La secte conciliaire n'est pas l'Église catholique
La thèse selon laquelle la « secte conciliaire » n'est pas l'Église catholique soutient qu'il ne s'est pas produit une disparition brutale de celle-ci, mais un remplacement progressif de son gouvernement, de sa doctrine pratique et de ses orientations.Selon cette analyse, le processus s'est opéré par le renouvellement générationnel de la hiérarchie. Les évêques, les prêtres, les professeurs de séminaires et les responsables des institutions ont été progressivement remplacés par des hommes formés selon les principes issus du conciliabule Vatican II. La continuité des bâtiments, des diocèses, des titres et des structures administratives aurait ainsi donné l'impression d'une continuité, alors que le contenu de l'enseignement, de la liturgie et de la discipline s'est progressivement transformé.
Les partisans de cette thèse voient dans cette évolution l'aboutissement d'un projet ancien. Ils citent notamment les *Papiers secrets de la Haute Vente*, publiés au XIXᵉ siècle par Crétineau-Joly avec l'approbation des papes Grégoire XVI et Pie IX, où l'on peut lire :
La secte conciliaire n'est pas l'Église catholique