steack

Mgr Strickland au sujet de ce funeste concile

Mes frères et sœurs en Christ,

Un veilleur ne crie pas à toutes les heures de la nuit. Il parle quand quelque chose a changé – quand l'air lui-même semble différent, quand le sol sous les repères familiers commence à trembler.

Ce qui s'est passé à Rome cette semaine n'est ni alarmant, ni à ignorer. Il mérite d'être pris en compte.

Une assemblée de cardinaux s'est tenue – un consistoire extraordinaire – convoquée non pas pour définir la doctrine, non pas pour corriger une grave erreur, non pas pour défendre l'autel ou clarifier une confusion, mais pour réfléchir, écouter, converser et poursuivre un processus.

Et la manière dont cette réunion a été organisée nous en dit bien plus que n'importe quelle phrase prononcée lors de celle-ci.

Dès le départ, l'accent était mis sur un point précis : l'Église était invitée à se regarder une fois de plus, et ce, à travers un prisme particulier. Non pas celui de la sagesse accumulée des conciles remontant aux Apôtres, mais celui du Concile Vatican II, présenté non comme un chapitre de son histoire, mais comme une clé d'interprétation, presque un nouveau départ.

Cette distinction est importante.

Car lorsqu'un concile est considéré comme un moment inscrit dans la Tradition, il peut être reçu, interprété et jugé à l'aune de ce que l'Église a toujours cru. Mais lorsqu'un concile devient le point de départ, lorsqu'il est perçu comme le pivot de l'histoire, alors tout ce qui le précède se réduit peu à peu à l'état de matière première, et tout ce qui le suit devient obligation.

À ce stade, l'Église n'avance plus en se souvenant de qui elle est. Elle avance en suivant une direction. Et une direction implique toujours un processus.

C’est pourquoi la structure même du consistoire est si révélatrice. Point de débats libres, point d’interventions spontanées, point de disputes au sens catholique traditionnel – où la vérité s’affine par la clarté et le courage. À la place, des tables, des petits groupes, des thèmes attribués, des discussions animées et un temps soigneusement géré.

Ce n'est pas un hasard. Cela reflète une transformation plus profonde dans la manière dont l'autorité s'exerce désormais. Le berger devient de plus en plus un modérateur. L'enseignant devient un auditeur. Le tuteur devient un médiateur.

Et une fois cela arrivé, la doctrine devient inévitablement une question de « ton », et le ton devient quelque chose qu'il ne faut surtout pas perturber. Une Église qui craint toute perturbation finira toujours par considérer la clarté comme une cruauté. Ce même instinct se manifeste dans le langage qui domine aujourd'hui la description de l'évangélisation. On nous répète que l'Église ne grandit pas par la conversion, mais par l'attraction. Et l'Église doit donc rayonner d'accueil et de chaleur.

Ces paroles semblent douces et miséricordieuses. Mais écoutez attentivement comment elles sont utilisées. La séduction devient un prétexte pour éviter la dure réalité de l'Évangile : la porte étroite, le prix du discipulat, la crainte du Seigneur.

Pourtant, le Christ n'a pas attiré en supprimant les frictions. Il a attiré en disant la vérité – et en laissant certains s'en aller. Lorsque l'attraction devient une fin en soi plutôt qu'un fruit, la Croix est toujours la première chose qui s'efface.

Le détail le plus troublant, cependant, est peut-être ce qui a été relégué au second plan. La liturgie figurait parmi les thèmes abordés, mais sans être considérée comme centrale. Elle n'était ni traitée avec urgence, ni mise en avant. Cela devrait inquiéter tout catholique qui comprend la véritable nature de l'Église.

Car l’Église n’est pas d’abord une conversation. Elle n’est pas d’abord une stratégie missionnaire. Elle n’est pas d’abord une présence sociale dans le monde. Elle est avant tout et toujours un autel.

Une Église qui ne veille pas sur son autel ne préservera pas longtemps sa doctrine. Lorsque la liturgie se réduit à un thème parmi d'autres, quelque chose d'autre comble toujours le vide : la mise en scène, la nouveauté, la personnalité, et finalement l'idéologie.

Parallèlement à tout cela, on insiste sans cesse sur l'accueil – l'hospitalité, l'inclusion, le sentiment d'appartenance. Ces mots ne sont pas faux en soi. Mais ils deviennent dangereux lorsqu'ils sont dissociés de l'ordre et de la vérité. Accueillir sans repentir revient à tolérer. Aimer sans réalité morale, c'est se contenter d'un sentiment. Appartenir sans conversion, c'est se tromper.

Le Christ a accueilli les pécheurs, mais il n'a jamais prétendu que le péché était sans importance. Une Église qui l'oublie ne devient pas miséricordieuse ; elle devient trompeuse. Il ne s'agit pas d'un pape ou d'un cardinal en particulier, ni d'un tempérament ou d'un style, mais d'une trajectoire : celle d'une Église centrée sur le processus plutôt que sur la proclamation, une Église plus soucieuse d'unité que de vérité.

