Le 12, l'abbé Pagliarani rencontrera Mgr Tucho. On ne voit pas comment ils pourraient trouver un accord. Mgr Fernandez demandera,
au minimum, d'accepter le Concile, la nouvelle messe.L'abbé Pagliarani a déjà dit, comme l'avait dit Mgr Lefebvre, que le concile est à l'origine du désordre actuel ; il a dit par exemple que « un catholique devrait préférer le martyre plutôt que d'accepter une telle affirmation », en référence à la déclaration d'Abu Dhabi (1) signée par François et citée à plusieurs reprises de manière favorable par Léon XIV.
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Don Pagliarani qualifie ensuite la nouvelle messe de « liturgie empoisonnée » (2).
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(Voir l'interview complète du 2 février réalisée après l'homélie dans laquelle il annonçait les consécrations épiscopales pour le 1er juillet prochain, dont sont tirées les citations ci-dessus.
(Entretien avec le Supérieur général de la … )
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Mgr Lefebvre s'est rendu à plusieurs reprises au Vatican pour tenter de trouver un accord, mais s'étant finalement rendu compte que cela n'était pas possible, il a consacré les quatre évêques le 30 juin 1988, ce qui lui a valu une excommunication qui a ensuite été levée par Benoît XVI en 2009.
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Mgr Lefebvre a déclaré par la suite : « On ne peut conclure aucun accord pratique sans que les modernistes aient renoncé au... modernisme.
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Il ne faut pas oublier non plus que la FSSPX, Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, a été fondée par Mgr Lefebvre, en toute régularité, à Fribourg, le 1er novembre 1970, avec l'accord et l'approbation de Mgr François Charrière, alors évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Puis, en 1971, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a été approuvée par le Saint-Siège par une lettre de félicitations du cardinal Wright, préfet de la Congrégation pour le clergé.
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Puis, en 1976, Mgr Lefebvre, en raison de son refus d'accepter le marasme post-conciliaire, le Novus Ordo, refusant de fermer le séminaire d'Écône et refusant de ne pas ordonner de prêtres, fut suspendu a Divinis par Paul VI, puis en 1988, il consacra quatre évêques sans mandat, afin de continuer à ordonner des prêtres fidèles à la tradition de toujours, et fut excommunié par Jean-Paul II, car le droit canonique le prévoyait.
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Avec la prise de pouvoir des modernistes lors du concile Vatican II, on assiste à un renversement de situation. Auparavant, les décrets, les canons et les excommunications servaient à l'Église pour intervenir contre les hérétiques et les modernistes. Aujourd'hui, c'est l'inverse : les modernistes, ayant le pouvoir, l'utilisent pour condamner et excommunier ceux qui s'opposent à l'œuvre de destruction menée par les modernistes, comme le dit saint Pie X, qui détiennent désormais les leviers du pouvoir.
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C'est le monde à l'envers.
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Notes
(1)
« Pourriez-vous donner un exemple concret de ce que la Fraternité ne peut accepter ?
Le premier exemple qui me vient à l'esprit remonte à l'année 2019, lorsque le pape François, à l'occasion de sa visite dans la péninsule arabique, a signé avec un imam la célèbre Déclaration d'Abou Dhabi. Il affirmait, avec le chef musulman, que la pluralité des religions était voulue comme telle par la Sagesse divine.
Il est évident qu'une communion fondée sur l'acceptation d'une telle affirmation, ou qui l'inclurait, ne pourrait être catholique, car elle inclurait un péché contre le premier commandement et la négation du premier article du Credo. Je pense qu'une telle affirmation est plus qu'une simple erreur : elle est tout simplement inconcevable. Elle ne peut être le fondement d'une communion catholique, mais plutôt la cause de sa dissolution. Je pense qu'un catholique devrait PRÉFÉRER LE MARTYRE plutôt que d'accepter une telle affirmation. »
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(2)
« Deuxièmement – et c'est probablement plus grave – on ne comprend plus la raison de l'attachement de ces groupes à la liturgie tridentine, ce qui compromet gravement les droits publics de la Tradition de l'Église et, par là même, le bien des âmes. En effet, si la messe de toujours peut accepter que la messe moderne soit célébrée dans toute l'Église et si elle ne revendique en soi qu'un privilège particulier, lié à une préférence ou à un charisme propre, comment comprendre que cette messe de toujours s'oppose de manière irrémédiable à la nouvelle messe, reste la seule véritable liturgie de toute l'Église et que personne ne puisse être empêché de la célébrer ? Comment comprendre que la messe de Paul VI ne puisse être reconnue, car elle constitue un éloignement considérable de la théologie catholique de la sainte messe, et que personne ne puisse être contraint de la célébrer ? Et comment détourner efficacement les âmes de cette LITURGIE EMPOISONNÉE, pour qu'elles s'abreuvent aux sources pures de la liturgie catholique ? »
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)