Mes chers amis, je vous souhaite une belle et sainte fĂȘte.
La neuvaine prĂ©paratoire Ă la FĂȘte de la NativitĂ© de la Vierge Marie vient de s'achever.
Je n'ai jamais vu la Vierge enfant mais je l'ai vue adulte dans un songe.
Un ange me tendait la main, pour m'introduire dans un lieu trĂšs calme et trĂšs colorĂ©, oĂč il faisait grand jour, intermĂ©diaire entre le ciel et la terre.
Ce sont alors présentés à moi Jésus, Marie et Joseph.
Je me trouvais Ă quelques mĂštres d'une somptueuse porte en bois marron, immense ouverte sur le Ciel, qui ne semblait rattachĂ©e Ă rien. La porte s'est ouverte dĂ©couvrant trois personnes, figĂ©es, silencieuses, le regard fixĂ© sur moi. Je me taisais, un ange impassible aux traits parfaits m'avait accompagnĂ© ici. J'ai reconnu le Christ sur l'instant car je le connaissais dĂ©jĂ . J'ai compris que les deux autres figures Ă©taient Marie et Joseph. Les attributs de chacun m'ont Ă©tĂ© montrĂ©s. Comme nous fĂȘtons aujourd'hui la naissance de la Vierge, je ne parlerai que d'elle. Elle portait une tenue de son temps. Il Ă©manait de son saint corps une stabilitĂ© et une hauteur spirituelle qui ne sont pas de ce monde et qui mâimpressionnaient, me rassuraient, une prĂ©sence bienfaisante maternelle. Elle Ă©tait belle, calme, douce et sĂ©rieuse. En demandant ma route plus tard Ă ces ĂȘtres, ils mirent sur mon chemin, plusieurs prĂȘtres et moines qui m'amenĂšrent peu Ă peu Ă la tradition. Aucune femme n'Ă©galera jamais celle que j'ai vue. Tous les anges ont accouru Ă sa naissance. Les planĂštes, le cosmos en ont Ă©tĂ© tĂ©moin. Sainte Vierge Marie, ma tendre mĂšre, donnez-moi d'imiter les vertus dont vous ĂȘtes l'exemple. Aidez-moi Ă n'accomplir que la volontĂ© de votre Fils. Que mon bonheur d'aimer JĂ©sus soit vĂŽtre.
Marie Bee
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Marie se lĂšve, s'avance, dans une clartĂ© progressive. Elle vient Ă nous « comme l'aube du jour ». Nous devinons que les siĂšcles futurs la connaĂźtront mieux encore que nous. Ils l'apercevront en meilleure lumiĂšre, puisque nous arrivons Ă la contempler mieux que tant de ses privilĂ©giĂ©s d'autrefois, par une attention de sa misĂ©ricorde, dont le sourire nous fait reprendre cĆur. Mais elle-mĂȘme, Ă dĂ©couvert, en sa beautĂ©, la verrons-nous ? Pourrons-nous, comme soupirait un de ses amis, « parler non plus d'elle, mais Ă elle » ? Certes oui, notre dĂ©sir et le succĂšs de ce dĂ©sir sont les gages d'une pleine rĂ©ussite. J'aime ceux qui m'aiment, dit-elle. Ceux qui m'Ă©lucident trouvent la vie ...
