steack

Mgr Strickland reconnait un état de nécessité à la FSSPX compte tenu de la corruption de la hiérarchie de l'Eglise

Tous les Texans connaissent cette histoire.

Bien avant de connaître la politique, les arguments, l'art de la tergiversation, on nous a inculqué à l'école une leçon qui nous a forgés jusqu'à la moelle. À Alamo, vint un moment où il n'y eut plus de lettres à envoyer, plus de renforts, plus aucune négociation à tenter. L'ennemi était aux portes. La reddition avait été exigée. Et chacun savait ce que cela signifierait.

Alors le commandant, William Barrett Travis, rassembla ses hommes, non pour les galvaniser, non pour les galvaniser, mais pour leur dire la vérité. Il traça une ligne dans la poussière. D'un côté, la sécurité, du moins pour l'instant. De l'autre, une mort quasi certaine. Et il dit, en substance : « Choisissez. » Un seul homme recula. Les autres s'avancèrent.

Cette ligne n'a pas été tracée pour déclencher une rébellion, mais pour mettre fin aux illusions. La franchir ne garantissait pas la victoire, mais la fidélité. Et qu'on le veuille ou non, c'est là que se situe l'Église aujourd'hui.

L’Église est en situation d’urgence. Non pas une urgence inventée par des commentateurs, ni une ambiance créée par les réseaux sociaux, ni de l’hystérie.
Une véritable urgence – qui se mesure non pas en sentiments, mais en faits. Une urgence qui se manifeste par le silence là où des réponses sont nécessaires. Par la tolérance là où une correction s'impose. Par des bergers qui refusent de dénoncer les loups, tandis que ceux qui veulent simplement protéger le troupeau sont perçus comme un problème.

Soyons clairs : il ne s’agit pas de personnalités, ni de préférences, ni de nostalgie du passé. Il s’agit de la survie – non pas d’une institution, mais du sacerdoce, des sacrements et de la foi catholique tels qu’ils ont été reçus, transmis et préservés pendant des siècles.
Quand des hommes qui contredisent ouvertement l'enseignement catholique sont tolérés, promus, voire célébrés – tandis que ceux qui s'attachent à la tradition sont restreints, marginalisés ou ignorés – il y a quelque chose de profondément injuste.
Lorsque la confusion règne et que la fidélité doit supplier pour survivre, l'autorité cesse de remplir sa mission.

Et il arrive un moment où le silence lui-même devient une réponse.


Lorsqu'une crise est reconnue, lorsqu'un appel est lancé avec gravité et respect, et que cet appel reste sans réponse, le retard devient une décision. L'inaction devient un jugement. Le refus d'agir devient une abdication.

Ceci n'est pas une théorie. Ceci est de l'histoire.

L’Église a déjà connu des moments semblables – des moments où des hommes ont été contraints d’agir non par désir de confrontation, mais parce que l’alternative était de renoncer à ce qui leur avait été confié. C’est pourquoi le nom de Mgr Marcel Lefebvre suscite encore aujourd’hui des réactions si vives. Non pas parce que le moment était confortable, mais parce qu’il a permis de faire la lumière sur cette affaire.

Personne ne prétend que ces décisions ont été prises à la légère. Personne ne prétend qu'elles ont été indolores. Mais elles ont été prises avec la conviction que la nécessité était devenue impérieuse, qu'attendre davantage reviendrait à assister à la disparition d'un élément essentiel.

Et aujourd'hui, nous nous trouvons à nouveau dans un moment de nécessité.
Il ne s'agit pas d'un seul groupe. Il ne s'agit pas d'une seule société. Il ne s'agit pas d'un seul évêque, d'une seule lettre ou d'une seule demande restée sans réponse. Il s'agit d'un schéma : un schéma où l'orthodoxie est perçue comme dangereuse, la tradition comme suspecte, la fidélité comme de la rigidité et l'erreur comme une preuve de sensibilité pastorale.
Il s'agit d'un moment où les choses que l'Église défendait autrefois sans hésitation doivent désormais justifier leur existence. Où la préservation du sacerdoce est considérée comme facultative. Où la formation des prêtres est entravée. Où les moyens ordinaires de la continuité apostolique sont tacitement niés.

Et à ce moment-là, la ligne est déjà tracée. Non pas par des agitateurs. Non pas par des rebelles. Mais par la réalité elle-même.

À Alamo, un homme a fait un pas en arrière. Il s'appelait Moses Rose. L'histoire ne se moque pas de lui. Elle relate simplement son choix. C'est le rôle des lignes. Elles ne condamnent pas. Elles révèlent. La ligne ne crée ni le courage ni la lâcheté. Elle les met à nu.

