Marie Bee Thevenet
9 Juillet, Sainte Véronique Giuliani, Clarisse capucine, vierge, née le 27 décembre 1660, morte le 9 juillet 1727 ❤️ Dédié spécialement aux sœurs Clarisses Capucines de Citta di Castello, en Ombrie, et à sœur Chiara. La fondation Santa Veronica Giuliani est née récemment 🌹 !
J'ai une dévotion toute particulière pour cette sainte. Sainte Veronica Giuliani est l'une des plus grandes saintes que l'Eglise est jamais eue. Je pense qu'elle pourrait être proclamée Docteur de l'Eglise, comme ses "sœurs", Catherine, Thérèse et Hildegarde de Bingen. Depuis 2017, je me suis engagée auprès de sœur Chiara, clarisse, à faire connaître Veronica Giuliani, en France. Mon confesseur capucin m'a fait rentrer dans l'ordre des franciscains. Dans la chapelle du Monastère des Clarisses Capucines de Citta di Castello (près de Pérouse), on peut prier devant le corps incorruptible dans sa châsse. C'est un lieu où je suis allée plusieurs fois. Le 15 août 2020, jour de la fête de la Très Sainte Vierge Marie, sœur Chiara m'a offert des livres de la sainte et quelques reliques que j'ai offerts à des gens.

Août 2017 🌺 Récit de mon voyage.
Sur la route de Gubbio en venant de la région des Marches, en direction de Chiusi della Verna, l'endroit où saint François d'Assise reçut les Stigmates, un prêtre me dit : Il y a une sainte non loin d'ici, à Città di Castello, mais à cette heure-ci, le monastère des Capucines sera fermé. Lorsqu'il me dit son nom (Veronica Giuliani ), que je ne connais pas, je pense immédiatement à une de mes élèves atteinte d'un cancer qui porte le même prénom. Je dis : « On y va ! »
Seule la porte principale du monastère est ouverte et je me retrouve face à un parloir d'antan. Je tambourine un long moment, avant qu'une religieuse ne surgisse. Ce sont des cloîtrées. Nous échangeons quelques paroles. On ne peut entrer. J'insiste longuement. La religieuse va s'enquérir auprès de la Supérieure qui m'accorde la possibilité de me recueillir auprès de la sainte. Comme j'ignorais tout de son existence au-préalable, ce fut un saisissement de me retrouver dans la chapelle des sœurs en présence de la sainte étendue dans sa châsse. Je me présente à elle, et je lui demande d'intercéder en faveur de la guérison de mon élève et amie.
Ensuite, j'ai discuté longuement avec la religieuse, qui m'a demandé son nom complet et m'a assurée spontanément des prières de toute la communauté pour obtenir l'intercession de la sainte en sa faveur.
Dans la semaine qui suivit, j'ai lu la vie de la sainte et j'ai découvert qu'elle est une épouse du Christ, stigmatisée.
Et quelques mois plus tard, j'ai appris que le cancer de mon amie est en rémission totale.
Marie Bee
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LE CHEMINEMENT SPIRITUEL DE VÉRONIQUE ❤️

Le Journal : trésor de l'Esprit ❤️

Le Journal que Véronique nous a laissé et dans lequel, par ordre de ses confesseurs et de ses supérieurs, elle nous a décrit ses nombreuses expériences mystiques, compte vingt-deux mille pages manuscrites. C'est une trésor spirituel d'une richesse inépuisable pour les âmes désireuses de connaître les voies de Dieu.

Les saints sont pour nous des chemins de lumière au firmament de l'Eglise : grâce à eux, Dieu nous dit comment monter vers lui.

La vie chrétienne atteint son sommet dans l'union à Dieu. L'itinéraire mystique accompagné d'expériences particulières — expériences qu'a vécues sainte Véronique — coïncide de fait avec le progrès dans la sainteté, à laquelle nous sommes tous appelés. La perfection chrétienne consiste essentiellement dans l'expérience
de l'amour divin. La croissance de l'amour, même de celui qui dérive de grâces particulières de caractère mystique, se mesure au progrès effectif des vertus théologales et morales, et conduit au but commun, qui est la sainteté.

