Marie Bee Thevenet
2 juillet, Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie à Sainte Elisabeth 💙

La neuvaine de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie vient de s'achever.
La Très Sainte Vierge Marie et sainte Elisabeth ont contribué au Salut de toute l'humanité, alors que toutes les autres femmes bien que concernées par le Salut sont pécheresses.
L'interruption de grossesse est un homicide volontaire, un des 4 péchés qui crie vengeance auprès de Dieu, d'autant plus grave qu'un embryon est sans défense.
Le Père qui est amour peut le pardonner devant un repentir sincère, une confession juste et une pénitence adaptée à chacune.
C'est aussi une structure de péché collectif qui engage la responsabilité des états et des législateurs criminels qui ont adoptés la loi sur l'IVG.
Il ne s'agit pas d'une "interruption" mais d'un meurtre définitif.
Demandons à la Très Sainte Vierge Marie d'envelopper dans son manteau de Grâce et d'apaiser les souffrances physiques, psychiques et morales de toutes les femmes concernées.
Marie Bee

Mystère Joyeux 💙
La Visitation de la Sainte Vierge à sa cousine Elisabeth.
Fruit du mystère : la charité fraternelle
Prions : Seigneur, daignez accorder à vos serviteurs le don de la grâce céleste, et comme l'enfantement de la Bienheureuse Vierge Marie a été le principe de notre salut, qu'ainsi le souvenir de sa Visitation nous procure un accroissement de paix. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen
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La Visitation 💙
Portant le Seigneur dans son sein, Marie partit en hâte chez Élisabeth. Lorsqu’il reconnut la salutation de Marie, l’enfant se réjouit aussitôt, bondissant d’allégresse comme pour chanter à la Mère de Dieu :
Réjouis-toi Jeune pousse au Bourgeon immortel Réjouis-toi Jardin au Fruit qui donne Vie Réjouis-toi en qui a germé le Seigneur notre Ami Réjouis-toi tu as conçu le Semeur de notre vie Réjouis-toi Champ où germe la Miséricorde en abondance Réjouis-toi Table qui offre la Réconciliation en plénitude Réjouis-toi tu prépares l’Espérance du Peuple en marche Réjouis-toi tu fais jaillir la Nourriture d’Éternité Réjouis-toi Parfum d’une offrande qui plaît à Dieu Réjouis-toi en qui tout l’univers est réconcilié Réjouis-toi Lieu de la bienveillance de Dieu pour les pécheurs Réjouis-toi notre assurance auprès de Dieu Réjouis-toi Épouse inépousée !
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Méditation de Guigues II le Chartreux 💙
Grand, admirable, incomparable ouvrage du roi très sage ! Que les lions et les lionceaux qui sont sur la terre te révèrent, ma souveraine, voilà qui est peu : toute la cour céleste, ravie bien au-dessus d’elle-même et stupéfaite, admire en toi l’œuvre des doigts de Dieu. Ô pleine de grâce, qu’est-ce donc que tu portes dans ton sein ? C’est le Seigneur, je suis sa servante. Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses, admirables à bon droit parce que grandes, mais il est puissant, celui qui a fait pour moi ces grandes choses.

Il est le Seigneur, je suis sa servante ; il est la rosée, moi la terre, et de là le froment ; il est la manne, moi le vase, et de là le vermisseau. Je suis un ver, a-t-il dit, et non pas un homme, car tout homme est comme de l’herbe, mais lui est comme le blé. De la rosée du ciel et de la terre, qui est la vierge, a poussé le froment. Ce sont de grandes choses, mais celui qui les a faites est tout-puissant. Un seul grain de blé est né de moi, mais de l’abondance de ce froment, il a été dit : Si le grain meurt, il porte beaucoup de fruit. Or, en mourant, il a répandu le vin en abondance ; en ressuscitant et en montant au ciel, il a répandu l’huile, et il l’a répandue à profusion, comme dit l’Apôtre.