Et la question à laquelle l'Église est confrontée aujourd'hui n'est pas de savoir qui est en colère, qui crie fort ou qui est populaire. Il s'agit de savoir qui est prêt à rester fidèle malgré les sacrifices que cela implique. Car il y a pire que la défaite. Il y a pire que l'anéantissement. Il y a pire que la mort.
Il y a reddition.

Notre Seigneur n'a pas tracé sa ligne dans le sable. Il l'a tracée dans le sang. S'il est resté silencieux devant Pilate, ce n'est pas parce que la vérité était obscure, mais parce que la vérité ne négocie pas avec le mensonge. Il n'a promis ni sécurité, ni confort, ni succès.
Il a promis la Croix.

Et il a clairement averti ses disciples du prix que leur coûterait la fidélité.
Ainsi, lorsque nous parlons aujourd'hui de lignes de démarcation, nous n'inventons rien de nouveau. Nous nous situons là où les chrétiens se sont toujours tenus, lorsque l'obéissance à Dieu et la soumission à la confusion finissent par diverger.
Aujourd'hui, je demande qui est honnête. Je ne demande pas qui se sent en sécurité. Je demande qui est fidèle.
Parce que la ligne est déjà là.

Elle a été tracée par le silence. Elle a été tracée par l'inversion. Elle a été tracée par le refus d'agir quand l'action est nécessaire. Et la seule question qui demeure – la seule question honnête – est de savoir si nous sommes prêts à la franchir. Non pas avec triomphalisme. Non pas avec rébellion. Mais avec fidélité.

L'Église survit grâce aux saints.
Et les saints ont toujours su quoi faire lorsque cette occasion se présente.
Et maintenant, je vais dire les choses clairement, car l'heure des formulations alambiquées est révolue.
Certains diront que nommer les réalités ainsi est source de division. Ils se trompent. Ce qui divise, c'est de tolérer l'erreur tout en punissant la fidélité. Ce qui divise, c'est d'exiger le silence de ceux qui croient ce que l'Église a toujours enseigné, tout en applaudissant ceux qui la contredisent ouvertement. Ce qui divise, c'est de qualifier la confusion de « pastorale » et la clarté de « dangereuse ».

Et nous observons ce schéma depuis suffisamment longtemps maintenant pour qu'il ne soit plus honnête de prétendre le contraire.

Il y a des prêtres et des évêques qui sapent publiquement l'enseignement catholique sur le mariage, la sexualité, l'unicité du Christ et la nécessité de la repentance – et rien ne se passe. On les loue pour leur « accompagnement ». Et on nous dit que c'est cela la miséricorde.
Mais lorsque les prêtres veulent célébrer la messe comme elle l'a été pendant des siècles, lorsqu'ils veulent être formés selon l'esprit de l'Église qui a produit des saints, lorsqu'ils veulent des évêques pour que le sacerdoce lui-même ne disparaisse pas, ils sont traités comme un problème à gérer.
Ce n'est pas de la miséricorde. C'est de l'inversion.
Et lorsque cette inversion est présentée directement à Rome – calmement, respectueusement, sans menaces – et que la réponse est le silence, il ne s'agit plus d'un malentendu, mais d'un refus.
Je parle ici de la Fraternité Saint-Pie X.


Ils ne réclament pas la nouveauté. Ils ne réclament pas le pouvoir. Ils réclament des évêques – car sans évêques, il n'y a pas de prêtres, et sans prêtres, il n'y a pas de sacrements, et sans sacrements, l'Église ne peut survivre de manière significative.
Ils ont posé des questions. Ils ont attendu. Ils n'ont reçu aucune réponse qui reflète la réalité.

Et je le dis clairement : quand l’hérésie est tolérée tandis que la tradition est étouffée, c’est que quelque chose a gravement mal tourné. Quand ceux qui rompent avec la doctrine sont accueillis à bras ouverts et que ceux qui s’y accrochent sont traités avec suspicion, l’autorité se détourne de sa propre raison d’être.

Ce n'est pas un discours de rébellion. C'est un fait.

Certains diront : « Mais vous devez attendre. »

Certains diront : « Mais vous devez faire confiance. »

Certains diront : « Mais vous devez être patient. »

La patience est une vertu. Mais la patience ne signifie pas rester les bras croisés face à la disparition du sacerdoce. La confiance est nécessaire. Mais la confiance ne signifie pas faire semblant de se taire pour croire à la sagesse. L’obéissance est sainte. Mais l’obéissance n’a jamais signifié participer à l’érosion de la Foi.
Il arrive un moment où continuer à attendre devient une forme de capitulation.

