Lux Æterna

Les merveilleux bienfaits de l'abandon spirituel

L'abandon confiant à la divine Providence est souvent décrit par les maîtres de la vie intérieure comme le "sommet de la vie spirituelle". C'est un acte de confiance absolue où l'on croit que Dieu dirige tout pour notre bien même ce qui nous semble contraire.
​Les bienfaits de cette attitude, tant sur le plan psychologique que spirituel, peuvent être qualifiés de "merveilleux ". Voici une liste non exhaustive :

Les bienfaits psychologiques : la liberté intérieure et la guérison.

-Retrouver paix et équilibre face à la négativité ambiante : ​l'abandon n'est pas une fuite, mais un repositionnement profond par rapport aux événements qui ne dependent pas de nous et qui nous arrivent du "monde".

-​Réduction de l'anxiété : En cessant de vouloir tout contrôler (ce qui est une illusion), on se libère d'une charge mentale néfaste. On accepte de ne plus porter seul notre fardeau , qu'il soit psychologique, spirituel ou matériel.

-​Ancrage dans le moment présent : L'angoisse naît souvent d'une approche déséquilibrée de notre avenir (peur) ou de notre passé (regrets, remords, enchaînement à des souffrances subies). L'abandon ramène au "devoir du moment présent", le seul endroit où nous pouvons agir. Le moment présent est toujours neuf et en quelque sorte vierge. Il peut être envisagé comme la possibilité d'une nouvelle naissance.

​-Guérison de l'estime de soi : En acceptant que notre veritable valeur n'est dépendante que de l'amour infinie de Dieu pour nous et non de nos succès et de nos échecs, nous devenons moins vulnérables aux critiques négatives qui viennent de nous-mêmes ou des autres.

-​Résilience vivifiante : Celui qui s'abandonne ne voit plus l'obstacle comme une fin en soi ou comme un empêchement à son épanouissement, mais comme une étape nécessaire pour son bien, autorisée par la bonté infinie de Dieu.

​Le bienfait spirituel : L'union profonde et concrète à Dieu.
​C'est ici que l'âme trouve sa véritable liberté spirituelle.

-​La Docilité à l'Esprit Saint : L'âme devient comme une voile déployée ; elle n'a plus besoin de ramer avec ses propres forces seulement, elle fait ce qu'elle peut avec calme et douceur, mais elle ne se fonde plus sur elle-même mais sur l'action du Saint-Esprit en elle.

-​La transformation des épreuves en mérites : Rien n'est perdu. Chaque contrariété, souffrance, difficulté, acceptées avec confiance comme venant de la Providence divine d'un Dieu qui n'est que Charité, deviennent des occasions de croissance spirituelle et d'union au Christ.

​La Joie proprement chrétienne: C'est la "joie parfaite" de Saint François d'Assise : une paix que le monde ne peut pas donner, que les souffrances et les épreuves ne peuvent pas ravir, car elle repose sur l'immuabilité, la toute puissance, et l'infinie bonté d'un Dieu qui ne créé, qui ne gouverne, qui ne sauve, qui ne fait participer à sa nature divine, qu'à cause de son amour incompréhensible pour ses creatures.

Quelques pratiques préconisées par les maîtres spirituels

​1)Pratiquer "l'Oraison de Simple Regard"
​L'abandon à la divine Providence commence par le silence. Au lieu de ressasser une blessure ou un péché, tenons-nous devant Dieu, fermons les yeux et prenons conscience que le Christ nous regarde avec amour, ici et maintenant. Après avoir parlé brièvement de nos difficultés ou de nos joies à ce Dieu d'amour, disons simplement par exemple : "Seigneur, je suis ici avec tout ce que je porte, et je sais que Tu m'aimes." Et restons là, devant Dieu, quelques temps chaque jour.

​2)Utiliser une "Prière d'Abandon" au cours de la journée.
Il s'agit de s'habituer à l'utilisation de phrases réflexes. C'est ce que les Pères du desert appelaient les "prieres jaculatoires".
-​"Jésus, j'ai confiance en Vous."
-​"Que votre volonté soit faite, et non la mienne."
-​"Seigneur, je Vous donne cette situation, je ne peux pas la porter seul(e)."
-"Seigneur je crois à votre amour pour moi."

​3)L'Examen de conscience positif.
Notre habitude chaque soir est de faire un examen de conscience sur nos fautes et nos manquements, ajoutons-y la reconnaissance des joies, des bienfaits reçus dans la journée et remercions Dieu de nous avoir donné la grâce de faire des bonnes actions, le cas échéant. ​

4)Se détacher du "Pourquoi" pour s'attacher au "Comment".
​L'un des plus grands obstacles à l'abandon est de chercher sans fin pourquoi une blessure, une épreuve est arrivée. Cela nous enchaîne littéralement. La juste attitude c'est premièrement une acceptation confiante de ce que l'on ne peut pas changer et ensuite de chercher à savoir comment vivre saintement cette situation pour nous tourner davantage vers la lumière du Christ et s'unir plus profondément à Lui.
​"Seigneur, j'accepte que cela fasse partie de ma vie aujourd'hui. Je vous confie mon existence, ouvrez mon coeur et mon esprit à votre lumière. Aidez-moi à accepter ce que je ne peux changer et à œuvrer sous la motion de votre Esprit pour changer ce qui peut l'être. Amen".
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