1, 7 et 8). — C’est un dogme catholique enfin que la discipline universelle ne peut être changée que par la même autorité qui l’a établie, c’est-à-dire par l’Église (Trid., XXI, canon & cap. 2. — Constance, sess. XIII). » — « 6° Je déclare que, comme métropolitain, il ne m’est permis de donner l’institution, ni la confirmation canonique, à aucun évêque, parce que le Pape seul peut la conférer, et que jamais je ne la donnerai sans le consentement de l’Église ou du Souverain Pontife. En conséquence, je devrai regarder comme intrus tout évêque qui, tant que la discipline actuelle durera, n’aura pas reçu du Saint-Siège apostolique sa mission légitime. » (Mgr de Marbeuf 1734-1799, L’Église de Lyon pendant la Révolution, par l’abbé Charles Monternot. Lyon, Lardanchet, 1911, pp. 87 et 88).
[2] Certains estiment judicieux d’écrire qu’ainsi que le Christ est mort dans son corps, pareillement l’Église va mourir… contredisant d’ailleurs au passage tous les enseignements dogmatiques ainsi que les promesses du Christ, nous assurant du contraire ! Tous les auteurs catholiques qui parlent de la Passion de l’Église prennent toujours bien soin d’indiquer qu’alors l’Église paraîtra « comme morte et ensevelie » : illusion d’optique qui ne sera pas la réalité car, tel Job sur son tas de fumier, elle restera vivante et vraie. Par ailleurs, le mystère du Christ, vrai Dieu et vrai homme, est différent du mystère de l’Église, corps mystique, même si certaines analogies peuvent être faites, comme les persécutions, la souffrance rédemptrice, etc., elle est fausse quant à la mort physique. « L’Église peut être persécutée, mais elle ne peut être détruite ni périr. » (S. Pie X, Catéchisme, Q. 177, Langres 1906.)
[3] Cardinal Cajetan, De comparatione auctoritatis Papæ et Concilii cum apologia eiusdem tractatus, n. 744.
[4] Selon la Constitution sur l’élection du Pontife romain, que ce soit celle de S. Pie X (1904) ou celle de Pie XII (1945) ou celle de Paul VI (1975), seuls les cardinaux ont droit d’élire le pape (tradition millénaire) : les évêques résidentiels en sont rigoureusement exclus (risque de conciliarisme) et une telle élection est déclarée « nulle » par avance. Ces prescriptions pourraient à l’avenir être modifiées mais seulement par un pape légitime. Des théologiens du passé ont pensé qu’en cas d’absence totale de cardinaux, le droit d’élire le pape échouerait en dernier ressort à l’Église universelle (par cela, le cardinal Cajetan entend exclusivement l’ensemble des chefs des Églises particulières que sont les évêques résidentiels réunis en “concile” ; l’Église enseignée étant toujours totalement exclue de tout pouvoir d’élection ecclésiastique). Mais ces thèses anciennes n’ont aucun pouvoir législatif dans l’Église et même si on peut admettre comme envisageable, par défaut, une élection via une telle assemblée de tous les évêques résidentiels –quoique ce soit contesté et contestable–, il faudrait d’abord avoir ces évêques légitimes ayant juridiction ordinaire –établis préalablement par l’autorité d’un pape légitime– et ensuite que l’élection soit unanimement acceptée par ceux-ci ensuite. Ce serait ce dernier critère qui pourrait valider avec certitude une telle élection pontificale, comme l’enseigne le cardinal Billot. « On doit tenir fermement comme absolument certain et entièrement hors de doute que l’adhésion de l’Église universelle [à l’élection faite ici par le conclave] sera toujours et à elle seule le signe infaillible de la légitimité de la personne du pape et donc aussi de toutes les conditions requises pour la légitimité proprement dite… » écrit (entre autres) on ne peut plus clairement le cardinal Louis Billot (Cf. De Ecclesia Christi, 1900, Q. 14, th. 29 iii, n°950), car cela renvoie à un fait dogmatique qui oblige de foi, par définition indiscutable. Nier un fait dogmatique est « un péché mortel contre la Foi » (notes théologiques : the-pope.com/theolnotes.htm ). Quant à une telle élection hors normes, ce même Billot écrit : « Il n’est pas difficile de concevoir cette solution, si l’on admet la situation de fait qui la motive. Quant à savoir si une pareille situation pourrait avoir lieu, c’est une question toute différente. »
[5] Nouvelle explication du catéchisme de Rodez, op. cité, p. 35.
[6] Can. 329 (CIC 1917) : « § 1 Les évêques sont les successeurs des apôtres et d’institution divine ; ils sont préposés aux Églises particulières qu’ils gouvernent en vertu d’un pouvoir ordinaire, sous l’autorité du Pontife romain. § 2 Le Pontife romain nomme librement les évêques. »
[7] Citons ici à nouveau le Catéchisme : Un Pasteur est légitime, nous enseigne le pape saint Pie X dans son catéchisme de 1905 « parce que la juridiction, c’est-à-dire le pouvoir (il potere, en italien) qu’il a de gouverner les fidèles lui a été conféré selon les règles et les lois de l’Église. » (Q. 205 ou 208.) Et rappelons que la source de toute juridiction dans l’Église, le pouvoir des clefs, vient toujours de Pierre, du pape légitime, de droit divin, puisqu’il est le seul à recevoir la juridiction directement du Christ.
[8] Mgr Gibier, évêque de Versailles, Conférences aux hommes, l’Église et son œuvre, tome 1, La Constitution de l’Église. Paris, P. Lethielleux, impr. 1905, Chap. II, p. 110.
[9] Nouvelle explication du catéchisme de Rodez, op. cité, p. 52.
[10] Most Holy Trinity Seminary Newsletter, Décembre 2021. – Mais il ne donne pas lui-même la solution puisqu’une hiérarchie dite materialiter (thèse de Cassiciacum) n’a pas la juridiction : or, « ce qui leur manque, c’est le pouvoir de juridiction, condition essentielle de l’apostolicité. » (Ernest Savignac, p.s.s., Manuel d’apologétique à la portée de tous, Montréal 1936, p. 177.) Même « convertis », il leur manquerait toujours le pape dont il pourrait la recevoir… Donc rupture dans la hiérarchie divinement instituée et la succession apostolique ! D’ailleurs, son ouvrage La papauté matérielle (Sodalitium 2001), dans sa première partie et à l’aide de seize théologiens, établit indubitablement qu’il est nécessaire d’avoir à la fois l’Ordre ET le pouvoir (la juridiction) pour rendre compte de la nécessaire succession apostolique ininterrompue. « Il ne suffit pas, pour constituer la note d’apostolicité, de la succession matérielle, si je puis ainsi dire, depuis les apôtres ; il faut en outre la succession formelle [avec juridiction], en sorte que celui qui est désigné comme le successeur des apôtres, doit conserver l’unité de foi et de communion avec le chef et le centre de l’Église universelle, […] On doit rejeter, comme ne faisant point partie de l’Église du Christ, toutes les sociétés qui sont privées de l’une ou de l’autre, ou de l’une et l’autre succession qui constitue la note de l’apostolicité. » (Théologie dogmatique du R. P. Perrone, tome V, 1877, p. 352-353.) »
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Laurier

