FSSPX : Les consécrations épiscopales : Un nouvel acte de schisme ? (44 mn)
@Arnaud Dumouch
Je me suis demandé comme vous si par ordination sacerdotalis JP2 avait voulu engager son l'infaillibilité pontificale. Outre que les conditions de Pastor Aeternus ne sont pas toutes réunies, le cardinal Ratzinger, préfet du Saint office, a repondu non. Ce texte relève du MOU selon lui.
Donc Pie XII est bien le dernier.
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
@Arnaud Dumouch
Non la définition théologique de la mort n'est pas l'arrêt du cœur mais la séparation de l'âme et du corps. Ce n'est donc pas un moment mais un instant ce qui invalide defintiment votre opinion plus que suspecte.
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
Voici le Décret pour les Grecs (Laetentur Caeli), promulgué par le Concile de Florence le 6 juillet 1439. Le texte latin officiel dit :
“Illorum autem animas, qui in actuali mortali peccato vel solo originali decedunt, mox in infernum descendere, poenis tamen disparibus puniendas.”
Traduction française :
« Quant aux âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel actuel ou avec le seul péché originel, elles descendent aussitôt en enfer, pour y être punies cependant de peines inégales. »
Deuxième concile de Lyon
Texte latin (DS 858) :
“Illorum autem animas, qui post susceptum baptismum nullam omnino peccati maculam incurrerunt, illas etiam, quae post contractam peccati maculam vel in suis corporibus vel eisdem exutae corporibus, prout superius dictum est, sunt purgatae, mox in caelum recipi et clare Deum ipsum trinum et unum videre.
Illorum autem animas, qui in actuali mortali peccato vel solo originali decedunt, mox descendere in infernum, poenis tamen disparibus puniendas.”
Traduction française :
« Les âmes de ceux qui, après avoir reçu le baptême, n’ont encouru absolument aucune tache de péché, ainsi que celles qui, après avoir contracté une tache de péché, en ont été purifiées soit dans leurs corps soit après en avoir été dépouillées, sont aussitôt reçues au ciel et voient clairement Dieu lui-même, un et trine.
Quant aux âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel actuel ou avec le seul péché originel, elles descendent aussitôt en enfer, pour y être punies cependant de peines inégales. »
FSSPX : Les consécrations épiscopales : Un nouvel acte de schisme ? (44 mn)
Arnaud Dumouch a ecrit "En faisant cela vous avez tout à fait tort d'autant plus qu'il vous a été donné en 1870 Un dogme solennel qui vous indique que Pierre possède de la part du Seigneur un charisme qui lui permet d'indiquer où est la foi avec infaillibilité".
Je n'ai pas tort puisque selon l'avis presqu'unanime des theologiens, Pie XII est le dernier pape à avoir engagé son infaillibilité. Il est probable que les papes conciliaires ne l'engageront jamais parce que philosophiquement ls ne croient pas en une Verité immuable.
Mgr Schneider déclare que certains évêques craignent de s'opposer au magistère moral de Francois
Le sort de Mgr Strickland les aura echaudés...Ou alors le soin de la collegialité.
Le cardinal Siri disait que le premier acte de collégialité s'est passé lors de la fuite du Jardin des oliviers.
FSSPX : Les consécrations épiscopales : Un nouvel acte de schisme ? (44 mn)
Je sais bien que cette erreur figure dans Vatican 2.
Dieu ne peut pas vouloir positivement les fausses religions.
Il les tolere comme il a tolere le pape Francois.
Ne m'opposez plus V2 dans vos reponses ce serait inoperant : par sa nota praevia les peres ont refusé explicitement d'engager l'autorité de l'Eglise indefectible.
Ne pretendez plus qu'il y ait le moindre " dogme à forme solennelle" dans V2. La nota praevia l'a exclu formellement :
"Au regard de la pratique conciliaire et de la vocation pastorale du présent Concile, ce saint Synode ne définit les questions de foi ou de morale comme contraignantes pour l'Église que lorsque le Synode lui-même le déclare ouvertement ." ( Nota praevia)
Or aucune question de foi ou de moeurs n'a été déclarée ouvertement contraignante pour l'Eglise.
