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Saint Bellarmin et Cajetan unis contre les enseignements d'Arthur sur l'obéissance aveugle au pape

St Robert : "Il est légitime de résister au pape au cas où il porterait atteinte à une personne humaine. De même, il serait permis de lui résister s'il lui arrivait de porter atteinte aux âmes, ou s'il jetait le trouble dans l'Etat (Note de steack, Etat du Vatican compris), et plus encore s'il lui arrivait de travailler à la destruction de l'Eglise, je dis alors qu'il est légitime de lui résister"
De Romano Pontefice, livre 2 chapitre 29

Cajetan : « La papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union…et pour cette raison Lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.»
(Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511).

N'imaginons pas que Cajetan voulait sous entendre qu'il faudrait alors obéir à un pape hérétique pertinax non destitué s'il instituait une nouvelle religion.

@Arthur De la Baure
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steack cite cette publication
Arthur De la Baure

Une énième illustration de l'ignorance de Steack. Pour les lecteurs, à qui nous conseillons si cela les intéresse l'ouvrage de Bellarmin, voici le sens réel de la citation :
-Saint Robert Bellarmin parle ici d’un pape moralement mauvais qui donne des ordres moralement mauvais – et non pas d’un pape qui, comme les papes de Vatican II, enseigne l’erreur doctrinale ou impose des lois nuisibles.
-Le contexte de cette citation est un débat au sujet des erreurs du gallicanisme, et non pas du cas d’un pape hérétique.
-Bellarmin justifie ici la « résistance » de la part de rois et de prélats, non pas des Catholiques individuels.
-Bellarmin enseigne au chapitre suivant de son ouvrage (30) qu’un pape hérétique perd automatiquement son autorité.

Arthur De la Baure

Concernant Cajetan, dans le chapitre suivant la fameuse citation (30), Bellarmin traite explicitement de la question : « Un pape hérétique peut-il être déposé ? » (An papa hæreticus deponi possit).
Bellarmin réfute les réponses données par différents théologiens, dont Cajetan, qui affirmait qu'un pape hérétique devait être déposé. Il fonde sa propre réponse sur le principe suivant : « Les hérétiques sont hors de l’Église avant même leur excommunication, et, dépourvus de toute juridiction, ils sont condamnés par leur propre jugement, comme saint Paul l’enseigne dans Tite 3 » (op. cit. 1:419).
Le saint conclut :
« La cinquième opinion est donc la bonne. Un pape qui est manifestement hérétique cesse automatiquement (per se) d’être pape et tête, tout comme il cesse automatiquement d’être Chrétien et membre de l’Église. C’est pourquoi, il peut être jugé et puni par l’Église. C’est l’enseignement de tous les anciens Pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction. »
Les écrits de Bellarmin, donc, soutiennent plutôt qu’ils ne réfutent le principe derrière la position sédévacantiste : un pape hérétique est déposé par le fait même.

steack

😎 Le peuple est souverain en démocratie moderne...
Treves de plaisanterie, St Robert écrit "s'il lui arrivait de porter atteinte aux âmes,", un pape qui erre en matière de foi et de moeurs comme Honorius et Jean XXII ou Bergoglio ne porte t-il pas atteinte aux âmes ?

simplicius a partage ceci
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Arthur De la Baure

Une énième illustration de l'ignorance de Steack. Pour les lecteurs, à qui nous conseillons si cela les intéresse l'ouvrage de Bellarmin, voici le sens réel de la citation :
-Saint Robert Bellarmin parle ici d’un pape moralement mauvais qui donne des ordres moralement mauvais – et non pas d’un pape qui, comme les papes de Vatican II, enseigne l’erreur doctrinale ou impose des lois nuisibles.
-Le contexte de cette citation est un débat au sujet des erreurs du gallicanisme, et non pas du cas d’un pape hérétique.
-Bellarmin justifie ici la « résistance » de la part de rois et de prélats, non pas des Catholiques individuels.
-Bellarmin enseigne au chapitre suivant de son ouvrage (30) qu’un pape hérétique perd automatiquement son autorité.
Concernant Cajetan, dans le chapitre suivant la fameuse citation (30), Bellarmin traite explicitement de la question : « Un pape hérétique peut-il être déposé ? » (An papa hæreticus deponi possit).
Bellarmin réfute les réponses données par différents théologiens, dont Cajetan, qui affirmait qu'un pape hérétique devait être déposé. Il fonde sa propre réponse sur le principe suivant : « Les hérétiques sont hors de l’Église avant même leur excommunication, et, dépourvus de toute juridiction, ils sont condamnés par leur propre jugement, comme saint Paul l’enseigne dans Tite 3 » (op. cit. 1:419).
Le saint conclut :
« La cinquième opinion est donc la bonne. Un pape qui est manifestement hérétique cesse automatiquement (per se) d’être pape et tête, tout comme il cesse automatiquement d’être Chrétien et membre de l’Église. C’est pourquoi, il peut être jugé et puni par l’Église. C’est l’enseignement de tous les anciens Pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction. »
Les écrits de Bellarmin, donc, soutiennent plutôt qu’ils ne réfutent le principe derrière la position sédévacantiste : un pape hérétique est déposé par le fait même.

Arthur De la Baure

Simplicius serait- il le double compte de Steack ?