Voici l’abondance du blé, du vin et de l’huile, à partir de la rosée du ciel et de la fécondité de la terre. Ô terre féconde, pleine de grâce, comme la graisse mise à part dans le sacrifice, ainsi tu es séparée de la masse des pécheurs, pleine de grâce, de froment, de vin et d’huile, remplie avec surabondance de tous les dons du Saint-Esprit.

Le Seigneur est avec toi : avec toi dans la chambre secrète de ton cœur, avec toi dans la retraite de ton sein ; il demeure avec toi, il ne cesse pas d’être avec toi, et jamais il ne s’éloigne de toi. Le Seigneur est avec toi : qu’est-ce à dire, avec toi ? Le Seigneur a une nature commune avec toi, une nature destinée à être élevée bien au-dessus des anges. Dieu habite dans les anges, mais non pas avec les anges ; il habite en toi, et il habite avec toi. Dieu siège au-dessus des anges, au-dessus des trônes, des chérubins et des séraphins, il siège et il règne en eux tous, mais il n’y a dans aucun royaume une œuvre semblable à ce grand trône d’ivoire.
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MAGNIFICAT 🩵
(Cantique de Marie: Luc 1:46)
Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!
Il s'est penché sur son humble servante;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles;
Saint est son Nom!
Son amour s'étend d'âge en âge
Sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les main vides.
Il relève Israël, son serviteur,
Il se souvient de son amour.
De la promesse faîte à nos pères,
en faveur d'Abraham
et de sa race, à jamais.
Amen.
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SÉQUENCE 💙
Venez, glorieuse souveraine ;
Marie, vous-même visitez-nous :
illuminez nos âmes malades,
donnez-nous de vivre saintement.
Venez, vous qui sauvâtes le monde,
enlevez la souillure de nos crimes ;
dans cette visite à votre peuple,
écartez tout péril de peine.
Venez, reine des nations,
éteignez les flammes du péché ;
quiconque s’égare, redressez-le,
donnez à tous vie innocente.
Venez, visitez les malades ;
Marie, fortifiez les courages
par la vertu de votre impulsion sainte,
bannissez les hésitations.
Venez, étoile, lumière des mers,
faites briller le rayon de la paix ;
que Jean tressaille
devant son Seigneur.
Venez, sceptre des rois,
ramenez les foules errantes
à l’unité de foi
qui est le salut des citoyens des cieux.
Venez, implorez pour nous
ardemment les dons de l’Esprit-Saint,
afin que nous suivions une ligne plus droite
dans les actes de cette vie.
Venez, louons le Fils,
louons l’Esprit-Saint,
louons le Père, unique Dieu :
qu’il nous donne secours.
Amen.

Quelle est celle-ci, qui s’avance belle comme l’aurore à son lever, terrible comme une armée rangée en bataille ? O Marie, c’est aujourd’hui que, pour la première fois, votre douce clarté réjouit la terre. Vous portez en vous le Soleil de justice ; et sa lumière naissante frappant le sommet des monts, tandis que la plaine est encore dans la nuit, atteint d’abord le Précurseur illustre dont il est dit qu’entre les fils des femmes il n’est point de plus grand. Bientôt l’astre divin, montant toujours, inondera de ses feux les plus humbles vallées. Mais que de grâce en ces premiers rayons qui s’échappent de la nuée sous laquelle il se cache encore ! Car vous êtes, ô Marie, la nuée légère, espoir du monde, terreur de l’enfer ; en sa céleste transparence, contemplant de loin les mystères de ce jour, Élie le père des prophètes et Isaïe leur prince découvrirent tous deux le Seigneur. Ils vous voyaient hâtant votre course au-dessus des montagnes, et ils bénissaient Dieu ; car, dit l’Esprit-Saint, lorsque l’hiver a enchaîné les neuves, desséché les vallées, brûlé les montagnes, le remède à tout est dans la hâte de la nuée.