Cerfiafr Alain Soral a été CONDAMNÉ à deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt pour association …
Les sionistes ne supportent plus que l'on critique leur narrative concernant l'Iran.
FSSPX : Les consécrations épiscopales : Un nouvel acte de schisme ? (44 mn)
La notion de “semences du Verbe” (logoi spermatikoi) concerne précisément les réalités religieuses et philosophiques antérieures à l’Incarnation du Verbe.
L’expression vient des premiers auteurs chrétiens, notamment de Justin Martyr (IIᵉ siècle).
Dans ses Apologies et son Dialogue avec Tryphon, il affirme que :
Le Logos (le Verbe), pleinement manifesté en Jesus Christ, était déjà à l’œuvre dans l’humanité avant l’Incarnation.
Selon cette doctrine :
Le Verbe divin éclaire tout homme (cf. Jean 1,9).
Des “semences” de vérité étaient présentes dans les philosophies grecques (Socrate, Héraclite, etc.).
On peut donc trouver des éléments de vérité et de bonté dans les religions et sagesses préchrétiennes.
Pour Justin, des philosophes comme Socrate ont vécu « selon le Logos » sans connaître pleinement le Christ.
Cela concerne-t-il les religions antérieures à l’Incarnation ? Oui, dans le sens où :
Dieu n’a jamais cessé d’agir dans l’histoire.
Les religions et traditions antérieures pouvaient contenir des préfigurations, des intuitions partielles, des attentes.
Mais, ces “semences” sont considérées comme partielles et préparatoires.
La plénitude de la vérité est, dans la foi chrétienne, révélée dans l’Incarnation.
Cette idée sera reprise par :
Clement d'Alexandrie
Augustin d'Hippone
Et plus récemment par le concile Second Vatican Council, mais faussement, (notamment Nostra Aetate), qui reconnaît des “rayons de vérité” dans certaines autres fausses religions.
La notion de “semences du Verbe” vise précisément à penser la présence active du Logos avant l’Incarnation, dans les cultures, philosophies et religions antérieures — comme une préparation à la révélation plénière en Christ.
FSSPX : Les consécrations épiscopales : Un nouvel acte de schisme ? (44 mn)
Cher Arnaud,
Votre presentation des positions des deux parties est tres honnete.
Vous etes sincere, je n'en ai jamais douté.
Mais la deuxieme partie de votre video dans laquelle vous cherchez à trancher entre les deux opinions n'est pas recevable.
Votre comprehension des semina Verbi de Saint Justin reprise par V2 pour justifier l'opinion de V2 sur les fausses religions qui damnent ( extra ecclesia nulla salus ) est denaturée. Saint Justin a circonscrit cette possibilité aux seules religions paiennes d'avant la fin de la Revelation. Pas à celles qui sont posterieures inspirees par Satan pour perdre les ames.
FSSPX : Les consécrations épiscopales : Un nouvel acte de schisme ? (44 mn)
Il a d'autant moins d'autorité qu'il est connu pour tenir des opinions contraires à la Foi de toujours sur la mort et l'economie du salut.
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
@Arnaud Dumouch
C'est certes une esperance mais elle non seulement vaine mais encore dangereuse.
Il est plus raisonnable d esperer voir un jour un chameau passer par le trou d'une aiguille.
Je vous laisse mediter une telle analyse des risques.
A vous de voir si vous voulez y jouer votre salut
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
Je sais bien que vous êtes convaincu de votre hérésie. Ca n'en est pas moins une pour autant. Et votre enfer sera d'autant plus rigoureux par le nombre d'âmes que vous aurez perdues avec vous.
Et encore d'autant plus sévère que vous aurez trahi la pensée des papes sur lesquels vous prétendez vous appuyer pour nourrir ce fantasme.