En ce qui concerne Véronique, il est quasiment impossible de résumer la substance extrêmement riche soit des événements mystiques qu'elle a vécus, soit du progrès réalisé par elle dans la vertu, tant sa vie spirituelle est intense. Cependant il est nécessaire que nous en tracions les lignes fondamentales afin de recueillir l'admirable enseignement que Dieu veut nous donner par elle pour notre édification.

Le but : devenir épouse du Christ ❤️

Dans le langage de la perfection chrétienne, nous employons les termes les plus délicats de l'amour humain pour décrire les transports de l'amour divin.

L'amour conduit à l'union. Ainsi de l'âme. Véronique a vécu cette réalité spirituelle du début à la fin de sa vie.

Jésus est séduit par cette créature; il lui témoigne son affection, l'attire à lui et veut en faire son épouse. Il le lui dit dès qu'elle a atteint sa troisième année. Il entre en dialogue avec elle, il entretient une correspondance, il lui adresse des invitations et des promesses; il lui rend visite et lui offre des présents.

La sainte affirme à propos de ses années d'adolescence dans sa famille: "Il était rare que je sorte de l'oraison sans que le Seigneur me dise intérieurement que je devais être son épouse". Elle-même, si jeune encore, ne réalisait pas tout à fait ce que le Seigneur voulait d'elle, et elle lui répondait avec naïveté: "Mon Dieu, ayez patience, et vous aurez tout en son temps. Vous verrez bien si je ne dis pas la vérité".

L'époque de sa prime jeunesse, où ce commerce amoureux atteignit son apogée, fut celle où elle reçut pour la première fois la sainte communion. Elle écrit : "Quand je communiai pour la première fois, le Seigneur me fit comprendre que je devais être son épouse. J'éprouvai un je ne sais quoi d'étrange, je demeurai comme hors de moi, mais je ne compris rien. Je pensais qu'il en était toujours ainsi quand on communiait. En recevant la sainte hostie, il me sembla qu'un feu entrait dans mon cœur. Je me sentais brûler".

Le jour de la première communion! C'était le deux février 1670. La fillette n'a que dix ans, mais elle perçoit que son amour pour Jésus doit s'exprimer par une offrande totale. C'est déjà un langage adulte et fort: "Mon Seigneur, ne tardez plus. Crucifiez-moi avec vous! Donnez-moi vos épines, vos clous: me voici. Voici mes mains, mes pieds et mon coeur! Frappez-moi, ô Seigneur!"

Du mariage mystique à la divinisation ❤️

Tout cela se réalisera. Jésus conduira Véronique à travers des expériences inhabituelles jusqu'au mariage mystique, à la métamorphose, à la divinisation. L'ascèse sera adaptée aux phases spirituelles que les théologiens ont nommées union délicieuse, union aride, union active. Néanmoins elle ne cesse d'être comblée de dons et de charismes.

Quelle importance ce message a-t-il pour nous? Le Seigneur veut nous dire, à travers l'expérience spirituelle de Véronique, que tous ces phénomènes appartiennent par nature à la vie de la grâce, même s'ils sont mystérieusement cachés en l'âme des fidèles. Mais la merveille ici, c'est que cette réalité divine, en Véronique, est évidente, manifeste, quasi sans voile.

Grâces, dons, charismes ❤️

Jésus attire à lui Véronique, la transforme, adapte et façonne son être spirituel. Il lui donne un "cœur amoureux" et un "cœur blessé", l'approche de son côté pour la désaltérer à la source de son cœur divin, lui propose un programme d'ascèse et la rend parfaite jusqu'à son nom: elle s'appellera désormais "Véronique de Jésus et de Marie".

Elle devra boire aussi le "calice amer". Jésus plante cinq dards en son cœur avec les instruments de sa passion.

La Vierge joue pour elle le rôle de médiatrice et la reconnaît comme son "disciple". C'est par elle que Véronique se consacre à Jésus. Les trois cœurs de Jésus, de Marie et de Véronique n'en font plus qu'un.