Cette Église parlera toujours du Christ, mais de plus en plus comme symbole plutôt que comme Roi, comme compagnon plutôt que comme Juge. C’est pourquoi le veilleur doit parler. Non pour semer la peur, non pour attiser la colère, mais pour que la lumière reste allumée.

L'Église n'a pas besoin de se réinventer. Elle a besoin de mémoire. Elle n'a pas besoin d'une aube nouvelle. Elle a besoin de la même lumière qui ne s'est jamais éteinte. L'autel est toujours là. Les sacrements sauvent toujours. La Vérité libère toujours.

Aucun conseil, aucun processus, aucune structure n'a l'autorité de remplacer ce que le Christ lui-même a institué. Le veilleur ne quitte pas le rempart. Il entretient la lampe. Il veille toute la nuit. Et il attend l'aurore qui ne vient que de Dieu.

Mais pendant qu’il attend, il se souvient aussi. Et c’est là, frères et sœurs, que réside le problème. Car ce qu’on nous demande d’accepter aujourd’hui – discrètement, poliment, presque comme une évidence – c’est que la mémoire de l’Église commence dans les années 1960. Que tout ce qui précède n’est plus que toile de fond, préface, ambiance. Utile pour les citations, peut-être. Vénéré par sentimentalisme. Mais désormais indigne de gouverner.

Vatican II n'est plus considéré comme un concile unique reçu par l'Église. Il est perçu comme le tribunal interprétatif devant lequel tous les autres conciles doivent désormais comparaître. Si un élément du passé s'inscrit dans le vocabulaire conciliaire, il peut être conservé. Dans le cas contraire, il doit être réexaminé, reformulé, ou tout simplement écarté. C'est pourquoi le choix des mots est si crucial.
On nous dit que nous sommes entrés dans une « nouvelle ère ecclésiale », que l’Église doit apprendre une « nouvelle manière de procéder », que la synodalité n’est pas une option, mais un chemin, que l’écoute, le dialogue et le processus sont désormais les signes privilégiés de fidélité. Mais remarquez ce qui disparaît lorsque cela se produit.
L'Église ne parle plus en premier lieu de préserver l'héritage reçu. Elle parle de se préparer à l'avenir. Elle ne se demande plus si une chose est vraie, mais si elle est utile, attrayante ou rassembleuse. Et une fois ce changement opéré, le passé devient un ensemble à gérer plutôt qu'à suivre.

Les saints qui ont servi l'Église avant Vatican II sont toujours honorés, mais avec précaution. Leur ferveur s'est apaisée. Leur sévérité s'est adoucie. Leur clarté est reléguée au rang d'œuvre d'un autre temps. Leur théologie est considérée comme historiquement intéressante. Leurs sacrifices sont admirés. Mais leurs jugements ne sont plus contraignants. C'est pourquoi l'accent est désormais mis sur la méthode plutôt que sur le sens. Tables rondes plutôt qu'autels. Facilitateurs plutôt que confesseurs. Processions plutôt que proclamations.

L’Église s’emploie beaucoup à se justifier auprès du monde et se montre moins confiante lorsqu’il s’agit d’appeler le monde à la conversion. Et c’est là le cœur du problème.

Aucun concile œcuménique dans l'histoire de l'Église ne s'est jamais conçu comme un nouveau commencement. Tout véritable concile, tout en se projetant dans l'avenir, a toujours regardé en arrière. Tout véritable concile a rappelé les brebis dispersées au sein d'un seul troupeau, sous l'autorité d'un seul Pasteur. Ce que nous observons aujourd'hui est différent. Un concile érigé en genèse. Une rupture poliment niée, mais imposée dans les faits. Une Église qui parle sans cesse de continuité, tout en agissant comme si l'amnésie était une vertu.

Voilà pourquoi la liturgie peut être reléguée au second plan. Voilà pourquoi la doctrine est abordée avec délicatesse. Voilà pourquoi l'ordre moral est évoqué en termes d'accompagnement plutôt qu'en termes d'injonction. Car, dès lors que l'Église oublie qu'elle existait – pleinement, avec autorité et fécondité – bien avant Vatican II, elle doute de sa légitimité à insister.

Et une Église incertaine de son droit d'insister préférera toujours l'accueil à la Vérité. C'est pourquoi le veilleur ne peut dormir. Non pas parce qu'il méprise le concile. Non pas parce qu'il rejette la charge de Pierre. Non pas par nostalgie. Mais parce qu'il sait que l'Église n'a pas commencé au XXe siècle – et qu'elle ne survivra pas intacte si elle prétend le contraire.