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
Arnaud Dumouch
Votre fantasme heretique n'est partagé par JP2 etr B16 que dans vos delires.
Vous ne comprenez pas leurs ecrits.
Allez vous former plutot que de conduire les ames en Enfer.
Mgr Schneider se dit favorable à une correction de Vatican 2 et à un statut canonique pour la FSSPX
ROME, 24 février 2026 — Mgr Athanasius Schneider a lancé aujourd’hui un appel au pape Léon XIV suite à l’annonce de la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) selon laquelle elle procédera à des consécrations épiscopales, malgré les avertissements du Vatican selon lesquels cela « constituerait une rupture décisive de la communion ecclésiale (schisme) ».
Intitulé « Appel fraternel au pape Léon XIV pour construire un pont avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X » et publié en exclusivité ci-dessous, l'évêque auxiliaire d'Astana appelle à la générosité pastorale et à l'unité ecclésiale à un moment qu'il décrit comme décisif pour la future relation entre le Saint-Siège et la Fraternité sacerdotale traditionnelle.
Mgr Schneider a déjà été visiteur du Vatican auprès des séminaires de la FSSPX, ce qui lui a permis d'acquérir une connaissance directe des structures, de la direction et des fidèles de la Fraternité. Son appel intervient dans un contexte de vifs débats au sein du monde catholique, où les réactions vont d'un espoir prudent de réconciliation à des demandes renouvelées de sanctions disciplinaires.
Mgr Schneider met en garde le pape Léon XIV contre le risque de laisser passer ce « moment véritablement providentiel » sans agir de manière décisive. Il prévient que renoncer à l’occasion d’accorder le mandat apostolique risquerait de consolider ce qu’il qualifie de division « profondément inutile et douloureuse » avec la FSSPX – une rupture que l’histoire ne saurait oublier.
À l’heure où l’Église insiste sur la synodalité, l’ouverture pastorale et l’inclusion ecclésiale, Son Excellence affirme que l’unité authentique doit aussi s’étendre aux fidèles rattachés à la FSSPX. Le Pape est confronté à un choix : ce chapitre de l’histoire de l’Église sera-t-il perçu comme un moment de générosité et de rapprochement, ou comme une séparation évitable ?
Voici le texte intégral de l'appel de Mgr Schneider au pape Léon XIV.
Appel fraternel au pape Léon XIV pour établir un pont avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X
par Mgr Athanase Schneider
La situation actuelle concernant les consécrations épiscopales au sein de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) a soudainement suscité une vive émotion dans toute l'Église. Peu de temps après l'annonce, le 2 février, de la décision de la FSSPX de procéder à ces consécrations, un débat intense et souvent passionné a émergé dans de nombreux milieux catholiques. Les opinions exprimées dans ce débat vont de la compréhension, la bienveillance, l'observation neutre et le bon sens au rejet irrationnel, à la condamnation péremptoire, voire à la haine ouverte. Bien qu'il y ait des raisons d'espérer – et cet espoir n'est en rien irréaliste – que le pape Léon XIV puisse effectivement approuver ces consécrations épiscopales, des propositions de texte pour une bulle d'excommunication de la FSSPX circulent déjà en ligne.
Les réactions négatives, bien que souvent bien intentionnées, révèlent que le cœur du problème n'a pas encore été appréhendé avec suffisamment d'honnêteté et de clarté. On a tendance à rester en surface. Les priorités au sein de la vie de l'Église sont inversées, érigeant la dimension canonique et juridique – autrement dit, un certain positivisme juridique – en critère suprême. De plus, on constate parfois un manque de connaissance historique concernant la pratique de l'Église en matière d'ordinations épiscopales. La désobéissance est ainsi trop facilement assimilée au schisme. Les critères de communion épiscopale avec le Pape, et par conséquent la compréhension de ce qui constitue véritablement un schisme, sont envisagés de manière excessivement unilatérale par rapport à la pratique et à la conception que l'Église avait d'elle-même à l'époque patristique, au temps des Pères de l'Église.