Ce moment est arrivé.
Et je sais que certains seront choqués en entendant cela. Ils diront que ce langage est trop fort. Ils diront qu'il perturbe les gens.
Bien.
Car une Église que la vérité ne trouble jamais est déjà endormie.
Notre Seigneur a constamment bouleversé les cœurs. Il a renversé les tables. Il a dénoncé l'hypocrisie. Il a mis en garde les bergers qui se nourrissaient eux-mêmes au lieu de nourrir leur troupeau. Il n'a pas mâché ses mots envers ceux qui, sous couvert d'autorité, déformaient la vérité.
Je ne suis pas intéressé par une paix acquise par le silence. Je ne suis pas intéressé par une unité qui exige de se mentir à soi-même. Je ne suis pas intéressé par une stabilité obtenue au prix de la capitulation.
La ligne est tracée.
On le brandit chaque fois qu'un prêtre fidèle est puni pour avoir fait ce que faisaient les saints. On le brandit chaque fois qu'une erreur est tolérée parce que la corriger serait gênant. On le brandit chaque fois que Rome choisit le silence quand la clarté est nécessaire.
Et voici ce qu'il faut dire haut et fort : ce genre de lignes de démarcation n'est jamais tracé par ceux qui cherchent le conflit. Elles sont tracées par la réalité lorsque l'autorité refuse d'agir.

À Alamo, les hommes qui ont franchi la ligne ne pensaient pas gagner. Ils savaient qu'ils allaient probablement perdre. Ils l'ont franchie car se rendre aurait signifié renier leur identité et ce qu'ils avaient été chargés de défendre.

Voilà le choix auquel l'Église est confrontée aujourd'hui.
Pas entre la victoire et la défaite.
Mais entre fidélité et soumission.
Entre vérité et déclin programmé.
Entre saints et administrateurs.

Je n'appelle pas à la rébellion. J'appelle à l'honnêteté. Je n'appelle pas au chaos. J'appelle au courage. Je n'appelle personne à abandonner l'Église. J'appelle l'Église à se souvenir d'elle-même.

Car si nous ne défendons pas le sacerdoce, si nous ne défendons pas les sacrements, si nous ne défendons pas la Foi même au prix de sacrifices, alors nous renonçons déjà à nos prérogatives.
Et l'histoire retiendra aussi ce choix.

L’Église n’a pas besoin de plus de silence. Elle n’a pas besoin de plus d’hésitation. Elle n’a pas besoin de plus de déclarations prudentes et creuses. Elle a besoin d’hommes qui osent se lever, parler et, s’il le faut, souffrir – sans illusions.
Parce que cette ligne n'est plus théorique.
Il est là.
Et chacun d’entre nous – évêque, prêtre, laïc – est déjà en train de décider de sa position.
Et maintenant, je vais arrêter d'expliquer.
Car il arrive un moment où l'explication se transforme en évitement, et les mots deviennent un moyen de retarder l'obéissance.
Cette ligne n'est plus inscrite dans les livres d'histoire. Elle n'est plus théorique. Elle n'est plus un sujet de débat lors de conférences ou à huis clos.

Il est là.
Il ne s'agit pas de savoir quelle est votre position, le nombre de vos partisans ou la précision de vos formulations. Il s'agit d'une seule question : serez-vous prêt à défendre la vérité, même si cela vous coûte quelque chose ?
Car voici ce qu’il faut enfin dire, sans fioritures ni excuses : une Église qui ne défend pas son sacerdoce ne survivra pas. Une Église qui considère la fidélité comme un danger et l’erreur comme une fatalité pastorale a déjà commencé à capituler. Une Église qui répond aux crises par le silence choisit la décadence plutôt que le courage.
Ce n'est pas une insulte. Ce n'est pas une menace. C'est un diagnostic. Et les diagnostics sont là pour réveiller les consciences et inciter à l'action.
Il n'y a pas de terrain neutre. Il n'y a pas d'espace intermédiaire sûr où l'on puisse attendre tranquillement en espérant que quelqu'un d'autre agisse. Le silence est devenu une position. Le retard est devenu une décision.
On franchit une limite chaque fois qu'on demande à la vérité d'attendre. Chaque fois qu'on excuse l'erreur. Chaque fois qu'on punit le courage. Chaque fois qu'un berger détourne le regard.
Et le plus terrifiant dans des moments comme celui-ci, ce n'est pas que certains fassent le mauvais choix. C'est que beaucoup choisissent en silence – et se persuadent qu'ils n'ont rien choisi du tout.
L'histoire ne leur donnera pas raison.
Le Christ non plus.

