Complainte de la Blanche Biche.
Connue en Bretagne et Vendée, on la trouve sous différentes versions en Alsace, Normandie et Lorraine.
Cette chanson traditionnelle fut notamment interprétée par : Tri Yann, Malicorne, ou Belyscendre.
(Malicorne-sur-Sarthe est une commune française, située dans la région Pays de la Loire, dans le département de la Sarthe et est le chef-lieu du canton de Malicorne-sur-Sarthe, peuplée de 1 953 habitants.)
Une chanson populaire du XVIème siècle relate la tragique histoire d'une blanche-biche, nommée Marguerite, condamnée à être femme le jour et biche la nuit, qui fut tuée par ignorance par son propre frère, lors d'une partie de chasse.
La biche blanche apparaît généralement comme un animal fantastique surgi de l'au-delà pour égarer les chasseurs. Elle est parfois métamorphe et peut se changer en superbe femme. Certaines femmes se métamorphosent la nuit ou le jour venu en blanche biche, à la suite d'une malédiction. Elle sert aussi de nourrice à de jeunes enfants, ou alors elle attend qu'un chevalier lui donne un baiser d'amour sincère pour prendre forme humaine.
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La blanche biche (par Malicorne)
M'envoient jeter de l'eau dans le chemin des fées
Ils m'ont donné un don qui m'a toujours resté
Je suis fille le jour et la nuit blanche biche
Tous les jours les gens du château me poursuivent
La chasse est après moi, les barons et les princes
Et mon frère Renaud qui est encore bien pire
Allez ma mère, allez bien promptement lui dire
Dites-lui de rappeler ses chiens, je vous prie
Où sont tes chiens, Renaud, et ta chasse gentille ?
Ils sont dedans les bois qui courent blanche biche
Arrêtes-les, Renaud, arrête, je t'en prie
Par trois fois son cor a sonné, la blanche biche est prise
Mais quand le dépouilleur va dépouiller la biche
Elle a les cheveux blonds et le sein d'une fille
A pris son grand couteau, en quartiers il l'a mise
Dans un plat d'or et d'argent l'ont servie
Nous voici tous ici, où est ma sœur gentille ?
Vous n'avez qu'à souper, suis la première assise
Ma tête est dans le plat et mon cœur aux chevilles
Et dessus vos noirs charbons, mes os grillent
Marie de Malicorne : « La blanche biche » (1977)