Dans ce débat, de nouveaux quasi-dogmes, absents du Dépôt de la foi, sont établis . Ces quasi-dogmes affirment que le consentement du pape à la consécration d'un évêque est de droit divin et qu'une consécration effectuée sans ce consentement, voire contre une interdiction papale, constitue en soi un acte schismatique. Or, la pratique et la compréhension de l'Église, tant à l'époque des Pères de l'Église que pendant une longue période ultérieure, s'opposent à cette conception. De plus, il n'existe pas d'opinion unanime sur ce point parmi les théologiens reconnus de la tradition bimillenaire de l'Église. Des siècles de pratique ecclésiale, ainsi que le droit canonique traditionnel, s'opposent également à de telles affirmations absolutisantes. Selon le Code de droit canonique de 1917, une consécration épiscopale effectuée contre la volonté du pape n'était pas punie d'excommunication, mais seulement de suspension. Par là, l'Église a clairement manifesté qu'elle ne considérait pas un tel acte comme schismatique.
L'acceptation de la primauté papale comme vérité révélée est souvent confondue avec les formes concrètes – qui ont évolué au fil de l'histoire – par lesquelles un évêque exprime son unité hiérarchique avec le pape. Croire en la primauté papale, reconnaître le pape actuel, adhérer à l'enseignement infaillible et définitif de l'Église et observer la validité de la liturgie sacramentelle relèvent du droit divin. Cependant, une conception réductrice qui assimile la désobéissance à un ordre papal à un schisme – même en cas de consécration d'un évêque contre son gré – était étrangère aux Pères de l'Église et au droit canonique traditionnel. Par exemple, en 357, saint Athanase désobéit à l'ordre du pape Libère, qui lui enjoignait d'entrer en communion hiérarchique avec l'immense majorité de l'épiscopat, laquelle était en réalité arienne ou semi-arienne. Il fut alors excommunié. Dans ce cas précis, saint Athanase a désobéi par amour pour l'Église et pour l'honneur du Siège apostolique, cherchant précisément à préserver la pureté de la doctrine de tout soupçon d'ambiguïté.
Au cours du premier millénaire de l'histoire de l'Église, les consécrations épiscopales se faisaient généralement sans autorisation papale formelle, et les candidats n'étaient pas tenus d'obtenir l'approbation du pape. Le premier règlement canonique sur les consécrations épiscopales, édicté par un concile œcuménique, fut celui de Nicée en 325, qui exigeait qu'un nouvel évêque soit consacré avec le consentement de la majorité des évêques de la province. Peu avant sa mort, durant une période de confusion doctrinale, saint Athanase choisit et consacra personnellement son successeur, saint Pierre d'Alexandrie, afin de s'assurer qu'aucun candidat inapte ou faible n'accède à l'épiscopat. De même, en 1977, le Serviteur de Dieu, le cardinal Iosif Slipyj, consacra secrètement trois évêques à Rome sans l'approbation du pape Paul VI, pleinement conscient que ce dernier ne le permettrait pas en raison de l'Ostpolitik alors en vigueur au Vatican. Lorsque Rome eut connaissance de ces consécrations secrètes, la peine d'excommunication ne fut cependant pas appliquée.
Pour éviter tout malentendu, dans des circonstances normales — et lorsqu’il n’y a ni confusion doctrinale ni période de persécution extraordinaire —, il faut bien sûr faire tout son possible pour observer les normes canoniques de l’Église et obéir au Pape dans ses justes injonctions, afin de préserver l’unité ecclésiastique de manière à la fois plus efficace et plus visible.
La situation actuelle de l'Église peut être illustrée par la parabole suivante : un incendie se déclare dans une grande maison. Le chef des pompiers n'autorise que l'utilisation de nouveaux équipements, bien qu'il soit prouvé qu'ils sont moins efficaces que les anciens, qui ont fait leurs preuves. Un groupe de pompiers désobéit et continue d'utiliser les équipements éprouvés ; et, de fait, le feu est circonscrit en de nombreux endroits. Pourtant, ces pompiers sont qualifiés de désobéissants et de schismatiques, et ils sont punis.
