Le RN refuse de suspendre les accords entre Israël et la France et refuse la mise en oeuvre en France des poursuites internationales contre Netanyahou
- la proposition de résolution européenne (n° 1444) de Mme Mathilde Panot et plusieurs de ses collègues visant à dénoncer l’accord d’association entre l'Union européenne et Israël ainsi qu’à mettre en œuvre les sanctions nécessaires à l’encontre d’Israël et ses dirigeants pour mettre fin à la guerre génocidaire du gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou (Mme Clémence Guetté, rapporteure) ;
- la proposition de résolution européenne (n° 1532) de Mme Sabrina Sebaihi et plusieurs de ses collègues visant à suspendre l’accord d’association Union européenne - Israël et à l’adoption de sanctions contre les violations du droit international humanitaire (Mme Sabrina Sebaihi, rapporteure)
M. Matthieu Marchio (RN) : "Nous débattons aujourd’hui de deux propositions de résolutions ..., qui demandent la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, voire l’imposition de sanctions contre cet État. Le Rassemblement national s’y oppose fermement, tant sur le fond que sur la méthode.
Cet accord repose certes sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, et certains États membres comme l’Estonie ont soulevé des interrogations à ce sujet. Mais les faits sont têtus. Aucune décision concrète n’a été prise au niveau européen car des pays comme l’Allemagne, la Pologne ou la Hongrie s’y opposent. Sans unanimité, cette suspension n’aurait aucune portée juridique. Dès lors, il s’agit ici d’une tentative de contournement, une instrumentalisation purement idéologique du conflit israélo-palestinien menée par ceux qui, depuis Paris, prétendent parler au nom de l’Europe, tout en méprisant son fonctionnement. Ce n’est pas une position de responsabilité.
Nous ne fermons pas les yeux sur la situation humanitaire dramatique à Gaza. Comme le Conseil européen, nous appelons à une amélioration urgente de la protection des civils. En revanche, rompre le dialogue avec Israël, seule démocratie au Proche-Orient, en pleine guerre contre le Hamas, organisation islamiste, totalitaire et terroriste, serait faire preuve d’une naïveté coupable, voire de complaisance. Israël est un partenaire stratégique de l’Europe et en particulier de la France. Le pousser dans l’isolement alors même que ses villes sont la cible de tirs de roquettes, ce serait affaiblir gravement la parole européenne et celle de la France sur la scène internationale et ruiner toute capacité d’influence.
Enfin, nous ne pouvons que nous indigner du parti pris flagrant de ces propositions de résolution et du peu de considération pour la situation des otages. Ce deux poids deux mesures permanent est indigne d’une démocratie équilibrée et sérieuse. Ainsi, le Rassemblement national votera contre ces propositions, car elles ne servent ni la paix, ni les intérêts de la France, ni ceux de l’Europe."
Les députés RN siégeant à cette commission sont :
Guillaume Bigot — Territoire de Belfort (90)
Anthony Boulogne — Meurthe-et-Moselle (54)
Nicolas Dragon — Aisne (02)
Jordan Guitton — Aube (10)
Matthieu Marchio — Nord (59)
Patrice Martin — Seine-Maritime (76)
Yaël Ménaché — Gard (30)
Kévin Pfeffer — Moselle (57)
Stéphane Rambaud — Var (83)
Alexandre Sabatou — Oise (60)
Benjamin Netanyahu est recherché par la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, qui a émis un mandat d’arrêt contre lui le 21 novembre 2024.
Les principaux chefs d’accusation retenus par la CPI sont :
-crimes de guerre :
-utilisation de la famine comme méthode de guerre contre la population civile de Gaza ;
-attaque intentionnelle contre des civils.
-crimes contre l’humanité :
-meurtre ;
-persécution ;
-autres actes inhumains.
Selon la CPI, il existe des « motifs raisonnables de croire » que ces actes auraient été commis entre le 8 octobre 2023 et le 20 mai 2024 dans le contexte de la guerre à Gaza.
Source : Compte rendu de réunion n° 40 - Commission des …