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O vous, toute chaste, toute bonne et pleine de misĂ©ricorde, Souveraine, la consolation des chrĂ©tiens, le refuge le plus assurĂ© des pĂ©cheurs, le soulagement le plus ardent des affligĂ©s, ne nous laissez pas comme des orphelins privĂ©s de votre secours. Si nous Ă©tions (jamais) abandonnĂ©s de vous, oĂč donc nous rĂ©fugierions-nous? Que nous arriverait-il, ĂŽ toute sainte MĂšre de Dieu? Vous ĂȘtes le souffle et la vie des chrĂ©tiens. De mĂȘme que la respiration apporte la preuve que notre corps possĂšde encore son Ă©nergie vivifiante, ainsi, votre trĂšs saint nom inlassablement prononcĂ© par la bouche de vos serviteurs, en tout temps et en tout lieu et de toute maniĂšre est bien plus que la preuve, il est la cause de la vie, de l'allĂ©gresse, du secours pour nous. ProtĂ©gez-nous sous les ailes de votre bontĂ©. Soyez notre secours par vos interventions. Accordez-nous la vie Ă©ternelle, vous l'espoir Incomparable des chrĂ©tiens. Car nous sommes les pauvres en Ćuvres et en mĆurs divines ; et en contemplant les richesses de la misĂ©ricorde que vous nous montrez, nous pouvons dire : Remplie est la terre de la pitiĂ© du Seigneur. Nous Ă©tions Ă©loignĂ©s de Dieu par la multitude de nos pĂ©chĂ©s ; par vous nous avons cherchĂ© Dieu et nous l'avons trouvé ; et, pour l'avoir trouvĂ©, nous avons Ă©tĂ© sauvĂ©s. Puissant est votre secours pour notre salut, MĂšre de Dieu ; il n'a pas besoin d'un autre mĂ©diateur auprĂšs de Dieu. Qui donc, aprĂšs votre Fils, s'intĂ©resse comme vous au genre humain? Qui nous dĂ©fend sans cesse dans nos tribulations? Qui nous dĂ©livre aussi vite des tentations qui nous assaillent? Qui se donne autant de peine pour supplier en faveur des pĂ©cheurs? Qui prend leur dĂ©fense pour les excuser dans des cas dĂ©sespĂ©rĂ©s? En vertu de la franchise et de la puissance que votre maternitĂ© vous a acquises auprĂšs de votre Fils, bien que nous soyons condamnĂ©s pour nos crimes et que nous n'osions plus regarder vers les hauteurs du ciel, vous nous sauvez, par vos supplications et vos intercessions, des supplices Ă©ternels. Aussi l'affligĂ© se rĂ©fugie-t-il auprĂšs de vous. Celui qui a subi l'injustice accourt Ă vous. Celui qui est rempli de maux invoque votre assistance. Tout ce qui est Ă vous, MĂšre de Dieu, est merveilleux, tout est plus grand que nature, tout dĂ©passe notre raison et notre puissance. Votre protection elle aussi est au-dessus de la pensĂ©e.
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SAINT ANDRĂ DE CRĂTE
Patriarche de CrÚte, mort en 740, saint André se plaßt à saluer Marte du nom de « fille de Dieu », dans lequel il met, comme feront les prédicateurs byzantins aprÚs lui, une intention toute particuliÚre : Elle est « une argile divinement façonnée par l'artiste divin, la matiÚre parfaitement assortie d'une divine incarnation », « le levain grùce auquel toute la masse du genre humain est entrée en fermentation ».
LA NAISSANCE DE L'IMMACULĂE
Aujourd'hui, Adam offre Marie à Dieu en notre nom comme les prémices de notre nature, et ces prémices, qui
n'ont pas Ă©tĂ© pĂ©tries avec le reste de la pĂąte, sont transformĂ©es en pain pour la rĂ©fection du genre humain. Aujourd'hui se dĂ©couvre le vaste sein de la virginitĂ©, et l'Ăglise, comme pour des noces, se pare de la perle inviolĂ©e de la vraie puretĂ©. Aujourd'hui l'humanitĂ©, dans tout l'Ă©clat de sa noblesse immaculĂ©e, reçoit le don de sa premiĂšre formation par les mains divines et retrouve son ancienne beautĂ©. Les hontes du pĂ©chĂ© avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais naĂźt la mĂšre du Beau par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilĂšges et est façonnĂ©e suivant un modĂšle parfait et vraiment digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration, et cette restauration une divinisation, et celle-ci une assimilation Ă l'Ă©tat primitif. Aujourd'hui, la femme stĂ©rile devient mĂšre contre toute espĂ©rance ; et une mĂšre engendrant une descendance qui n'a pas de mĂšre, et nĂ©e elle-mĂȘme de l'infĂ©conditĂ©, consacra tous les enfantements de la nature. Aujourd'hui, est apparu l'Ă©clat de la pourpre divine, et la misĂ©rable nature humaine a revĂȘtu la dignitĂ© royale. Aujourd'hui, selon la prophĂ©tie, a fleuri le sceptre de David, le rameau toujours vert d'Aaron, qui pour nous a produit le Christ, rameau de la force. Aujourd'hui, de Juda et de David est sortie une jeune vierge, portant la marque du rĂšgne et du sacerdoce de celui qui, selon l'ordre de MelchisĂ©dec, a reçu le sacerdoce d'Aaron. Aujourd'hui, la grĂące, purifiant le principe mystique du divin sacerdoce, en tissa, par maniĂšre de symbole, le vĂȘtement de la semence lĂ©vitique, et Dieu teignit la pourpre royale du sang de David. Pour tout dire en un mot : aujourd'hui, la rĂ©formation de notre nature commence, et le monde vieilli, soumis Ă une transformation toute divine, reçoit les prĂ©mices de la seconde crĂ©ation.