Pour filer la métaphore : le chef des pompiers n’autorise que les pompiers qui reconnaissent le nouvel équipement, respectent les nouvelles règles de lutte contre les incendies et se conforment au nouveau règlement de la caserne. Mais face à l’ampleur manifeste de l’incendie, à la lutte acharnée qu’il suscite et à l’insuffisance de l’équipe officielle, d’autres volontaires – malgré l’interdiction du chef – interviennent avec dévouement, compétence, savoir-faire et bonne volonté, contribuant ainsi au succès de l’opération menée par le chef des pompiers.
Face à un comportement aussi rigide et incompréhensible, deux explications possibles se présentent : soit le chef des pompiers nie la gravité de l’incendie, un peu comme dans la comédie française Tout va très bien, Madame la Marquise ! ; soit, en réalité, le chef des pompiers souhaite que de larges parties de la maison brûlent, afin qu’elle puisse être reconstruite ultérieurement selon un nouveau plan.
La crise actuelle liée aux consécrations épiscopales annoncées – mais non encore approuvées – au sein de la FSSPX expose, aux yeux de toute l’Église, une plaie qui couve depuis plus de soixante ans. Cette plaie peut être comparée à un cancer ecclésial, plus précisément au cancer ecclésial des ambiguïtés doctrinales et liturgiques.
Récemment, un excellent article a paru sur le blog Rorate Caeli, d'une rare clarté théologique et d'une grande honnêteté intellectuelle, sous le titre : « La longue ombre de Vatican II : l'ambiguïté comme cancer ecclésial » ( Canon de Shaftesbury : Rorate Caeli, 10 février 2026 ). Le problème fondamental de certaines déclarations ambiguës du Concile Vatican II réside dans le fait que ce dernier a privilégié un ton pastoral à la précision doctrinale. On ne peut qu'approuver l'auteur lorsqu'il affirme :
« Le problème n’est pas que Vatican II ait été hérétique. Le problème, c’est son ambiguïté. Et c’est dans cette ambiguïté que nous avons vu germer les germes de la confusion, qui ont donné naissance à certains des développements théologiques les plus troublants de l’histoire moderne de l’Église. Lorsque l’Église s’exprime en termes vagues, même involontairement, ce sont des âmes qui sont en jeu. »
L'auteur poursuit :
« Lorsqu’un « développement » doctrinal semble contredire ce qui a précédé, ou lorsqu’il nécessite des décennies de gymnastique théologique pour se réconcilier avec l’enseignement magistériel antérieur, nous devons nous demander : s’agit-il d’un développement, ou d’une rupture déguisée en développement ? » (Chanoine de Shaftesbury : Rorate Caeli, 10 février 2026).
On peut raisonnablement supposer que la FSSPX ne désire rien de plus que d'aider l'Église à sortir de cette ambiguïté doctrinale et liturgique et à retrouver sa clarté salvatrice et éternelle, tout comme le Magistère de l'Église, sous la conduite des Papes, l'a fait sans équivoque tout au long de l'histoire après chaque crise marquée par la confusion et l'ambiguïté doctrinales.
En réalité, le Saint-Siège devrait être reconnaissant envers la FSSPX, car elle est actuellement quasiment la seule entité ecclésiastique majeure à dénoncer ouvertement et publiquement l'existence d'éléments ambigus et trompeurs dans certaines déclarations du Concile et du Novus Ordo Missae . Dans cette démarche, la FSSPX est guidée par un amour sincère pour l'Église : si elle n'aimait pas l'Église, le Pape et les âmes, elle n'entreprendrait pas cette œuvre, ni ne dialoguerait avec les autorités romaines – et sa vie serait sans aucun doute plus facile.