Dans une alternance divine de purifications et de grâces, la sainte aperçoit d'autres signes s'inscrire sur son cœur : la flamme de l'amour de Dieu, le sceau "source de grâces" et les lettres VFO désignant les vertus Volonté de Dieu, Fidélité, et Obéissance.

Véronique, en outre, goûtera à deux calices mystérieux, l'un contenant le sang du Christ, l'autre, les larmes de Marie. Elle revivra, à la requête de son confesseur, la passion de Jésus dans tous ses tourments.

Mais le Seigneur la soutient, la récompense. Il faut signaler aussi une grâce particulière que lui accorde la Vierge Marie, celle de la présence constante d'un second ange gardien et celle d'un pèlerinage - en vision - à son sanctuaire de Lorette.

La vie divine inonde son âme. Dieu lui accorde la grâce que Véronique nomme "la grâce des trois grâces": union, transformation, mariage céleste. C'est un bienfait que, dès 1714, elle reçoit chaque fois qu'elle s'approche de la sainte Table et qui divinise toujours plus profondément son esprit.

Elle est désormais la " Véronique de la volonté de Dieu ". Fille et professe de la Vierge Marie.
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À Città-di-Castello, en Ombrie, sainte Véronique Julianis (Giuliani), née à Mercatello, dans le diocèse d’Urbania, moniale du Second Ordre de saint François, abbesse du monastère de Città-di-Castello.

Célèbre par son ardeur pour les souffrances, par ses autres vertus, et par les faveurs célestes qu’elle reçut, elle a été inscrite au nombre des saintes Vierges par le pape Grégoire XVI.

Sainte Véronique Giuliani, née le 27 décembre 1660, Alexandre VII étant pape, Léopold Ier empereur et Louis XIV roi de France, eut une enfance tout extraordinaire : le mercredi, le vendredi et le samedi, jours consacrés à honorer la Passion de Jésus-Christ et la sainte Vierge, elle n’acceptait le lait de sa mère ou toute autre nourriture que deux fois et en petite quantité, prélude des grands jeûnes de sa vie.

Six mois après sa naissance, elle s’échappa des bras de sa mère et alla d’un pas ferme, toute seule, vénérer un tableau attaché à la muraille et représentant le mystère du jour. À partir de ce moment, elle marcha sans le secours de personne.

Un an après, accompagnant sa mère dans un magasin, elle dit d’une voix claire au marchand, qui trompait sur le poids : « Soyez juste, car Dieu vous voit. »

À trois ans, elle avait des communications familières avec Jésus et Marie. Quelquefois l’image de Marie portant Jésus devenait vivante, et, se détachant du cadre, descendait dans les bras de la jeune enfant et se laissait embrasser. Un matin qu’elle cueillait des fleurs pour orner l’image de Jésus et de Marie, Jésus lui dit : « Je suis la Fleur des champs. »

Charitable pour les indigents dès son bas âge, un jour elle donna une paire de souliers à un pauvre, et, quelque temps après, elle les vit aux pieds de la sainte Vierge, tout éclatants de pierreries.

Elle fit, à douze ans, vœu de se consacrer à Dieu, et bientôt,
recherchée par de brillants partis, elle répondit simplement : « C’est inutile, je serai religieuse. » Son désir s’accomplit en 1677, année où elle entra, à dix-sept ans, chez les Clarisses. Elle ne connut point les essais de cette nouvelle vie, et se trouva dès le premier jour religieuse parfaite.

La grâce spéciale de la Sainte clarisse fut de porter en elle la ressemblance de Jésus crucifié, dont elle méditait sans cesse la Passion. Elle eut son couronnement d’épines, qui laissa des traces douloureuses et inguérissables sur sa tête ; elle sentit, un jour de Vendredi Saint, la douleur du crucifiement, et le Sauveur, lui apparaissant, laissa sur ses pieds, ses mains et sa poitrine, des stigmates visibles et tout saignants.

