L’explosion des déclarations de nullité matrimoniale après Vatican II
Une rupture historique et les avertissements de la hiérarchie conciliaire Introduction —
Une explosion statistique difficile à contester
Depuis la fin du concile Vatican II, le nombre de déclarations de nullité matrimoniale prononcées par les tribunaux ecclésiastiques a connu une augmentation spectaculaire, particulièrement aux États-Unis. En quelques années, une procédure autrefois relativement rare est devenue un phénomène de masse.
Je voudrais, en quelques lignes, dénoncer la légèreté et le mépris du droit canonique dont font preuve certains tribunaux ecclésiastiques … Mon épouse a demandé le divorce en 2009 alors qu'elle suivait une psychothérapie consécutive à un état dépressif, alléguant une « altération définitive du lien conjugal » tout en m'écrivant, à la même époque, qu'elle avait « de réels sentiments à mon égard ». Divorce que je refusai en raison de l'inanité du motif invoqué et du trouble qui était manifeste chez elle. Ce divorce fut cependant prononcé au terme d'un délai de deux années... Elle entreprit alors de demander la nullité du mariage sacramentel auprès de l'officialité de Tours. Laquelle, par jugement en date du 21-11-2013, prononça la nullité du sacrement de mariage. Le principe du contradictoire applicable à tout procès veut que les parties en présence s'échangent les pièces qu'elles entendent invoquer à l'appui de leurs demandes respectives. Si je respectai au pied de la lettre cette règle de droit en adressant à mon épouse toutes les pièces sur lesquelles je m'appuyais afin que soit rejetée sa demande de nullité, la réciproque ne fut pas respectée. Je demandai donc à mon épouse la communication de ses pièces et me heurtai … à un silence de plomb ! Parallèlement je sollicitai auprès de l'officialité la communication de ces mêmes pièces, celle-ci étant de droit : cette disposition figure en toutes lettres dans le document « Dignitas Connubii » recueil, édicté par Jean-Paul II, des règles applicables à tout procès matrimonial ; lequel précise que le refus de communiquer les pièces à l'une des parties entraîne ipso facto la nullité totale de la sentence ! Rien n'y fit et l'officialité fit la source oreille à me demandes répétées. Mgr Jordy, archevêque de Tours et président de droit du tribunal ecclésiastique allant même jusqu'à me menacer d'un dépôt de plainte pour « harcèlement » il y a quelques années années en réponse à ma dernière réclamation ! La seconde officialité, celle de Tours, appelée à juger en seconde instance, confirma le premier jugement par une sentence en date du 5-8-2015. Si l'official, mis au courant par mes soins de l'irrégularité frappant le premier jugement admit verbalement, lors d'un entretien téléphonique, que ce jugement était nul de plein droit..., il commit ensuite une grave violation du droit en m'écrivant faussement qu'il allait désigner un avocat commis d'office dans cette même affaire. ! Contacté par mes soins celui-ci me confirma par écrit n'avoir jamais eu à connaître de cette affaire. Cette manœuvre dolosive – afin de s'éviter de réformer le premier jugement ! - est constitutive du délit de faux et usage de faux susceptible d'entraîner, pour l'official qui le commet, de graves sanctions. Ce qui ne fut pas le cas ! Nous voyons donc, par ces deux exemples, de quelle façon l' Eglise viole ses propres règles et détruit illégalement un mariage parfaitement valide selon l'attestation délivrée par Monseigneur Alfred Brettes qui l'avait célébré en 2002 ! Cette situation – qui dure depuis 18 années bientôt – a ruiné ma santé et le stress enduré depuis lors a, entre temps, déclenché chez moi quatre graves pathologies. Agé de bientôt 82 ans je m'en remets à présents au Seigneur afin de juger en toute équité et miséricorde les protagonistes de cette scandaleuse farce judiciaire, sans oublier de prier pour une épouse que j'aime toujours et à laquelle je suis resté fidèle... saffroy.michel@wanadoo.fr
Merci pour votre témoignage. Cela répond à certains conciliaires hypocrites qui nous accusent de mentir : Vatican II a-t-il supprimé l’indissolubilité du … sans nous donner le droit de leur répondre.
Mais . Personne ne veut voir la réalité qui est celle qu'énormément de mariages sont organisés par Satan, avec l'aveuglement de l'Eglise lors de ces célébrations. C'est d'ailleurs, en filigrane ce qu'avait déclaré soeur Lucie de Fatima, en disant que le dernier combat de Satan est contre La Famille : ce combat commence donc à la source et non en cours de mariage. En cela l'Eglise se trompe amplement et se fourre le doigt dans l'oeil. Mais l'Eglise n'en a rien à fiche et ne fait qu'aligner des chiffres. Aucun discernement, aucune prudence. Donc, au final, OUI la très grande majorité des mariages ne sont pas valides, mais pour d'autres motifs que Satan sait bien dissimuler.