Les paroles suivantes de l'archevêque Mgr Marcel Lefebvre sont profondément émouvantes et reflètent l'attitude de la direction actuelle et de la plupart des membres de la FSSPX :
« Nous croyons en Pierre, nous croyons au Successeur de Pierre ! Mais comme le dit si bien le pape Pie IX dans sa constitution dogmatique, le pape a reçu le Saint-Esprit non pour créer de nouvelles vérités, mais pour nous maintenir dans la Foi de tous les temps. Telle est la définition du pape donnée par Pie IX lors du premier concile Vatican I. C’est pourquoi nous sommes persuadés qu’en conservant ces traditions, nous manifestons notre amour, notre docilité, notre obéissance au Successeur de Pierre. Nous ne pouvons rester indifférents face à la dégradation de la Foi, des mœurs et de la liturgie. C’est hors de question ! Nous ne voulons pas nous séparer de l’Église ; au contraire, nous voulons qu’elle continue ! »
Si quelqu'un considère ses difficultés avec le Pape comme l'une de ses plus grandes souffrances spirituelles, cela prouve sans équivoque l'absence d'intentions schismatiques. Les véritables schismatiques se vantent même de leur séparation du Siège apostolique. Jamais ils n'imploreraient humblement le Pape de reconnaître leurs évêques.
En quoi les paroles suivantes de Mgr Marcel Lefebvre sont-elles véritablement catholiques ?
« Nous le regrettons infiniment, c’est une immense douleur pour nous, de penser que nous sommes en difficulté avec Rome à cause de notre foi ! Comment est-ce possible ? C’est quelque chose qui dépasse l’entendement, que nous n’aurions jamais dû pouvoir imaginer, que nous n’aurions jamais dû pouvoir croire, surtout dans notre enfance – alors que tout était uniforme, que toute l’Église croyait en son unité générale et professait la même foi, les mêmes sacrements, le même sacrifice de la messe, le même catéchisme. »
Il nous faut examiner avec honnêteté les ambiguïtés manifestes concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme et la collégialité, ainsi que les imprécisions doctrinales du Novus Ordo Missae . À cet égard, il convient de lire l’ ouvrage récemment paru de l’archimandrite Boniface Luykx, consultant conciliaire et éminent liturgiste, intitulé avec éloquence « Une vision plus large de Vatican II. Souvenirs et analyse d’un consulteur conciliaire ».
Comme l'a dit G.K. Chesterton : « En entrant dans l'Église, on nous demande d'ôter notre chapeau, non notre tête. » Ce serait une tragédie si la FSSPX était complètement exclue, et la responsabilité d'une telle division incomberait avant tout au Saint-Siège. Le Saint-Siège devrait accueillir la FSSPX, en lui offrant au moins un minimum d'intégration ecclésiale, puis poursuivre le dialogue doctrinal. Le Saint-Siège a fait preuve d'une générosité remarquable envers le Parti communiste chinois, en lui permettant de choisir des candidats à l'épiscopat ; pourtant, ses propres enfants, les milliers de fidèles de la FSSPX, sont traités comme des citoyens de seconde zone.
La FSSPX devrait être autorisée à apporter une contribution théologique afin de clarifier, compléter et, le cas échéant, corriger les passages des textes du Concile Vatican II qui soulèvent des doutes et des difficultés doctrinales. Il convient également de tenir compte du fait que, dans ces textes, le Magistère de l’Église n’a pas entendu se prononcer par des définitions dogmatiques empreintes d’infaillibilité (cf. Paul VI, Audience générale , 12 janvier 1966 ).
La FSSPX prononce exactement la même Professio fidei que celle des Pères du Concile Vatican II, connue sous le nom de Professio fidei tridentino-vaticane . Si, selon les paroles explicites du pape Paul VI, le Concile Vatican II n'a présenté aucune doctrine définitive, ni n'a eu l'intention de le faire, et si la foi de l'Église demeure la même avant, pendant et après le Concile, pourquoi la profession de foi valable dans l'Église jusqu'en 1967 ne serait-elle plus considérée comme une marque de la véritable foi catholique ?