Car notre Seigneur ne nous demande pas si nous étions à l'aise. Il nous demande si nous sommes restés fidèles. Il ne nous demande pas si nous avons conservé notre position. Il nous demande si nous avons porté notre croix. Il ne nous demande pas si nous avons survécu. Il nous demande si nous avons aimé la vérité plus que notre propre sécurité.
Je vais donc m'arrêter là où je dois m'arrêter.
Ni avec une stratégie. Ni avec un programme. Ni avec une autre conversation.
Mais avec un appel à s'agenouiller.
Si ces mots vous troublent, ne les anesthésiez pas. Si vous êtes en colère, interrogez-vous sur les raisons de votre colère. Si vous avez peur, admettez-le. Et priez ensuite – non pas pour que l’Église devienne plus facile, mais pour qu’elle retrouve sa sainteté.
Priez pour les évêques qui oseront parler même au péril de leur vie. Priez pour les prêtres qui resteront fidèles même abandonnés. Priez pour Rome – non pas pour qu’elle gère cette crise, mais pour qu’elle y réponde.
Et priez pour vous-même.
Parce que la ligne est déjà là.
Et quand le bruit cessera, que les chaises auront fini de tomber au sol, et qu'il n'y aura plus rien pour se cacher, chacun de nous devra répondre à la seule question qui compte :
Où vous trouviez-vous ?

Que Dieu tout-puissant vous bénisse et vous garde, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

L'évêque Joseph E. Strickland
Évêque émérite

The Line in the Sand - Pillars of Faith
25887

Mgr Strickland dit que la ligne est tracée. Oui. La ligne ? Si l'Église est encore l'Église à Rome, le pape toujours le pape : les propos de Mgr Strickland sont proprement inacceptables, totalement contraires à la vraie doctrine de l'Église catholique. Son discours contredit de plein fouet les affirmations du magistère de l'Église, de Léon XIII et des autres. La FSSPX contredit à 100% l'enseignement de Léon XIII, de même Mgr Vigano et Mgr Strickland. Oui, si Léon XIV est pape ... "si" ... parce qu'il est proprement impossible que Léon XIII ait eu raison et que maintenant Léon XIV puisse être le Vicaire du Christ ... mais un Vicaire du Christ authentique attention (légitime, etc.) qui ferait tout ce que Mgr Strickland dit qu'il ferait : transmettre l'erreur, tolérer les hérésies, couvrir de lauriers le front des fauteurs de désordre, punir/désapprouver les fidèles qui s'attachent à la foi, se faire l'agent de ce qui menace la survie du sacerdoce; le pape imaginez ... le pape ... Pierre, le bras droit du Christ, son lieutenant sur terre jouissant de l'assistance spéciale de l'Esprit Saint ... et voilà que Pierre mettrait en péril la foi, le salut des âmes, les sacrements et le sacerdoce des prêtres. Léon est le vrai pape, Mgr Strickland s'abuse et s'il s'obstine doit être mis dehors comme Mgr Lefebvre en 1988 ou alors ils peuvent avoir raison contre Léon XIV et toute cette hiérarchie corrompue dont parle l'évêque émérite du Texas, Ainsi, Mgr Strickland serait donc catholique, Léon XIV ne l'est pas. Il est impossible de tout avoir. Le principe de non contradiction existe et doit être respecté pour la santé mentale de tout le monde. Je ne peux être homme et femme en même temps. Il ne se peut pas que Paul IV ait raison et que Luther soit dans l'Église. Et alors si Mgr Fellay tient absolument à demeurer dans l'Église conciliaire et reconnaître Léon XIV comme le pape, la logique veut que ce soit lui qui plie à la fin, devienne un autre abbé Horowitz ou abbé Raffray, adepte d'une forme d'herméneutique de la continuité.

steack

@Martin Janelle
N'amalgamons pas sottement le magistere de l'Eglise, institution divine toujours indefectible et le magistere pontifical d'une simple creature mortelle et pecheresse et rarement infaillible.

steack

Bellarmin a anticipé le cas que vous déplorez :
St Robert : "Il est légitime de résister au pape au cas où il porterait atteinte à une personne humaine. De même, il serait permis de lui résister s'il lui arrivait de porter atteinte aux âmes, ou s'il jetait le trouble dans l'Etat, et plus encore s'il lui arrivait de travailler à la destruction de l'Eglise, je dis alors qu'il est légitime de lui résister"
De Romano Pontefice, livre 2 chapitre 29

blanche52

Très bon texte ! qui peut encore argumenter contre la position de la FSSPX après avoir lu ça ?
Je parle du texte de St Robert Bellarmin posté par Steak

Le texte de Bellarmin est bon. Sauf qu'il ne dit pas ce que la FSSPX voudrait qu'il dise. Jamais saint Robert Bellarmin n'a-t-il enseigné, à qui que ce soit, qu'il eût été licite à un catholique, un prêtre ou un évêque, de résister au pape mais par rapport à une doctrine qu'il enseignerait, une loi ou une discipline pour l'Église qu'il promulguerait. Ça tombe sous le sens. Bellarmin ne vient pas justifier Luther quand ce dernier se permettrait de résister au pape, ce dernier enseignant qu'il serait catholique de croire au Purgatoire, qu'il n'est aucun problème en soi avec les indulgences, etc. Le passage de Bellarmin soutiendrait l'idée que le mouvement tradi pourrait résister aux fausses doctrines, mauvaises lois et liturgie sacrilège que Paul VI et ses successeurs ont promulgués, tout en continuant à les reconnaître comme vrais Vicaires du Christ ? Non.

La vérité est que Bellarmin ne dit pas le contraire (à son époque) de ce qu'ont pu dire Grégoire XVI plus tard, Pie IX ou Léon XIII. Tous enseignent bien la même chose.
Bellarmin disait qu'il serait licite au roi Très Chrétien de France (d'Espagne, etc.) de résister à un pape qui recommanderait la mise en vigueur d'une directive immorale pour ses propres états (le royaume de France) ou encore la promotion d'une politique qui contribuerait à détruire (le royaume de France toujours), à susciter des troubles, désordres (violence) et jeter le trouble parmi ses sujets catholiques. Supposons que le pape à Rome trouve pour sa part excellente l'idée de faire sauter les frontières et laisser entrer deux millions de musulmans dans la France de Louis XIV. Oui ? Eh bien, Louis XIV a le droit, parfaitement le droit, 100% le droit d'opposer un non possumus au pape, de lui faire répondre par coursiers : «Désolé, votre Sainteté, mais je ne pense pas que votre suggestion serait bonne et applicable dans le présent état du royaume, tenant compte de ce facteur-ci et celui-là. Car les risques seraient beaucoup trop grands qu'il se produise ensuite ceci-cela et risquant de tourner fort au désavantage de la foi, en plus de créer une situation dans laquelle une criminalité et blabla (désordres, troubles). » Le roi peut ainsi résister au pape et dans son domaine. Il ne s'agit pas de croire et enseigner que Louis XIV, comme le dernier de ses sujets ou n'importe quel prêtre en paroisse, pouvait résister au contenu doctrinale de la dernière Bulle pontificale, pouvoir prendre la dernière encyclique et la déchirer sous le nez des légats du pape «C'est faux ! le pape se trompe sur la doctrine et raconte n'importe quoi» ou encore que toute une province du royaume de France (avec des centaines de prêtres) aurait eu le droit de décréter acceptable 85% du concile de Trente. Non. Et ce n'est pas cela que Bellarmin aurait dit non plus.
Si un évêque à Milan a trois maîtresses et encouragerait même les roturiers en difficulté à recourir aux services de prostituées : dans un pareil cas de figure il sera toujours possible au fidèle lambda de résister à l'évêque, et en ce sens de ne pas suivre son bon conseil, peut-être même rappeler à l'évêque que cela serait immorale pour lui. L'évêque n'a pas le droit non plus, en tant que tel, d'exiger des fidèles qu'il suive alors son exemple et pour accomplir une activité désordonnée, contraire à la morale chrétienne. Par contre, les fidèles sont tenus d'accepter la doctrine qui est celle que l'évêque leur présente, la doctrine du magistère de l'Église, celle des évêques en union avec le Pape.
Par suite, la FSSPX n'a pas le droit de refuser les doctrines découlant de Vatican II, - déclarer la liberté religieuse diabolique, l'oecuménisme du pape François une voie de perdition, la messe de Paul VI un sacrilège, une table ronde protestante, une liturgie vicieuse bonne à produire des hérétiques -, mais tout en nous assurant que «le pape serait toujours bien le pape», un autre Pierre, le vrai vicaire de Notre Seigneur Jésus-Christ.

steack

@Martin Janelle a ecrit "la FSSPX n'a pas le droit de refuser les doctrines découlant de Vatican II,". Mais il aurait du ecrire que Rome ne lui reconnait pas ce droit. Mais en realité il est non seulement permis mais c'est souvent meme un devoir de s'opposer aux mauvaises doctrines qu'elles viennent d'un pape ou qu'elles viennent d'un conciliabule qu'il ait siège a Rome ou a Sirmium ou à Pistoie ne change rien au droit de les combattre.

steack

@Martin Janelle nie que ce "passage de Bellarmin soutiendrait l'idée que le mouvement tradi pourrait résister aux fausses doctrines, mauvaises lois et liturgie sacrilège que Paul VI et ses successeurs ont promulgués, tout en continuant à les reconnaître comme vrais Vicaires du Christ ". Mais il ne le prouve pas. Quod gratis assertitur, gratis negatur. Mais en fait Bellarmin n'excluât pas qu'un vrais pape pût detruire l'Eglise avec de fausses doctrines.
Il a meme anticipé ce cas aussi :
L'abbé Gleize semble ignorer que l'opinion de Bellarmin n'a pas été constante sur le sujet du pape hérétique, il a fini par en reconnaître la possibilité à la fin de sa vie.
Bellarmin a changé l'opinion initiale contenue dans son De Romano Pontifice daté de 1577. En effet à Cologne en 1619 il a écrit De Ecclesia dans le quel on peut lire au chapitre 9 :
"La quatrième cause. Si on soupçonne le pape d’être un hérétique, ou un tyran incorrigible. Il faudrait alors convoquer un concile soit pour déposer le pape s’il était convaincu d’hérésie, soit pour lui faire une remontrance, s’il parait incorrigible dans sa conduite morale. Car, comme on le dit dans le synode 8 (acte ultime, chapitre 21), les conciles généraux peuvent s’enquérir des controverses suscitées autour du pontife romain, mais non porter audacieusement un jugement sur lui. Ne lisons-nous pas qu’un concile a été convoqué dans les causes du pape Marcellin, de Damase, de Sixte III, de Symmaque, et Léon III et IV, et qu’aucun de ces papes n’a été condamné par un concile; que Marcellin s’est lui-même imposé une pénitence devant le concile, et que les autres se purgèrent ? Voir Platina, et les tomes des conciles."
De Ecclesia
CHAPITRE 9 Cologne, 1619.

steack

Mgr Strickland invoque les memes motifs que Mgr Vigano :
"Lorsque la Hiérarchie devient complice de la démolition de l’Église, la seule solution est de faire appel à l’état de nécessité et de garantir la Succession Aapostolique pour le bien des âmes.
Rien n’a changé depuis 1988, et on peut même dire que la situation s’est considérablement aggravée.
J’exprime donc mon plein soutien à la décision prise par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.
+ Carlo Maria Viganò, archevêque
02 février 2026"

Mgr Vigano est excommunié de l'Église conciliaire.
Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «... l'Église possède, par son institution divine, le pouvoir du magistère d'enseigner et de définir en matière de foi et de morale, et d'interpréter les saintes Écritures sans le danger de l'erreur.» Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «... telle a été toujours la coutume de l'Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclus de la communion catholique et hors de l'Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique.» Léon XIII, Caritatis studium, 1898 : «... le magistère ne pourrait en aucun cas s'engager dans un enseignement erroné.» Pie XI, Quas primas, 11 décembre 1925 : «... la parfaite et perpétuelle immunité de l'Église de l'erreur et de l'hérésie.» Léon XIII, Libertas : «... Dieu lui-même a fait l'Église participante de son divin magistère et l'a mise, par privilège divin, à l'abri de l'erreur.»
«Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidement absurde, que le Seigneur lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes. «Seigneur, si nous sommes dans l'erreur, c'est vous-même qui nous avez trompés.» Tout motif de doute étant ainsi écarté; peut-il permis à qui que ce soit de repousser quelqu'une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l'hérésie, sans se séparer de l'Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n'est plus impossible de croire ceci et de rejeter cela.» (Léon XIII, Satis cognitum)

steack

@Martin Janelle
N'amalgamons pas sottement le magistere de l'Eglise, institution divine toujours indefectible et le magistere pontifical d'une simple creature mortelle et pecheresse et rarement infaillible.

«... c'est pourquoi elle a regardé comme rebelles déclarés, et chassé loin d'elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n'importe quel pas de sa doctrine. Les Ariens, les Montanistes, les Novatiens, les Quartodécimans, les Eutychiens n'avaient assurément pas abandonné la doctrine catholique tout entière, mais seulement telle ou telle partie : et pourtant qui ne sait qu'ils ont été déclarés hérétiques et rejetés du sein de l'Église ? Et un jugement semblable a condamné tous les fauteurs de doctrines erronées qui ont apparu dans la suite aux différentes époques de l'histoire. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l'intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçu de la tradition dominicale, puis apostolique. »(Léon XIII, Satis cognitum)
[...]
«... seul le Pontife romain peut mettre fin aux doutes qui surgissent autour de la foi catholique, par une délibération authentique à laquelle on doit adhérer de façon irrévocable, et que tout ce que lui-même déclare être vrai, en vertu de l'autorité des clefs à lui remise par le Christ, doit être considéré comme vrai et catholique, et ce qu'il déclare être faux et hérétique, doit être considéré comme tel.» (Clément VI, Super quibusdam)

steack

Il semble que NN SS Strickland et Vigano suivent Bellarmin dans leurs dernieres declarations sur la FSSPX :
St Robert : "Il est légitime de résister au pape au cas où il porterait atteinte à une personne humaine. De même, il serait permis de lui résister s'il lui arrivait de porter atteinte aux âmes, ou s'il jetait le trouble dans l'Etat (Note de steack, Etat du Vatican compris), et plus encore s'il lui arrivait de travailler à la destruction de l'Eglise, je dis alors qu'il est légitime de lui résister"
De Romano Pontefice, livre 2 chapitre 29

steack

@Paul1977 a ecrit ": la FSSPX sera "excommuniée".
Or aucun pretre de la FSSPX n'a jamais été excommunié.

Martin Janelle

Quand le pape excommunie Luther au XVIe siècle, tous ses partisans fidèles sont excommuniés soit tous ceux qui ne voudront pas démordre des mêmes principes; ceux qui ne se priveront pas de ré-acter la même dissidence pour eux-mêmes. Quand le pape condamne la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle alors sont excommuniés d'office tous les membres des loges, les résistants, les récalcitrants ne voulant pas lâcher le morceau, puis continuer de participer aux réunions maçonniques. Si un médecin, le personnel de la clinique et une femme enceinte collaborent pour réaliser un avortement, mais ils sont tous coupables du même crime. Ce n'est pas le médecin seulement ou juste le directeur de la clinique. La levée de l'excommunication par Benoit XVI au profit des évêques de la FSSPX (donc du mouvement pour le coup) n'équivalait pas à une reconnaissance du caractère «catholique conciliaire» de la FSSPX, à un passage d'éponge sur la désobéissance du groupe, la normalisation de sa situation, l'absolution accordée aux idées funestes des «tradis» (foi ici du cardinal Schönborn, Marx, Cupich, McEllroy, Müller, Sarah et autres). La mesure disciplinaire (ou même sa levée conditionnelle ensuite) n'a pour seul objectif de ramener les égarés de la FSSPX au bercail du conciliarisme 1962-1965. C'est comme l'Église qui lèverait temporairement l'excommunion de la femme ayant avorté son enfant il y a dix ans de cela. Oui ? pour faciliter l'aveu de sa faute à elle, qu'elle puisse se confesser en bonne et due forme, et ainsi pouvoir réintégrer l'Église d'une manière profitable pour elle. Si la femme continue par devers elle de nier la position de l'Église et du pape, en son fors interne pensant qu'elle avait raison d'agir comme elle l'aura fait il y a dix ans, répéterait même son geste aujourd'hui si les conditions s'y prêteraient : rien n'aura changé sur le fond pour elle. Coupable était-elle, coupable demeure-t-elle. Les beaux gestes, les mesurettes de bonne volonté du pape Benoit, les ouvertures au dialogue : rien n'y fait. Et l'autre ne sera pas en communion avec l'Église. «Mais papa a levé l'excommunication l'an dernier ...» - O.K. Mais, depuis, tu te seras confessé du crime passé ? feras-tu preuve de contrition ? Tu reconnais que Paul VI avait raison ? et Jean Paul II ? tu écouterais ce que Léon dit ?

steack

@Martin Janelle
L'analogie avec Luther ne tient pas.
La faute n'est pas de meme nature.
Les fideles de la fsspx n'ont jamais encourru l'excommunication. Meme les plus acharnés des progressistes comme le cardinal Roche n'a jamais osé le pretendre.

Paul1977

@steack mais cela revient au même.
Des schismatiques ne peuvent se sauver.
Vous me direz, cela ne changera rien puisque 100 % des clercs conciliaires estiment que la FSSPX est déjà une communauté schismatique.

steack

@Paul1977
Personne à la fsspx n'a ete excommunié pour schisme et encore moins pour heresie.
Pour heresie, parce que depuis plus de 60 ans ce n'est plus à la mode à Rome.
Pour schisme, parce Rome considere le statut canonique de la fsspx comme une affaire interne à l'Eglise.

«La faute n'est pas de même nature.» (steack)
Bien sûr. Et c'est pourquoi je prenais la peine de donner trois exemples différents en nature. La faute du protestant ne sera pas celle du médecin avorteur ni celle du catholique pensant pouvoir concilier foi catholique et maçonnerie. Je voulais juste faire ressortir le fait que l'excommunication ne se limitait pas stricto sensus au cas individuel d'un seul fautif. Tombent sous la sanction les autres qui viendraient participer de la faute du premier, pour l'encourage, pour lui donner raison contre l'Église. Je réponds à votre idée selon laquelle les prêtres de la FSSPX seraient «blancs comme neige» aux yeux de Tucho, Bergoglio et les autres «... pas excommuniés. Jamais. Pas les prêtres.». Le prêtre de la FSSPX qui s'exprime comme Mgr Pagliarani, qui continue de nier des pans de Vatican II, qui ne changera jamais d'idée, qui considère que c'est Léon XIV qui devrait se convertir aux vues de Mgr Lefebvre, qui tient la messe ordinaire de l'archevêque de Paris comme de la fausse monnaie, un rite frelaté, nuisible dangereux pour les âmes : il n'est pas en communion avec la Conférence des évêques de France ni avec le pape Léon XIV. Il se trouve virtuellement en état de schisme d'avec l'Église conciliaire. Un chrétien de l'an 45 après Jésus-Christ qui est incapable de prendre part à la même célébration de fraction du pain que l'apôtre Jean à Ephèse, il est dans un schisme. Il ne veut ni ne peut participer. Parce qu'il pense que le repas sacré en compagnie de l'apôtre Jean serait incorrect, trahirait la foi au Seigneur à quelque part. La messe de Jean ne serait pas tout à fait chrétienne. C'est ce que les schismatiques grecs ont toujours dit également au sujet des messes des latins «Ce n'est pas bon. Inconforme à ce qu'il faudrait, etc.» C'est pourquoi ils sont schismatiques aussi. Parce qu'ils ne veulent pas recevoir les représentations du pape, ses explications et tout. Quelqu'un qui n'est pas «schismatique de coeur» pour commencer, il ne ferait pas d'objection à participer de la messe susdite ou à la présider quand on le lui demanderait. Bergoglio savait cela pertinemment. Et c'est bien pourquoi il aura cru bon de balancer Traditionis Custodes dans les dents des «tradis» (même ceux de la FSSP). Il réalisait que les choses n'allaient pas dans le sens que Benoit XVI aurait pu espérer, avec des tradis devenant plus malléables, plus prompts à vouloir enfin accepter la messe ordinaire sans plus faire de chichis.