@ladoctrine Le pape Paul VI n'a pas fait "rupture en 1965 avec le Magistère antérieur" : c'est écrit expressément dans tous ses textes et à commencer par le Préambule de D.H.P... Donc, Analyse à charge erronée puisqu’en contradiction formelle avec l’intention écrite du pape Paul VI : « elle ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle (integram relinquit traditionalem doctrinam catholicam) au sujet du devoir moral de l’homme et des sociétés à l’égard de la vraie religion et de l’unique Église du Christ. En outre, en traitant de cette liberté religieuse, le saint Concile entend développer la doctrine des Souverains Pontifes les plus récents sur les droits inviolables de la personne humaine et l’ordre juridique de la société. » (D.H.P. n°1) En conséquence, même si le texte est critiquable, ambigu, obscur, mal rédigé, il ne peut être interprété comme hérétique. Le charisme d'impeccabilité n'existe pas.
S’agissant de plus d’un texte issu d’un concile œcuménique légitime (puisque convoqué et présidé par un authentique pape légitime en 1963 puisque reconnu tel par l'Église universelle sans aucune exception), cette interprétation est non seulement illégitime mais aussi condamnable : cf. Pape Pie IV, Bulle Benedictus Deus 1564 et Léon XIII, Lettre Est sane molestum, 17 décembre 1888. : textes lisibles dans ce document : Fichier PDF SODALITIUM ET LA BULLE DE PAUL IV … (pp. 18 et 21.)
Autres citations particulièrement claires :
« Il ne serait donc pas dans le vrai celui qui penserait que le Concile représente un détachement, une rupture, ou une libération de l’enseignement traditionnel de l’Église, comme certains le pensent, qu’il autorise et encourage un facile conformisme à la mentalité de notre temps en ce qu’elle a d’éphémère et de négatif plutôt que de sûr et de scientifique, ou bien qu’il autorise n’importe qui à donner aux vérités de la foi la valeur et l’expression qu’il veut. Le Concile ouvre de nombreux horizons nouveaux aux études bibliques, théologiques et humanistes, il invite à chercher et à approfondir les sciences religieuses, mais il ne prive pas la pensée chrétienne de sa rigueur spéculative, et il n’admet pas que l’enseignement philosophique, théologique et scripturaire de l’Église soit envahi par l’arbitraire, l’incertitude, la servilité, la désolation qui caractérisent tant de formes de la pensée religieuse moderne quand elle est privée de l’assistance du magistère ecclésiastique. »
(Paul VI, audience générale du 12 janvier 1966 )
Il est d’ailleurs parfaitement démontré que le Pape PAUL VI, pape de Vatican II n’était pas hérétique. N’en déplaise aux sedevacantistes de tous bords. Rappelons en effet à ce propos l’affirmation solennelle du pape Paul VI, urbi et orbi, dans son Credo du 30 juin 1968 (donc bien après le Concile Vatican II) et publié dans les Acta Apostolicæ Sedis : « Nous croyons TOUT ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. » Ce qui est le contraire même de l’hérésie ! ainsi définie par le canon 1325 §2 (CIC 1917) : « Toute personne qui après avoir reçu le baptême et tout en conservant le nom de chrétien, nie OPINIÂTREMENT quelqu’une des vérités de la foi divine et catholique qui doivent être crues, ou en doute, est hérétique… »