Pourtant, la profession de foi tridentine-vaticane est jugée insuffisante par le Saint-Siège pour la FSSPX. Cette profession de foi ne constituerait-elle pas, en réalité, le minimum requis pour la communion ecclésiale ? Si tel n’est pas le cas, qu’est-ce qui, honnêtement, pourrait constituer un minimum ? La FSSPX est tenue, comme condition sine qua non , de prononcer une profession de foi par laquelle elle accepte les enseignements pastoraux, et non définitifs, du dernier concile et du magistère subséquent. Si telle est véritablement cette prétendue « exigence minimale », alors le cardinal Victor Fernández semble jouer avec les mots !
Le pape Léon XIV a déclaré, lors des vêpres œcuméniques du 25 janvier 2026, à la clôture de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, qu’une unité existe déjà entre catholiques et chrétiens non catholiques, car ils partagent le minimum de la foi chrétienne : « Nous partageons la même foi en un seul Dieu, le Père de tous les hommes ; nous confessons ensemble un seul Seigneur et vrai Fils de Dieu, Jésus-Christ, et un seul Esprit Saint, qui nous inspire et nous pousse à la pleine unité et au témoignage commun de l’Évangile » ( Lettre apostolique In Unitate Fidei , 23 novembre 2025, p. 12). Il a ajouté : « Nous sommes un ! Nous le sommes déjà ! Reconnaissons-le, vivons-le et rendons-le visible ! »
Comment cette déclaration peut-elle être conciliée avec l'affirmation faite par des représentants du Saint-Siège et certains hauts dignitaires du clergé selon laquelle la FSSPX n'est pas doctrinalement unie à l'Église, étant donné que la FSSPX professe la Professio fidei des Pères du Concile Vatican II — la Professio fidei tridentine-vaticane ?
L’octroi de nouvelles mesures pastorales provisoires à la FSSPX pour le bien spirituel de tant de fidèles catholiques exemplaires témoignerait profondément de la charité pastorale du Successeur de Pierre. Ce faisant, le pape Léon XIV ouvrirait son cœur paternel à ces catholiques qui, d’une certaine manière, vivent en marge de l’Église, leur permettant de ressentir que le Siège apostolique est véritablement une Mère, y compris pour la FSSPX.
Les paroles du pape Benoît XVI devraient éveiller la conscience de ceux qui, au Vatican, décideront d'autoriser les consécrations épiscopales pour la FSSPX. Il nous rappelle :
« En repensant au passé, aux divisions qui, au cours des siècles, ont déchiré le Corps du Christ, on a constamment l’impression qu’aux moments critiques où ces divisions se manifestaient, les responsables de l’Église n’ont pas fait assez pour maintenir ou retrouver la réconciliation et l’unité. On a l’impression que les omissions de l’Église ont porté une part de responsabilité dans le durcissement de ces divisions. Ce regard sur le passé nous impose aujourd’hui une obligation : celle de tout mettre en œuvre pour que tous ceux qui désirent véritablement l’unité puissent y demeurer ou la retrouver. » ( Lettre aux évêques à l’occasion de la publication de la Lettre apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine avant la réforme de 1970 , 7 juillet 2007)
« Peut-on rester totalement indifférent à une communauté qui compte 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères religieux, 164 sœurs religieuses et des milliers de fidèles laïcs ? Devons-nous les laisser s’éloigner de plus en plus de l’Église ? Et la grande Église ne devrait-elle pas, elle aussi, se montrer généreuse, consciente de son immense étendue, consciente de la promesse qui lui a été faite ? » ( Lettre aux évêques de l’Église catholique concernant la levée de l’excommunication des quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre , 10 mars 2009). [1]
Des mesures pastorales provisoires et minimales pour la FSSPX, entreprises pour le bien spirituel de ses milliers de fidèles à travers le monde – y compris un mandat pontifical pour les consécrations épiscopales – permettraient de créer les conditions nécessaires pour dissiper sereinement les malentendus, les questions et les doutes d’ordre doctrinal suscités par certaines déclarations des documents du Concile Vatican II et du Magistère pontifical subséquent. Parallèlement, ces mesures offriraient à la FSSPX l’opportunité de contribuer de manière constructive au bien de toute l’Église, tout en maintenant une distinction claire entre ce qui relève de la foi divinement révélée et de la doctrine définitivement proposée par le Magistère, et ce qui, ayant un caractère essentiellement pastoral dans des circonstances historiques particulières, est donc ouvert à une étude théologique approfondie, comme cela a toujours été la pratique au sein de l’Église.