Hâtez-vous donc, ô Marie ! Venez à nous tous, et que ce ne soient plus seulement les montagnes qui ressentent les bienfaits de votre sereine influence : abaissez-vous jusqu’aux régions sans gloire où la plus grande partie du genre humain végète, impuissante à s’élever sur les hauteurs ; que jusque dans les abîmes de perversité les plus voisins du gouffre infernal, votre visite fasse pénétrer la lumière du salut. Oh ! Puissions-nous, des prisons du péché, de la plaine où s’agite le vulgaire, être entraînés à votre suite ! Ils sont si beaux vos pas dans nos humbles sentiers, ils sont si suaves les parfums dont vous enivrez aujourd’hui la terre ! Vous n’étiez point connue, vous-même vous ignoriez, ô la plus belle des filles d’Adam, jusqu’à cette première sortie qui vous amène vers nos pauvres demeures et manifeste votre puissance. Le désert, embaumé soudain des senteurs du ciel, acclame au passage, non plus l’arche des figures, mais la litière du vrai Salomon, en ces jours mêmes qui sont les jours des noces sublimes qu’a voulu contracter son amour. Quoi d’étonnant si d’une course rapide elle franchit les montagnes, portant l’Époux qui s’élance comme un géant de sommets en sommets ?

Vous n’êtes pas, ô Marie, celle qui nous est montrée dans le divin Cantique hésitante à l’action malgré le céleste appel, inconsidérément éprise du mystique repos au point de le placer ailleurs que dans le bon plaisir absolu du Bien-Aimé. Ce n’est point vous qui, à la voix de l’Époux, ferez difficulté de reprendre pour lui les vêtements du travail, d’exposer tant qu’il le voudra vos pieds sans tache à la poussière des chemins de ce monde. Bien plutôt : à peine s’est-il donné à vous dans une mesure qui ne sera connue d’aucune autre, que, vous gardant de rester absorbée dans la jouissance égoïste de son amour, vous-même l’invitez à commencer aussitôt le grand œuvre qui l’a fait descendre du ciel en terre : « Venez, mon bien-aimé, sortons aux champs, levons-nous dès le matin pour voir si la vigne a fleuri, pour hâter l’éclosion des fruits du salut dans les âmes ; c’est là que je veux être à vous » . Et, appuyée sur lui, non moins que lui sur vous-même, sans rien perdre pour cela des délices du ciel, vous traversez notre désert ; et la Trinité sainte perçoit, entre cette mère et son fils, des accords inconnus jusque-là pour elle-même ; et les amis de l’Époux, entendant votre voix si douce, ont, eux aussi, compris son amour et partagé vos joies. Avec lui, avec vous, de siècle en siècle, elles seront nombreuses les âmes qui, douées de l’agilité de la biche et du faon mystérieux, fuiront les vallées et gagneront les montagnes où brûle sans fin le pur parfum des cieux.

Bénissez, ô Marie, ceux que séduit ainsi la meilleure part. Protégez le saint Ordre qui se fait gloire d’honorer spécialement le mystère de votre Visitation ; fidèle à l’esprit de ses illustres fondateurs, il ne cesse point de justifier son titre, en embaumant l’Église de la terre de ces mêmes parfums d’humilité, de douceur, de prière cachée, qui furent pour les anges le principal attrait de ce grand jour, il y a dix-huit siècles. Enfin, ô Notre-Dame, n’oubliez point les rangs pressés de ceux que la grâce suscite, plus nombreux que jamais en nos temps, pour marcher sur vos traces à la recherche miséricordieuse de toutes les misères ; apprenez-leur comment on peut, sans quitter Dieu, se donner au prochain : pour le plus grand honneur de ce Dieu très-haut et le bonheur de l’homme, multipliez ici-bas vos fidèles copies. Que tous enfin, vous ayant suivie en la mesure et la manière voulues par Celui qui divise ses dons à chacun comme il veut, nous nous retrouvions dans la patrie pour chanter d’une seule voix avec vous le Magnificat éternel !