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Ă branche verdoyante,
Tu te tiens dans ta noblesse
Comme lâaurore qui se lĂšve.
Réjouis-toi à présent et exulte
Et daigne libérer les faibles que nous sommes
De lâhabitude du mal,
Et tends ta main
Pour nous relever.
Hildegard von Bingen
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O rameau trĂšs verdoyant, je te salue,
toi qui a poussé dans le souffle aérien
inspirant la quĂȘte des saints.
Quand advint le temps
oĂč tu as fleuri en tes branches,
"Salut, salut à toi !" te fut adressé
car la chaleur du Soleil s'est répandue sur toi
comme le parfum d'un baume.
De fait, fleurit en toi la belle fleur
qui prodigua le parfum
Ă tous les aromates
qui étaient desséchés,
et ils apparurent tous
en pleine viridité.
Alors les cieux répandirent la rosée sur l'herbe
et toute la terre devint joyeuse,
car ses entrailles portĂšrent du froment
et tous les oiseaux du ciel
eurent leur nid en elle.
Ensuite, elle devint nourriture pour les hommes
et grande joie des convives.
DĂšs lors, ĂŽ douce Vierge,
en toi ne manque aucune joie.
Tout ceci, Eve le compta pour rien.
Mais désormais : louange soit au TrÚs-Haut !
Hildegard von Bingen
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O splendidissima gemma
(Antienne / Ă Marie)
Ă gemme radieuse,
Pur éclat du soleil
Qui sâest rĂ©pandu en toi,
Source jaillissant du cĆur du PĂšre,
Lui qui est son unique parole,
Par laquelle il a créé la premiÚre matiÚre du monde,
QuâĂve a bouleversĂ©e.
Cette Parole a façonnĂ© lâhomme pour toi, ĂŽ PĂšre.
Câest pourquoi, Marie, tu es cette claire matiĂšre,
Par laquelle le Verbe à son tour, a répandu toutes les vertus
Comme, de la premiÚre matiÚre, il a tiré toute la création.
Hildegard von Bingen
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PriÚre :
"Ă trĂšs gracieuse Enfant, qui par Votre heureuse naissance, avez consolĂ© le monde, rĂ©joui le Ciel et terrifiĂ© l'Enfer, Vous qui avez apportĂ© aide et secours Ă ceux qui Ă©taient tombĂ©s, force et courage aux affligĂ©s, santĂ© aux infirmes, allĂ©gresse Ă tous, nous Vous supplions avec l'affection la plus tendre, de renaĂźtre spirituellement dans nos Ăąmes par Votre Sainte Dilection ; renouvelez notre esprit dans Votre service, ravivez dans nos cĆurs le Feu de Votre Amour, et faites fleurir en nous les vertus qui peuvent nous rendre de plus en plus agrĂ©ables Ă Vos yeux trĂšs purs. Ă Marie, soyez-nous Marie, en nous faisant ressentir les effets salutaires de Votre trĂšs Doux Nom. Que l'invocation de ce Nom bĂ©ni soit notre consolation dans les Ă©preuves, notre espĂ©rance dans les dangers, notre bouclier dans les tentations, notre respiration au moment de la mort. Que le Nom de Marie soit un miel pour notre bouche, une mĂ©lodie pour nos oreilles, une jubilation pour notre cĆur. Ainsi soit-il.
V. Votre Naissance, ĂŽ Virginale MĂšre de Dieu,
R. a apporté la joie au monde entier.
Prions.
Dieu Tout-Puissant et MisĂ©ricordieux, qui, par la coopĂ©ration du Saint Esprit, avez prĂ©parĂ© le Corps et l'Ăme de Marie Enfant pour la rendre digne d'ĂȘtre la MĂšre de Votre Fils, faites que, par les vertus et l'intercession de Celle dont nous vĂ©nĂ©rons de toute l'affection de notre cĆur la trĂšs Sainte Enfance, nous soyons dĂ©livrĂ©s de toute souillure de l'esprit et du corps, et que nous puissions parfaitement imiter son humilitĂ©, son obĂ©issance et sa charitĂ©. Par JĂ©sus, le Christ, notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et rĂšgne avec Vous dans l'UnitĂ© du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siĂšcles et les siĂšcles.
Ainsi soit-il."