On n'allume pas la lampe pour admirer l'obscurité, mais pour y voir clair. Et la clarté, à toutes les époques, a un prix.

Alors nous restons sur le rempart. Nous nous souvenons de ce que les autres oublient. Nous protégeons ce que les autres adoucissent. Nous adorons là où les autres se réorganisent. Et nous attendons – non pas la conclusion d'un processus, non pas la formation d'un consensus, non pas l'avènement d'une nouvelle ère – mais l'aube qui ne vient que de Dieu.

Et l'histoire, soyons honnêtes, nous a déjà montré où mène cette route.

Nous n'avons pas besoin d'imaginer les dangers. Nous les entendons déjà énoncés à haute voix, calmement, avec assurance, comme s'il s'agissait de questions réglées plutôt que de signaux d'alarme.

On entend parler d'ordination de femmes au diaconat. On entend des catégories morales s'estomper au nom de l'accueil, comme si nommer le péché était plus dangereux que de le commettre. On entend des voix insister sur le fait que l'ordre objectif doit céder la place à l'expérience subjective, que l'amour suffit même lorsque la vérité reste indéfinie.

Et on nous répète sans cesse de ne pas nous inquiéter. De faire confiance au processus. De rester dans le bateau. De garder notre joie. (@Lux Æterna)

Mais une Église qui refuse de corriger ses erreurs ne reste pas neutre. Elle enseigne lentement par le silence. Depuis des années, nous assistons impuissants à la propagation de la confusion. Nous voyons les protestations publiques rester sans réponse. Nous voyons des enseignements autrefois clairs devenir « complexes », puis « pastoraux », puis discrètement optionnels.

L’innovation est certes la bienvenue, mais la tradition est surveillée de près. La nouveauté est encouragée, mais le respect des traditions est suspecté. L’expérimentation est protégée, mais la liturgie ancienne – la messe qui a formé des saints, des missionnaires et des martyrs – est perçue comme un problème à résoudre.

Les restrictions sont justifiées. Les autorisations sont révoquées. Les prêtres et les familles fidèles sont traités comme des obstacles plutôt que comme des héritiers. Et tout cela, nous dit-on, au nom de l'unité. Mais une unité bâtie sur la suppression de ce que l'Église elle-même a jadis nourri n'est pas l'unité. C'est de la manipulation.

Une Église qui revendique la continuité tout en pervertissant sa propre mémoire envoie un message, qu'elle le veuille ou non : ce qui a soutenu la Foi pendant des siècles est désormais une source d'embarras, un fardeau, quelque chose à éliminer progressivement. C'est pourquoi ces évolutions ne peuvent être considérées comme des problèmes isolés.

Le rôle des femmes diacres ne se limite pas au ministère pastoral. Le langage LGBT ne relève pas uniquement du ton pastoral. La marginalisation de la liturgie n'est pas qu'une question de préférence. L'absence de correction n'est pas qu'une question de patience.
Ce sont tous des symptômes d'un même mal plus profond : une Église qui doute encore de son autorité à dire : « Ceci est vrai » et « Ceci ne l'est pas ».
Une fois que cette incertitude s'installe, tout le reste en découle. Le veilleur le perçoit non par intelligence, mais parce qu'il a déjà vu ce schéma se dérouler. Chaque fois que l'Église relâche son emprise sur la vérité pour paraître crédible aux yeux du monde, elle perd les deux. Chaque fois qu'elle troque la clarté contre le confort, elle hérite de la confusion.

Et pourtant, le veilleur ne désespère pas. Car l’Église n’est pas sauvée par des stratégies. Elle n’est pas préservée par des procédés. Elle n’est pas renouvelée par la nouveauté. Elle est sauvée par le Christ – présent sur l’autel, parlant à travers son Église, régnant qu’il soit reconnu ou non.

Le veilleur demeure donc sur le rempart. Il parle quand le silence serait plus sûr. Il se souvient quand l'oubli est de mise. Il protège (@Lux Æterna) ce que d'autres sont prêts à négocier. Non pas par haine de l'Église, mais par amour pour elle, au point de dire la vérité.

La lampe n'est pas allumée pour accuser. Elle est allumée pour voir.

Et dans cette perspective, nous ne renonçons pas à ce que nous avons reçu. Nous ne faisons pas comme si le passé n'avait jamais existé. Nous ne cédons pas l'autel à la table, ni la doctrine au dialogue, ni le culte à l'humeur. Nous restons vigilants.
Et nous attendons – non pas une permission, non pas un consensus, non pas un nouveau départ – mais le matin qui ne vient que de Dieu.

La lampe est toujours allumée.

Nous en arrivons donc à ce moment – ​​non pas avec peur, non pas avec amertume, mais avec détermination.

