A Souvigny (en Bourbonnais), saint Odilon, abbé de Cluny,
Extrait : « A cette dĂ©votion envers Dieu rĂ©pondait une affection singuliĂšre pour la sainte Vierge. NâĂ©tant pas encore religieux, il sâoffrit Ă elle la corde au cou, au pied dâun autel qui lui Ă©tait dĂ©diĂ©, pour ĂȘtre son serviteur perpĂ©tuel. Lorsquâon chantait au chĆur ce verset du Te Deum : Tu ad liberandum suscepturus hominem non horruisti virginis uterum, « Seigneur JĂ©sus, devant vous revĂȘtir de la chair humaine, vous nâavez pas dĂ©daignĂ© le sein dâune vierge », il entrait dans un si grand sentiment de respect pour elle, quâil ne pouvait sâempĂȘcher de se prosterner jusquâĂ terre, et toutes les fois quâil prononçait ou entendait prononcer le nom de Marie, il ressentait une joie extrĂȘme et faisait une profonde rĂ©vĂ©rence. Il sâefforçait surtout de lui plaire par lâamour de la puretĂ©, et cette vertu Ă©tait si profondĂ©ment entrĂ©e dans son cĆur que dans une extrĂȘme vieillesse il montrait encore la circonspection et la pudeur dâune jeune vierge ; on lâappelait mĂȘme la vierge de cent ans, Vigo centenarius ».
Source : laviedessaints.com/saint-odilon/