Dieu seul sait les épreuves dont les grâces extraordinaires que reçut sainte Véronique furent l’occasion pour elle ; mais ces épreuves ne servirent qu’à manifester et à grandir sa vertu. Les grâces extraordinaires que reçut sainte Véronique furent achetées au prix de grandes épreuves.

La mort vint briser les liens de son corps le 9 juillet 1727, Benoît XIII étant pape, Charles VI empereur et Louis XV roi de France.

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Marie Bee Thevenet

Voici la Prière « Je Vous demande, ô mon Sauveur Jésus, la conversion des pécheurs » de Sainte Véronique Giuliani (1660-1727), Religieuse italienne de l'Ordre de Sainte Claire qui fut Abbesse du Couvent des Clarisses de Città di Castello en Ombrie et garda un amour sans défaillance envers le Christ crucifié qui a souffert pour nous.
La Prière de sainte Véronique Giuliani « Je Vous demande, ô mon Sauveur Jésus, la conversion des pécheurs » :
« Ô Amour infini, blessez-moi de Vos traits... Ô mon Epoux, je m'offre en holocauste perpétuel et comme une Victime d'amour, j'unis ce sacrifice au Vôtre, c'est-à-dire à Celui de la Croix. Je m'engage à rester toujours crucifiée avec Vous, à ne vouloir jamais que Votre volonté... Je Vous demande, ô mon Sauveur Jésus, la conversion des pécheurs... Me voilà prête à donner mon sang en vue de leur salut, et pour la confirmation de la sainte foi. Ô mon Dieu, c'est au nom de votre Amour, au nom de votre Cœur, que je Vous fais cette prière... Et Vous, âmes rachetées par le Sang de Jésus, ô pécheurs, venez à ce Cœur. Venez à la Fontaine, à l’Océan de son Amour... »
Ainsi soit-il.

Marie Bee Thevenet

Voici la Prière « Ô Croix Sainte, je Vous accepte de bon cœur pour accomplir la Volonté de mon Dieu » de Sainte Véronique Giuliani (1660-1727), Religieuse italienne de l'Ordre de Sainte Claire qui fut Abbesse du Couvent des Clarisses de Città di Castello en Ombrie et garda un amour sans défaillance envers le Christ crucifié qui a souffert pour nous.
La Prière de Véronique Giuliani « Ô Croix Sainte, je Vous accepte de bon cœur pour accomplir la Volonté de mon Dieu » :
« Ô Croix Sainte ! Faites-moi sentir Votre poids, afin que sur ce gibet atroce, je puisse me conformer à mon divin Crucifié. Ô bonne Croix, venez à moi, je serai heureux(se) de Vous embrasser ; je Vous accepte de bon cœur pour accomplir la Volonté de mon Dieu ».
Ainsi soit-il.

6 autres commentaires de Marie Bee Thevenet
Marie Bee Thevenet

Voici la Prière « Donnez-nous, Seigneur, un abandon total à votre Volonté » de Sainte Véronique Giuliani (1660-1727), Religieuse italienne de l'Ordre de Sainte Claire qui fut Abbesse du Couvent des Clarisses de Città di Castello en Ombrie et garda un amour sans défaillance envers le Christ crucifié qui a souffert pour nous.
La Prière de Sainte Véronique Giuliani « Donnez-nous, Seigneur, un abandon total à votre Volonté » :
« Mon cher Jésus, c'est aujourd'hui la Fête de votre Nom si doux, jour de grâces. De la part de mes sœurs, je Vous demande votre Amour, je Vous demande l'union avec Vous. Donnez-nous, Seigneur, une humilité sincère, un abandon total à votre Volonté, un détachement complet de tout et de nous-mêmes. Nos puissances, les voici. Elles Vous sont consacrées. Prosternées au pied de votre Trône, nous nous déclarons toutes servantes du TRÈS-HAUT. Pour ma part, je Vous étreins, avec Vous je demeure ; la Croix, je L'accepte. Par les mérites des bienheureux, je prie Jésus et Marie de me pardonner mes fautes et de me réserver l'éternelle Bénédiction. Ainsi soit-il. »

