Madame Géraldine Bannier
Député de la Mayenne
(2ème circonscription)
Madame le député,
Les français découvrent en ce 15 juillet 2026 l’horreur à travers la promulgation de la loi pour le « droit » à mourir.
Je découvre que vous avez voté pour ce projet de loi de mort (cf prise d’écran sur le site France-info.
En tant que prêtre (25 années de sacerdoce), je tiens maintenant à vous rappeler en toute liberté que cette promulgation ne sera pas sans conséquences spirituelles pour vous-même et ceux qui ont voté cette loi.
Sachez d’abord que vous avez voté une loi qui s’oppose directement au 5ème commandement de Dieu (« tu ne tueras pas ») qui inclut également l’interdiction du suicide. Car seul Dieu est Maître de la vie et de la mort. Vous prétendez ainsi être supérieurs à Dieu !
La première conséquence de votre participation publique et active à ce vote est donc une faute morale grave contre Dieu et l’ordre vital voulu par Lui dans sa création , surtout dans l’ordre humain dont il est le Maître. Vous infligez la mort alors que Dieu veut la vie. Ce faisant vous attirez sur votre âme des maux très graves puisque vous brisez ce que Dieu a établi. En quelque façon vous devenez son ennemi ! La « loi » a certes été votée collectivement mais vous l’avez soutenue. Ces maux très graves que vous attirez sur vous sont : la séparation absolue de Dieu ainsi que les peines temporelles et éternelles propre à celui qui a voulu le mal.
L’autre conséquence concerne votre appartenance à l’Eglise. Je ne sais si vous êtes baptisée catholique. Si c’est le cas, sachez que votre collaboration à ce vote scandaleux vous sépare immédiatement de la communion catholique. Vous n’ignorez pas que la sanction pour homicide relève du canon 1336 infligée par les juges dudit tribunal pénal canonique. Pour mémoire, dans le cas de l’avortement, la sanction pénale est une excommunication latæ sententiæ, selon le canon 1397 et qui touche immédiatement l’auteur de ce délit sans forme de procès ecclésial. Cette sanction s’applique donc sur vous pour la question de l’euthanasie qui est également interdit par l’Eglise.
Autrement dit, tant que vous n’aurez manifesté aucun regret public ni accompli une réparation en rapport avec la gravité de votre vote, vous n’avez plus le droit à recevoir la sainte communion ni aucun sacrement ou secours de l’église y compris au moment de votre mort et après votre mort. Vous ne pouvez bénéficier d’aucune prières publiques. Autrement dit vous ne pourrez même plus être enterré dans l’église.
Ces lois divines et ecclésiales ne dépendent pas de moi – je ne fais que vous les communiquer pour que vous puissiez mesurer la gravité de votre situation devant le Seigneur.
Peut-être avez vous collaboré à cette loi par contrainte, par peur, sous pressions de votre groupe parlementaire et en particulier de M Emmanuel Macron qui en a fait son cheval de bataille. Dieu seul est juge de votre responsabilité.
Mais vous comprendrez que mon devoir de prêtre était de vous avertir du danger spirituel dans lequel vous vous trouvez désormais.
Je crois dans la miséricorde infinie du Christ pour nos péchés. Aussi énormes soient-ils. Tout est pardonnable, tout est réparable. Y compris l’acte que vous avez posé. Mais il doit passer par le regret sincère et manifesté. Je vous invite instamment pour votre bien, pour les futures victimes de l’euthanasie, pour tous les français et les mayennais.
Courage.
Avec l’assurance de mon dévouement sacerdotal,
Abbé Matthieu Salenave
Prêtre