ladoctrine

Vous venez d'écrire que "les évêques sont soumis à l'autorité du successeur de Pierre et doivent être unis à lui". Personne n'en doute, et moi la première ! Pas plus que je ne doute, contrairement à Mgr Lefebvre, de l'infaillibilité du pape dans son Magistère Ordinaire sur laquelle je m'appuie pour ne reconnaître, dès Paul VI à cause de sa rupture en 1965 avec le magistère antérieur, aucune autorité à Rome et dans les diocèses.
Mais si c'est une obligation pour tout évêque d'être soumis à l'autorité du pape, quel est le texte de l'Eglise sur lequel s'appuient officiellement le duo "Williamson-Vigano" pour déroger à cette loi et Xavier Rolland, par voie de conséquence, pour légitimer son ordination ?

steack

La sedevacantiste indécrottable papolatre @ LIOGIER a écrit faussement au sujet de Mgr Vigano :
"Contrairement à Mgr Lefebvre, il dénonce l'usurpation du Siège apostolique (depuis quand ?) et, en particulier, ne reconnaît pas son actuel occupant. Il croit en l'infaillibilité et la primauté pontificale et professe que l'obéissance est due à un pape légitime."
Or voilà quelques citations de Mgr Vigano au sujet de Jean Paul II et de Benoît XVI qu'il considère papes légitimes et ayant pourtant gravement dévié dans la Foi :
"Pendant le pontificat de Jean-Paul II, certains des demandes les plus extrêmes du Concile obtinrent une poussée propulsive dans le panthéon d’Assise, dans les réunions dans les mosquées et les synagogues, dans les demandes de pardon pour les croisades et l’Inquisition, avec la soi-disant purification de la mémoire. La charge subversive de Dignitatis humanae et de Nostra ætate était évidente durant ces années.
Puis vint Benoît XVI et la libéralisation de la liturgie traditionnelle, jusqu’alors ostensiblement combattue, malgré les concessions papales consécutives aux consécrations épiscopales d’Ecône. Malheureusement, les déviances œcuméniques n’ont pas cessé même avec Ratzinger, et avec elles l’idéologie conciliaire qui les justifiait. L’abdication de Benoît et l’avènement de Bergoglio continuent d’ouvrir les yeux à de nombreuses personnes, en particulier aux fidèles laïcs."

Liogier est clairement dans le déni concernant Mgr Vigano et concernant ses délires papolatres concernant l'infaillibilité permanente des papes.

steack

J'ai lu un peu vite mais ça me paraît un excellent travail.
C'est de vous ?
Pouvez vous nous donner une référence plus précise concernant le catéchisme de Trente ?