Marie Bee Thevenet

Voici une Prière unie au combat de Jésus-Christ dans son Agonie à Gethsemani « Seigneur, pourquoi me laissez-Vous dans un tel abandon ? » et les « fruits de la contemplation et de la méditation de Jésus crucifié » extraites du Journal de Sainte Véronique Giuliani (1660-1727), Abbesse du Couvent des Clarisses Capucines de Città di Castello en Italie. Sa vie d’union au Christ fut si intense que Sainte Véronique Giuliani fut favorisée des stigmates et des empreintes de la couronne d’épines
En m’unissant à l’agonie de Jésus, je fus plongée aussitôt dans un abandon total, sans secours, dans l’aridité d’esprit la plus pénible. Devant moi, je voyais la masse énorme de mes péchés et de mes ingratitudes. Mon âme succombait à la plus amère contrition. Une sueur froide inondait mon corps qu’agitait un tremblement convulsif. Mes forces s’en allaient, mon esprit s’obscurcissait. Je me mis à supplier Dieu.
La Prière Sainte Véronique Giuliani « Seigneur, pourquoi me laissez-Vous dans un tel abandon ? » :
« Où êtes-Vous, mon Seigneur ? Pourquoi me laissez-Vous dans un tel abandon ? Cependant que Votre volonté soit faite ! « Non quod ego volo sed quod tu » (non pas comme je veux mais comme Tu veux), disais-je, et je répétais : « in manus tuas, Domine, commendo spiritum meum » (en Tes mains, Seigneur, je remets mon esprit). Amen. »
J’étais comme morte sous la violence de tant de maux, mais ma plus grande peine, c’était l’abandon de Dieu. Celle-là ne peut se décrire. Jésus me dit que je devais rester vingt-quatre heures dans ce tourment de son agonie. J’en serai morte sans l’aide du ciel. Dieu voulait, par-là, me faire beaucoup de grâces.
Il me fit comprendre, autant que je le puis, la grandeur de son Amour. C’était comme une petite fenêtre qu’il m’aurait ouverte sur un océan de feu. Mon esprit aussitôt, s’y jeta dans une invincible attirance et s’enflamma lui-même dans ce feu. Mon corps demeurait sans forces, je tombais à terre, ne pouvant plus bouger. L’Amour m’avait abattue. L’esprit, sans doute, ne quittait pas le corps, mais il était tout absorbé dans l’Amour. J’eus alors la révélation que Dieu me faisait cette Grâce parce qu’Il voulait aujourd’hui m’imposer un plus grand supplice et que je devais être fortifiée pour être plus apte à profiter de la moindre souffrance.

Marie Bee Thevenet

Quelques « Courtes Prières au Christ » de Sainte Véronique Giuliani :
« Ô mon Jésus, Vous Vous êtes donc laissé mettre en Croix, crucifiez-moi avec Vous ! » (Sainte Véronique Giuliani)
« Ô mon Jésus, je me consacre à Vous. Vous m'avez dit que ceux qui aiment la Croix n'ont d'autre demeure que votre propre Cœur. Je me déclare donc amante, amante de la Croix, et je signe cette déclaration de mon propre sang ». (Sainte Véronique Giuliani)
« Seigneur, Vous avez bu toutes les amertumes, je veux les boire aussi en Votre compagnie. La Croix, elle n’est plus pour Vous qui êtes maintenant dans la gloire ; passez-la moi ». (Sainte Véronique Giuliani)
« Ô mon Trésor aimé, je Vous demande cette grâce : abattez mon orgueil et ma morgue ; remplissez-moi d’amabilité et de douceur comme votre Cœur. » (Sainte Véronique Giuliani)
« Le Seigneur me fait connaître au clair ma débilité et sa Toute-puissance ; ma bassesse et sa Grandeur ; mon néant et son Tout, son Infini, son incomparable Tout ; et ce Tout, où dresse-t-il son trône ? Où tient-il sa cour ? Dans notre néant. Plus l’âme s’abîme en son rien, et plus Dieu se montre à elle, se l’unit à soi, la comble de son Amour infini ; et cet Amour, détruisant tout ce qui l’empêche d’agir, Il règne seul en Monarque absolu. » (Sainte Véronique Giuliani)
« Prenons Jésus crucifié pour modèle et nous changerons du tout au tout. Faisons tout en union aux souffrances du Sauveur » (Sainte Véronique Giuliani)
« Ô hommes et femmes pécheurs... tous et toutes venez au cœur de Jésus; venez au bain de son précieux Sang... Il vous attend les bras ouverts pour vous embrasser » (Sainte Véronique Giuliani)
« Quand je commençais mon travail, Jésus me disait : « Allons, fais-le pour Moi, par Moi ! ». Quand je terminais, Il disait : « C’est Moi qui L’ai fait ! » (Sainte Véronique Giuliani)

