FSSPX : Les bénédictins du Barroux donnent des gages de papolâtrie pour conserver leur licence épiscopale de bi ritualisme liturgique.
Etrange proposition dont on ne sait pas bien si elle émane du conciliaire fanatique JY Macron ou des moines du Barroux tellement elle est contraire à l’histoire de l’Eglise. A commencer par Saint Sophrone de Jérusalem qui combattit la profession de Foi de l'hérésie monothélite du pape Honorius dans sa lettre à Serge ( « Unde unam voluntatem Domini Iesu Christi fatemur »), puis par la Sorbonne qui sauva l’âme du pape Jean XXII in articulo mortis concernant la vision béatifique, combien de saints ont du corriger le pape ? Pour finir avec la Correctio filialis de haeresibus propagatis signée par plus d'une centaine de clercs et d'universitaires qui ont supplié leur pape de revenir sur son exhortation hérétique dans l'ordre moral qui accorda en 2016 la communion aux couples installés dans l’adultère.
Nous savons que nos moines du Barroux ne rechignent pas un exercice intellectuel périlleux près : il aura fallu pas moins de 2959 pages à l’édition de 1998 pour Dom Basile pour nous expliquer que la liberté religieuse de Dignitatis humanae serait conforme à la Tradition.
Voilà donc nos moines, cherchant à donner un cours de patristique à un docteur en …patristique : Mgr Schneider. Désormais c’est le Père Cyrille qui est mandaté pour donner des gages afin que Mgr François Fonlupt accepte de leur accorder la licence pour qu’ils puissent continuer de s’inscrire en rupture avec le motu proprio et d’être ainsi dispensés...d’obéir à Sa Sainteté notre Saint Père feu le pape François :
Rappelons la réponse romaine aux dubia : "Conformément aux dispositions du Motu Proprio Traditionis Custodes, est-il possible de célébrer les Sacrements avec le Rituale Romanum et le Pontificale Romanum d’avant la réforme liturgique du Concile Vatican II ?
Réponse : Non."
Prudents, nos moines commencent par « inviter » un membre de l’Eglise enseignante à une « lecture plus complète des textes magistériels » alors que dans la même phrase ils renient le texte même de la constitution dogmatique Pastor Aeternus sur l’infaillibilité pontificale qui exclut explicitement la discipline du champ de l’infaillibilité pontificale en ces termes :
« Il ne s'agit pas de mettre en cause la sincérité ni le souci d’unité de Mgr Schneider, mais de l’inviter à une lecture plus complète des textes normatifs et magistériels qui encadrent ce débat, en se rappelant que, d’après tous les théologiens catholiques classiques, lorsque le pape s’adresse aux fidèles en tant que pasteur et docteur de tous les fidèles pour juger d’un fait dogmatique – en l’occurrence définir si un acte est schismatique ou non –, il engage son infaillibilité."
Or que dit Pastor Aeternus :
« Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. »
Le cardinal Newman, docteur de l’Eglise, a clairement exclu la discipline du champ de l'infaillibilité :
Dans sa Letter to the Duke of Norfolk (1875), le cardinal écrit pour répondre aux accusations anglaises contre le catholicisme :
“The Pope is not infallible in his laws, nor in his commands, nor in his acts of state, nor in his administration, nor in his public policy.”
Traduction :
« Le pape n’est pas infaillible dans ses lois, ni dans ses commandements, ni dans ses actes d’État, ni dans son administration, ni dans sa politique publique. »
Tous les théologiens sérieux admettent que le dernier pape à avoir engagé son infaillibilité pontificale est Pie XII en 1950 par la constitution Munificentissimus Deus . C'est dire si les conditions de l'infaillibilité sont rarement réunies ! Même le cardinal Ratzinger a refusé explicitement d'admettre que son pape Jean Paul II eût engagé son infaillibilité pontificale quand fut publiée Ordinatio sacerdotalis qui constate que l'Eglise n'a pas le pouvoir d'ordonner des femmes.
Non contents de soutenir les délires du parti ultramontain châtié par Pie IX lors du concile du Vatican en 1870, nos moines extrémistes osent encore en rajouter à la papolâtrie en ces termes :
« Peut-être importe-t-il de rappeler aussi que le pape Libère, après une résistance courageuse et l’épreuve de l’exil, a signé, sous forte pression du pouvoir impérial, une formule théologiquement imparfaite mais non explicitement hérétique (357), tandis qu’Athanase entendait demeurer fidèle à Nicée. La parfaite orthodoxie du pape Libère a été étudiée de très près en 1870. Si un pape avait pu ainsi errer officiellement dans la foi cela remettait en cause la doctrine de l’infaillibilité pontificale. »
Or nous savons que bien des papes ont erré dans la Foi sans que leur faute ne remette en cause le dogme de l’infaillibilité pontificale. Et le premier un peu connu d’entre eux ( après Saint Pierre corrigé par Saint Paul ?) est précisément... Libère qui a signé la formule semi arienne du 3eme concile de Sirmium. Il avait osé consentir que « le Fils est semblable selon la substance au Père" alors que le concile de Nicée lui commandait de professer que "le Fils est consubstantiel au Père".