L'Eglise ne peut se tromper ni nous tromper. Un official nommé à son poste en raison de sa proximité avec la franc maçonnerie peut, lui, tromper les époux et déclarer invalide un mariage parfaitement valide. Je ne comprends pas la prophétie comme vous : Satan conduira les hommes d'Eglise à détruire les familles.
Sœur Lucie a écrit : « La bataille décisive entre le Seigneur et le royaume de Satan portera sur le mariage et la famille. » Amoris Laetitia et Fiducia supplicans en sont les illustrations récentes parmi bien d'autres.
LES EFFROYABLES JUGEMENTS LICENCIEUX DES OFFICIALITÉS ( tribunaux ecclésiastiques) contre l'unité familiale. 92% des mariages déclarés invalides des le début du règne de Bergoglio (statistiques en commentaire). Et AUCUN n'a été déclaré valide. (0%)
Comment réagiraient ces juges si des tribunaux composés de laïques déclaraient nulles 95% des consécrations épiscopales ou des ordinations sacerdotales...pour motif d'hérésie par exemple !
En juin 2016, Monsieur Bergoglio prononçait ces paroles d'une extrême gravité dont on mesure encore mal les conséquences absolument désastreuses : « La grande majorité de nos mariages sacramentels sont nuls » (Aux yeux du pape, « la grande majorité des …). A partir de quoi il ne faut pas se surprendre de l'extrême facilité avec laquelle on obtient, depuis le concile, une déclaration de nullité. Il suffit presque de demander, Bergoglio poussait d'ailleurs en ce sens. Si l'on va jusqu'au bout du raisonnement de Bergoglio, la majorité des mariages catholiques qui tiennent et résistent dans le temps seraient eux aussi invalides, même si les époux s'estiment mariés en bonne et due forme. Et si les mariages sont presque toujours invalides, qu'en est-il des autres sacrements ? Des baptêmes nuls ? Des absolutions nulles ? Des jeunes hommes ordonnés prêtres mais qui ne le seraient pas ? La plupart des messes seraient-elles aussi invalides ? Si le sacrement de mariage échoue presque tout le temps, on peut se demander pourquoi les autres sacrements de seraient pas eux aussi entachés d'irrégularités les rendant invalides, surtout lorsqu'ils sont administrés dans la forme moderne protestantisée de saint Paul VI.
Il a fait pire en laissant à l'arbitraire des juges les causes qu'ils voulaient bien imaginer pour declarer un mariage nul. Regardez bien à la fin de ma citation de Mitis iudex le etc. ...il n'est pas de moi mais du legislateur lui meme ! Art. 14 § 1. Parmi les circonstances de faits et de personnes qui permettent le traitement des causes de nullité du mariage par le procès plus bref selon les canons 1683-1687, sont comprises par exemple : le manque de foi qui peut générer la simulation du consentement ou l'erreur qui détermine la volonté, la brièveté de la vie commune conjugale, l'avortement provoqué pour empêcher la procréation, la persistance obstinée dans un liaison extraconjugale au moment du mariage ou immédiatement après, la dissimulation dolosive de la stérilité ou d’une grave maladie contagieuse ou des enfants nés d'une relation précédente ou bien d'une incarcération, la cause du mariage tout à fait étrangère à la vie conjugale ou consistant dans la grossesse imprévue de la femme, la violence physique infligée pour extorquer le consentement, l'absence d'usage de la raison prouvé par des documents médicaux, etc.
@steack Autant dire que Monsieur Bergoglio a ouvert la porte à une espèce de divorce catholique. Et, finalement, pourquoi l'Eglise actuelle bénit-elle encore des mariages puisque le sacrement serait presque toujours invalide ? Autant se contenter d'une union civile, s'il n'y avait plus de différence entre un mariage catholique et la vie en concubinage. Bergoglio a, en somme, détruit le sacrement de mariage. J'aurais aimé lui demander s'il était sûr d'être bel et bien baptisé et confirmé, et si son ordination était valide. Je me souviens du cas d'un jeune prêtre qui, après avoir visionné le film de son baptême, avait constaté une irrégularité le rendant invalide ; partant, il n'était en fait ni confirmé ni ordonné validement. Depuis la réforme de Paul VI, on constate de multiples fantaisies dans l'administration des sacrements, fantaisies qu'on pourrait toujours invoquer pour remettre en cause la validité. En passant, je me souviens que Bergoglio avait aussi exigé des prêtres qu'ils accordent l'absolution inconditionnelle en confession, quelles que soient les dispositions du pénitent, ce qui sous-entend qu'un grand nombre d'absolutions seraient invalides.