Lux Æterna

Si Vatican2 est erroné...

Si Vatican II est erroné, alors la promesse du Christ a échoué.
​Le Christ a promis : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).
​Si l'Église enseignante (le Pape et tous les évêques) s'est trompée universellement en promulguant et en imposant par autorité un concile erroné à l'Eglise universelle, alors les « portes de l'enfer » ont prévalu. L'Église ne serait plus le « pilier et le soutien de la vérité ».

​Si Vatican II est erroné, alors le Catéchisme de l'Église Catholique est un recueil d'erreurs
​Promulgué par Jean-Paul II en 1992 comme « norme sûre pour l'enseignement de la foi », le CEC cite Vatican II comme base doctrinale majeure.
​Si le Concile est erroné, alors l'instrument officiel utilisé pour catéchiser les fidèles du monde entier depuis des décennies est corrompu. L'Église enseignante enseignerait donc l'erreur de manière universelle avec autorité.

Si Vatican II est erroné, alors l'Église est devenue une source de péché
​L'Église possède une « infaillibilité en matière de liturgie et de sacrements » : elle ne peut pas offrir à ses enfants des rites incertains ou une messe douteuse qui mènent à la perte des âmes.
​Si la nouvelle liturgie issue du Concile est mauvaise, alors l'Église enseignante a conduit des milliards de fidèles au sacrilège ou à l'erreur par ses actes officiels.

​Si Vatican II est erroné, alors le Magistère de tous les Papes depuis 60 ans est nul
​De Paul VI à Leon XIV, chaque Pape a explicitement fondé son enseignement sur les documents de Vatican II.
​Prétendre que le Concile est erroné reviendrait à dire que tous les successeurs de Pierre depuis six décennies ont exercé un magistère défaillant ou illégitime. Cela signifierait qu'il n'existe plus d'autorité vivante pour interpréter la Tradition, rendant la foi catholique purement subjective.

​Si Vatican II est erroné, alors le Code de Droit Canonique est nul
​Le Code de 1983 est la traduction juridique directe des orientations conciliaires.
​Si la source (Vatican II) est corrompue, tout l'édifice juridique actuel est caduc. La structure même qui permet à l'Église de fonctionner légalement serait une vaste illusion.

​Conclusion
​Prétendre que Vatican II est un concile erroné mène inévitablement à la conclusion que l'Église enseignante a cessé d'être assistée par Dieu et a d'une certaine manière disparu dans ses prérogatives pourtant garanties par le Christ lui-même. L'Église enseignante trompe 1,4 milliard de fidèles depuis 60 ans. Comme cette conclusion est incompatible avec la foi catholique, la logique impose de reconnaître que Vatican II est un acte authentique du Magistère indemne d'erreurs, dont la réception par tous les Papes et les évêques confirme la validité. Il faut donc avouer s'être trompé et avoir été trompé, par une mauvaise compréhension du concile et de ses présupposés. La seule solution vraiment catholique est donc bien de lire le concile à la lumière de la Tradition, l'hermeneutique de la continuité du pape Benoît XVI et d'accepter que l'Église à le droit et le pouvoir de développer des points doctrinaux en fonction des époques et des besoins. A nous de poser un acte de foi surnaturelle dans l'Église de Jésus-Christ et d'éviter l'amalgame grossier et caricatural entre réforme conciliaire et dérive progressiste.
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​L'Église enseignante regroupe la hiérarchie (Pape et Évêques) détentrice du triple pouvoir nécessaire à sa mission de salut :
​-Le pouvoir d'enseignement (Munus docendi) : Il s'exerce sous deux formes. Le pouvoir ordinaire, manifestation quotidienne de l'enseignement du Pape et des Évêques (encycliques, prédications), qui requiert une adhésion religieuse de la part des fidèles ; et le pouvoir extraordinaire, utilisé lors de définitions dogmatiques infaillibles.
-​Le pouvoir de gouvernement (Munus regendi) : Pouvoir de juridiction permettant de légiférer, de diriger et de juger l'organisation de l'Église par le droit canonique.
​-Le pouvoir de sanctification (Munus sanctificandi) : Pouvoir d'ordre dévolu à l'administration des sacrements et à la médiation de la grâce divine par la liturgie.
​Cette structure voulue par Dieu garantit la transmission fidèle de la foi et la cohésion disciplinaire et liturgique de l'institution, et nous donne ainsi la certitude de ne pas errer dans notre marche vers le Ciel.