Libère est le premier pape de l'histoire que l'Eglise ne reconnait pas "saint".
Non contents de contredire le dogme de l’infaillibilité pontificale, voila nos moines contredire même l’histoire de l’Eglise reconnue pourtant dans un Denzinger post conciliaire en ces termes :
« L’idée qu’Athanase aurait désobéi à un ordre explicite de Libère lui imposant une communion hiérarchique avec une majorité alors arienne ou semi-arienne paraît anachronique, dans le contexte de l’époque. Les relations d’usage au IVe siècle entre Rome et un patriarcat majeur s’y prêtaient mal. De même, l’affirmation d’une excommunication pontificale formelle d’Athanase par le pape n’est pas conforme aux faits. Les condamnations contre Athanase sont venues des synodes orientaux sous influence impériale. L’attitude du pape fut certes trop hésitante dans son soutien d’Athanase – ce qu’on appelle la faute de Libère – elle ne se traduisit pas par une excommunication. Le cas illustre plutôt une crise de gouvernement qu’une rupture doctrinale. Il semble donc peu juste de prétendre qu’Athanase ait résisté « contre Rome », sauf le respect dû à l’auteur.
Voici pourtant la condamnation à l'excommunication de Saint Athanase par le pape Libère en 357 à cause de sa désobéissance :
"Studens paci et concordiae Ecclesiarum, posteaquam litteras caritatis vestrae de nomine Athanasii et ceterorum factas ad nomen Julii bonae memoriae episcopi accepi, secutus traditionem maiorum presbyteros urbis Romae Lucium, Paulum et Helianum e latere meo ad Alexandriam ad supradictum Athanasium direxi, ut ad urbem Romam veniret ut in praesenti id, quod de Ecclesiae disciplina exstitit, in eum statueretur. Litteras etiam ad eundem per supradictos presbyteros dedi, quibus continebatur, quod si non veniret, sciret se alienum esse ab Ecclesiae Romanae communione. Reversi igitur presbyteri nuntiaverunt eum venire noluisse. Secutus denique litteras caritatis vestrae, quas de nomine supradicti Athanasii ad nos dedistis, sciatis his litteris, quas ad unanimitatem vestram dedi, me cum omnibus vobis et cum universis episcopis Ecclesiae catholicae pacem habere, supradictum autem Athanasium alienum esse a communione mea sive Ecclesiae Romanae et a consortio litterarum et ecclesiasticarum." (Denzinger §138).
Révolté Saint Hilaire de Poitiers réagit ainsi :
« Anathema tibi a me dictum, Liberi, et sociis tuis »
(« Anathème à toi de ma part, Libère, et à tes complices »)
Fragments historiques (Fragmenta Historica), aussi connu sous le nom d’Opus historicum IV à VI.
Nos nouveaux experts en patristique n’hésiteront pas non plus à nier implicitement que Saint Athanase, chassé par les ariens de son patriarcat d’Alexandrie, fit en sorte que son successeur Saint Pierre d’Alexandrie fût nommé évêque parallèlement à la lignée du patriarche arien Grégoire de Cappadoce qui a été suivi par Georges de Cappadoce
Selon nos moines, « Peu avant sa mort, durant une période de confusion doctrinale, saint Athanase choisit et consacra personnellement son successeur, saint Pierre d’Alexandrie, afin de s’assurer qu’aucun candidat inapte ou faible n’accède à l’épiscopat. »
La vérité historique est que le schisme était largement consommé à Alexandrie depuis longtemps avec deux évêques concurrents sur la meme juridiction.
La chronologie partielle du siège d'Alexandrie est en commentaire.
Nos moines ajoutent encore : « Dans les sacres qui se préparent actuellement, le chef des pompiers a aussi offert un dialogue qui permettrait à la Fraternité Saint-Pie X de jouer son rôle dans l’organisation vaste et universelle de l’Église, moyennant un accord sur un minimum de consensus doctrinal. Ce dialogue a été refusé. C’est ce refus de communion de la part de la Fraternité Saint-Pie X avec le pape et ceux qui lui sont soumis, qui constitue le schisme. Rien d’autre. »
Pour être parfaitement explicites et véridiques, nos moines auraient du préciser que le « minimum doctrinal » était que la FSSPX acceptât de légitimer les 16 ( excusez du peu !) textes d’un concile purement pastoral dont au moins deux d’entre eux, Unitatis redintegratio et Dignitatis humanae, officiellement rejetés par Mgr Schneider lui-même. Or nos bénédictins n’osent pas (encore ?) le déclarer "schismatique"….
Mais soyons un peu patients...Les chiens aboient la caravane passe.
PS : On se demande un peu quand même à quel point le Père Cyrille est sincère quand il imagine que Mgr François Fonlupt continuerait de favoriser sa position de moine licencieux en matiere liturgique en continuant de lui accorder la licence de désobéir au pape pendant sa messe quand la FSSPX n'aurait plus d'évêques...
Source : On ne sauve pas la foi contre le pape : réponse …