Laurier

@Paul1977 L'hérésie ne sera jamais la cause de la destitution d'un pape car c'est dogmatiquement impossible (cf. Pastor Aeternus 1870). Ce peut être un SIGNE ou un INDICE qu'il n'est pas pape légitime, mais il faut aller chercher la CAUSE ailleurs et exclusivement dans "les lois et les règles de l'Église" en vigueur, et non ailleurs. D'autant plus que seul le pape légitime est juge de l'hérésie et des membres de la hiérarchie (canons 1557-1558 : "l'incompétence des autres juges est absolue"). Donc, comment le démontrez-vous ?
Un pape légitime ne perd son Pontificat que par la mort certaine, ou la démission libre (volontaire) selon canon 221. Il n’existe pas dans « les lois et les règles de l’Église » de « destitution » pour le pontife romain, et encore moins ipso facto pour cause d’hérésie, puisque qui en jugera avec fiabilité et certitude ?! La visibilité formelle du pape ne serait plus. « Le pape n’est jugé par personne » (canon 1556) et le CDC 1917 a supprimé la suite : « sauf s’il vient à dévier de la Foi » (décret de Gratien). Comme nous l’avons déjà indiqué en introduction, l’illégitimité d’un pape (usurpateur) ne peut être démontrée que parce que son élection n’a pas été conforme « aux lois et règles de l’Église » et parce que l’Acceptation pacifique de l’Église universelle n’est pas véritablement réalisée.
Exposer l’opinion de saint Robert Bellarmin (1542–1621), (ou tout autre opinion de théologiens d'ailleurs en désaccord) n’est pas pertinent puisque ce n’est pas leur avis qui fait la loi en vigueur dans l’Église mais le droit canon en cours au moment des faits !

steack

🤪 🥴 L'ex "lefebvriste" puis 'ex sedevacantiste @Marie Blanche colombe, menteur, parjure et diffamateur de Mgrs Schneider et Strickland écrit sans rire : "Leur jugement est nul et certainement erroné car il va précisément contre le jugement des papes " alors que lui même renie le magistère de son nouveau pape JP2 et vient de confesser aujourd'hui que le texte même de Nostra Aetate était " intenable et non catholique'" :
@Marie Blanche colombe vient de renier le magistèr…

Paul1977

Et considérer qu'un Pape puisse professer des hérésies, c'est aussi nier le dogme de l'infaillibilité pontificale...
Résultat : 1-1

steack

Ce n'est pas la position de Mgr Schneider.
Mgr Schneider vs Mgr Vigano : Honorius a été conda…
Le dogme de Pastor Aeternus est très précis. Le pape est rarement infaillible comme l'enseigne Saint Pie X dans son grand catéchisme
Quand est-ce que le Pape est infaillible ?
« Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, il définit, pour être tenue par toute l’Église, une doctrine concernant la foi et les mœurs. »
(Grand catéchisme de Saint Pie X)
CATECISMO MAYOR Prescrito por San Pío X el 15 de julio de 1905
200.- ¿Cuándo es infalible el Papa?
El Papa es infalible
sólo cuando, en calidad de Pastor y Maestro de todos los cristianos, en virtud de su suprema y apostólica autoridad, define que una doctrina acerca de la fe o de las costumbres debe ser abrazada por la Iglesia universal.
Catecismo S. Pio X 132

D. Quando è che il Papa è infallibile?
R. Il Papa è infallibile
allora soltanto che nella sua qualità di Pastore e Maestro di tutti i cristiani, in virtù della suprema sua apostolica autorità, definisce una dottrina intorno alla fede o ai costumi da tenersi da tutta la Chiesa.
Catechismo San Pio X - www.maranatha.it

Paul1977

Honorius n'a jamais été condamné pour hérésie.

steack

@Paul1977
Honorius a été condamné à l'anatheme pour avoir confessé par écrit la foi monothélete avec le nous de majesté " unam voluntatem fatemur".
Les pères du concile ont clamé " Honorius heretique" comme cela figure dans les actes du concile traduit du grec en latin par le pape Saint Léon II lui même.
Deux fac simile des actes du concile sont disponibles ici en grec et en latin : "Honorius anathème hérétique" : extrait …

