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shazam

27 septembre 1529 - Le siège ottoman de Vienne
Le siège eu lieu du 27 septembre au 15 octobre 1529.
Le siège de Vienne de 1529 est l'un des épisodes les plus marquants des guerres entre l'Empire ottoman et les puissances européennes.
Automne 1529 : Une gigantesque armée ‘Turque’ (ottomane) assiège Vienne. Le Sultan Soliman le magnifique a appelé au jihad. 20.000 personnes sont encerclées.
La peur et le désespoir règnent dans la ville : Si Vienne tombe, le reste de l’Europe ne sera probablement plus en sécurité.

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27 septembre 1529 : Les ottomans font le siège de Vienne.
La peur et le désespoir règnent dans la ville.
Si Vienne tombe, le reste de l’Europe ne sera ‘’’probablement’’’ plus en sécurité...

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Vienne 1529 : Si Vienne tombe, le reste de l’Europe ne sera ‘probablement’ plus en sécurité...

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shazam

Automne 1529 : Une gigantesque armée Turque (l’armée ottomane) assiège Vienne. Le Sultan Soliman le magnifique a appelé au jihad. 20.000 personnes sont encerclées. La peur et le désespoir règnent dans la ville : Si Vienne tombe, le reste de l’Europe ne sera probablement plus en sécurité.
Au début du XVI° siècle, Vienne est l’une des plus grandes cité allemande, 150 km seulement la sépare de l’empire Ottoman.
En mai 1529, un messager apporte la nouvelle : une immense armée a quittée Istanbul pour assiéger et conquérir Vienne.
En Europe, Charles Quint dispute la suprématie en méditerranée et dans les Balkans. Un conflit politique qui à l’époque déjà dégénère en guerre culturelle entre le monde chrétien et le monde musulman. C’est dans ce contexte que s’inscrit le siège de Vienne.
En mai 1529, 150.000 soldats Ottomans font route vers Vienne. Première étape, Belgrade.
Les viennois quittent la ville car ils ne pensent pas qu’elle puisse tenir. Il ne reste que 400 hommes aptes au combat.
A l’avant-garde de l’armée Turque, Les akincis (éclaireurs montés) que les viennois surnomment « les incendiaires ».
Le 21 septembre 1529 ils arrivent aux portes de la ville pillant, violant et brulant tout sur leurs passages. Nombre de réfugiés tombent également entre leurs mains. Les femmes et les enfants capturés par les akincis sont réduits en esclavage par l’armée Turque. La plupart des hommes sont décapités et l’on brandit leurs têtes empalées sur des pieux en guise de trophées.
Les viennois espère de l’aide, mais Charles Quint ne peut leur apporter secours car il est en guerre contre la France. Mais à la dernière minute il envoie 17.000 lansquenets pour défendre Vienne.
Le 24 septembre 1529, trois jours après les akincis, l’armée principale arrive à Vienne : 150.000 soldats Ottomans encerclent la ville…
Soliman, le ‘magnifique’ : « Nous informons le commandant et tous les autres habitants de la ville fortifié de Vienne, que s’ils deviennent musulmans, ils ne leur arriveront rien. Mais si jamais ils résistent, leur ville sera – par allah tout puissant – réduite en cendre ! Et tous, jeunes et vieux, seront battus à mort ! »
Dans sa chronique, Peter Stern Von Labach, (secrétaire d’état à la guerre) fait l’éloge du combattant viennois : « Les guerriers, nobles et manants, font serment de rester ensemble, de défendre jusqu’au dernier souffle la ville, et ses puissants canons, et de mourir ensemble au nom de la foi chrétienne. »
Tandis que les mineurs creusent (pour s’approcher des remparts et les faire exploser), une tragédie éclate à la périphérie de Vienne : les akincis pillent la région dans un rayon de 100 km. Le sort subit par les paysans préfigure le pire pour Vienne. La nuit tombée quelques rares survivants parviennent à se réfugier dans l’enceinte de la cité. Dans sa chronique, Peter Stern, note : « Des milliers de personnes furent assassinés, abattus ou enlevés de manière ignoble, les enfants furent arrachés du sein de leur mère, jetés ou transpercés de piques. Les vierges furent violentées jusqu’à la mort. Que Dieu tout puissant ait pitié de leurs âmes et qu’IL ne laisse pas les crimes commis par ces chiens sanguinaires, impunis ! »
Margret Spohn, historienne : On trouve très souvent des images de nourrissons empalés sur les gravures turques qui faisaient alors office de journaux. Il s’agissait de gravures sur bois qui représentait toutes les atrocités commises par les Turcs. Les nourrissons empalés sur des pieux ou sur des lances étaient un motif très populaire. De même l’image de fœtus arrachés du ventre de leur mère était très répandue, ou encore celle de jeunes femmes violées. C’est donc une citation (chiens sanguinaires) très révélatrice ! Les atrocités du siège de Vienne sont bien réelles et confirmées par des rapports ottomans.
Martin Lutter, fait partie de ceux qui prêchent violement contre les Turcs : « Dis-toi bien que le Turc incarne la terrible colère du diable contre le christianisme. On le voit bien à sa manière d’agir si cruelle, comme s’il était le diable en personne ! »
Les janissaires : Troupes d’élites du Sultan. Environ 12.000. Nés Chrétiens, ils ont été enlevés entre 12 ans et 18 ans dans leurs villages de Balkan, arrachés à leurs familles, et une fois convertit à l’islam, mis au service de l’état ottoman.
Le conseillé le plus important de Soliman est Ibrahim Pacha, grand vizir turc. Enfant il avait été ‘déplacé’ d’un village albanais.
Deux journées de pluies. Le temps (les pluies et le froid) joue contre l’armée turque, l’hiver arrive plus tôt que prévu.
Le 1er octobre 1529 : la pluie cesse, la guerre souterraine recommence.
Les Turcs veulent faire remonter une puissante charge explosive à la surface afin d’abattre les murs de la ville.
9 octobre 1529 : Les viennois parviennent à repérer les explosifs Turcs.
14 octobre 1529 : Le jour de la dernière attaque. Les soldats Turcs rebroussent chemin, ils n’ont plus envie de se battre et ils ne croient plus à la victoire. Les viennois eux, n’osent toujours pas croire à leur victoire, ils ne savent pas encore que le siège est terminé.
Stern, note dans son rapport : « L’ennemi a attaqué violement, mais a très vite abandonné. Environ 350 Turcs ont été abattus, alors que dans notre camp, seul 1 Espagnol a été tué, et quelques lansquenets blessés. Dieu soit loué. »
Caroline Finkel, historienne : Sur le chemin du retour, l’armée Ottomane s’est littéralement effondrée, comme l’indique « La chronique (par les Ottomans) de campagne ». Les hommes avaient tout perdu : tentes, bagages, leur animaux ; ils devaient traverser les marécages, ça été un désastre total. Les viennois récupèrent ce que les Turcs ont laissé derrière eux.
Mais l’euphorie de la victoire est de courte durée : Stern : « Tout les faubourgs était rasés, et brulés. Le sol était jonché de saletés, et d’excréments. La faim et la misère était omniprésente. Il était rare de ne pas trouver à une portée d’arbalète, un homme, un cheval, un porc, ou une vache gisant mort par terre… »
Vienne a remporté la bataille.
La cité autrichienne vivra encore 150 ans dans le danger permanent.
Il faudra attendre l’échec du second siège de Vienne en 1683, pour que l’empire ottoman amorce son déclin.