«Personne à la fsspx n'a été excommunié pour schisme et encore moins pour heresie.» (steack)
Réponse :
Mgr Lefebvre et ses quatre évêques de 1988. Et, Mgr Williamson, pour l'un d'entre eux, aura fait l'objet d'une réédition de la sanction. Autrement, je vous accorde que la Rome conciliaire répugne extraordinairement à user de discipline envers les fautifs. Mais ce n'est pas pour autant que nous ne pourrions plus parler du concept et de la réalité du schisme ou celui de l'hérésie. C'est Jean Paul II qui l'a dit à propos de Mgr Lefebvre («acte schismatique»).

Paul1977

Cela ne changera rien : la FSSPX sera "excommuniée" définitivement.

steack

The SSPX and the Question of Apostolic continuity…

blanche52

MAGNIFIQUE !

steack

Et encore : Mgr Strickland : "La situation actuelle concernant la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) a une fois de plus révélé une réalité grave et non résolue au sein de l'Église – une réalité qui ne peut être ignorée, indéfiniment reportée ou à laquelle on ne peut répondre par le silence.
Dans les années qui suivirent le Concile, Mgr Marcel Lefebvre agissait avec la conviction que des éléments essentiels de la vie de l’Église – la formation sacerdotale traditionnelle, la théologie sacramentelle qui la façonnait et la messe qui avait nourri d’innombrables saints – étaient abandonnés, voire activement supprimés. La Fraternité Saint-Pie-X naquit de cette crise et, pendant des décennies, préserva ces réalités alors que peu d’autres étaient disposés ou autorisés à le faire.
Cette préservation n'était ni idéologique ni nostalgique. Elle impliquait que les évêques ordonnent des prêtres, confirment les fidèles et gouvernent de manière à ce que la vie sacramentelle traditionnelle de l'Église ne disparaisse pas durant une période de profonds bouleversements.
Alors que la génération d’évêques qui a porté cette responsabilité en premier lieu a en grande partie disparu, la FSSPX a maintes fois exprimé une préoccupation concrète : sans nouveaux évêques, la continuité de la formation sacerdotale et de la vie sacramentelle ne peut être assurée. Il ne s’agit pas d’une demande de nouveauté, de pouvoir ou d’exception. Il s’agit de savoir si ce qui a été préservé au prix de grands sacrifices pour le bien de l’Église risque désormais de disparaître par inaction.
Lorsque de telles préoccupations sont exprimées calmement, respectueusement et à plusieurs reprises – et lorsqu'elles se heurtent non pas à la clarté mais au silence – le retard lui-même devient une décision. L'inaction devient un jugement. Et le silence finit par tenir lieu de réponse.
L’Église est hiérarchisée par dessein divin, et l’autorité existe pour préserver ce qui lui a été confié. Cette autorité porte une lourde responsabilité : protéger le sacerdoce, assurer la continuité apostolique et s’exprimer avec clarté lorsque des réalités essentielles sont en jeu.
L’unité de l’Église ne se préserve pas par l’ambiguïté. La fidélité n’est pas une menace. La tradition n’est pas un ennemi. Lorsque ceux qui contredisent ouvertement l’enseignement de l’Église sont tolérés, tandis que ceux qui recherchent la continuité sont traités avec suspicion, il y a eu un renversement de situation.
Ce moment exige prière, honnêteté et courage – surtout de la part de ceux qui détiennent l’autorité. Le salut des âmes doit demeurer la loi suprême de l’Église. Le silence ne saurait être le dernier mot. "
The SSPX and the Question of Apostolic …

steack

oui c'est corrigé