Laurier

@steack Attention, sur Honorius, Dom Guéranger a très bien écrit ceci et c'est à suivre ! :
« Le sixième Concile, en flétrissant l’acte de ce pontife, donna une leçon solennelle aux pasteurs des âmes qui se laissent influencer par des considérations humaines et personnelles dans les questions de la foi ; mais on n’a pas pour cela le droit de placer Honorius parmi les hérétiques. Ce concile, qui n’est complet qu’avec la lettre confirmatoire de saint Léon II, l’inscrivit seulement parmi ceux qui, tout en demeurant orthodoxes dans leur pensée et dans leurs écrits, ont le tort d’exposer la sûreté de la foi par leur silence, lorsque leur devoir est de la proclamer et de la défendre. Le Saint-Siège adhéra avec la précision romaine à cette sévère sentence; mais il était si évident qu’Honorius n’avait pas enseigné l’Église dans cette lettre particulière, où il cherchait même à écarter toute idée d’une définition comme intempestive, qu’il a fallu être au temps de la controverse gallicane, pour qu’un argument tel quel ait surgi de là contre l’infaillibilité du Pontife romain. »
Dom Guéranger, De La Monarchie Pontificale
« Le Pontife passe ensuite aux anathèmes que le Concile avait joints à sa définition, et c’est alors qu’il fait voir en quelle manière il accepte, dans son jugement souverain, la condamnation que le Concile avait portée contre Honorius. Nous venons de voir que celui-ci l’avait mêlé dans son décret le nom d’Honorius à ceux de Théodore de Pharan, de Sergtius, Pyrrhus, Paul et Pierre de Constantinople, et de Cyrus d’Alexandrie. Saint Léon II n’accepte l’anathème qu’en faisant cesser cette promiscuité, réunissant dans un anathème commun Théodore de Pharan, Cyrus d’Alexandrie, Sergius, Pyrrhus, Paul et Pierre de Constantinople, qui avaient été hérétiques dogmatisans. Quant à Honorius, le Pontife le frappe à son tour, mais il crée pour lui une classe spéciale. Et aussi Honorius, dit-il, qui n’a pas fait resplendir de la doctrine apostolique, cette Église apostolique (de Rome) ; mais, par une trahison profane, a laissé la foi qui doit être sans tache exposée à la subversion 7 . Voilà donc le VIe Concile œcuménique, le voilà dans sa teneur véritable ! C’est le suffrage du Pontife romain qui l’a fait œcuménique comme tous les autres ; il est œcuménique en tout ce que le Pontife romain a accepté, et il ne l’est pas dans le reste ; de même que le deuxième Concile ne l’est pas dans les décrets que saint Damase n’accepta pas, de même que le Concile de Calcédoine ne l’est pas dans le fameux Canon que saint Léon le Grand refusa de confirmer. […] le vrai VIe Concile, celui auquel le Pontife romain a donné la forme nécessaire et canonique, celui qui s’impose au respect des fidèles a seulement flétri Honorius comme un gardien infidèle du dépôt de la foi, et non comme ayant été lui-même sectateur de l’hérésie. La justice et la vérité nous interdisent d’aller plus loin. 8 »
(Dom Guéranger, Défense de l’Église Romaine… Paris 1870.)

steack

@Laurier
Dom Guéranger peut bien raconter ce qu'il veut. Son autorité n'est même pas celle d'un évêque. Ce simple moine bénédictin n'a aucun magistère. Et il doit se soumettre à l'autorité du 3eme Concile de Constantinople. C'est donc faussement qu'il aurait écrit :
"Ce concile, qui n’est complet qu’avec la lettre confirmatoire de saint Léon II, l’inscrivit seulement parmi ceux qui, tout en demeurant orthodoxes dans leur pensée et dans leurs écrits, ont le tort d’exposer la sûreté de la foi par leur silence, lorsque leur devoir est de la proclamer et de la défendre."
La partie rouge est gravement erronée. Le très ultramontain Dom Guéranger doit se soumettre, comme tous les papes de l'Eglise catholique, à l'autorité du concile qui a condamné très clairement Honorius en raison de sa lettre à Serge dans laquelle il confesse mot pour mot l'hérésie monothélete " Unde unam voluntatem fatemur Iesu Christi"
Cette phrase est l'expression chimiquement pure de l'hérésie monothélete et a été formulée par écrit avec le " nous " de la majesté pontificale (fatemur = nous confessons)
Les pères du concile ont clairement fait retentir dans la aula conciliaire " Honorio haeretico". Tout a été reporté dans les actes du concile traduit du grec en latin par Saint Léon II lui même.
Soit Dom Guéranger parle d'un sujet qu'il ne maîtrise pas, soit il est de mauvaise foi.
Les actes concile sont disponibles en fac simile sur GTV et soulignés en rouge par moi en grec et en latin.
"Honorius anathème hérétique" : extrait …