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Marie Bee Thevenet

« Car voici qu’au moment où votre salut s’est fait entendre à mes oreilles, l’enfant a tressailli de joie dans mon sein. Et bienheureuse êtes-vous d’avoir cru ! » (Lc 1, 44-45) 💛
Vous voyez que Marie n’a pas douté, mais cru, et par là obtenu le fruit de la foi. « Bienheureuse, dit-elle, qui avez cru ! » Mais vous aussi bienheureux, qui avez entendu et cru ! car toute âme qui croit, conçoit et engendre la Parole de Dieu et reconnaît ses Œuvres. Qu’en tous réside l’âme de Marie pour glorifier le Seigneur ; qu’en tous réside l’esprit de Marie pour exulter en Dieu. S’il n’y a corporellement qu’une Mère du Christ, par la foi le Christ est le fruit de tous.

Marie Bee Thevenet

« Et comment m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1, 43) 💛
Ce n’est point l’ignorance qui la fait parler - elle sait bien qu’il y a grâce et opération du Saint-Esprit à ce que la mère du prophète soit saluée par la Mère du Seigneur pour le profit de son enfant - mais elle reconnaît que c’est le résultat non d’un mérite humain mais de la Grâce divine ; aussi dit-elle : « Comment m’est-il donné », c’est-à-dire : quel bonheur m’arrive, que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ! Je reconnais n’y être pour rien. Comment m’est-il donné ? par quelle justice, quelles actions, pour quels mérites ? Ce ne sont pas là démarches accoutumées entre femmes « que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ». Je pressens le miracle, je reconnais le mystère : la Mère du Seigneur est féconde du Verbe, pleine de Dieu.

3 autres commentaires de Marie Bee Thevenet
Marie Bee Thevenet

« Bénie êtes-vous parmi les femmes, et béni le fruit de votre sein ! Et comment m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1, 42-43) 💛
L’Esprit Saint connaît sa parole; Il ne l’oublie jamais, et la prophétie se réalise non seulement dans les faits miraculeux, mais en toute rigueur et propriété de termes. Quel est ce fruit du sein, sinon Celui de qui fut dit : « Voici que le Seigneur donne pour héritage les enfants, récompense du fruit du sein » ? (Ps. 126, 3). Autrement dit : l’héritage du Seigneur, ce sont les enfants, prix de ce fruit qui est issu du sein de Marie. C’est Lui le fruit du sein, la fleur de la tige, dont Isaïe prophétisait bien : « Une tige, disait-il, va s’élever de la souche de Jessé, et une fleur jaillir de cette tige » (Is 6, 1) : la souche, c’est la race des Juifs, la tige Marie, la fleur de Marie le Christ, qui, comme le fruit d’un bon arbre, selon nos progrès dans la vertu, maintenant fleurit, maintenant fructifie en nous, maintenant renaît par la résurrection qui rend la vie à son corps.

Marie Bee Thevenet

Le « Mystère Joyeux de la Visitation » avec St Ambroise 💛 :
« Et Marie se levant en ces jours-là partit en hâte pour la montagne, pour la cité de Juda, et entra dans la demeure de Zacharie et salua Élisabeth » (Lc 1, 39-40)
Il est normal que tous ceux qui veulent être crus fournissent les raisons de croire. Aussi l’ange qui annonçait les Mystères, pour l’amener à croire par un précédent, a-t-il annoncé à Marie, une vierge, la maternité d’une femme âgée et stérile, montrant ainsi que Dieu peut tout ce qui Lui plaît. Dès qu’elle l’eut appris, Marie, non par manque de foi en la prophétie, non par incertitude de cette annonce, non par doute sur le précédent fourni, mais dans l’allégresse de son désir, pour remplir un pieux devoir, dans l’empressement de la joie, se dirigea vers les montagnes. Désormais remplie de Dieu, pouvait-elle ne pas s’élever en hâte vers les hauteurs ? Les lents calculs sont étrangers à la grâce de l’Esprit Saint.

Marie Bee Thevenet

LE SAINT ROSAIRE. MYSTÈRES JOYEUX 💛
2ème mystère. La Visitation de la Très Sainte Vierge Marie à sa cousine Élisabeth.
Fruit du mystère : la charité fraternelle.
Prions: Seigneur, daignez accorder à vos serviteurs le don de la grâce céleste, et comme l'enfantement de la Bienheureuse Vierge Marie a été le principe de notre salut, qu'ainsi le souvenir de sa Visitation nous procure un accroissement de paix. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen