Les 20 ans de ministère du fondateur des missionnaires de la Miséricorde divine dans le diocèse de Fréjus-Toulon.
Jeune adulte, Fabrice Loiseau entre au séminaire de Flavigny, mais quitte la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X avant les ordinations illicites célébrées par Mgr Marcel Lefebvre en 1988.
Il rejoint alors la Fraternité Saint-Pierre dès sa fondation en 1988. En 1993, il est ordonné prêtre à Lyon par le cardinal Albert Decourtray. Il est envoyé en apostolat à Notre-Dame-des-Armées à Versailles, dans les Yvelines, puis à Saint-Maurice dans le Val-de-Marne
En 2000, il fait partie des quelques signataires (16), avec l’abbé Bruno Le Pivain, de la FSSP qui protestent auprès de Rome pour avoir le droit de dire la messe nouvelle au sein de la FSSP ; ce que les supérieurs leur avaient toujours interdit. Ils manœuvrent et font croire à Rome que leur initiative est largement partagée au sein de la FSSP. Ce qui était faux. Rome saute alors sur l’occasion pour démettre de ses fonctions le nouveau supérieur général légitimement réélu en 2000, l'abbé Bisig, pour en placer d’autorité un autre, non élu, mais favorable au biritualisme, l'abbé Devillers.
Missionnaires de la miséricorde divine
La paroisse Saint François de Paule de Toulon a été érigée en paroisse personnelle par Mgr Rey. La FSSP avait pour mission de la desservir.
En rupture de banc avec la FSSP après sa tentative de putch de 2000, il est nommé en 2005 par la FSSP dans le Var, peut être à la demande de Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, qui voulait un curé biritualiste, réputé plus souple que ses prédécesseurs de la FSSP en matière liturgique.
Craignant d’être nommé en dehors du diocèse ensuite par la FSSP par le jeu régulier des mutations, il la quitte et fonde sa communauté de la Miséricorde divine en lui donnant des airs charismatiques pour attirer la bienveillance de l’évêque issu de la communauté de l’Emmanuel héritière des mouvements pentecôtistes américains.
Selon Wikipedia, Mgr Rey aurait été en recherche alors d "une communauté attachée à la fois au rite ancien et à "l’unité diocésaine". Pour ce prêtre, « ce qui se vivait dans son diocèse, ces missions directes sur les plages par exemple, allait dans le sens de [ses] intuitions spirituelles. Quand Mgr Rey [l']a courageusement appelé à fonder une communauté chez lui, [il a] donc dit oui ! ». En conséquence, Fabrice Loiseau s'installe dans ce diocèse, où il est incardiné, et crée, en septembre 2005, les Missionnaires de la Miséricorde divine, fondés sur la spiritualité de sainte Marie-Faustine. Pour Famille chrétienne, cette communauté « allie tradition et audace charismatique au service de la mission »
II intrigue suffisamment pour obtenir que la FSSP soit chassée du diocèse et que sa nouvelle communauté prenne sa place et desserve exclusivement la paroisse personnelle de Saint François de Paule.
Pour donner des gages de progressisme à Mgr Rey, il assure à qui veut l’entendre que le nouvel ordo est valide, légitime et bon, tant pour la messe que pour les ordinations ou les confirmations.
Toujours pour donner des gages de progressisme à Mgr Rey, il se positionnera comme principal critique du ministère de la FSSPX, dont il désignait, déjà à Versailles, les membres comme « ses frères séparés ». Il sera donc, à juste titre considéré par les prêtres du prieuré de Toulon de la FSSPX, comme leur pire ennemi dans le diocèse.
Le motu proprio de 2007 Summorum Pontificum et la levée des excommunications des 4 évêques de la FSSPX en 2008 ne font donc pas son affaire. Il lui faut donc en rajouter encore. Et quand Mgr Williamson en janvier 2009 met en doute l’historicité des « chambres à gaz » et le fameux nombre des « 6 millions », il n’hésite pas à l’accuser en chaire, à la messe dominicale, dans sa paroisse d'être "antisémite", toujours pour donner des gages au politiquement et religieusement correct qui hurlait par médias interposés à la réexcommunication pour avoir nié ces dogmes de la religion d'Etat de la République qui est en France. Ce qui montre l'élégance du curé...
Depuis plusieurs années il exige des prêtres qui disent la messe dans sa paroisse personnelle de Toulon qu'ils fassent chanter le Pater par les fidèles du début à la fin.
Selon Gloria TV en septembre 2024 : "Le fondateur de la communauté, l'abbé Loiseau, copréside [comprendre "concélèbre" ] régulièrement l'eucharistie avec l'évêque. Les membres de la communauté participent aux grands événements diocésains et président des mariages Novus Ordo. Une "herméneutique de la continuité" est au cœur de leur prédication [ Comprendre : " ce sont des prêtres conciliaires militants"].
Confronté à la nullité doctrinale du séminaire de la Castille, il entreprend des démarches à Rome pour éviter que ses séminaristes n’y soient formés à l'avenir. Sa communauté n’étant pas de droit pontifical mais de droit diocésain, Rome refuse. Plus homme politique qu’homme de foi, Mgr Rey, pour le rassurer et pour étouffer le scandale de la nullité doctrinale de son séminaire, nomme l’abbé Dubrule directeur des études.
Naturellement, le nouvel organigramme du séminaire pique les yeux des progressistes du diocèse qui tirent le signal d’alarme à Rome. Suivront mécaniquement les visites canonique et apostolique et la nomination d’un coadjuteur quand la Congrégation des Evêques prit la mesure de l’énormité des dérives financières mais aussi de bien des ordinations sans réel discernement. Il suffisait souvent de se réclamer "charismatique" pour s’attirer les faveurs de Mgr Rey et être ordonné sans guère plus de discernement. Les pentecôtistes se croient souvent en ligne directe avec le Saint Esprit en matière de discernement.
Mgr Dominique Rey demande “sincèrement pardon” aux fidèles pour ses “erreurs de discernement”
En juillet 2020, l'abbé Fabrice Loiseau renonce à sa charge de supérieur pour raisons de santé et laisse la place à l'abbé Jean-Raphaël Dubrule. Il demeure toutefois curé de la paroisse Saint-François-de-Paule de Toulon.
Convictions et réalisations
L'abbé Fabrice Loiseau est curé de la paroisse Saint-François-de-Paule dans le doyenné de Toulon-Sud, membre du conseil presbytéral de la paroisse et membre des pères du séminaire. Sa communauté s'occupe aussi de deux missions : la chapelle Notre-Dame-du-Peuple de Draguignan et l'église Saint-Charles de Marseille.
Au sein de son ministère, il accorde une large place à la liturgie, à la louange et à l'invocation du Saint-Esprit. Traditionaliste et fervent du renouveau charismatique, il place la miséricorde au cœur de son apostolat et donne une grande importance à l'évangélisation des musulmans.
En janvier 2015, il achète aux enchères, au nom de sa communauté, un local proche de l'église Saint-François-de-Paule, ancienne sacristie transformée en bar gay, qu'il transforme à son tour en « bar de la miséricorde ». Il le renomme le Graal.
En juillet 2021, le motu proprio Traditionnis custodes contre la messe et contre les ordinations traditionnelles est signé par le pape François. Les séminaristes des missionnaires de la Miséricorde divine devront demander personnellement une dispense à Rome s’ils souhaitent dire la messe suivant le missel de 1962 et Rome sera parfaitement libre de la leur refuser. Et leurs éventuelles ordinations devront être dites dans le nouvel ordo. Or pendant 15 ans – sincèrement ou par opportunisme et complaire à Mgr Rey - l’abbé Loiseau n’aura eu de cesse de le déclarer valide, légitime et bon.
En 2022, pressentant les scandales révélés par la future visite apostolique, Rome interdit à Mgr Rey toute ordination.
En janvier 2024, Mgr Touvet, le nouveau coadjuteur, reprend les ordinations suspendues par Rome depuis 2 ans dans le rite nouveau. Rome interdit explicitement que Mgr Rey ne participe au sacrement. Certains séminaristes des missionnaires sont pressentis pour être ordonnés avec leurs autres camarades du séminaire de la Castille. Mais l’abbé Dubrule, le nouveau supérieur, s’y oppose.
Or, si le nouveau rite d’ordination est bien "valide', "légitime" et "bon", refuser que ses séminaristes soient ordonnés avec leurs camarades diocésains relève a priori de la fixette ou d’une forme d’inclination à des préférences personnelles nostalgiques qui doivent sembler à la curie diocésaine comme à Rome d’inspiration peccanineuse tant elles sont contraires à la nouvelle discipline de l'Eglise.
Ses 20 ans de ministère dans le diocèse de Fréjus Toulon me font désormais penser à l’expression de nos britanics amis « The boot in the other foot » qui doit bien faire sourire Mgr Williamson aujourd’hui. Ou encore : "Bien (paroissial) mal acquis ne profite jamais."
Largement inspiré de Wikipedia.