Laurier

@steack Dans le cas présent, l'autorité de Dom Guéranger est cautionnée par le pape PIE IX, le pape de Vatican I, et le cas Honorius a justement été minutieusement étudié juste avant la proclamation du dogme Pastor Aeternus 1870 :
« On les voit donc mettre en avant avec audace, comme indubitables ou du moins complètement libres, certaines doctrines maintes fois réprouvées, ressasser d’après les anciens défenseurs de ces mêmes doctrines des CHICANES HISTORIQUES, DES PASSAGES MUTILÉS, DES CALOMNIES lancées contre les pontifes romains, des sophismes en tout genre. Ils remettent avec impudence toutes ces choses sur le tapis, sans tenir compte des arguments par lesquels on les a cent fois réfutées. »
( Pie IX, Bref Dolendum profecto du 12 mars 1870 adressé à Dom Guéranger pour son livre La Monarchie pontificale )
+
(Dictionnaire apologétique de la foi catholique, par l’abbé J.-B. Jaugey avec la collaboration d’un grand nombre de savants catholiques. Delhomme et Briguet éd., 1889, col. 2208.) : « Les papes, ne l’ai-je pas dit, peuvent errer théoriquement et pratiquement dans leur vie privée, dans leurs sentences judiciaires ou administratives, même dans leur enseignement quand il n’a pas le caractère et la portée d’une définition s’adressant à toute l’Église et visant la foi ou les mœurs. Mais, quant aux définitions de ce genre, on n’en trouvera pas une seule qui ait été portée à faux par un pape. Les cas célèbres d’Honorius, de Vigile, de Libère, l’incident fameux du procès de Galilée (voir à ce mot), l’histoire privée du pape Marcellin et d’Alexandre VI, ont été soigneusement discutés avant, pendant et après le concile du Vatican I, et se sont trouvés, comme le reniement de Pierre en dehors de la question ; nous les y laissons. »

Laurier

@steack
Bref Dolendum profecto de Pie IX à Prosper Guéranger (12 mars 1870).
P. Guéranger

p. 161-162
PLAN DÉTAILLÉ
TEXTE INTÉGRAL

1À Notre cher fils Prosper Guéranger, de la Congrégation bénédictine de France, Abbé de Solesmes.
2Pie IX, souverain pontife.
3Cher fils, salut et bénédiction apostolique.
4C’est une chose assurément regrettable, cher fils, qu’il se rencontre parmi, les catholiques des hommes qui, tout en, se faisant gloire de ce nom, se montrent complètement imbus de principes corrompus, et y adhèrent avec une telle opiniâtreté, qu’ils ne savent plus soumettre avec docilité leur intelligence au jugement de ce Saint-Siège quand il leur est contraire, et alors même que l’assentiment commun, et les recommandations de l’Épiscopat viennent le corroborer. Ils vont encore plus loin, et, faisant dépendre le progrès et le bonheur de la société humaine de ces principes, ils s’efforcent d’incliner l’Église à leur sentiment ; se regardant comme seuls sages, ils ne rougissent pas de donner le nom de parti ultramontain à toute la famille catholique qui pense autrement qu’eux.
5Cette folie monte à un tel excès, qu’ils entreprennent de refaire jusqu’à la divine constitution de l’Église et de l’adapter aux formes modernes des gouvernements civils, afin d’abaisser plus aisément l’autorité du Chef suprême que le Christ lui a préposé et dont ils redoutent les prérogatives. On les voit donc mettre en avant avec audace, comme indubitables ou du moins complètement libres, certaines doctrines maintes fois réprouvées, ressasser d’après les anciens défenseurs de ces mêmes doctrines des chicanes historiques, des passages mutilés, des calomnies lancées contre les Pontifes Romains, des sophismes de tout genre. Ils remettent avec impudence toutes ces choses sur le tapis, sans tenir aucun compte des arguments par lesquels on les a cent fois réfutées. Leur but est d’agiter les esprits, et d’exciter les gens de leur faction et le vulgaire ignorant contre le sentiment communément professé.
6Outre le mal qu’ils font en jetant ainsi le trouble parmi les fidèles et en livrant aux discussions de la rue les plus graves questions, ils Nous réduisent à déplorer dans leur conduite une déraison égale à leur audace. S’ils croyaient fermement, avec les autres catholiques, que le Concile œcuménique est gouverné par le Saint-Esprit, que c’est uniquement par le souffle de cet Esprit divin qu’il définit et propose ce qui doit être cru, il ne leur serait jamais venu en pensée que des choses non révélées ou nuisibles à l’Église pourraient y être définies, et ils ne s’imagineraient pas que des manœuvres humaines pourront arrêter la puissance du Saint-Esprit et empêcher la définition de choses révélées et utiles il à l’Église.
7Ils ne se persuaderaient pas qu’il ait été défendu de proposer aux Pères en la manière convenable, et dans le but de faire ressortir avec plus d’éclat la vérité par la discussion, les difficultés qu’ils auraient à opposer à telle ou telle définition. S’ils n’étaient conduits que par ce motif, ils s’abstiendraient de toutes les menées à l’aide desquelles on a coutume de capter les suffrages dans les assemblées populaires, et ils attendraient, dans la tranquillité et le respect, l’effet que doit produire la lumière d’en haut. C’est pourquoi Nous pensons que vous avez rendu un très utile service à l’Église en entreprenant la réfutation des principales assertions que l’on rencontre dans les écrits publiés sous cette influence ; et en mettant à découvert l’esprit de haine, la violence et l’artifice qui y règnent, vous avez accompli cette œuvre avec une telle solidité, un tel éclat et une telle abondance d’arguments puisés dans l’antiquité sacrée et dans la science ecclésiastique, que, réunissant beaucoup de choses en peu de mots, vous avez enlevé tout prestige de sagesse à tous ceux qui avaient enveloppé leurs pensées sous des discours dépourvus de raison. En rétablissant la vérité de la foi, du bon droit et de l’histoire, vous avez pris en main l’intérêt des fidèles, tant de ceux qui possèdent l’instruction que de ceux qui en seraient dépourvus. Nous vous exprimons donc Notre gratitude particulière pour l’hommage que vous Nous avez fait de ce livre, et Nous présageons un heureux et très grand succès au fruit de vos veilles. Comme augure de ce succès, et comme gage de Notre bienveillance, Nous vous accordons avec une vive affection la bénédiction apostolique.
8Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 12 mars 1870, l’an vingt-quatrième de Notre Pontificat.
9Pius pp. ix.
Auteur
P. Guéranger
De la monarchie pontificale à propos du livre de Mgr l’évêque de Sura, Paris, Palmé, 3e éd., 1870.