Marie Bee Thevenet

Les « Litanies Mariales » extraites du Journal de Sainte Véronique Giuliani (1660-1727), Abbesse du Couvent des Clarisses Capucines de Città di Castello en Italie.
Les « Litanies Mariales » de Sainte Véronique Giuliani :
Marie, fille du Père éternel, priez pour nous
Marie, mère du Fils éternel, priez pour nous
Marie, Épouse du Saint-Esprit, priez pour nous
Mère de Dieu, priez pour nous
Mère de l'Amour, priez pour nous
Cœur de Marie qui nous aimez de l'amour divin, priez pour nous
Mère de Miséricorde et de la Miséricorde, priez pour nous
Mère fidèle, priez pour nous
Mère qui nous avez promis Votre aide, priez pour nous
Mère des Douleurs, priez pour nous
Mère qui nous apprenez à souffrir par amour, priez pour nous
Mère qui était présente près de la croix de Jésus, priez pour nous
Mère du Rédempteur, priez pour nous
Marie, notre chère Mère, prie pour nous
Mère qui nous obtenez la présence de Jésus en nos cœurs, priez pour nous
Trésorière de toutes les grâces, priez pour nous
Mère qui nous obtenez le pardon de nos péchés, priez pour nous
Cœur de Marie, source de toutes les grâces, priez pour nous
Vierges remplie de Charité et d'Amour, priez pour nous
Nous espérons en Vous Vierge Marie, priez pour nous
Vierge Marie, notre aide, priez pour nous
Vierge notre refuge, priez pour nous
Vierge notre confort, priez pour nous
Vierge notre défense, priez pour nous
Mère, qui nous a été confiée par Jésus, priez pour nous
Vierge notre enseignante et notre guide, priez pour nous
Maîtresse des disciples de Jésus, priez pour nous
Vierge professeur de prière, priez pour nous
Avocat des pécheurs, priez pour nous
Modèle de l'obéissance à la volonté de Dieu, priez pour nous
Modèle de toutes les vertus, priez pour nous
Maître divin de la vie spirituelle, priez pour nous
Lignes directrices pour le véritable amour de Jésus, priez pour nous
Vierge, notre guide sur la route, priez pour nous
Reine de la Paix, prie pour nous
Reine du ciel et la terre, priez pour nous
Prions : Très Sainte Vierge Marie, prosternés en Votre présence, acceptez s’il Vous plaît l'offrande de nos cœurs et nous Vous demandons de les purifier selon Votre volonté, pour en faire un don irrévocable à la Très Sainte Trinité. Amen.
Pitié ô Seigneur Jésus Christ, pitié ! Mère de la miséricorde et de l'amour, priez pour nous ! Mère que Jésus a donné à ses enfants, Source et médiatrice de toute grâce, j'ai confiance et j'espère en Vous, ô notre Avocate, Ambassadrice de la Volonté Divine, quotidienne Donatrice de Jésus, Maîtresse de fidélité évangélique, Navire vers l'immense mer de Dieu, Promotrice du consentement à la Croix de Jésus, Guide dans l'adoration de la Sainte Trinité ! Reine du ciel et la terre, notre Reine Souveraine. Amen.

