L'archevêque espagnol dénonce l'instrumentalisation des abus - seuls 0,6 % sont liés à l'Église
Tout en condamnant les cas d'abus homosexuels au sein de l'Église catholique, il affirme que le fait de se concentrer presque exclusivement sur les cas ecclésiaux risque d'occulter la véritable portée d'un crime qui affecte la société dans son ensemble.
Se référant aux rapports officiels, Mgr Sanz Montes souligne que la majorité des cas d'abus se produisent dans des contextes non religieux : au sein de familles, d'écoles, d'organisations sportives, de centres d'hébergement et d'autres institutions civiles.
Selon l'archevêque Sanz Montes, si le véritable objectif est la justice pour toutes les victimes, les gouvernements et les institutions publiques doivent assumer la responsabilité des abus commis sous leur surveillance ou dans leur sphère de compétence.
En outre, l'archevêque affirme qu'une société qui banalise la sexualité, affaiblit les points de référence moraux et permet un accès illimité à du matériel préjudiciable - tel que la pornographie en ligne - crée des conditions propices à la survenue d'abus.
Il critique les accords politiques qui désignent l'Église comme seule responsable financière et morale, alors qu'ils n'établissent pas de mécanismes équivalents pour les victimes d'abus dans d'autres environnements.
Les chiffres publics donnent raison à l'archevêque
Monseigneur Sanz Montes se réfère généralement au Defensor del Pueblo/Ombudsman.
Voici les statistiques spécifiques tirées du rapport "Abus sexuels au sein de l'Église catholique et rôle des autorités publiques", commandé par le Parlement espagnol et publié par le Defensor del Pueblo/Ombudsman en octobre 2023.
Le rapport anti-catholique est basé sur une enquête nationale menée par l'institut de sondage GAD3 auprès de 8 013 adultes, ainsi que sur près de 500 témoignages de victimes.
Selon l'enquête, 11,7 % des adultes espagnols ont déclaré avoir subi des abus sexuels lorsqu'ils étaient mineurs. Parmi eux, 0,6 % ont déclaré que ces abus avaient été commis par des membres du clergé ou des religieux catholiques.
Si l'on tient compte des abus commis dans un cadre religieux plus large (y compris par le personnel laïc des institutions ecclésiastiques), ce chiffre s'élève à 1,13 %.
Image: Jesús Sanz Montes © wikipedia, CC BY-SA, Traduction de l'IA