steack

@Laurier qui cite l’abbé J.-B. Jaugey ainsi : "Les papes, ne l’ai-je pas dit, peuvent errer théoriquement et pratiquement dans leur vie privée, dans leurs sentences judiciaires ou administratives, même dans leur enseignement quand il n’a pas le caractère et la portée d’une définition s’adressant à toute l’Église et visant la foi ou les mœurs."
Dans son enseignement heretique d'Honorius à Serge et dans l'enseignement dans la cathédrale dAvignon de Jean XXII sur la vision beatifique, ces deux papes ont clairement erré. Les faits sont indiscutables. Et Pie IX les connaissait certainement. Mais ces deux papes n'ont jamais engagé leur infaillibilité pontificale sur ces erreurs.
Il en est de même des papes conciliaires.
Merci pour vos deux citations.

Mahmoud Ahmadinejad.Abbas

@Laurier
Steack maintient que Dom Gueranger qui a écrit que le 3eme concile de Constantinople n'aurait condamné Honorius que pour avoir fait partie de " ceux qui, tout en demeurant orthodoxes dans leur pensée et dans leurs écrits, ont le tort d’exposer la sûreté de la foi par leur silence, lorsque leur devoir est de la proclamer et de la défendre." se trompe gravement. Et si le bref de Pie IX avait pour prétention d' avaliser l'ensemble de son oeuvre en mars 1870, alors ce pape se tromperait lui aussi gravement.
Mgr Héfélé, qui lui est évêque, et pas un simple moine, a été publié par l'imprimeur du pape Pie IX enseigne le contraire. Je me range à l'argument d'autorité.
L'éditeur du pape Pie IX confirme que le pape…
3eme concile de Constantinople 13eme session : "Mais avec eux nous sommes d'avis de bannir aussi de la sainte Eglise de Dieu Honorius, jadis pape de l'ancienne Rome, et de le frapper d'anathème, parce que nous avons trouvé dans la lettre écrite par lui à Serge qu'il a suivi en tout l'opinion de celui-ci et qu'il a confirmé ses enseignements impies."