Marie Bee Thevenet

La vision de l’enfer de Sainte Véronique Giuliani 1660-1727
Le 14 février 1694, elle vit l’enfer ouvert : beaucoup d’âmes y tombaient, qui étaient si vilaines et si noires, qu’elles étaient effrayantes à voir; elles se précipitaient l'une derrière l'autre et disparaissaient au milieu des flammes. Du milieu du feu qui les engloutissait s'élevaient des couteaux, des rasoirs et des instruments de supplices de diverses sortes, qui retombaient ensuite de tout leur poids pour accabler ces malheureux. La Sainte demanda au Seigneur si, parmi les âmes qu'elle avait vu tomber, se trouvait quelque religieux ou religieuse. Et le Seigneur lui fit connaitre que, parmi ces âmes choisies, il en était qui y étaient précipitées et qui l'avaient bien mérité, pour n'avoir pas tenu tout ce qu'elles avaient promis, et pour s’être rendues coupables de tant de violations de leurs règles.
Le 1er avril 1696, Sainte Véronique fut conduite à la bouche de l'enfer. Elle entendit les cris et les blasphèmes des damnés, mais ne remarqua d'abord que ténèbres et puanteur horrible; le feu était noir et épais. Elle vit ensuite beaucoup de démons qui étaient comme vêtus de feu et qui s'animaient à frapper; on lui appris qu'ils frappaient les damnés.
Le 5 décembre de la même année, elle eut une vision semblable. En même temps, Notre Seigneur se montra à elle flagellé, couronné d'épines et portant une lourde croix. Il lui dit : "Regarde bien ce lieu qui n'aura jamais de fin. Là s’exerce ma justice et mon terrible courroux."
Le 30 juin 1697,il fut dit à la Sainte qu'elle allait passer par de nouvelles souffrances. Ce fut comme une participation aux supplices de l'enfer qu'elle endura pendant une heure à plusieurs reprises. Ce jour là, elle se sentit placée dans une fournaise ardente et elles éprouva des peines atroces, comme des lances qui la perçaient, de fers qui la brûlaient, du plomb bouillant qui lui était versé sur tout le corps.
Le 1er juillet, au matin, elle se retrouva dans ce lieu d'effroi; elle se voyait comme abandonnée de Dieu, incapable de se recommander ni au Seigneur ni aux Saints; non pas qu'elle n'eut pas la pensée de Dieu, tout au contraire, mais elle le voyait sans miséricorde et n'étant que justice.
Le 4 juillet, l'enfer lui parut si vaste que toute la machine du monde, dit-elle, ne serait rien en comparaison. Elle y vit une roue, une meule, d'une grandeur démesurée, qui, à chaque instant, tombait sur les damnés, puis se soulevait pour retomber encore.
le 16 juillet, elle sentit tous les os broyés par des roues qui tournaient tout autour d'elle. En même temps, elle eut le sentiment de la perte de Dieu, peine si atroce, dit-elle, qu'on ne la peut expliquer. Tous les autres tourments paraissent peu de chose auprès de celui-ci.
Le 19 juillet, pendant ce qu'elle appelait l'heure d'éternité, elle se sentit tantôt piqué avec des épingles et des aiguilles, tantôt brûlée par des plaques enflammées, et tantôt déchirée dans ses chairs par des instruments tranchants.
Le 6 février 1703, son confesseur lui avait demandé de prier pour la ville ou elle demeurait, le Seigneur lui fit voir comme un immense incendie, qui dévorait la cité; beaucoup de personnes allaient se jeter dans les flammes, d'autres sur le point de s'y jeter, retournaient en arrière. Il fut révélé à la Sainte que ces flammes représentaient le péché d’impureté auquel se livraient un trop grand nombre de ses concitoyens; mais d'autres, violemment tentés, savaient y résister. Et le Seigneur lui dit : "Dis à celui qui tient ma place, à ton confesseur qui t'a ordonné de me demander en quoi je suis le plus offensé, que je suis offensé de toutes manières, mais particulièrement de la chair. Il y a aussi parmi ce peuple des inimitiés qui m'offensent grandement, et beaucoup d’âmes vont en enfer pour l'éternité."
