Miracles de guérison obtenus par le Saint Curé d'Ars
Une de nous, continue Catherine, fit un jour à une pauvre femme l'aumône d'un vieux bonnet qui ne servait plus à M. le Curé. Cette femme, en coiffant de ce bonnet la tête de son fils, pensait : « Le Curé d'Ars est un saint. Si j'avais la foi, mon enfant guérirait. » Cet enfant s'était fait une blessure à la tête. Quand, le soir, la mère voulut visiter l'abcès et faire le pansement, le mal avait disparu et la plaie était sèche. Deux protestants de marque vinrent à Ars et furent introduits dans la pauvre chambre du serviteur de Dieu. L'un d'eux, ministre de la religion réformée, mit la conversation sur les miracles, et ne voulait pas les admettre : « Comment ! dit le saint Curé, vous niez les miracles ? Mais je puis vous certifier que j'en ai vu moi-même, et des plus étonnants. » Où avait-il vu des miracles, si ce n'est à Ars ? Nous prenons acte de cet aveu qui confirme les faits que nous allons raconter. Après Catherine, madame Raymond-Corcevay, de Châlon-sur-Saöne, a droit d'être entendue …