Laurier

@steack et @Mahmoud Ahmadinejad.Abbas La question d'Honorius a été amplement débattue et discutée avant, et pendant le concile Vatican I et tranchée ! On ne peut pas ressasser des questions et des débats qui ont déjà été amplement traités et classés ! Veuillez lire attentivement ce bon rappel historique (avec plus de 50 notes de références en appui)... Profitez-en : le texte est en libre accès et téléchargeable :
L’affaire Gratry et la « question d’Honorius » (1870)
Auteur : Guillaume Cuchet
Université Lille 3-Charles de Gaulle Institut de Recherches Historiques du Septentrion (IRHIS)
Guillaume Cuchet
L’affaire Gratry et la « question d’Honorius » (1870)
• Alphonse Gratry
• Une intervention-surprise
• Les thèses de Gratry
• Le débat
• Fin de partie
Pour aller encore plus loin, vous pouvez lire aussi l'ouvrage de Dom Guéranger intégralement, ici :
Défense de l'Église Romaine contre les accusations du R. P. Gratry.... : Archives des Infaillibilité pontificale - Association pour la canonisation de Dom Guéranger
ET AUSSI :
De la monarchie Pontificale (approuvé par PIE IX) : De la monarchie pontificale – Préface et introduction - Association pour la canonisation de Dom Guéranger
Bonne lecture !
P. S. : "l'éditeur de Pie IX" n'est pas une garantie de perfection comme l'est une approbation chaleureuse et précise à l'ouvrage de Dom Guéranger cité ci-dessus.... Avec un Bref spécialement dédié ! (voir le lien juste au-dessus)

Mahmoud Ahmadinejad.Abbas

@Laurier
Je maintiens que Dom Gueranger qui a écrit que le 3eme concile de Constantinople n'aurait condamné Honorius que pour avoir fait partie de " ceux qui, tout en demeurant orthodoxes dans leur pensée et dans leurs écrits, ont le tort d’exposer la sûreté de la foi par leur silence, lorsque leur devoir est de la proclamer et de la défendre." se trompe gravement. Et si le bref de Pie IX avait pour prétention d' avaliser l'ensemble de son oeuvre en mars 1870, alors ce pape se tromperait lui aussi gravement.
Mgr Héfélé, qui lui est évêque, et pas un simple moine, a été publié par l'imprimeur du pape Pie IX enseigne le contraire. Je me range à l'argument d'autorité.
L'éditeur du pape Pie IX confirme que le pape…
3eme concile de Constantinople 13eme session : "Mais avec eux nous sommes d'avis de bannir aussi de la sainte Eglise de Dieu Honorius, jadis pape de l'ancienne Rome, et de le frapper d'anathème, parce que nous avons trouvé dans la lettre écrite par lui à Serge qu'il a suivi en tout l'opinion de celui-ci et qu'il a confirmé ses enseignements impies."

Laurier

@Mahmoud Ahmadinejad.Abbas Votre propos est bien contradictoire ! Vous écrivez : "Je me range à l'argument d'Autorité !" mais quand je vous renvoie au livre de Dom Guéranger La Monarchie pontificale notablement approuvé par PIE IX avec lien pour le constater (c'est dans les premières pages), vous préférez "l'autorité" d'un éditeur et d'un évêque d'une église particulière, en ajoutant même "que le pape se trompe lui aussi gravement" : ??? Un évêque n'a pas plus d'autorité doctrinale qu'un Père Abbé, faut-il le préciser !?
Pourquoi vous ne lisez pas les textes dont je vous donne les liens ? qui sont pourtant des textes d'importance et très argumentés ! et où vous auriez la réponse argumentée que je n'ai pas le temps de vous recopier....
Il est tout aussi faux de prendre Dom Guéranger pour "un simple moine" ! :
"Dom Prosper Guéranger ne fut pas seulement un grand moine et liturge ; il fut aussi historien et théologien, ce que nous percevons en comprenant le rôle qu’il a joué en faveur de la définition du dogme de l’infaillibilité […] "
Archives des Infaillibilité pontificale - Association pour la canonisation de Dom Guéranger

Laurier

@steack OK c'est vrai : je viens de supprimer le § de fait hors sujet....

steack

Je ne vois pas en quoi vos extraits du catéchisme vous permettent de conclure ceci :
"Conclusion de ces extraits : on s’éloigne du catéchisme catholique quand on reconnait Jean-Paul II ou François comme papes légitimes en déclarant dans le même temps qu’ils enseignent (Magistère) une autre doctrine (hérétique) que celle de leurs prédécesseurs et des apôtres"
Il n'y a pas relation de causalité.