Le 27 janvier 1718, Marie, apparaissant à sainte Véronique, appela les deux anges qui lui servaient de gardiens et leur ordonna de la conduire en esprit en enfer; elle la bénit et lui dit : « Ma fille, ne crains pas, j'irai avec toi et je t'aiderai. » Soudain, raconte la sainte, je me trouvai dans un lieu obscur, profond et puant, j'y entendis des beuglements de taureaux, des braiments d'ânes, des mugissements de lions, des sifflements de serpents, toutes sortes de voix confuses et effrayantes et de grands roulements de tonnerre qui remplissaient de terreur. J'y vis des éclairs et une fumée fort épaisse. J'aperçus une grande montagne toute couverte de serpents, de vipères et de basilics tout entrelacés et en nombre incalculable. Entendant sortir d'au-dessous d'eux des malédictions et des voix affreuses, je demandai à mes anges quelles étaient ces voix; ils me répondirent que là se trouvaient beaucoup d'âmes dans les tourments. En effet, cette grande montagne s'ouvrit tout à coup, et je la vis toute remplie d'âmes et de démons. Ces âmes étaient toutes attachées ensemble, ne formant qu'une masse; les démons les tenaient ainsi liées à eux-mêmes par des chaînes de feu; chacune des âmes avait plusieurs démons autour d'elle. De là, je fus transportée à une autre montagne, où se trouvaient des taureaux et des chevaux furieux qui mordaient comme des chiens enragés. Le feu leur sortait des yeux, de la bouche et des naseaux, leurs dents semblaient des lances très aiguës et des épées tranchantes, réduisant en miettes en un instant tout ce qu'ils saisissaient. Je compris qu'ils mordaient et dévoraient les âmes. Je vis d'autres montagnes où s'exerçaient des tourments plus cruels, mais il m'est impossible de les décrire. Au centre de ce séjour infernal, s'élève un trône très haut; au milieu de ce trône, il y a un siège formé des démons qui sont les chefs et les princes. Là siège Lucifer, épouvantable, horrible. Ô Dieu! quelle affreuse figure! Il surpasse en horreur tous les autres dénions. Il paraît avoir une tête formée de cent têtes et pleine de lances, au bout desquelles il y a comme un œil qui projette des flèches enflammées qui brûlent tout l'enfer. Bien que le nombre des démons et damnés soit incalculable, tous voient cette tête horrible et reçoivent tourments sur tourments de ce même Lucifer. Il les voit tous et tous le voient. Ici, mes anges me firent comprendre que, de même qu'au ciel la vue de Dieu rend heureux
tous les élus, ainsi en enfer l'affreuse figure de Lucifer, ce monstre infernal, est un tourment pour tous les damnés. Leur plus grande peine est d'avoir perdu Dieu. Cette peine, Lucifer la ressent le premier et tous y participent. Il blasphème et tous blasphèment; il maudit et tous maudissent; il souffre et il est torturé et tous souffrent et sont torturés.
A ce moment, mes anges me firent remarquer le coussin qui était le siège de Lucifer et sur lequel il était assis : c'était l'âme de Judas. Sous les pieds de Lucifer, il y avait un coussin bien grand, tout déchiré et couvert de signes; on me fit comprendre que c'étaient des âmes de religieux. Alors le trône fut ouvert et, au milieu des démons, qui se tenaient sous le siège, je vis un grand nombre d'âmes. Quelles sont celles-ci? demandai-je à un des anges. Ils me dirent que c'étaient des prélats, des dignitaires de l'Eglise, des supérieurs d'âmes consacrées à Dieu.
Je crois que si je n'avais été accompagnée de mes anges et aussi, je pense, invisiblement fortifiée par ma bonne Mère, je serais morte d'épouvante. Tout ce que j'en dis n'est rien et tout ce que j'ai entendu dire aux prédicateurs n'est rien auprès de ce que j'ai vu. (D'après le Diario ou Journal de la sainte p 479)

Marie Bee Thevenet

Film sur sainte Véronique Giuliani en italien avec sous titres en arabe.
youtube.com/watch?v=qRPOMXshKXk... ❤