Il arrive, dans la vie de l'Église, que le silence soit pris pour de la prudence, que la retenue soit louée comme de la sagesse, que ceux qui parlent franchement soient qualifiés de sèmes de discorde, d'inutiles ou de dépourvus de charité. Nous ne vivons pas de tels moments.

Quand la mémoire de l'Église est abrégée, quand son culte devient négociable, quand la vérité morale est édulcorée au nom de l'accueil, quand l'erreur peut s'exprimer librement tandis que la fidélité est contrôlée et restreinte, le silence n'est plus humilité. Le silence devient coopération. Et nous ne nous tairons pas.( @Lux Æterna)
Non pas parce que nous rejetons l'autorité, mais parce que nous aimons trop l'Église pour la voir oublier qui elle est.

Nous défendrons l'Autel lorsqu'il sera négligé. Nous défendrons la vérité lorsqu'elle sera diluée. Nous appellerons au repentir. Nous défendrons les saints, les martyrs et les générations qui nous ont transmis la Foi entière, intacte et sans compromis.
Nous ne parlons pas en rebelles. Nous parlons en fils et filles qui se souviennent.

Nous n'avons pas le droit de transformer la lampe. Il nous incombe de la maintenir allumée. C'est pourquoi nous restons fixés au mur – sans crier dans l'obscurité, sans maudire la nuit – mais en maintenant la lumière stable jusqu'à l'aube promise par Dieu lui-même.

Que le Seigneur fortifie tous ceux qui gardent la Foi dans le silence. Qu'il donne du courage aux prêtres qui souffrent par piété. Qu'il protège les familles qui s'attachent à la vérité en ces temps de confusion. Qu'il purifie son Église, non par la nouveauté, mais par le feu.

Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Amen.

L'évêque Joseph E. Strickland
Évêque émérite


When The Council Becomes The Compass - Pillars …

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Panetier

GRAND MERCI à @steack pour ce texte bien traduit ! D'ailleurs quel est votre traducteur ?
Dites moi, on sent le pauvre @Lux Æterna un peu dépassé face à cet évêque combattant pour la vérité.
Comme on dit, sur le terrain de foot, il botte en touche.

steack

Je crois que mon traducteur est GTV et retouché par moi.

Grosminet

@Panetier Traduction bien plus intelligente que celles de l'inintelligence artificielle. Quant à notre frère @Lux Æterna, dont je ne sais de quelle façon il fut expulsé de la FSSPX mais qui se laisse ronger par le ressentiment, il choisit évidemment ses références parmi celles qui lui siéent.

Lux Æterna

Je n'est pas été expulsé, j'ai rompu, nuance, car j'ai compris leur égarement et je vais partager sur gloria.tv tout ce en quoi la fsspx s'éloigne de la saine doctrine et du sain esprit catholique. Je ne suis pas le premier ni le dernier. Il y a un mouvement de réveil au sein de la fsspx, grâce à internet qui permet d'avoir accès à la doctrine catholique en plénitude et facilement, là ou il y a une ou deux décennies il fallait passer des mois dans les bibliothèques. Gloire à Dieu.

Grosminet

Monseigneur Strickland est d'une lucidité et d'une sagesse remarquables.

Excellent ! Merciii !!!!

steack

Les renvois du texte entre parenthèses à Lux ne sont pas bien sûr originaux. Mais ils sont censés servir à celui qui considère qu'un "veilleur" est nécesssairement nourri d'un "zèle amer" :
Zèle amer et crise de l'Église .

Lux Æterna

Il y en a beaucoup des veilleurs autoproclamés qui se fondent sur des analyses personnelles ou le libre examen magistèriel!
Mais quelle autorité légitime nous garantit de la justesses de leurs interprétations ? Qui a reçu de par le Christ autorité et gouvernement pour nous dire ce qui est vrai ou pas?

steack

@Lux Æterna s'intérroge légitimement ainsi :
"Mais quelle autorité légitime nous garantit de la justesses de leurs interprétations ?"
En période de crise "quand les gardiens sont aveugles et sans intelligence" il faut discerner et s'en tenir au canon de Lérins.
Et Lux n'ignore pas la crise. S'en remettrait il aux conseils plein de "justesses"de son père quand il le trouverait ivre mort à ses pieds tous les jours ?

steack

@Catholique et Français a écrit justement "il n'y ait pas la moindre réponse ou sentence claire, solide et argumentée de l'autorité qui en a le pouvoir et surtout le devoir, en usant éventuellement de son Infaillibilité ! Et cette forfaiture dure depuis soixante ans..."
Et c'est exactement l'indicateur de cette crise. Refuser, comme Lux, d'en tirer les conséquences, c'est risquer son âme ou pire refuser d'être un "veilleur" et de se voir reprocher le jour du jugement "Qu'as tu fait de ton talent ?". La réponse ne pourra pas être "j'ai préféré mes oeillères".