Soucieux de l’unité de l’Église et du bien spirituel de tant d’âmes, je lance un appel empreint de respect et de charité fraternelle à notre Saint-Père le pape Léon XIV :
Très Saint-Père, accordez le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales de la FSSPX. Vous êtes aussi le père de vos nombreux fils et filles – deux générations de fidèles qui, jusqu'à présent, ont été pris en charge par la FSSPX, qui aiment le Pape et qui aspirent à être de véritables fils et filles de l'Église romaine. Aussi, tenez-vous à l'écart des partis pris et, avec un grand esprit paternel et un esprit véritablement augustinien, montrez que vous bâtissez des ponts, comme vous l'avez promis devant le monde entier lors de votre première bénédiction après votre élection. Ne laissez pas l'histoire de l'Église vous marquer comme celui qui a échoué à construire ce pont – un pont qui aurait pu être bâti en ce moment véritablement providentiel, avec une volonté généreuse – et qui, au contraire, a permis une division supplémentaire, inutile et douloureuse, au sein de l'Église, alors même que se déroulaient des processus synodaux se targuant d'une ampleur pastorale et d'une inclusivité ecclésiale maximales. Comme Votre Sainteté l’a récemment souligné : « Engageons-nous à développer davantage les pratiques synodales œcuméniques et à partager entre nous qui nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous enseignons (cf. François, Pour une Église synodale, 24 novembre 2024) » ( Homélie du pape Léon XIV , Vêpres œcuméniques pour la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens , 25 janvier 2026).
Très Saint-Père, si vous accordez le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales de la FSSPX, l'Église de notre temps n'y perdra rien. Vous serez un véritable bâtisseur de ponts, et plus encore, un bâtisseur de ponts exemplaire, car vous êtes le Souverain Pontife, Summus Pontifex .
+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie d'Astana
24 février 2026
EXCLUSIVE: Bishop Schneider Appeals to Pope Leo …
Mgr Schneider se dit favorable à une correction de Vatican 2 et à un statut canonique pour la FSSPX
@Paul1977
Croyez vous que Son règne arrivera ?
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
@Arnaud Dumouch a ecrit "Il est vrai que si la mort est un passage où l'on peut se convertir alors tout est changé :"
Il est vrai aussi que si 2 +2 = 5 alors 1=0
Vos citations de l'epitre de Pierre sont inoperantes pour nourir vos fantasmes hérétiques.
L'Hades est le sejour des justes morts avant la Résurrection...
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
Tant que Lux amalgamera sottement pape et Église, il croupira dans ses erreurs tel Robinson dans son marigot.
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
The Pope is not infallible in his laws, nor in his commands, nor in his acts of government. »
(cardinal Newman, docteur de l'Eglise Letter to the Duke of Norfolk
Newman refuse l’idée que toute loi pontificale soit couverte par l’infaillibilité.
Traduction :
« Le pape n’est pas infaillible dans ses lois ( discipline liturgique), ni dans ses commandements, ni dans ses actes de gouvernement. »
"Les consécrations épiscopales ne constituent pas un schisme formel
Cardinal Franzelin, théologien personnel de Pie IX durant le concile, 1860
« Le pape parle infailliblement seulement lorsqu’il a l’intention de lier toute l’Église sur des questions de foi ou de mœurs ; en dehors de cela, il est un homme comme les autres. »